Patrick Binder

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Patrick Binder
Famille

Martine Binder, son épouse
6 enfants

(2 filles et 4 garçons, de 2.5 ans à 11 ans).

Patrick Binder, né le 27 novembre 1968 à Mulhouse, est un homme politique alsacien. Il est chef comptable de profession et adhérent du Front national (FN) depuis 1989. Il est marié avec Martine Binder, conseiller régional du Haut-Rhin et père de 6 enfants.

Patrick Binder est élu conseiller régional du Haut-Rhin depuis 1998 et est président du groupe Front National en Alsace depuis 2004.

Son parcours politique

Patrick Binder adhère au FN en 1989, puis devient responsable du Front national de la jeunesse du Haut-Rhin avant de devenir secrétaire du parti dans la troisième circonscription du département, le secteur de Mulhouse.

Aux élections régionales de 1998, il fait partie des 13 élus Front national. Ce groupe se réduira à 2 après la rupture avec Bruno Mégret en 1999, les autres étant partis au MNR, puis à Alsace d'abord. Leur départ a permis à Patrick Binder de devenir président du groupe FN au conseil régional.

Aux élections régionales françaises de 2004, la liste FN de Patrick Binder recueille au premier tour 122 860 voix, soit 18,58% des votants, et au deuxième tour 151 187 voix, soit 22% des votants, ce qui donnera 8 sièges pour sa liste au Conseil régional d'Alsace.

En juin 2007, Patrick Binder se présente sans succès aux élections législatives, dans la 5e circonscription du Haut-Rhin. Sa femme Martine Binder se présente quant à elle dans la 6e circonscription du Haut-Rhin.

Il se prépare également à la perspective des prochaines élections municipales[1].

Procédures judiciaires

Patrick Binder est connu pour des propos qui lui ont valu plusieurs procès et une condamnation.
Ainsi, en 2004, suite à la publication d'un fascicule intitulé Le Petit Mulhousien, il a été en premier jugement condamné pour "provocation à la haine raciale" et "diffamation raciale" à 7.500 euros d'amende et à 2000 euros de dommages et intérêts aux parties civiles (la Licra et le MRAP)[2].
En octobre 2004, la cour d'appel relaxe le leader frontiste, suite à un vice de forme.[3]

En novembre 2005, Patrick Binder est condamné à 5.000 euros d'amende pour "provocation à la discrimination et à la haine raciale ou religieuse" et doit payer la publication du jugement dans la presse régionale et verser 500 euros à la partie civile.[4]
L'affaire pour laquelle il a reçu cette condamnation est la suivante : Patrick Binder a diffusé à 2000 exemplaires un tract dénonçant l'attribution par le conseil régional d'une subvention de 423 000 euros pour la construction d'une mosquée à Strasbourg. Titré « Pas de cathédrale à la Mecque, pas de mosquée à Strasbourg », le tract était orné d'un dessin pastichant l'Angélus de Millet et montrant des paysans prosternés devant un minaret. Il se terminait par la phrase suivante : « dites non à l'islamisation de Strasbourg et de l'Alsace »[5]. Patrick Binder a fait appel dès l'annonce du jugement qui avait été mis en délibéré. [6] La Cour de Cassation a, le 30 mai 2007 [7], rejeté le pourvoi du procureur général près la cour d'appel de Colmar, de l'association de la grande mosquée et de la LICRA contre l'arrêt de la cour de Colmar du 11 mai, qui avait relaxé M. Binder. Ainsi Patrick Binder gagne définitivement ce procès.

Les défenseurs de Patrick Binder font observer que la plupart des actions judiciaires contre lui ont été le fait de la LICRA, ayant pour président Patrick Gaubert, membre de l'UMP, et du MRAP présidé par Mouloud Aounit, membre du PCF, et mettent en avant les controverses sur la vraie nature du MRAP et les critiques émises par Anne Kling à l'encontre de la Licra. Or, les procès intentés contre Patrick Binder ne peuvent en aucun cas être considérés comme des règlements de compte politiques, car le MRAP, créé par d'anciens résistants en 1949, et la Licra, fondée à la fin des années 1920, engagent régulièrement des poursuites contre des propos racistes depuis l'adoption de la loi Pleven (1er juillet 1972).

Propos controversés sur les camps de concentration nazis

En avril 2006, Patrick Binder s'offusque publiquement du fait que le conseil régional d'Alsace subventionne et encourage la visite par les lycéens de lieux de mémoire tels que les camps de concentration ou le Mémorial de Caen[8].

Mandats politiques régionaux ou départementaux

Références

  1. Thomas Calinon, "A Mulhouse, un FN en perte de vitesse", Libération, 29 mai 2007
  2. Liste des condamnations sur le site de Ras l'front.
  3. [1] Université Robert Schuman - Dossier multimédia
  4. Liste des condamnations sur le site de Ras l'front.
  5. Dépêche Reuters du 14.11.05.
  6. Page du site "La Vérité sur le FN".
  7. [2].
  8. Article archivé sur le site du Nouvel Observateur.

Liens externes


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