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Paulette Abbadie Douce

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L'auteur au travail

Paulette Abbadie Douce, née à Tarbes en 1922, cadette de 3 filles, est institutrice et écrivaine[1][source insuffisante].

Enfance

Ses parents sont postiers. Son père, en poste au Sénégal, revient définitivement en France quand elle a 4 ans. La famille vit à Tarbes, puis à Bordeaux entre 1927 et 1930. En 1931, départ à Chauvigny (Vienne) où son père débute une carrière de receveur des Postes. Mais il meurt à Chauvigny en 1933 à l'âge de 42 ans. Sa mère, alors seule, se fixe à Bordeaux. Après l'obtention du Brevet Supérieur, Paulette Abbadie Douce débute une carrière d'institutrice qu'elle terminera en 1978. Se marie en 1946 avec un professeur de lettres classiques dont elle aura deux enfants.

Ses années d'enseignante (1942-1978)

Son premier poste de suppléante lui est attribué en 1942 en pleine occupation allemande. Elle subit pendant 4 ans les conditions infligées par l'occupant. Elle va enseigner successivement dans les Hautes-Pyrénées, puis en Gironde, suivant les nominations de son mari. 1968 : Divorce à la suite duquel elle décide de se fixer avec sa fille à Arcachon pour terminer les dix années restantes de sa carrière.

Retraite, et recherches (1978-1986)

Malgré le cadre de vie que le Bassin d'Arcachon lui procure, l'institutrice retraitée supporte difficilement cette cassure avec sa vie professionnelle, qui accentue la solitude due au divorce. Petit à petit, s'impose à elle le désir d'une nouvelle vie : partir, loin… se faire des amis… oublier sa solitude tout en se rendant utile aux autres. Programme ambitieux, utopique sans doute, qu'elle parvient néanmoins à mettre sur pied après des années de recherches inlassables mais nécessaires pendant lesquelles elle va découvrir l'association de retraités volontaires AGIR [2] qui l'aidera dans ses démarches.

Rencontre avec Pierre Rabhi (1986)

C'est à l'écoute d'une émission radio qu'elle découvre Pierre Rabhi, Kabyle d'origine, paysan ardéchois, dont elle apprend qu'il travaille à cette époque au nord du Burkina (dont alors elle ne connaît que le nom), à la frontière du Sahara, dans une région désertique où il montre aux paysans du Sahel comment améliorer leurs sols par des méthodes de compostage agrobiologiques qui lui sont chères, méthodes qu'il applique lui-même avec succès dans sa ferme ardéchoise, sur des terrains secs et rocailleux. Sponsorisé par une compagnie d'aviation, "le Point-Mulhouse" qui désire alors ouvrir le Burkina à l'Europe par une compagnie de charters, Pierre Rabhi a ouvert un centre agroécologique avec hébergement, à Gorom-Gorom, pour prouver l'efficacité de ses méthodes. Elle part à sa rencontre, puis s'établit à Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso, où elle assure la relation entre la ville et le centre de Gorom-Gorom, perdu dans les sables. Des mois passionnants, qui se termineront par la fermeture du Point-Mulhouse et du centre agroécologique par voie de conséquence.

Koudbi Koala et L'école Benebnomma (1987-1993)

À Ouagadougou, Paulette Abbadie Douce rencontre un Burkinabé, Koudbi Koala, licencié d'Anglais. Il a abandonné son professorat pour construire une école destinée aux enfants pauvres de son village natal (le "secteur 10" de Koudougou). Il veut donner à ces enfants la chance de s'instruire ou de poursuivre des études abandonnées faute d'argent. Koudbi Koala lui demande de venir l'aider dans l'entreprise dont il vient de poser les premiers jalons. Elle passe alors avec lui 3 années scolaires, dans ce qui a toujours été son élément : l'enseignement avec des jeunes motivés et reconnaissants de pouvoir étudier… En 1990, sur proposition d'un instituteur retraité burkinabé qui souhaite continuer l'enseignement qu'elle a mis en place, elle s'efface avec chagrin pour laisser l'école entre les mains des Burkinabés seuls, le rêve de Koudbi d'un pays qui se prend en main. Elle revient, par la suite, plusieurs fois dans les années qui suivent pour aider encore cette école dans d'autres tâches que l'enseignement. L'école est baptisée Benebnooma, prénom de la mère de Koudbi, morte toute jeune et qui veut dire "celle qui rassemble".

Retour définitif à Arcachon (1993)

Elle a 70 ans, tout son esprit tourné vers cette Afrique qui a comblé ses désirs de rencontre et de partage… Son premier but : faire partager l'expérience de ces années d'enseignement en rassemblant ses notes et ses souvenirs. Conseillée par des amis, elle envoie ses écrits aux éditions l'Harmattan à Paris qui acceptent le manuscrit pour la publication, sous le titre L'école du manguier. En 1995, Paulette Abbadie Douce est sélectionnée par l'Unicef pour participer à la désignation du "Grand Prix français de l'Unicef". C'est un formidable encouragement pour continuer une longue période d'écriture qu'elle n'aurait jamais envisagée jusqu'alors.

Bibliographie

  • 1994 : l'école du manguier aux éditions l'Harmattan.
  • 2000 : le chant du ressac, éditions l'Harmattan. (Préface de Pierre Rabhi) sous-titre "de la fraîcheur océane aux brûlures du Sahel"
  • 2002 : une institutrice suppléante dans la tourmente de l'occupation allemande. Bordeaux 1939-1945, éditions l'Harmattan.
  • 2006 : Femmes de marins-pêcheurs à Arcachon, éditions Allan Sutton
  • 2009 : Graines de rencontre, éditions l'Harmattan
  • 2011 : Leurs pas se confondaient, éditions l'Harmattan

Notes

  1. Page réalisée en concertation avec l'auteur
  2. Association Générale des Intervenants Retraités, www.agirabcd

Liens externes

Photos de l'auteur http://pauletteabbadiedouce.wordpress.com/

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