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Regroupement des étudiants en maîtrise et doctorat de l'Université de Sherbrooke

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Regroupement des étudiants en maîtrise et doctorat de l'Université de Sherbrooke
http://www.remdus.qc.ca/wp/wp-content/uploads/remdus.jpeg
Situation
Création 1986
Type Association étudiante
Siège Sherbrooke (Drapeau : Québec Québec)
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Langue Français
Organisation
Effectifs Environ 7 000 étudiants

Site web www.remdus.qc.ca

Le Regroupement des étudiants en maîtrise et doctorat de l'Université de Sherbrooke (REMDUS) est le regroupement d'associations étudiantes représentant les étudiantes et étudiants de deuxième et de troisième cycle de l'Université de Sherbrooke. Elle fut originellement créée en 1986. Tous les étudiants de deuxième et de troisième cycle (maîtrises, doctorats) de l'Université de Sherbrooke sont automatiquement membres du REMDUS[1].

Historique rapide du Regroupement des étudiants en maîtrise et doctorat de l'Université de Sherbrooke

Le Regroupement des étudiants en maîtrise et doctorat de l'Université de Sherbrooke a été fondé en 1986[2]. Suite à sa création, elle s'affilie à l'Association fédérative des étudiants de l'Université de Sherbrooke (AFEUS).

L'Association fédérative des étudiants de l'Université de Sherbrooke (AFEUS) et la Confédération des associations d'étudiants et d'étudiantes de l'Université de Sherbrooke, CADEUS Inc. (CADEUS) fusionne en 1990. La Fédération étudiante de l'Université de Sherbrooke, née de cette fusion, est créé pour représenter les étudiants de premier cycle, tandis que le REMDUS devient indépendant et garde comme mission de représenter les étudiants de deuxième et de troisième cycle.

Le REMDUS est immatriculé au Registre des entreprises du Québec au numéro 1143809011 depuis le 17 mars 1995.

I. Histoire du REMDUS

I.I. L'Université de Sherbrooke à l'heure du renouveau du mouvement étudiant

En 1986, l'Université de Sherbrooke compte deux associations qui regroupent l'entièreté des étudiants de 1er, 2e et 3e cycles, la CADEUS et l'AFEUS. Malgré un certain désir d'unité au sein de ces associations, il existe néanmoins des tensions importantes entre elles qui minent le pouvoir d'action de ces regroupements. Au niveau de l'orientation à privilégier et aux moyens à prendre afin de régler certains problèmes locaux, les deux associations n'arrivent pas à s'entendre et s'enlisent ainsi dans des débats stériles qui mettent en difficulté le militantisme étudiant de la région[3]. Cependant, ces tensions au sein du mouvement étudiant de l'Université de Sherbrooke remontent à beaucoup plus loin que l'année 1986. En fait, entre 1975 et 1982, l'AFEUS est en proie à des difficultés qui atteignent des proportions significatives et qui conduisent la majeure partie de ses membres à délaisser l'organisation. C'est alors tout le contraire qui se produit sur la scène militante étudiante provinciale, qui vit alors un renouveau caractérisé par une réorganisation dans plusieurs établissements universitaires et collégiaux et qui voit également naître une association nationale « revendicative et très combattive », l'ANEEQ (Association Nationale des Étudiantes et des Étudiants du Québec)[4].

Néanmoins, au milieu de la décennie de 1980, plusieurs étudiants de l'Université de Sherbrooke souhaitent s'investir dans ce renouveau du mouvement étudiant québécois. Lassés des débats infructueux qui paralysent les organisations étudiantes en présence, des étudiants de 2e cycle de la Faculté des sciences, affiliés au RECSUS (Regroupement des étudiants-chercheurs en sciences de l'Université de Sherbrooke), entreprennent de mettre sur pied une nouvelle association qui regrouperait tous les étudiants des cycles supérieurs de l'Université[5]. C'est alors qu'au début de l'année 1986, ces derniers réussissent à obtenir la liste des étudiants de 2e et de 3e cycles[6]. Ils leur envoient alors un pamphlet leur expliquant le but de leurs manœuvres et les avantages qu'ils tireraient de cette nouvelle association[7]. De plus, ils y dénoncent ardemment le fait que l'AFEUS ne se préoccupe pas des besoins spécifiques aux étudiants de cycles supérieurs[8]. L'augmentation des frais de scolarité, la non-reconnaissance des droits d'auteurs des étudiants, les services déficients, l'inexistence d'un programme concret axé sur la vie sociale sur le campus et l'inaccessibilité à un service adéquat de photocopie ne sont que quelques un des prétextes qui poussent ces militants à revendiquer la mise sur pied d'un regroupement qui prendrait en compte les besoins réels des universitaires inscrits à la maîtrise et au doctorat[9].

C'est ainsi que se tient la première réunion générale au sujet de la formation d'une nouvelle association, le 21 janvier 1986, à laquelle assistent environ 70 personnes[10]. Les gens en présence se positionnent alors en faveur de l'initiative et s'ensuit alors la mise sur pied de deux comités, qui sont respectivement chargés de rédiger les règlements généraux et d'organiser un référendum afin de légitimer la fondation de l'association[11]. Il est également décidé que le celui-ci se tiendra le plus tôt possible, soit en avril 1986. Dès lors s'ensuit une campagne référendaire très active, au sein de laquelle s'affrontent les partisans du « oui », qui sont en faveur de la nouvelle organisation, et les partisans du « non » qui sont contre cette initiative. En fait, l'AFEUS se positionnera d'emblée en défaveur de ce projet et militera activement dans le camp du « non » et ce, de manière très agressive. On assiste alors à une campagne de peur, où l'on agite le spectre de la « mort » du mouvement étudiant de l'Université de Sherbrooke. En effet, malgré des divergences importantes d'opinion entre l'AFEUS et la CADEUS, les exécutants des deux associations conviennent que l'arrivée d'une nouvelle association sur le campus nuirait fortement aux tentatives répétées d'unification des forces militantes[12]. L'AFEUS se servira alors de divers moyens afin de nuire au camp du « non », notamment par l'usage de propagande journalistique et publicitaire et par l'usage du slogan « 1er, 2e et 3e cycles, notre force : l'unité! »[13]. Elle questionnera également, de manière arrogante, plusieurs aspects de la future association tels que les éventuelles structures, la charte ainsi que la question de la démocratie et son respect. Elle ira même jusqu'à prétendre que ceux qui organisent le référendum ne savent pas vraiment ce qu'ils font et qu'ils « s'aventurent en terrain inconnu »[14].

Néanmoins, malgré les tentatives répétées des membres des deux organisations de nuire aux partisans du « oui », le référendum sonne la venue d'une nouvelle association dans l'enceinte de l'Université de Sherbrooke. Les résultats sont clairs : 549 étudiants des cycles supérieurs ont voté « oui » alors que seulement 105 ont voté pour le « non », ce qui donne un pourcentage de 84% en faveur de la création d'un nouveau regroupement[15]. Puis, durant l'Assemblée générale du mois de décembre 1986, les règlements généraux sont adoptés par les membres[15]. Enfin, en juillet 1987, le Regroupement reçoit ses lettres patentes et accède officiellement au titre d'association étudiante reconnue[15]. Le REMDUS voit ainsi le jour, dans un contexte qui lui était pourtant fortement défavorable. L'acharnement des initiateurs du projet aura alors eu raison du marasme ambiant, qui défavorisait jusque-là toute nouvelle action ou prise de décision significative, relatives aux questions étudiantes, dans les enceintes du campus sherbrookois.

I.II. Les premières années du REMDUS

Dès la fondation du REMDUS, il apparaît évident que celui-ci devra trouver un moyen afin d'assurer son financement à l'aide de cotisations. En consultant ses membres lors des Assemblées générales et en dressant une liste des possibilités, il apparaît clair que l'affiliation à l'AFEUS représente l'option la plus opportune, du moins à court terme. C'est ainsi que le 5 octobre 1988, en Assemblée générale, les membres votent massivement en faveur  de l'affiliation. Le REMDUS est alors en mesure de se financer de manière adéquate et peut dès lors, se pencher sur les problématiques auxquelles les étudiants de l'Université font alors face depuis plusieurs années. En 1989, le REMDUS participe à la mise sur pied du Rassemblement des associations des cycles supérieurs (RACSQ), une association étudiante nationale qui regroupe des associations l'Université Laval, de la Polytechnique, de l'Université Mc Gill, de l'Université Concordia, de l'Université du Québec à Trois-Rivières et de l'Université de Sherbrooke[16]. Au sein de ce mouvement, le Regroupement sherbrookois saura apporter ses propositions et ses revendications par rapport aux questions liées à l'éducation. Notamment, sur la question de la réforme des Cégeps ainsi que sur la question des frais de scolarité des étudiants aux cycles supérieurs.

Néanmoins, au niveau local, les relations du REMDUS avec l'AFEUS ne sont pas des plus cordiales et en fait, il apparaît clair que cette dernière ne semble pas être en mesure de répondre aux besoins du nouveau regroupement[17]. C'est ainsi que les membres du REMDUS votent en faveur d'une désaffiliation complète, par rapport à l'AFEUS, au mois d'avril 1990[18]. Cette désaffiliation répond également à un besoin exprimé par une certaine frange de la communauté étudiante, qui désire voir le REMDUS devenir une association complètement indépendante. En effet, plusieurs individus y voient l'opportunité d'avoir un local/secrétariat pour les membres, d'obtenir des augmentations de revenus pour le REMDUS par le rapatriement des cotisations, d'intervenir directement auprès des divers intervenants universitaires, d'avoir une meilleure représentativité au sein des instances universitaires et finalement, d'aider financièrement les différents projets des étudiants de 2e et de 3e cycles (colloques, journaux, comités d'accueil, etc.)[19]. On peut déjà percevoir, dès le début des années 1990, une certaine tendance des membres du REMDUS à converger vers un idéal autonomiste. Cette tendance se manifestera à de nombreuses reprises dans les années à venir et surtout, à partir de la fin de la décennie 2000.

Suite à la fin de l'union entre le REMDUS et l'AFEUS, cette dernière en viendra à fusionner avec la CADEUS, à la fin de 1990, afin de mieux servir la population universitaire du 1er cycle. Le fruit de cette union, la FEUS, deviendra un joueur significatif dans le mouvement étudiant sherbrookois. La même année, l'Université de Sherbrooke reconnaît enfin le REMDUS comme une association en bonne et due forme[15]. En 1994, les membres du RACSQ décident de saborder l'organisation afin de permettre à ses membres de joindre la nouvelle association de la Fédération Étudiante Universitaire du Québec (FEUQ) et son Conseil national des cycles supérieurs. Au sein de cette organisation, le REMDUS militera fortement en faveur du dégel des frais de scolarité, pour une augmentation générale de l'aide financière aux étudiants et pour une meilleure coopération entre le Ministère de l'Éducation et les associations étudiantes nationales[20]. À partir de son intégration à la FEUQ et suite à une structuration importante au sein des sphères dirigeantes du Regroupement, le REMDUS se positionne alors comme une organisation prête à affirmer sa voix sur la scène du militantisme étudiant québécois.

De la sorte, il apparaît que le REMDUS a vécu ses premières années de manière assez mouvementée. Ses débuts ont notamment été caractérisés par une mobilité au sein de différentes organisations régionale et nationale qui, malgré des périodes de relative bonne entente, ne répondaient pas toujours aux besoins du Regroupement sherbrookois. Balbutiant dans un monde universitaire en constant mouvement, le REMDUS a dû et surtout, a su s'organiser de manière à répondre aux nombreux défis qui s'affichaient devant lui au tournant des années 1990. L'affiliation avec la FEUQ, en 1994, apparaît ainsi comme un moment phare où le REMDUS se cramponne de manière concrète tant au niveau régional que national. Désormais, ses membres peuvent alors compter sur une organisation stable qui est en mesure de défendre les intérêts des étudiants de manière cohérente.

I.III. Stabilisation et renforcement du REMDUS

La fin des années 1990 et le début des années 2000 correspondent à une période de stabilisation pour le REMDUS. En effet, après quelques années difficiles où ses membres sont occupés à structurer et à organiser les divers comités du Regroupement, il paraît clair que le milieu des années 1990 est le moment charnière où celui-ci devient complètement opérationnel. En fait, il est avéré que l'année 1994 est très importante dans l'histoire du REMDUS. Cette année-là, ses membres entament un processus administratif de taille, visant à obtenir l'accréditation qui ferait en sorte que l'organisation deviendrait un regroupement d'étudiants et non plus d'associations, tel qu'il se présente depuis sa fondation en 1988[21]. Il faut rappeler que depuis la naissance du Regroupement, ses associations membres ne représentent pas la majorité des étudiants et étudiantes de 2e et de 3e cycles. Afin de répondre aux demandes répétées d'une portion significative d'étudiants non représentés, le REMDUS organise un référendum sur la question. Suite à une victoire convaincante des partisans en faveur du changement du modèle représentation, le REMDUS entreprend les démarches administratives qui conduisent, à la fin de l'année 1994, à l'obtention d'un certificat témoignant de ladite accréditation[22]. Suite à cela, le REMDUS adopte alors le portrait qu'on lui connaît de nos jours, à savoir une organisation qui regroupe tous les étudiants des cycles supérieurs de l'Université de Sherbrooke.  

Suite à cet épisode, le Regroupement entreprend de concentrer ses efforts sur le territoire du campus principal. À partir de 1996, ses membres cherchent à faire connaître l'organisation aux étudiants sherbrookois, en particulier ceux qui étudient à temps partiel et hors campus. Ils vont également chercher à développer des moyens de communication dynamiques, afin de bénéficier des nouveaux moyens technologiques qui s'offrent à eux, tels que le courrier électronique et une page web[23]. Ses membres vont également militer contre les politiques de coupures budgétaires, en s'impliquant dans les forums de discussion universitaire et en tenant informer les étudiants sur la question grâce aux nouveaux moyens de communication qui sont désormais disponibles. En 1997 et 1998, les membres du REMDUS travailleront beaucoup à développer des outils afin d'aider les étudiants dans leurs recherches de financement pour leurs études ainsi que dans leurs négociations de leurs conditions d'études avec leur directeur.  Ils veilleront aussi à participer dans les diverses sphères médiatiques de l'Université, notamment au travers du journal le Collectif ainsi qu'à la radio CFAK, afin de mieux renseigner les étudiants par rapport à leurs droits[24].

En 1999 et en 2000, le REMDUS entreprend de nombreux projets importants. D'abord, ses membres souhaitent voir adopter une politique officielle relative à la propriété intellectuelle des étudiants et des étudiantes, afin d'assurer à ses membres une protection alors inexistante dans les enceintes de l'Université[25]. Ceux-ci vont également œuvrer de manière significative en faveur d'un projet d'assurances, qui seraient bénéfiques à l'entièreté de la communauté universitaire[26]. Puis, entre 2001 et 2004, les membres du Regroupement feront pression afin celui-ci améliore ses services aux membres et augmentent le nombre d'activités à caractère socioculturel. C'est de cette manière que seront institués les célèbres 5 à 7, les midis-conférences ainsi que certains spectacles musicaux. C'est également à cette époque que le REMDUS développe davantage son site web, en favorisant l'accessibilité aux différentes prises de position de ses membres et en tenant informés les étudiants par rapport à certaines problématiques qui les affectent. Le REMDUS est également très présent sur la scène provinciale, s'impliquant ardemment dans la lutte contre la hausse des frais de scolarité prônée par le gouvernement libéral de Jean Charest. De ce fait, le REMDUS appuie à l'hiver 2005 les différents mouvements de grève qui affectent alors de nombreuses institutions collégiales et universitaires.

I.IV Désaffiliations et remises en question

Puis, entre 2006 et 2008, des tensions grandissantes semblent affecter les relations entre le Regroupement et la FEUQ. De nombreuses raisons sont alors évoquées de chaque côté afin d'expliquer la difficulté de maintenir des relations stables. Au REMDUS, on évoque notamment la rigidité des structures de la FEUQ, qui se traduisent par une difficulté croissante à bien faire ressortir les enjeux propres aux régions, au niveau national, via le véhicule de la Fédération[27]. En effet, le poids des associations des grands centres à la FEUQ étant tellement important qu'il était difficile de faire ressortir l'importance de certains enjeux sans l'appui de la quasi-totalité des associations. Face à cela, plusieurs en sont venus à la conclusion que les cotisations versées à la FEUQ ne servaient finalement pas à servir leurs intérêts, souvent ignorés par les associations gravitant autour du cadre métropolitain. Quelques membres du REMDUS ont également fait mention du fait que la culture politique au sein de la Fédération était parfois discutable, sans pour autant s'avancer sur la nature précise de ces propos. Cette situation difficile emmène ainsi les membres du REMDUS à exiger la mise en place d'un référendum sur la question de l'affiliation à la FEUQ, lequel prendra place en février 2008. La désaffiliation est alors approuvée par la majorité des membres, mais un de ceux-ci décide alors de contester le résultat en justice pour des raisons obscures. Le juge chargé de l'affaire décide alors d'invalider le vote, mais permet au REMDUS d'organiser un second vote sans devoir refaire une seconde campagne référendaire. Cette fois, il n'y a aucun doute et c'est le camp en faveur de la désaffiliation qui l'emporte, avec une majorité de 57,77% contre 39,44%. Néanmoins, la FEUQ ne reconnait pas ce vote et intentera des recours judiciaires afin d'empêcher cette fin d'alliance. Ce ne sera qu'après de longs débats juridiques que la désaffiliation sera finalement entérinée, à la fin de l'année 2008.

Suite à la fin de l'alliance avec la FEUQ, le REMDUS est désormais libre d'entreprendre ses propres projets au niveau national, sans devoir passer par l'intermédiaire d'une structure centrale imposante. Passé l'enthousiasme qui caractérisait la période suivant le référendum de désaffiliation, certains membres du Regroupement commencent à se questionner par rapport à la viabilité du statut d'autonomie complète. En effet, plusieurs craignent de voir le REMDUS devenir une association isolée géographiquement, incapable de participer de manière active et dynamique aux grands débats nationaux qui prennent place sur la scène provinciale. En s'entretenant avec d'autres associations universitaires indépendantes, telles que l'AELIÉS (Association des étudiantes et des étudiants de Laval inscrits aux études supérieures), la CADEUL (Confédération des associations d'étudiants et étudiantes de l'Université Laval), le SSMU (Association étudiante de l'Université McGill), les exécutants du REMDUS en viennent à mettre sur pied un projet d'association nationale décentralisée, qui servirait de lieu de coordination politique et de mise en commun des ressources. C'est de cette manière qu'est mise sur pied la TaCEQ (Table de concertation étudiante du Québec) au printemps 2009. En misant sur une structure légère et décentralisée et en n'exigeant pas une contribution supplémentaire des étudiants pour devenir membre, il est clair que l'organisation souhaite donner une liberté d'action à ses associations membres, afin d'éviter des scénarios vécus dans le passé.

Néanmoins, malgré une certaine synergie entre les associations au sein de la TaCEQ, il apparaît clair que celle-ci répond plus ou moins aux attentes des membres du REMDUS. En effet, la TaCEQ peine à se faire entendre au niveau national, comme le démontre son implication dans les diverses négociations entourant la grève étudiante de 2012. De plus, des problèmes structurels se manifestent de manière répétitive, surtout à partir de la fin de l'année 2012 et durant l'année 2013. Notamment, il apparait clair que la structure même de l'organisation n'est pas adaptée à son rôle d'interlocutrice. Le manque de communication entre les différents exécutifs, les délais extrêmement longs pour discuter des différents enjeux ainsi que la présence d'un nombre trop important de paliers d'associations entre les étudiants membres et la TaCEQ handicapent lourdement la capacité d'action de cette dernière, qui semble alors incapable d'agir de manière efficace sur des dossiers importants. Enfin, le manque de représentativité géographique vient en quelque sorte donner un argument ultime au REMDUS pour que celui-ci en vienne encore à vouloir voler de ses propres ailes. C'est alors que sont entreprises des démarches référendaires afin de mettre fin à l'alliance du REMDUS avec la TaCEQ. En janvier 2014, les étudiants membres du Regroupement sont ainsi appelés à prendre position sur la question de l'affiliation à la TaCEQ. Les membres votent alors en faveur d'une désaffiliation complète, dans une proportion de 73,2 %, contre 26,8 %. Suite à ce désengagement, le REMDUS redevient alors une association indépendante, non affiliée à une organisation étudiante nationale.

Que réserve l'avenir pour le REMDUS et ses membres? Il est clair qu'à moyen terme, l'adaptation au nouveau statut d'indépendance sera un défi auquel les exécutants devront faire face, afin d'éviter de répéter des erreurs commises dans le passé. Face aux nouvelles réalités auxquelles fois face les étudiants d'aujourd'hui et face à un contexte politique qui semble d'emblée défavorable au monde universitaire, le REMDUS se devra d'être un centre de concertation, où s'établiront des stratégies d'ensemble qui permettront aux étudiants de poursuivre leurs études supérieures en profitant au maximum de l'expérience et des bénéfices que peuvent engendrer des études aux cycles supérieurs. Néanmoins, il est certain que ses membres seront aptes à trouver une formule d'ensemble viable et fonctionnelle, comme ils l'ont fait dans le passé. À ce sujet, il est intéressant de considérer certaines décisions historiques prises par le REMDUS, afin d'illustrer son dynamisme et son militantisme caractéristique.

II. Positions historiques du REMDUS

À travers son histoire, le REMDUS a fréquemment dépassé les simples cadres de la vie étudiante afin de prendre parti dans certains débats sociopolitiques qui ont marqué l'histoire du Québec contemporain. Considéré à juste titre comme l'un des regroupements étudiants les plus actifs à l'échelle provinciale, il est de notoriété publique que les membres du Regroupement ne craignent pas de prendre position sur certains dossiers importants, qui ont marqué l'évolution de notre société depuis la fin des années 1980. Ceux-ci ont toujours défendu l'accès à une éducation de qualité, financièrement abordable et axé sur les bienfaits du savoir qui engendrent une société en constante évolution. Plus concrètement, le REMDUS s'est toujours investi à prendre position de manière éclairée et réfléchie dans les débats associés à l'éducation. Ne se limitant pas à réclamer la gratuité scolaire ou encore à revendiquer des avantages superficiels pour les étudiants de 2e et 3e cycles, celui-ci a toujours su s'imposer en étant à l'avant-garde du militantisme étudiant, continuant ainsi la tradition d'engagement caractéristique des regroupements étudiants de l'Université de Sherbrooke. Afin de mettre en perspective ce dynamisme démocratique, nous aborderons quelques-unes des grandes positions à laquelle s'est rattaché le REMDUS depuis sa fondation, et ce, jusqu'à aujourd'hui.

II.I. La question des institutions collégiales en 1992

L'année 1992 marque les 25 années d'existence du réseau des cégeps, tel qu'il fut institué en 1967 suite aux recommandations du Rapport Parent. Afin d'évaluer l'impact qu'avaient eu ces institutions d'enseignement sur la société québécoise, la Commission d'évaluation de l'enseignement collégial fut mise sur pied afin de dresser un bilan de ces 25 années. Les résultats de cette enquête mèneront à la réforme Robillard, en 1993, qui modifiera de manière importante la structure d'enseignement dans les collèges québécois. D'emblée, le REMDUS se sent interpellé par la question de l'enseignement au collégial et souhaite intervenir dans le débat. Suite à une enquête et après avoir consulté ses membres sur la question, le Regroupement adopte une position claire sur le sujet. Dans son mémoire portant sur l'avenir des cégeps, il est recommandé que « la réforme des cégeps soit accompagnée d'une réforme globale et uniforme du système d'éducation […] que la forme actuelle des cégeps soit conservée tout en améliorant les programmes d'études générales et professionnelles de la façon suivante […] que des critères de sélections scolaires standardisés soient adoptés […] que soit revu la question de la gestion interne et externe des programmes […] et que soit maintenu et même amélioré la gratuité scolaire au niveau collégial »[28].

De manière générale, le REMDUS se positionne donc en faveur d'une plus grande accessibilité aux divers programmes offerts au niveau collégial, tout en favorisant une certaine restructuration des méthodes d'enseignement. Ces suggestions visent surtout à préparer les étudiants de niveau collégial à « affronter » le monde des études supérieures qui, pour plusieurs, représente une étape souvent très difficile à laquelle ceux-ci ne se sentent pas toujours bien préparer. Elles visent aussi à mettre de l'avant toute l'importance de la pédagogie en milieu collégial, qui fait parfois défaut dans la formation universitaire des futurs enseignants du cégep.

II.II. Le REMDUS et les questions économiques liées aux études supérieures

Les questions économiques liées aux études supérieures ont toujours causé de turbulents débats. Dans cette perspective, les questions entourant les frais de scolarité, l'aide financière aux études, le financement des universités et les modes de gestions de l'économie du savoir ont toujours amené le REMDUS à prendre position de manière à favoriser l'accessibilité aux études. Depuis le début des années 1990, plusieurs épisodes marquants ont amené le Regroupement à prendre sa place sur la place publique quant à la direction que les dirigeants politiques ont voulu donner à l'éducation supérieure.

Par rapport aux droits de scolarité, le REMDUS s'est positionné à de nombreuses reprises contre l'augmentation des frais de scolarité. Dès 1996, le REMDUS « se prononce contre toute forme d'augmentation des frais de scolarité, qui ne peut que nuire à l'accessibilité aux études supérieures, accroître l'endettement et aggraver la situation économique des étudiants »[29]. Il est à noter que cette prise de position s'adresse tant pour les étudiants québécois que pour les étudiants étrangers, pour qui l'on juge que toute augmentation ne peut que représenter un poids supplémentaire dans la réalité des études à l'extérieur. De manière plus exhaustive, le REMDUS s'est à nouveau penché sur la question de la hausse des frais de scolarité en 2007, où il fut décidé, en Assemblée générale, que le Regroupement se positionne fermement contre « toute hausse de frais de scolarité », quelle qu'elle soit[30]. Pour expliquer cette prise de décision, le REMDUS relève un nombre important de facteurs qui lui poussent à adopter cette position spécifique. Entre autres, l'endettement élevé des étudiants, le fait que 80 % de ceux-ci vivent sous le seuil de la pauvreté, le désengagement financier de l'État québécois dans l'éducation ainsi que le fait que la contribution fiscale des étudiants de cycles supérieurs sera de nature beaucoup plus importante que celle d'individus non-diplômés[31]. Ce positionnement ferme sera également réitéré durant la grève étudiante de 2012, alors que les membres du REMDUS s'opposeront majoritairement contre la hausse de 82 % (1 772$ sur sept ans) des frais de scolarité, telle qu'elle fut formulée par le gouvernement libéral de Jean Charest.

Au niveau de l'aide financière aux études, le REMDUS a également joué un rôle important dans la défense des droits des étudiants à accéder librement à une éducation supérieure. Dès 1995, le REMDUS affirme que « toute personne ayant les capacités, les compétences et l'intérêt devrait être à même d'entreprendre, et de terminer des études de tous niveaux. L'endettement ne doit pas limiter l'accessibilité à l'enseignement supérieur. L'État a la responsabilité de garantir l'accessibilité aux études supérieures ». En 1997, le Regroupement se positionne de manière claire en faveur de l'accessibilité au régime des prêts et bourses, en demandant « que les méthodes de calcul de la contribution des parents et du conjoint soient abaissées afin que les contributions soient plus réalistes » et « que le système d'aide financière fournisse aux étudiants les moyens nécessaires pour que ceux-ci puissent se consacrer pleinement à leurs études. Ainsi, le programme d'aide financière doit tenir compte des droits de scolarité, des droits d'inscriptions, des frais afférents obligatoires, des frais de subsistance indexés au coût de la vie et des frais engagés par les dépendants »[32].

En mars 2005, dans le contexte du budget libéral préparé par le ministre Fournier, des coupures de 103 millions dans le domaine de l'éducation sont décrétées ainsi qu'un nouveau programme d'aide financière. Face à cette politique d'austérité, le REMDUS dénonce publiquement les coupures de 103 millions en éducation ainsi que le nouveau programme d'aide financière. Puis, en 2009, ses membres militent afin que la dette d'études des prêts et bourses soit transitée en crédit d'impôt[33]. Enfin, en 2013, une étude sur la grille de financement des universités menées par des exécutants du REMDUS amène le Regroupement à proposer une nouvelle grille, beaucoup plus centrée sur les besoins réels des étudiants et mettant de côté de manière claire la politique des programmes « payants ». Enfin, en 2012, les membres du REMDUS se positionnent de manière très claire contre la hausse des frais de scolarité, telle que décrétée par le gouvernement libéral de Jean Charest. L'accessibilité aux études est donc, depuis toujours, une priorité pour les membres du Regroupement des cycles supérieurs de l'Université de Sherbrooke.

II.III. Le REMDUS et la démocratie étudiante

Depuis sa fondation, le REMDUS s'est toujours investi de manière à faire respecter la démocratie étudiante, tant au niveau local que national. Influencé par les divers mouvements étudiants qui ont marqué l'histoire récente du Québec, le Regroupement s'est souvent investi à reconnaître les décisions votées par ses associations membres. En 2005, celui-ci reconnaît le mouvement de grève engendré contre les coupures à l'Aide financière aux Études[34]. En 2012, ses membres se positionnent également en faveur d'un appui logistique et financier face aux associations étudiantes en grève qui seraient désireuses d'entreprendre des activités de contestation. Dans le contexte de la grève de 2012, le REMDUS se positionnera aussi contre la judiciarisation du dossier des frais de scolarité, un phénomène que l'on juge antidémocratique due au fait que les associations ont voté massivement en faveur de la grève générale illimitée[35]. Ses membres se positionneront massivement en faveur d'une requête qui « propose que le REMDUS demande au gouvernement et aux institutions universitaires de respecter les décisions démocratiques prises par les associations étudiantes »[36]. Il apparaît clair que la grève étudiante de 2012 fut la période durant laquelle le Regroupement due défendre le plus ardemment la démocratie étudiante. Menacé tant par les actions illégitimes du gouvernement en place que par la judiciarisation du conflit, le REMDUS a néanmoins su se positionner de manière claire contre toute ingérence externe dans le processus décisionnel relatif à la grève. Ses membres ont démontré un entêtement certain à défendre les droits démocratiques des associations étudiantes, non seulement par rapport à leur droit de grève, mais aussi par rapport à leur droit à souligner les divers débordements quasi illégaux qui auraient pu miner le mouvement de grève sherbrookois.

II.IV. Le REMDUS et la recherche dans les universités

Dans les enceintes universitaires, la recherche est au cœur de la vitalité des départements facultaires. Par le passé, le REMDUS s'est positionné à de nombreuses reprises en faveur de la recherche universitaire. En 2001, ses membres ont revendiqué un financement gouvernemental afin de mettre sur pied un projet de Politique scientifique, qui réglementerait de manière concrète et établie les différents paramètres entourant la recherche dans les départements universitaires[37]. Puis, en 2010, ses membres ont cherché à garantir l'indépendance de la recherche dans les universités, afin que les chercheurs puissent travailler sur n'importe quel projet, de quelque nature que ce soit, sans qu'un membre du gouvernement n'intervienne dans le dossier. Puis, en 2011, les membres du REMDUS ont décidé de se « concentrer sur le financement de la recherche aux cycles supérieurs et des étudiants aux cycles supérieurs », laissant ainsi de côté les dossiers relatifs au 1er cycle[38]. La grève étudiante fut encore une période très active pour le REMDUS, notamment dans le dossier de la recherche. Soucieux de garantir la vitalité des secteurs associés à la recherche fondamentale, le REMDUS se positionne notamment contre les transferts abusifs des fonds de la recherche fondamentale vers la recherche appliquée. Plus tard la même année, le Regroupement « dénonce les coupures dans les trois Fonds de recherche provinciaux (santé, sciences sociales, sciences et génie), dont une bonne partie consiste en des bourses aux étudiants chercheurs, car ces coupures peuvent mettre sérieusement en péril la qualité et la pérennité de la recherche au Québec »[39]. Enfin, le REMDUS exigera du gouvernement provincial qu'il maintienne le financement intégral des fonds de recherche québécois, afin que le Québec demeure un joueur compétitif sur la scène internationale.

Toutes ces mesures visent ainsi à protéger le milieu de la recherche contre une incursion du gouvernement provincial dans des dossiers qui peuvent affecter grandement tant les universités que les étudiants. Face à une montée en puissance de l'idéologie de l'économie du savoir et de la capitalisation de la recherche, les membres du REMDUS ont toujours défendu le droit des universitaires et des professeurs à effectuer de la recherche fondamentale, sans égard aux rentrées d'argent que ces études pourraient rapporter. Dans une période marquée par la primauté du capital et de la rentabilité à tout prix, le REMDUS a et continue d'assurer la défense de la recherche et de son accessibilité pour tous.

II.V. Question constitutionnelle et linguistique

Au courant des années 1990, le statut constitutionnel du Québec au sein de la Fédération canadienne est un sujet récurrent de débats houleux et passionnés. Militant en faveur d'une plus grande autonomie provinciale et, à partir de 1994, pour la souveraineté complète de l'État québécois, les gouvernements de Robert Bourassa et de Jacques Parizeau réaffirmèrent le droit du Québec à décider de son statut au sein du Canada. L'échec des Accords du Lac Meach et de Charlottetown, en 1990 et 1992 respectivement, favorise la montée du sentiment nationaliste chez la population québécoise et crée ainsi des conditions propices à l'avènement du Parti québécois de Parizeau en 1994.

Or, les membres du REMDUS n'hésitent pas à s'investir dans ces houleux débats constitutionnels qui marquent la fin du 20e siècle. En 1990, ils recommandent « la souveraineté étatique du Québec, notamment le pouvoir exclusif de l'Assemblée nationale de faire ses lois, de lever ses impôts et taxes ainsi que de signer des traités internationaux »[40]. Les  membres recommandent également « le français comme seule et unique langue officielle du Québec, notamment la langue de travail, de la culture, de la justice, de la vie sociale, de l'économie et de la législation »[41]. Enfin, le REMDUS propose que « le Québec devienne une république parlementaire fondée sur le respect des droits et libertés individuels et collectifs »[42]. En 1995, à l'occasion du Référendum sur la souveraineté du Québec organisé par le Parti québécois, les membres du REMDUS se positionnent encore une fois de manière à appuyer l'option du « oui » et à privilégier « l'accès à la souveraineté totale du Québec face à la Fédération canadienne ». Néanmoins, suite à la défaite référendaire et aux troubles politiques qui suivent celle-ci, les membres du REMDUS délaissent les questions liées au débat constitutionnel. En effet, il est décidé que « le REMDUS développe une argumentation en faveur de la neutralité des associations étudiantes dans le débat constitutionnel en collaboration avec d'autres associations qui poursuivent la même mission et le même but »[43].

Au niveau linguistique, les membres du REMDUS ont toujours privilégié la langue française comme langue d'usage dans le cadre de l'Université de Sherbrooke. En 1996, ceux-ci en sont venus à prendre position de manière claire, en affirmant que le « maintien du français comme langue d'enseignement de manière à ce que les étudiants et étudiantes ne puissent être forcés à étudier dans une autre langue (sauf lorsqu'une autre langue est spécifiquement le sujet d'étude ou que l'on soit dans l'obligation de se référer à de la documentation dans une autre langue) »[44]. Depuis cette époque, la position du REMDUS quant au statut de la langue française dans le cadre universitaire n'a pas changé et démontre ainsi toute l'importance que vouent  ses membres à la question linguistique.  

Conclusion

En conclusion, nous avons voulu démontrer que le REMDUS a été au cœur du mouvement étudiant québécois, et ce, depuis sa fondation dans les années 1980. Après s'être adapté durant ses premières années d'existence à un climat tendu, celui-ci s'est structuré de manière concrète à partir des années 1990 pour devenir un joueur important sur la scène du militantisme étudiant dans les années 2000. La récente désaffiliation de la TaCEQ a mené le Regroupement sur le chemin de l'indépendance, où celui-ci sera en mesure de se développer de manière autonome et dénué des entraves qui caractérisent la bureaucratie des grandes organisations étudiantes nationales. À en juger les différentes positions tenues par le Regroupement depuis sa fondation et par le dynamisme caractéristique de ses membres, nul doute que celui-ci sera en mesure d'assurer sa pérennité pour les années à venir.

Le Regroupement des étudiants en maîtrise et doctorat de l'Université de Sherbrooke et la Fédération étudiante universitaire du Québec

Le REMDUS a longtemps été membre de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ). Il s'est désaffilié en 2008[45], mais pas avant qu'un premier référendum soit contesté devant les tribunaux[46].

Le Regroupement des étudiants en maîtrise et doctorat de l'Université de Sherbrooke et la Table de concertation étudiante du Québec

Le REMDUS est une des associations fondatrices de la Table de concertation étudiante du Québec[47]. Il s'est désaffilié de cette association nationale en 2014[48][49].

Instances du Regroupement des étudiants en maîtrise et doctorat de l'Université de Sherbrooke

Le REMDUS est un regroupement d'associations étudiantes facultaires et départementales, mais intègre également à sa structure un élément de démocratie directe via son assemblée générale. Sa structure est composée de trois instances principales: l'assemblée générale, le conseil d'administration et le conseil exécutif[50].

Bibliographie

François Landry, «Mêlez-vous de vos affaires…. Mais mêlez-vous en! – Le mouvement étudiant à l'Université de Sherbrooke (1955 – 1982)» [thèse de maîtrise], août 2005.

Références

  1. Loi sur l'accréditation et le financement des associations d'élèves ou d'étudiants, L.R.Q., c. A-3.01.
  2. REMDUS, Historique. [Page consultée le 28 mai 2014]
  3. Archives privées du REMDUS, « Procès-verbal de la réunion d'élaboration d'une association étudiante de 2e et 3e cycles à l'UdeS », 13 janvier 1986, p. 2.
  4. François Landry, Op. Cit., p. 155.
  5. Guy Larochelle, « Regroupement », l'Envers des choses, vol. 8, no. 16, 10 février 1986, p. 5-6.
  6. Ibid
  7. Ibid
  8. Ibid
  9. Julie Dionne, « Quelques vérités pour les 2ème et 3ème cycles », Le Collectif, vol. 9, no. 19, 10 mars 1986, p. 7.
  10. REMDUS, « Historique ». [En ligne], http://www.remdus.qc.ca/remdus/historique/. Page consultée le 5 mai 2014.
  11. Guy Larochelle, « un référendum en blanc ». L'Envers des choses, vol. 18, no. 18, 24 février 1986, p. 3.
  12. Guy Larochelle, « Regroupement ». L'Envers des choses, vol. 8, no. 16, 10 février 1986, p. 5.
  13. Le Collectif, vol. 9, no. 19, 10 mars 1986, p. 7. Le slogan « Non au référendum » sera également beaucoup utilisé durant la campagne.
  14. Manon Ann Blanchard, « Une association étudiante du deuxième et troisième cycle, pour qui, pour quoi? ». L'Envers des choses, vol. 8, no. 13, 20 janvier 1986, p. 1.
  15. 15,0, 15,1, 15,2 et 15,3 « Historique », Site web du REMDUS, [en ligne], http://www.remdus.qc.ca/remdus/historique/, page consultée le 2 juin 2014.
  16. Benoit Lacoursière, Le mouvement étudiant au Québec de 1983 à 2006. Montréal, Sabotart, 2007,            p. 75.
  17. Il existe alors des tensions entre les deux associations, notamment au niveau des répartitions financières, des cotisations et du manque de représentativité. L'AFEUS refuse également de donner un bureau permanent pour la bonne marche des dossiers au REMDUS. Ces éléments poussent les membres du Regroupement à croire que l'affiliation ne sert finalement que les intérêts de l'AFEUS.
  18. Cette désaffiliation fut relativement bien accueillie par l'AFEUS, qui accepta la fin du partenariat de manière respectueuse.
  19. Archives privées du REMDUS, « lettre sur les motifs de désaffiliation avec l'AFEUS », Sherbrooke, 21 février 1990.
  20. Archives privées du REMDUS, « Mandat de rentrée de l'automne 1991 ».
  21. « Référendum sur l'accréditation du REMDUS », fiche d'information à l'attention des étudiants de 2e et de 3e cycle, printemps 1994.
  22. Archives privées du REMDUS, « Certificat d'accréditation délivrée par l'Université de Sherbrooke », décembre 1994.
  23. Archives privées du REMDUS, « Orientations annuelles du REMDUS, 1996 »..
  24. Archives privées du REMDUS, « Orientations annuelles du REMDUS, 1998 ».
  25. Archives privées du REMDUS,  « Rapport annuel 1998-1999 », avril 1999, p. 2.
  26. Archives privées du REMDUS,  « Orientation REMDUS, 1999-2000 ».
  27. Emmy Grand-Maison, « Un toast au REMDUS ». Le Collectif, 8 décembre 2008, [en ligne], http://www.lecollectif.ca/un-toast-au-remdus/, page consultée le 5juin 2014.
  28. Mémoire du REMDUS : Commission sur l'avenir des cégeps, octobre 1992.
  29. Sabrina Bourgeois, Cahier des positions du REMDUS : 1988-2012. Rapport de recherche, REMDUS, Université de Sherbrooke, février 2013, 11 p.
  30. Sabrina Bourgeois, Cahier des positions du REMDUS : 1988-2012. Rapport de recherche, REMDUS, Université de Sherbrooke, février 2013, 11 p.
  31. Sabrina Bourgeois, Cahier des positions du REMDUS : 1988-2012. Rapport de recherche, REMDUS, Université de Sherbrooke, février 2013, 11 p.
  32. Sabrina Bourgeois, Op. Cit., p. 14.
  33. Sabrina Bourgeois, Op. Cit., p. 15.
  34. Sabrina Bourgeois, Op. Cit., p. 7.
  35. Sabrina Bourgeois, Op. Cit., p. 7.
  36. Sabrina Bourgeois, Op. Cit., p. 7.
  37. Sabrina Bourgeois, Op. Cit., p. 17.
  38. Sabrina Bourgeois, Op. Cit., p. 17.
  39. Sabrina Bourgeois, Op. Cit., p. 17.
  40. Sabrina Bourgeois, Op. Cit., p. 4.
  41. Ibid
  42. Ibid
  43. Sabrina Bourgeois, Op. Cit., p. 4.
  44. Sabrina Bourgeois, Op. Cit., p. 4.
  45. «Le REMDUS désaffilié de la FEUQ !», Voix de faits, le 27 avril 2008.
  46. Giroux c. Regroupement des étudiantes et des étudiants de maîtrise, de diplôme et de doctorat de l'Université de Sherbrooke (REMDUS), 2008 QCCS 798, https://www.canlii.org/fr/qc/qccs/doc/2008/2008qccs798/2008qccs798.html.
  47. David Maurice, «La création de la TaCEQ est maintenant officielle», Le Collectif, le 13 décembre 2009.
  48. Camille Dauphinais-Pelletier, «Le REMDUS se désaffilie de la TaCEQ», La Tribune, le 28 janvier 2014.
  49. Louis-Philippe Boulianne, «La TaCEQ perd un membre», Impact Campus, le 28 janvier 2014.
  50. REMDUS, Structure (http://www.remdus.qc.ca/remdus/remdus-2/structure/). [Page consultée le 28 mai 2014]

Voir aussi

Articles connexes

Lien externe

  • (fr) Site officiel (http://www.remdus.qc.ca/)

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