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Vu de France

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Vu de France est un bimensuel conservateur dont 36 numéros ont paru entre le et le .

Création et fonctionnement

Lancé peu après le référendum sur le traité de Maastricht, ce journal était né du constat d’une cassure entre les aspirations des Français et les choix du monde politique et médiatique. Son objectif était d’analyser l’actualité, dans le domaine politique, social et culturel, en se montrant attentif aux grands débats d’idées mais en ne craignant pas l’irrévérence à l’égard des puissances établies et des conformismes de l’époque. Vu de France aspirait surtout à une recomposition du paysage politique et intellectuel qui prenne en compte la dimension nationale de la France, le tout dans une optique conservatrice décomplexée..

L’équipe fondatrice était constituée par Xavier de Mazenod, directeur de la publication, autour de Jean de Penanros (nom de plume de Jean Sévillia), directeur de la rédaction, Pierre de La Coste, rédacteur en chef et de Jean-Christophe Buisson, secrétaire de rédaction. Cette équipe a fait appel à une rédaction dont les membres possédaient des expériences et des convictions variées. Dans les colonnes de Vu de France se sont ainsi côtoyés des monarchistes, qui selon les observateurs en forment l’élément dominant[1] et des souverainistes proches de Jean-Pierre Chevènement ou de Philippe de Villiers.

Parmi les collaborateurs réguliers ou occasionnels, on peut mentionner le juriste et essayiste Frédéric Rouvillois, le metteur en scène Jean-Luc Jeener, les journalistes Philippe Mesnard, Arnould de Liedekerke, Étienne de Montety, Stéphane Bern, Gérard Leclerc, Norbert Multeau, Charles-Henri d’Andigné, l’historien  François Bluche, l’essayiste et éditeur François Huguenin ou encore l’avocat et écrivain Jean-Marc Varaut.

Une approche généraliste

Les dossiers traités dans Vu de France témoignent de la diversité des centres d’intérêt de la rédaction : la construction européenne, l’agriculture, la mémoire des guerres de Vendée, l’aménagement du territoire, l’écologie, le retour du Moyen Age, l’immigration, le système médiatique, les banlieues, le chômage, le gaullisme, la défense nationale, la drogue, la famille, la vogue Marie-Antoinette, le sida, la justice, l’apprentissage, le phénomène Johnny Hallyday, le féminisme, l’école.

Vu de France a publié de nombreuses interviews, d' hommes politiques de gauche comme de droite : James Goldsmith, Jean-Pierre Chevènement, Philippe de Villiers, Charles Pasqua, Yves Cochet. Mais aussi de personnalités de la presse écrite ou télévisée, comme Thierry Ardisson, Jean-Marie Domenach, Marcel Jullian, Philippe Tesson, d'écrivains, tels Alphonse Boudard, François Nourissier, Bernard Frank, Michel Déon, Geneviève Dormann, Jean Dutourd. Des acteurs : Brigitte Bardot, Jean Piatn Jacques Dufilho ou Fabrice Luchini.

Dans son numéro du 1er, Vu de France est le premier à publier le discours prononcé par Alexandre Soljénitsyne aux Lucs-sur-Boulogne, le , lors de l’inauguration du mémorial des guerres de Vendée.

La question de la bioéthique

Vu de France a consacré en particulier de nombreux articles à la bioéthique, dans le contexte de la préparation à la loi bioéthique qui sera adoptée par le Parlement en 1994. Le journal a organisé une réunion dans la grande salle de la Mutualité, le , avec la Coordination Respecter l’humain, réunion au cours de laquelle ont notamment pris la parole Christine Boutin, le professeur Lucien Israël et le professeur Jérôme Lejeune . Certains, comme Fiammetta Venner, y voient à l'époque l’un des bastions du conservatisme sociétal[2].

En dépit d’une croissance régulière du nombre de ses abonnés, ce bimensuel n’était pas parvenu à l’équilibre financier, ce qui a contraint ses fondateurs à cesser la parution. C’est néanmoins à Vu de France que plusieurs futurs grands journalistes ont fait leurs premières armes.

Notes et références

  1. La montée du Front 1983-1997, Paris, Jean Picollec, , p. 293 
  2. L'Opposition à l'avortement, du lobby au commando, Paris, Berg International, , p. 87 

Liens externes

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