Violence coloniale

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Le colonialisme, dans toutes les parties du monde et à toutes les époques, s'est presque toujours accompagné de violences : massacres, populations chassées de leurs territoires, dépouillées de l'accès à leurs ressources naturelles, journées de travail obligatoires, etc. L'analyse de cette dimension spécifique des entreprises de colonisation s'est beaucoup développée durant la fin du XXème siècle, par exemple avec le développement des colonial studies dans la recherche anglo-saxonne. Elle reste un sujet très sensible dans les sociétés contemporaines, aussi bien du côté des anciens colonisateurs que du côté des colonisés. Elle fait l'objet de controverses politiques [1]et historiographiques [2]

La Violence coloniale désigne la force brutale, les contraintes, physiques ou morales, exercées durant les périodes de colonisation (notamment colonisation de l'Amérique et de l'Afrique par les puissances européennes).

Le cas de l'Amérique espagnole

La Conquista

L'invasion de l'Empire Aztèque et de l'Empire Inca s'est accompagnée de nombreuses batailles, parfois sanglantes. Francisco de Jerez, le chroniqueur de Francisco Pizarro, décrit ainsi la bataille de Cajarmaca qui voit la capture de l'Empereur inca (Atahualpa).

« "Le gouverneur s'arma d'une cotte, prit son bouclier et son épée. Accompagné de quelques Espagnols, il fendit la foule des Indiens [...]Voyant les chevaux, les Indiens se débandèrent avec un tel effroi qu'ils brisèrent la cloture et tombèrent les uns sur les autres. Les cavaliers passèrent sur les corps en les frappant de leurs épées. Les fantassins se firent autant sur les gens qui étaient restés sur la place si bien que peu de temps après la plupart avaient été passés par l'épée."  »

L'exploitation

Plus tard, une fois la conquista terminée, l'exploitation des Indiens commençait. Elle s'était faite dans la douleur et la violence par le système de encomienda, des mines de la mort, et des pêcheries de perles. Le travail dans les obrajes (mines) péruviens à plus de 4000 m d'altitude était éprouvant et les Indiens qui y travaillaient étaient parfois voués à la mort. Ainsi, Jorge Juan et Antonio de l'Iloa décrivaient:

« " Pour se faire une idée parfaite de ce que sont les obrajes, il faut se les représenter comme une galère qui ne s'arrête jamais de naviguer [...] Le gouvernement de ces obrajes, le travail qu'y font les Indiens auxquels échoit ce véritable malheur et les chatiments rigoureux qui sont infligés sont impossibles à rapporter [...] Ceux qui n'ont pas pu terminer [leur travail] -sans que l'on écoute leurs excuses et leurs justifications sont punis d'une manière si cruelle qu'on ne saurait la rapporter[...] Tels des bourreaux insensibles, ces hommes impies infligent aux misérables Indiens des coups de fouet par centaines [...] Toutes leurs fautes sont notées et ils sont obligés d'en rendre compte à la fin de l'année, et ainsi de suite si bien qu'elle va en augmentant année après année, jusqu'à que le travail en retard étant devenu impossible [à rattraper] [...] La conséquence de ce traitement est que ces Indiens tombent malades peu après leur arrivée en [ces mines]. L'épuisement de leur nature comme le manque de nourriture, la répétition des cruels chatiments et la maladie qu'ils contractent du fait de la mauvaise qualité de leur alimentation, font qu'ils meurent avant d'avoir pu payer leur [dette]". (tiré de Bernard Lavallé, "L'Amérique espagnole de Colomb à Bolivar", p 119, éd. Belin, Paris, 1993. »

Le cas de l'Afrique

La colonisation ne s'est pas faite sans violence ni révoltes (massacre de prêtres catholiques par les Mapuches du rio Biobio)

Selon Albert Memmi, la colonisation est très souvent un processus particulièrement violent, en tant qu'elle vise à soumettre des autochtones par la force, les arracher à eux-mêmes, leur prendre leurs terres et ressources naturelles[3]. L'entreprise coloniale suscite ainsi diverses formes de résistances de la part des populations qui en sont l'objet, résistances généralement éradiquées avec sévérité : sévices, tortures, assassinats, massacres, incendies de récoltes et agglomérations, exécutions sommaires, etc.

Il est difficile de parler de la colonisation sans rendre compte de sa nature particulièrement hommicidaire et dévastatrice pour les populations qui en sont victimes. Par exemple, au Congo sous domination de Léopold II, puis de la Belgique, les pratiques hommicidaires des colons auraient causé la mort d'une dizaine de millions d'Africains, selon Adam Hochschild[4].

Dans un livre intitulé Massacres coloniaux, Yves Benot a répertorié et étudié des cas emblématiques de massacres dans le cadre de la vaste entreprise coloniale française : à Sétif, Rabat-Fès, Saigon, Haiphong, Madagascar, Côte d'Ivoire, etc. Il en ressort, notamment, que des méthodes de sévice et coercition expérimentées ici étaient reproduites là, principalement grâce à la circulation professionnelle du personnel administratif et militaire dans l'espace géographique de l'empire colonial trans-continental. Même que certaines de ces pratiques auraient été progressivement importées en Métropole.

Ainsi, non seulement le contexte colonial est particulièrement violent, mais cette violence aurait une propension à s'exacerber, à s'auto-entretenir, et à se répandre jusqu'au delà de l'espace-temps colonial. Cela expliquerait partiellement des situations de violences endémiques observées dans certaines régions du monde, notamment de l'Afrique, anciennement colonisées où les mécanismes coloniaux de la violence n'auraient pas été complètement déconstruits[5].

Massacre des Kongo

Charles Lemaire et Louis Leclercq sont des officiers de la Force Publique ayant consigné dans leurs journaux respectifs les opérations qu'ils ont menées au Congo, alors propriété privée du roi des Belges, Léopold II[6] :

« 

  • Charles Lemaire
    • 28 mars 1891 : le village de Bokanga est brûlé
    • 04 avril 1891 : le village de Bolibo est brûlé
    • 12 avril 1891 : attaque des villages de Ikengo […] Le grand chef Ekélé de Etchimanjindou est tué et jeté à l’eau.
    • 14 avril 1891 : « expédition contre Loliva qui refuse de venir à la station. Temps détestable ; l’attaque se fait par une pluie battante. Le groupe de villages est considérable. On n’arrive pas à tout détruire. Une quinzaine de Noirs sont tués."
    • 14 juin 1891 :"à 5 heures du matin le zanzibarite Metchou est envoyé avec une qurantaine d’hommes pour brûler Nkolé. [...] L’opération réussit très bien et tout est brûlé."
    • 3 juillet 1892 : "Les villages Bompopo ont été attaqués le 7 juillet par le lieutenant Sarrazijn ; 20 natifs sont tués ; 13 femmes et enfants sont faits prisonniers."
    • 04 septembre 1891 : "à 4 heures du matin préparatifs d’attaque contre Ipenko. […] Tout le village a été brûlé et les bananiers coupés."
  • Louis Leclercq
    • 21 juin 1895 : « […] arrivée à Yambesi à 10h20. Village abandonné […] Nous envoyons plusieurs groupes de soldats battre la plaine ; ils reviennent quelques heures après avec 11 têtes et 9 prisonniers. Une pirogue envoyée en chasse le soir rentre dans la nuit en ramenant plusieurs têtes également. »
    • 22 juin 1895 : « on nous amène trois prisonniers dans la matinée, trois autres vers le soir et trois têtes sont rapportées. Un homme de Baumaneh parcourant la forêt en appelant à grands cris sa femme et son enfant égarés s’approche trop près de notre campement et reçoit une balle d’une de nos sentinelles. On nous rapporte sa tête. Jamais je n’ai vu une telle expression de désespoir, d’effarement. […] Nous faisons incendier le village. »  »

Massacre des Herero

Tout le territoire entre le fleuve Cunene et le fleuve Orange avait été placé sous protectorat allemand lors du partage de l'Afrique par les puissances occidentales à la convention de Berlin en 1884. La proclamation avait été faite sur place par l'explorateur allemand Gustav Nachtigal le 24 avril 1884 à Lüderitz. L’Allemagne du chancelier Otto von Bismarck prenait alors possession du territoire de l’actuelle Namibie, où vivaient diverses nations, telles que les Ovambo, Kavango, Nama et Herero. L'Allemagne espèrait alors que le sous-sol du territoire, notamment près des frontières de la colonie du Cap, à l'embouchure du fleuve Orange susceptible de charrier de l'or et autres minerais du Transvaal, était aussi riche. Mais les résultats des prospections furent d'abord décevants et la colonie se révéla alors moins prospère que les autres colonies allemandes d'Afrique.

Dans son ouvrage intitulé Noirs dans les camps nazis, le journaliste Serge Bilé fait état d'une filiation systémique entre des méthodes de répression employées contre ces populations, notamment les Herero, et celles encore plus mortifères mises en oeuvre par le régime nazi en Europe ; une génération seulement après les événements de Namibie[7].

L'auteur illustre son hypothèse, entre autres, par la présence en Namibie de Heinrich Göring, père du chef nazi Hermann Göring, premier gouverneur civil de la Namibie de 1885 à 1890, et qui aurait été ainsi le principal ordonateur du « déplacement des populations parquées dans des réserves raciales et réduites en esclavage, exécutions sommaires en cas de résistance et confiscation systématique des terres et du bétail »[8].

Or, ce n'est qu'avec deux assistants, et sans armée, que Göring représentait alors l'ordre prussien dans l'embryon de colonie dont la capitale était alors fixée à Otjimbingwe [9]. Il n'avait jamais eu les moyens d'organiser d'expéditions punitives contre les Hereros d'autant plus que le premier contingent militaire de 21 soldats, commandé par le capitaine Curt von François, ne débarqua que le 24 juin 1889 sur le sol namibien avec pour mission d'imposer l'ordre allemand sur le territoire[10].Par contre, durant son mandat, Göring signa un pacte de protection avec les chefs hereros et divers traités portants sur des concessions minières, le commerce de l'alcool et le commerce des armes à feu [11]. Mais ce n'est qu'en 1908 que le territoire révèle l'importance de la richesse de son sous-sol avec la découverte de diamants dans le "sperrgebiet" (la zone diamantifère), située dans la région de Lüderitz.

Selon Ingolf Diener, les découvertes progressives de minerais de cuivre et de diamants auraient accentué les déplacements de population et confiscations de terres, provoquant le mécontentement de plus en plus généralisé des autochtones[12], notamment de Samuel Maharero, chef des Herero.

Samuel Maharero était le fils de Kamaharero, un important chef herero qui avait lutté contre les Oorlams et les namas de Hendrik Witbooi et signé autrefois un pacte de protection avec le commissaire du Reich, Heinrich Göring. Samuel Maharero avait maintenu de bonnes relations avec les autorités coloniales allemandes successives après le départ de Göring en 1890. Il entreprit ainsi une politique de collaboration renforcée avec les troupes coloniales notamment sous le commandement du gouverneur Theodor Leutwein. A la fin des années 1890, l'expansionnisme des fermiers allemands, l'utilisation forcée des hereros pour construire le chemin de fer, la peste bovine et l'affranchissement de leurs serfs Damaras finissent par dégrader les relations entre Hereros et autorités coloniales.

Le 12 janvier 1904, les tribus Hereros conduites par Samuel Maharero se révoltent contre les colons et l'administration allemande. Disposant de 6000 fusils, ils sabotent les voies de chemin de fer et incendient les fermes. Près de 60 fermiers allemands et leurs familles respectives sont tués dans un premier temps provoquant l'envoi massif de troupes allemandes dans le Sud-Ouest Africain. Puis encore 123 civils allemands sont tués. En réaction, le gouvernement allemand envoie alors le général Lothar von Trotha et 15 000 soldats pour briser le soulèvement.

Le 11 août 1904, la bataille de Waterberg sonna le glas de la résistance herero. Après avoir été encerclés de trois côtés, les Hereros n'eurent d'autre solution que de s'enfuir par le désert du Kalahari où von Trotha fit empoisonner les points d'eau, dresser des postes de garde à intervalles réguliers, avec ordre de tirer sans sommation à la vue de chaque herero, homme, femme ou enfant. Des milliers d'Hereros moururent de soif au fin fond du désert. Les survivants hereros furent parqués dans des camps de concentration (Konzentrationslager), ou servirent de main d'œuvre à bon marché. Beaucoup moururent de malnutrition ou de dysenterie. La population Herero estimée à 80 000 personnes avant le début de la guerre était réduite à 15 000 individus en 1911. Selon différents témoins, tels Hendrik Fraser et Traugott Tjienda, les conditions de vie et de travail des Herero dans ces camps étaient extrêmement mortifères ; avec plus de 7 000 décès en à peine un an.

Selon Serge Bilé, « le docteur Eugen Fischer […] dissèque à la chaîne des crânes et des corps de pendus herero et expédie quelques cadavres dans les universités allemandes afin de partager ses expériences avec ses premiers disciples. […] De retour en Allemagne, Eugen Fischer […] collabore naturellement avec les SS, épaulé par son fidèle assistant, le futur bourreau d’Auschwitz, Josef Mengele.[13] ». Ainsi, certains protagonistes allemands du massacre des Herero auraient poursuivi leurs activités criminelles pour le compte du régime hitlérien. Cet auteur estime que le terme de "Konzentrationslager" ("camps de concentration") aurait été employé par une administration allemande pour la première fois en Namibie, à l'égard des Herero, « dans un télégramme de la chancellerie daté du 14 janvier 1905 ».

Massacre en pays Bamileke

« Sous la direction de l'armée française, les troupes camerounaises rasent le bourg de Yogandima, massacrant près de 8 000 civils désarmés. [...] Le haut-commissaire français Pierre Messmer a organisé l'assassinat de nombreux leaders de l'UPC, ainsi que des expéditions punitives. À l'indépendance, le 1er janvier 1960, Jacques Foccart y installe un gouvernement fantoche, présidé par son ami Ahmadou Ahidjo. Le jour même, le jeune État signe un accord d'assistance militaire avec la France. Charles de Gaulle dépêche cinq bataillons, commandés par le général Max Briand. Entre février et mars cent cinquante-six villages bamilékés sont incendiés et rasés. Des dizaines de milliers de personnes sont massacrées. [...]Finalement, le 2 octobre, le leader de l'UPC, Felix Moumié, est assassiné à Genève par les services secrets français.[14] »

Max Bardet, un pilote d'hélicoptère présent au Cameroun de 1962 à 1964 témoigne :

« En deux ans l'armée régulière a pris le pays Bamiléké du Sud jusqu'au Nord et l'a complètement ravagé. Ils ont massacré de 300 à 400 000 personnes. Un vrai génocide. Ils ont pratiquement anéanti la race. Sagaies contre armes automatiques. Les Bamilékés n'avaient aucune chance. A la fin de la guerre, j'ai fait une prospection d'un mois avec un administrateur général du nom de Coudret. Il était indigné. Ce n'est pas possible tous ces villages morts, où sont les habitants ? Les villages avaient été rasés un peu comme Attila. Peu de français sont intervenus directement. J'en ai connu 3 ou 4. La presse n'en a pas parlé. On faisait plaisir au président Ahidjo parce qu'il fallait que le Cameroun garde ses liens avec la France.[15] »

Massacres en Oubangui-Chari

14 juillet 1903 : le supplice de Papka

Selon Gilbert Comte, en Oubangui-Chari, dans l’actuel République Centrafricaine, deux administrateurs coloniaux français, le commis aux affaires indigènes de première classe Léopold Gaud, et son collègue Georges Toqué, administrateur de 3ème classe, ont été comptables de nombreux sévices et tortures particulièrement atroces, entre autres, la cuisson d'une femme vivante dans un four.[16].

Afin de fêter le 14 juillet 1903 au Fort-Crampel, ils inaugurent un autre type de supplice non moins atroce. En effet, en mai 1903 un indigène nommé Papka est arrêté. Il est suspecté d’avoir organisé un guet-apens contre une expédition, faisant des victimes. Georges Toqué prescrit l’exécution de Papka, sans procès. Mais plutôt que de le fusiller, Léopold Gaud décide de faire spectacle de sa mise à mort le jour de la Fête Nationale, devant une nombreuse foule. Il attacha et alluma une cartouche de dynamite au cou du supplicié, dont le corps explosa en miettes.

Parvenue en Métropole, cette affaire suscita une enquête confiée par le président Loubet à Savorgnan de Brazza. Gaud et Toqué sont alors traduits devant la cour d'assises de Brazzaville. La cour leur accorde les circonstances atténuantes, et les condamne à cinq ans de prison assortis d'une demande immédiate de réduction de peine.

Durant leur procès, Toqué décrit les dispositions prises pour procéder de force au recrutement des porteurs dans des villages réfractaires : « Ç'a été le massacre général pour faire marcher le service. », commente-t-il. Conformément à une circulaire administrative, ils organisaient des camps d'otages où étaient rassemblées des femmes indigènes et leurs enfants, en vue d'obliger leurs hommes à travailler gratuitement pour l'administration coloniale. Elles étaient nombreuses à y mourir de faim ; certaines servant d'objets sexuels aux troupes coloniales, dites "tirailleurs". [17]. Selon Adam Hochschild, de nombreuses populations africaines fuyant la répression coloniale belge au Congo regagnaient massivement l'Oubangui-Chari. Mais l'accueil que leur réservaient Gaud et Toqué dans la colonie française les rejetait à nouveau sur les sentiers d'exode, qui les exposaient aux risques de maladies et famines.

Notes et références

  1. voir par exemple le débat autour du Discours de Nicolas Sarkozy à Dakar en juillet 2007 Le colonisateur est venu, il a pris, il s'est servi, il a exploité, il a pillé des ressources, des richesses qui ne lui appartenaient pas. Il a dépouillé le colonisé de sa personnalité, de sa liberté, de sa terre, du fruit de son travail.
  2. voir par exemple de débat autour du livre "Coloniser, Exterminer" d'Olivier Le Cour Grandmaison
  3. Cf. Albert Memmi :
    1. Portrait du colonisé, précédé du portrait du colonisateur, éd. Corréa, 1957
    2. L'homme dominé, éd. Gallimard, 1968
    3. Portrait du décolonisé arabo-musulman et de quelques autres, éd. Gallimard, 2004
  4. Cf. Adam Hochschild, "Les fantômes du roi Léopold, un holocauste oublié", éd. Belfond, Paris, 1998
  5. Cf. Frantz Fanon :
    1. L'An V de la révolution algérienne, 1959.
    2. Les Damnés de la terre, 1961.
  6. Adam Hochschild "Les fantômes du roi Léopold, un holocauste oublié", éd. Belfond, 1998, p.267.
  7. http://www.ql.umontreal.ca/volume12/numero13/mondev12n13a.html
  8. "Noirs dans les camps nazis", éd. Serpent à Plumes, 2005, p.8
  9. Christian Bader, la Namibie, Karthala, 1997 et [http://www.klausdierks.com/Biographies/Biographies_G.htm biographie par Klaus Dierk
  10. Christian Bader, la Namibie, Karthala, 1997
  11. Serge Bilé rapporta dans une interview : « La nouveauté que j’apporte est que le premier gouverneur de Namibie, Heinrich Göring, qui a organisé la répression des Hereros et la construction des camps, est le père du futur bras-droit d'Hitler. » [1]. Or, les premiers camps ont été construits sous le mandat de Theodor Leutwein, plus de 5 ans après la fin du mandat de Göring. Dans une autre interview, Bilé affirma que, si Heinrich Göring n'était effectivement pas gouverneur de la colonie lors du génocide des Hereros, il avait cependant démarré la répression « mais que le massacre en lui-même des Hereros a été conduit, vingt ans plus tard, par le général Lothar von Trotha » [2]
  12. Ingolf Diener, "Namibie, une histoire, un devenir", éd. Karthala, Paris, 2000
  13. Serge Bilé, p.22
  14. http://www.pressafrique.com/m93.html
  15. Max Bardet, "OK Cargo", éd. Grasset
  16. Gilbert Comte, "L'empire triomphant", éd. Denoël, Paris, p.209. Voir aussi Félicien Challaye, "Souvenirs sur la colonisation", 1935.
  17. Gilbert Comte, "L'empire triomphant", éd. Denoël, Paris, p.209. Voir aussi Félicien Challaye, "Souvenirs sur la colonisation", 1935.

Bibliographie

Pour l'Amérique espagnole

  • Fray Bartolomé de las Casas, "Brevisima relacion de la Destruccion de las Indias", 1552.
  • Marcel Bataillon et André Saint-Lu, "Las Casas et la défense des Indiens", Paris, 1971.
  • Bernard Lavallé, "L'Amérique espagnole, de Colomb à Bolivar", Paris, 1993.

Pour l'Afrique

  • Aimé Césaire, "Discours sur le colonialisme", Présence Africaine, 1955 .
  • Frantz Fanon, "Les Damnés de la Terre", La découverte, 1961.
  • Adam Hochschild, "Les fantômes du roi Léopold. Un holocauste oublié", éd. Belfond, Paris, 1998.
  • Claude Liauzu (dir.) et al., "Colonisation : droit d'inventaire", éd. Armand Colin, Paris, 2004.
  • Vincent Joly, "Le Soudan français de 1939 à 1945 : une colonie dans la guerre", Editeur Karthala, Paris, 2006
  • Sven Lindqvist, "Exterminez toutes ces brutes", Ed. des Arènes, Paris, 2007.
  • David El Kenz (dir.), Nicolas Beaupré, Elena Benzoni, François Bérenger et al., "Le massacre, objet d'histoire", Ed. Gallimard, Paris, 2005.
  • Yves Benot, "Massacres coloniaux. 1944-1950 : la IVè république et la mise au pas des colonies françaises", éd. La Découverte, Paris, 1994.
  • Albert Memmi :
    • "Portrait du colonisé, précédé du portrait du colonisateur", éd. Corréa, 1957.
    • "L'homme dominé", éd. Gallimard, 1968.
    • "Portrait du décolonisé arabo-musulman et de quelques autres", éd. Gallimard, 2004.
  • Serge Bilé, "Noirs dans les camps nazis", éd. Le Serpent à plumes, 2005.
  • Mamadou Koulibaly, "Les servitudes du pacte colonial", éd. N.E.I, Abidjan, 2005.
  • Jacques Tronchon, "L’Insurrection malgache de 1947", ed. François Maspero, 1974.
  • Robert Louzon "Cent ans de capitalisme en Algérie" éd.Acratie
  • olivier Le Cour Grandmaison "Coloniser Exterminer" Fayard 2005
  • Benoist Rey "Les égorgeurs" Los solidarios
  • Gilbert Comte, "L'empire triomphant", éd. Denoël, Paris
  • Félicien Challaye, "Souvenirs sur la colonisation", 1935

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