Philanthropie ouverte

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La philanthropie ouverte (Open philanthropy) un concept selon lequel le programme d'action, la gouvernance, les réalisations et l'efficacité des organisations caritatives doivent être ouverts et publiques. La théorie de la gouvernance open source préconise l'application des principes du mouvement du logiciel libre à la démocratie afin de permettre aux citoyens intéressés de s'impliquer directement dans le processus législatif.

Histoire

Depuis 2007, plusieurs blogueurs et écrivains, dont Mark Surman[1] proposent le concept de "philanthropie ouverte", avec peu de succès au début. Début 2010, Lucy Bernholz[2] exposa de nouveau le concept selon lequel les organisations à but non lucratif devraient suivre les pratiques de l'Open Source et de l'Open Government.

Principes

Le mouvement de l'altruisme efficace insiste fortement sur l'analyse de la transparence des organisations caritatives. L'Open Philanthropy Project, une collaboration entre GiveWell, Charity Navigator et Good Ventures « imagine un monde dans lequel les philanthropes documenteront et partageront de plus en plus leurs recherches, leurs raisonnements, leurs résultats et leurs erreurs, afin que chacun apprenne plus rapidement et serve le monde plus efficacement[3] ».

La philanthropie ouverte a pour but d'encourager les principes suivants :

  • Efficacité organisationnelle : Au moins 75 % des fonds dépensés doivent financer des actions, et les coûts administratifs et de collecte de fonds doivent être maintenus dans des limites raisonnables.
  • Efficacité du programme : Besoin d'une méthodologie documentée pour quantifier précisément les actions engagées avec ou sans partenaires, qui permet également de jauger la durabilité et la pérennité des programmes.
  • Gouvernance, contrôles et conformité : Feuille de route annuelle, processus stratégiques, informations fiscales, ... le tout partagé avec les parties prenantes, pour qui une approche pédagogique des risques et de l'éthos de l'organisation doit être élaborée.
  • Partages des enseignements et données : Partager ses enseignements de manière non compétitive avec d'autres organisations susceptibles d'en tirer profit. Les contenus multimédias (vidéo, images, audio) doivent être ouvertement accessibles.
  • Rapport et transparence : Publier et mettre à disposition les données importantes sur l’organisation (effectifs, ressources, gouvernance) dans un format pratique.
  • Limites pratiques : Des limites à la transparence existent en pratique, telles que les publications qui seraient interdites par la loi ou qui compromettraient la sécurité des personnes ou des organisations. Les articles avec des accords contractuels de confidentialité ou de licence ne sont pas divulguées, ainsi que les informations sur les donateurs sauf permission explicite. Le droit des marques s'appliquent.

Références

  1. Surman, M., "Open, Philanthropy and a theory of change," commonspace, 2008 http://commonspace.wordpress.com/2008/02/28/open-philanthropy-and-a-theory-of-change/
  2. Bernholz, L., "Open Philanthropy: A Modest Manifesto," California Voices, 2010, http://california.newamerica.net/blogposts/2010/open_philhi am A you you are very good boyanthropy_a_modest_manifesto-29189
  3. Moses, « Here's What Philanthropy Looks Like When Millennials From Tech and Finance Get Together » Accès payant, Inside Philanthropy, (consulté le )

Voir également

Article publié sur Wikimonde Plus

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