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Bourron-Marlotte

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L'église sous un blanc manteau de neige

« La Perle du Gatinais »

Bourron-Marlotte[1] est un village qui compte depuis le recensement de 2015, 2767 habitants[2], proche de Fontainebleau, situé dans le département de Seine-et-Marne, qui, moins connu que Barbizon et sa célèbre école de peinture, n’en était pas moins – et reste toujours – un extraordinaire vivier de personnalités venues de tous les horizons et notamment du monde artistique, de la peinture, de la littérature, de la céramique, de la politique, du sport et même du monde judiciaire.

Barbizon possédait au XIXème son « auberge Ganne »[3] mais, à la même période, Bourron-Marlotte accueillait les peintres - notamment impressionnistes - à l’auberge de la mère Antony[4] rendue célèbre par une toile d’Auguste Renoir[5].

En 1856, un guide touristique[6] comparait les deux communes de Barbizon[7] et de Marlotte : « Marlotte, autre colonie d'artistes, est située à une autre extrémité de la forêt; c'est un hameau dépendant de la commune de Bouron[8], d'un aspect moins disgracieux que Barbizon[9]. Si Barbizon est près d'Apremont et du bas-bréaud, Marlotte est dans le voisinage de la gorge aux loups, du long rocher et de quelques autres sites admirables. Sa réputation est plus récente que celle de son rival. (Auberge Saccault; maison d'Antony)».

En 1861, Marlotte aura l'honneur d'une visite de l'impératrice Eugénie (cf. «histoire»). A cette époque la presse qualifia le village de «nouveau rival de Barbizon».

Ses habitants sont les Bourronais-Marlottins[10], et le village, relevant de la région Île-de-France, appartient, aujourd’hui, à la Communauté de Communes du Pays de Fontainebleau[11]

Il semble intéressant de présenter ce village sous un jour culturel tant sa richesse artistique est grande et peu connue sauf de certains initiés et des autochtones.

La renommée de Marlotte (et de sa soeur voisine Montigny-sur-Loing), était telle, au début du XXème siècle, qu'un Vaudeville - la part du feu - fut joué, en décembre 1912, au théâtre des "Bouffes-parisiens" mettant en scène Monsieur le Président Montigny-Marlotte et son épouse.[12]

Depuis plusieurs dizaines d’années, une association locale, assistée par des chercheurs bénévoles, a permis d’exhumer et faire connaître l’extraordinaire patrimoine culturel de ce village que l’on surnomme la « Perle du Gatinais ».

La municipalité - de son coté et jusqu'à présent - a su préserver et mettre en valeur, le charme et le style de la commune, jusqu’à installer, en partenariat avec une société de Nemours, des logements sociaux dans l’ancien hôtel Malet rénové où de nombreux artistes ont séjourné.

En 2016, la commune de Bourron-Marlotte a été classée "Village de caractère" par le Département de Seine-et-Marne, en partenariat avec "Seine-et Marne Tourisme" et le "Conseil d'architecture, de l'urbanisme et de l'environnement de Seine et Marne", ce qui lui apporte un protection complémentaire, au niveau de l'urbanisme[13].


Bourron-Marlotte, depuis plusieurs siècles, est un village de tradition artistique. Ici : Martine Serieix (1968) "Sous-bois d'Automne en forêt" (collection privée)
La faïencerie d'art de Marlotte au début du XXème. Créée en 1902 par le peintre Aristide Bézard et le potier Émile Mousseux, elle s'illustra par ses faïences impressionnistes et par des grès artistiques.

Sommaire

Situation et accès

Localisation

Située à 8.5 km au sud de la ville de Fontainebleau, la commune s'étend entre la Forêt de Fontainebleau au nord et la rivière le « Loing » au sud.

Les communes limitrophes sont, au Nord, Fontainebleau, à l'Est Montigny-sur-Loing, au Sud-Est, La Genevraye, au Sud-Ouest, Grez-sur-Loing, et à l'Ouest Recloses.Grez-sur-Loing.

Elle est traversée par la mythique «  Nationale 7 », immortalisée par Charles Trénet et devenue, administrativement, l'actuelle Départementale 607.

Voies de communication et transports

ancienne ligne de Malesherbes[14]
L'ancienne gare « Montigny-Marlotte » (située sur la commune de Montigny-sur-Loing)
La gare de Bourron mise en service en 1860 (C.P.A. de 1916).

La commune est desservie par la gare de Bourron-Marlotte - Grez (mise en service le 14 oût 1860 par la compagnie P.L.M. (Paris-Lyon-Marseille) , sur l'actuelle ligne Paris - Montargis.

Elle connaîtra, malheureusement, de tragiques accidents, dont un déraillement en 1936[15][16], ou, plus récemment, un accident mortel le 22 janvier 2012[17] et un autre le 4 avril 2015[18] qui entraînera, courant 2018, la construction d'un passage souterrain pour ne plus traverser les voies.

Une ligne ferroviaire relia également, autrefois, Bourron-Marlotte à Malesherbes, d'abord sur voie unique en 1881 puis sur voie double cinq ans plus tard.

Elle passait par La Chapelle-la Reine, puis, quittant la Seine et Marne pour le Loiret, couvrait Herbeauvilliers (commune de Buthiers) et Malesherbes sur une longueur totale de 26 km.

Elle fut fermée au trafic des voyageurs en 1937[19], puis des marchandises en 1950[20]. Conservée[21] comme "ligne stratégique" à usage militaire en tant que besoin, elle fut utilisée, pendant la seconde guerre mondiale, par les allemands pour acheminer les troupes, puis, en 1945, par les troupes de l'armée française de libération en direction de l'Allemagne.

Autrefois, la gare de Montigny-sur-Loing, desservait également Marlotte et portait, d'ailleurs, les deux noms «Montigny-Marlotte». On pouvait, ainsi, se rendre au centre du hameau de Marlotte (rue Murger) à pied, à raison de 35 minutes de marche pour 2,5 km.

Il exista même, entre 1898 et 1899 un train routier "Scotte" reliant Fontainebleau (au départ du château) à Marlotte dont l'exploitation sera abandonnée en 1899. Il avait, en effet, divers inconvénients en raison de sa traction à vapeur fonctionnant au charbon. Il effrayait les chevaux, faisait du bruit, polluait Fontainebleau en traversant la ville, outre que les braises de sa chaudière risquaient de mettre le feu à la forêt[22].

Train Scotte à voyageur (1897)

Aujourd'hui, la gare de Bourron-Marlotte est également située à 2,5km du centre de l'ancien hameau de Marlotte (rue Murger)

La commune est longée, sur le plan routier, par la Départementale 607, l'ancienne et mythique Nationale 7, chantée par Charles Trenet, la «route des vacances» qui reliait Paris au Sud de la France.

La commune est également desservie par un réseau de cars.

Deux embranchements de l'autoroute A6 (autoroute du Sud), situés à 3km de Bourron-Marlotte (en direction de Nemours) permettent d'accéder rapidement à la commune depuis la province ou, au contraire, de s'y diriger en empruntant l'autoroute du soleil.


L'ancienne ligne Bourron-Marlotte-Malesherbes aujourd'hui désaffectée :

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Les origines du nom

Le nom de Bourron serait d'origine celtique et viendrait probablement de "Borro", source, fontaine, eau vive. D'autres auteurs disent que Bourron vient de "Bovron", l'une des appellations de la divinité gauloise des eaux. L'eau jaillissant de sa source - Saint-Sévère qui existe toujours - serait donc à l'origine du nom de ce village.

L'origine du nom de Marlotte présente plusieurs hypothèses: "Marlette" = petite mare; "Marle" = pour marne, argile; "Marlot", "Merlot" = petit merle; la plus vraisemblable serait une déformation du bas-latin "materiola" = espace boisé[23].

Avant de prendre l'appellation de Bourron-Marlotte, la commune portait, en 1713, le nom de "Bouron en Gastinois"[24], puis "Bourron en Gatinais".

L'appellation actuelle est issue du rapprochement de "Bourron" avec son hameau "Marlotte" qui fusionnèrent en 1919 pour devenir : "Bourron-Marlotte".


Un peu d'Histoire

La rue Cicéri à Marlotte vers 1910 (carte postale ancienne).
Rue de village (Cicéri ?) à Marlotte par Alfred Sisley, en 1866[25], Galerie d'art Albright-Knox

Le site semble avoir été occupé depuis la préhistoire. Des traces de présence humaine telles des gravures rupestres d'hommes et de cervidés ont été découvertes à la Vignette site archéologique situé entre Recloses et Bourron aujourd'hui délaissé. Un outillage de grès taillé, des débris de poteries néolithiques dont le fameux «Vase de Bourron» datant d'environ 4000 ans avant J.-C. sont exposés au Musée de la Préhistoire de Nemours.

Des fondations de murs en briques, des pièces à l'effigie d'empereurs romains, de petits outils de fer ou de bronze, des débris de poteries sigillées, retrouvés dans le périmètre entre le Pavé du Roy, le château, l'église et les bords du Loing indiquent une implantation romaine. En 1850, notamment, les fouilles réalisés dans le parc du château permirent de découvrir, au milieu des anciennes murailles et enfouies dans le sol, des pièces de monnaie à l'effigie des empereurs romains. Au Moyen Âge, dès le XIIe siècle, Bourron a son église, sa forteresse féodale bâtie par ses seigneurs, les sires de Bourron (ou de Borron]), fidèles serviteurs des rois capétiens.

En 1234, Berruyer de Bourron accueille en sa demeure le roi Louis IX, futur Saint-Louis, qu'il va escorter jusqu'à Sens où le monarque épousera Marguerite, fille du comte de Provence.

Saint Louis aimait passer par Bourron, lorsqu'il venait sur Fontainebleau, et en février 1234 il offrit 20 sols à une Bourronaise, pauvre, pour lui permettre de marier sa fille. L’anecdote est répertoriée dans les comptes du Roi conservés à la bibliothèque du palais de Fontainebleau[26].

Rue de Marlotte : villageoises partant en forêt, par Alfred Sisley, 1866, (Bridgestone Museum of Art)

Vers la fin du XVIe siècle, François de Sallard projeta le remplacement de la vétuste forteresse médiévale par un château plus confortable et mieux adapté à l'architecture du temps. Il sera achevé vingt ans plus tard et existe toujours.

L'impératrice Eugénie visita Marlotte, la Mare-aux-Fées et la Gorge-aux-Loups en juillet 1861

Marlotte, signalé pour la première fois en 1308, n'était jadis qu'un hameau, un « écart » de Bourron, à l'égal de Saint-Léger, les Tremblots, le Moulin de la Fosse ou le Coq-Chaintreau.

Au XIXème siècle, Marlotte devient l'un des villages préférés des peintres, poètes, sculpteur et autres artistes qui y demeurèrent ou qu'ils fréquentèrent notamment autour des tables de mère "Antony", auberge aujourd'hui disparue, immortalisée par Auguste Renoir.

De nombreuses toiles y furent peintes telle une rue du village de Marlotte par Alfred Sisley mais la Mare-aux-Fées, ainsi que les Gorges-aux-Loups inspirèrent, également, de nombreux peintres.

La presse de l'époque décrit le village comme « le nouveau rival de Barbizon (...) devenu le rendez-vous d’une pléiade d’artistes (…)»[27] et Eugénie de Montijo[28], impératrice de France, épouse de Napoléon III, viendra, elle même, le visiter avec toute sa suite en juillet 1861, avant de passer près de la Mare-aux-Fées, et de se rendre, toujours à coté de Marlotte, à la Gorge-aux-Loups, un des plus beaux sites de la forêt de Fontainebleau.

Bourron et Marlotte fusionnèrent en 1919, pour former une seule commune, officialisant ainsi une situation de fait existant depuis longtemps.

En 1925, Bourron-Marlotte devint le siège du groupe forestier n° 2 créé pour apporter aux armées le bois qui leur était nécessaire, avec un corps de sapeurs-forestiers qui officia de 1927 à 1945.


Patrimoine, culture et curiosités locales

Lieux et monuments

Château de Bourron

Château de Bourron-Marlotte et son escalier en "fer à cheval"[29]
Château de Bourron, vue aérienne.

Le château de Bourron, de toute beauté, reste malheureusement protégé par un mur de pierres et la végétation qui bordent son enceinte. Il est invisible depuis l’ancienne Nationale 7 (D.607).

En 2016, une nouvelle entrée a été percée dans l’enceinte empierrée de l’avenue « Blaise de Monstesquiou », qui relie le village à sa gare, mais, là encore, aucune visibilité sur le bâtiment qui se cache dans son écrin de verdure et de murs.

Pourtant en passant, à pied, avenue Blaise de Montesquiou le promeneur pourra encore surprendre, à travers un grillage de quelques mètres et les thuyas qui tentent de l’occulter, toute la majesté de la façade arrière et des douves qui mériteraient d'être offertes, de façon permanente, à l'admiration du public.

Il reste, néanmoins, la possibilité de visiter certaines parties du château à l'occasion de la journée du patrimoine, ou à celle d'une réservation hôtelière (puisque le monument propose aussi des chambres), ou encore de le survoler virtuellement, en images, à travers Internet qui nous offre de nombreuses photographies. En outre le parc se visite tous les jours en semaine de juillet à septembre, et les groupes peuvent découvrir l’intérieur sur réservation.

De 2004 à 2013, un célèbre "dîner en blanc" rassembla, une fois par an, les villageois autour des tables installées dans le parc pour un pique-nique géant où tous les visiteurs devaient être impérativement de blanc vêtus. Cette manifestation romantique s'acheva en 2013, victime de son succès, du travail et des coûts engendrés, avec la présence de 300 personnes la première année pour 2000 la dernière.

L'ancienne éolienne Bollée" (1950)

L’entrée principale permet de traverser les douves, puis, après avoir dépassé deux pavillons d’angle, amène le visiteur jusqu’à un escalier de pierre en « fer à cheval », très ressemblant à celui du Palais de Fontainebleau, ce qui vaut, au château de Bourron, l'affectueuse appellation de "Petit Fontainebleau" [30].

Sur la façade arrière, coté parcs, un escalier tournant enjambe, à nouveau, les douves. Sa construction débuta en 1609 mais ne fut achevée qu'en 1685.

Pour la petite – et la grande – Histoire, le château de Bourron fut, d’abord, une forteresse féodale, mais le bâtiment actuel date du XVIIème siècle et fut construit à l’emplacement de l’ancienne forteresse. Le premier seigneur de Bourron aurait été Adam de Villiers, maître d'hôtel des Rois Charles V et Charles VI (1364-1422)[31].

D’illustres visiteurs y séjournèrent, comme, en 1725, Stanislas Leczinski, ex-roi de Pologne, et sa fille, Maria Karolina Zofia Felicja Leszczyńska épouse de Louis XV, Reine de France et de Navarre, surnommée « la bonne Reine ».

C'est au cours que de cette même année 1725 que le maréchal de Villars vint rendre visite à l'ancien roi de Pologne au château de Bourron.

En 1879, le château de Bourron se dota d'une éolienne Bollée (aujourd'hui démontée) pour servir au pompage de l'eau. Produite en France entre 1872 et 1933, et limitée à environ 350 exemplaires, le château en fut le 53ème bénéficiaire. Plusieurs d'entre elles sont, aujourd'hui, classées monument historique en tant qu’œuvre d'Art industrielle[32].

Pendant la première guerre mondiale, le château servira d'hôpital annexe n° 36 et aurait ainsi fonctionné du 1er septembre 1914 au 24 décembre 1914.

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Le Pavé du Roy

L'actuel Pavé du Roy[33]
L'ex-hôtel du Pavé du Roy avec son enseigne conservée

Situé à l’entrée du village, au bas de la « montagne de Bourron », le carrefour du pavé du Roy, chargé d’histoire, est placé sur la route royale qui reliait Fontainebleau à Nemours, et portait, le nom de « route de Fontainebleau » ou « route de Nemours », pour devenir, plus proche de nous, la N7 puis, suite à sa départementalisation, l’actuelle D607.

C’est au Pavé du Roy que le futur Louis XVIII, alors comte de Provence, accueillit sa fiancée, la princesse Louise de Savoie, en présence de Louis XV et du dauphin (qui deviendra Louis XVI) avant de regagner le Château de Fontainebleau où la cour séjournait.

C’est encore au Pavé du Roy que Louis XV accueillera la princesse Marie-Thérèse de Savoie, qui s’était fiancée au comte d’Artois qui deviendra Charles X.

C’est toujours au Pavé du Roy que Louis XVIII recevra la princesse Marie-Caroline de Naples, fiancée au Duc de Berry, lui-même deuxième fils de Charles X.

A ce même carrefour, en entrant dans Bourron par la rue du Maréchal Foch, faisant l'angle avec la N7 (D607), la rue du Maréchal Foch, et la rue Burat, au n° 1 de cette dernière voie, la villa «Les Charmettes» qui abrita Alfred de Musset s'offre à notre vue. Elle accueillit également Jehan Pecard, artiste-peintre et graveur, décédé à l'âge de 24 ans, qui repose au cimetière de Bourron.


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La Croix de Saint Hérem

La croix de Saint Hérem où Napoléon Ier rencontra le pape PIE VII (photo de 2016)

La Croix[36] de Saint Hérem est située à quelques centaines de mètres du « Pavé du Roy », en direction de Fontainebleau, lieudit « carrefour de la Croix Saint Hérem » où se croisent, d'une part, la D607 (ancienne nationale 7) et, d'autre part, la "route ronde" (D301). Son emplacement fut modifié début 2011[37], pour transformer le carrefour en rond-point au centre duquel elle a été placée, retrouvant ainsi sa position originale (cf. galerie photographique).

Le lieu est chargé d'Histoire puisque la croix fut érigée, en 1660, sur ordre d'un grand commis du Royaume, François-Gaspard de Montmorin de Saint-Hérem, gouverneur de la ville de Fontainebleau et du château, capitaine des chasses des forêts de Bière et de Brie, marquis de Saint-Hérem, Grand Louvetier de France, Seigneur de Vollore, de Châteauneuf et Saint-Germain, né en 1661 et décédé en 1701. Elle fut détruite, pendant la terreur, en 1793 puis reconstruite en 1827. Napoléon III, en 1863, demande à Alexis Paccard, architecte du château de Fontainebleau, de créer une nouvelle croix en pierre pour commémorer la rencontre de Napoléon et de PIE VII.

En effet, c'est à ce carrefour que Napoléon 1er, en novembre 1804, croisa "fortuitement" le pape Pie VII venu à Paris pour le sacrer empereur. En fait Napoléon qui se trouvait à Fontainebleau ne voulait pas recevoir le pape au palais avec les fastes et les honneurs qui lui étaient dus. Il s'était donc arrangé pour le croiser, par un faux hasard, à cet embranchement de la forêt en prétextant une chasse, avant de l'emmener au palais impérial.

Dans son ouvrage « Le Sacre… et Napoléon devint empereur» [38] Gonzague Saint Bris illustre la rencontre entre les deux hommes :

Inscription commémorant la rencontre entre Napoléon et PIE VII

« L'empereur ne voulant pas d'une entrée officielle du pape dans Paris, a donc décidé de le recevoir à Fontainebleau. Encore a-t-il souhaité imprimer à cette rencontre un caractère tout à fait personnel et pour tout dire, peu protocolaire, car pour rien au monde, il ne souhaitait s'agenouiller devant le pontife, comme le préconise encore l'usage. Le matin du 25 novembre[39], donc, Napoléon, vêtu d'un habit vert, feint de chasser dans la forêt de Fontainebleau en compagnie de ses veneurs et de cinquante chiens, tout en sachant parfaitement que la berline pontificale, qui a quitté Montargis à l'aube, s'approche après une courte halte à Nemours.

Aussi, à midi, qu'elle n'est pas sa surprise feinte de la rencontrer au carrefour de la croix de Saint-Herem, après qu'elle a traversé Bourron !

Aussitôt un veneur ordonne à la voiture de s'arrêter et le pape en descend, tandis que l'Empereur demeure un moment à cheval pour bien manifester sa prééminence et déjà humilier le pauvre vieillard pataugeant à présent dans la boue, ce qui fait dire cruellement à Savary : "il fallut bien qu'il en vint là".

Enfin Napoléon met pied à terre et serre le pontife stupéfait dans ses bras avant de l'entraîner vers son propre carrosse qui stationne discrètement à quelques mètres (...) ».

Cette entrevue « inopinée » de Napoléon avec le souverain pontife donna lieu à la commande officielle d’une toile, peinte en 1808 par Jean-Louis Demarne et Alexandre-Hyancinthe Dunouy : « L'entrevue de sa majesté l'Empereur et de sa Sainteté Pie VII dans la forêt de Fontainebleau[40] ». Cependant, le tableau prend quelques libertés avec la réalité historique puisque la scène est localisée à l’obélisque de Fontainebleau, alors que la rencontre s’est produite, quelques kilomètres plus loin, à la Croix de Saint Hérem.

Aujourd'hui, au pied de l'édifice, une inscription commémorative est gravée sur le socle pour rappeler l'évènement: « NAPOLEON Ier RENCONTRA ICI PIE VII ». Elle est suivie par la date, très effacée, en chiffres romains.

extrait N&B du tableau d’Hippolyte Lecomte (C.P.A.)

Le 15 juin 1816, le Roi Louis XVIII recevait pour une entrevue, à la même Croix-de-Saint-Hérem, Caroline-Ferdinand-Louis BOURBON, princesse des Deux-Siciles, comme le rapporte le Moniteur du 17 juin 1816 : « Deux tentes avaient été dressées à la Croix de Saint Hérem à une lieue et demie dans la forêt de Fontainebleau, sur la route de Nemours. Des détachements de gardes du corps, des cent-suisses, deux compagnies de grenadiers à pied y faisaient le service. A deux heures et demie les voitures de la Cour sont arrivées du coté de Fontainebleau, et les voitures de la princesse[41] arrivaient en même temps au lieu du rendez-vous, du coté de Nemours. Le Roi est descendu à la porte de sa tente, il s'est avancé à la rencontre de la jeune princesse, il l'a embrassée avec la plus vive affection, et l'a présentée à la famille Royale qui était venue dans la voiture du Roi. M. l'ambassadeur des Deux-Siciles[42] était présent ». Après un moment d'entretien, le Roi, la princesse des Deux-Siciles, madame la duchesse d'Angoulême[43], et leurs altesses Royales les princes remontèrent dans la voiture qui avait amené sa Majesté de Fontainebleau.

Cette entrevue a donné lieu, par Hippolyte Lecomte, à un tableau[44] conservé au musée national de Versailles intitulé « entrevue de louis XVII avec Caroline-Ferdinande-Louise, princesse des Deux-Siciles, à la Croix de Saint-Hérem, dans la forêt de Fontainebleau, 15 juin 1816 ».

Aujourd'hui encore, la Croix de Saint Hérem est honorée, dans le domaine des courses, par un prix du même nom.

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La Mare-aux-Fées

La Mare-aux-Fées à «Bourron-Marlotte» (carte postale ancienne)
La fée de la mare. faïencerie d'Art de Marlotte. (col. privée).

La Mare-aux-Fées est située dans la forêt de Fontainebleau, à quelques centaines de mètres du village[45]. Elle fait partie des lieux emblématiques rattachés à Marlotte par le public, même si elle dépend, en fait, de l'administration forestière, comme le Long Rocher, La gorge-aux Loups etc...

Elle fut la muse de nombreux artistes, peintres et sculpteurs, écrivains et cinéastes, qui la prirent pour modèle tels que, par exemple, Auguste Allongé[46], Claude-Félix-Théodore d'Aligny (1798-1871)[47], Narcisse Diaz de la Peña, Eugène Cicéri[48], Famin Constant Alexandre (1827-1888)[49], Abel Mignon[50], Lemoine Henri [51], Fernand Poidevin (1868-1919)[52], et bien d'autres. Flaubert la cite dans L'éducation sentimentale[53].

Le peintre Armand Charnay la dessina à son tour[54]. Il y planta même, en 1896, des iris jaunes pour y ajouter une touche de couleur, oubliant que cette plante deviendrait rapidement envahissante au point qu'il faudra vider et curer la mare en 1921 !

Théophie Chauvel (1831-1909) déjà photographié devant la mare aux fées par Famin Constant Alexandre, peignit cette mare en 1871[55].

Grenouilles à la mare aux fées faïencerie d'Art de Marlotte. (col. privée).

Elle inspira, également, le potier Émile Mousseux (Faïencerie d'Art de Marlotte) qui créa plusieurs céramiques telles que "la Fée de la mare" ou encore "grenouilles à la mare aux fées" dans un ton nuagé "vert de gris" très en vogue au début du XXème siècle.

Même le cinéma profita de cet endroit enchanteur qui servit, par exemple, pour ériger une chaumière et un enclos pour chevaux dans le Capitan (1960) d'André

Stèle en hommage au Lieutenant-Colonel Provost.

Hunebelle avec Jean Marais, ou pour tourner le rêve de la fille de l’Eau de Jean Renoir (1924) ou encore, dans "Chouans" (1987) pour l'accouchement de Céline (Sophie Marceau) dans une grotte proche de la Mare-aux-Fées.

L’impératrice Eugénie y passa, en 1861 avec sa suite, pour se rendre jusqu’à la très proche Gorge-aux-Loups[56]. (cf. histoire), autre superbe site de la forêt de Fontainebleau, également proche de Marlotte et lui aussi prisé par les artistes[57].

Sur la route du chêne Pinguet s'élève une stèle en mémoire du Lieutenant-Colonel Paul Prévost, mort accidentellement à coté de la mare au Fées[58].

Son corps sera ramené dans la capitale et les obsèques célébrées en l'église Notre Dame de Lorette (Paris 9ème) [59] avant son inhumation au cimetière du Père-Lachaise.

Le soir, avec un peu de chance, on peut apercevoir la faune locale venir se désaltérer, voire se baigner, à la Mare-aux-Fées qui porte bien son nom tant l’endroit est magique et, qui sait, peut-être, une fée venue se reposer[60]....

La visite des lieux - que les randonneurs connaissent bien puisque les sites spécialisés conseillent de les traverser - s’impose à l’occasion d’une journée à Marlotte qui ne devrait pas décevoir, non plus, les adeptes de la nature.


Muse des peintres et des poètes grâce à des paysages féériques, une luminosité magique, la mare aux Fées offre aux promeneurs un environnement enchanteur...

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Église Saint-Sévère

histoire et patrimoine
  • Dans l'église on peut admirer la dalle funéraire d'un chevalier, taillée en pierre, avec son effigie gravée, datant du XIVème, objet classé monument historique depuis le 8 février 1908.
  • Statue de Saint Avoye : en pierre, du XVIème, classée depuis 31 janvier 1938. Elle proviendrait de la chapelle Notre Dame et Saint Avoye du château de Pleignes sur le territoire de l'actuelle commune de Montcourt-Fromonville (Seine et Marne)[61].
son orgue

C'est en 1923 que le prêtre en charge de la paroisse fit l'acquisition d'un ancien orgue de chœur ayant appartenu à la collégiale Notre Dame de Melun. L'instrument, construit par la maison Roger de Bordeaux, était déjà en très mauvais état et devint, au fil du temps, de plus en plus difficile à utiliser jusqu'à ne plus être en mesure de jouer dans les années 1980 et que l'harmonium [62] de l'église prenne alors sa relève.

Une première remise en état fut entreprise en 1982, et, en 1985, un facteur d'orgues suggèrera d'acquérir un second orgue et de les réunir en un seul et même instrument qui passerait, alors, de 4 jeux et 56 notes sur deux claviers à 10 jeux et 56 notes, restauration qui fut, ainsi, entreprise après une souscription auprès du public.

Malheureusement, le sommier, qui comportait une partie en chêne du XIXème, présentait, lui-même, des problèmes importants puisque, complètement desséché en 2002, il s'était fendu et provoquait des cornements intempestifs.

D'autres travaux importants s'avéraient également nécessaires portant autant sur les transmissions (électrique et mécanique) que sur la soufflerie très usée... bref, après avis déposé en 2004 par un comité d'experts, une reconstruction de l'instrument devenait indispensable.

L'association des Amis de l'orgue se lança alors - avec l'appui de la municipalité - dans le projet de restauration et d’agrandissement de cet instrument qui se réalisera après que les financements nécessaires eussent été bouclés, l'appel d'offres lancé et le facteur d'orgue choisi.[63].

L'église Saint-Sévère est aujourd'hui dotée d'un nouvel orgue, reconstruit par Yves Fossaert de Mondreville (77) à partir de deux instruments, inauguré le samedi 7 décembre 2013 en présence de l'évêque de Meaux, Monseigneur Jean-Yves Nahmias, de Madame Nicole Bricq, ministre du commerce extérieur, de Jean-Jacques Hyest, Sénateur, président de la Commission des lois du Sénat, et de diverses autres personnalités.

D'esthétique romantique allemande (un peu austère par rapport à la beauté et aux couleurs de l'ancien coffre), l'instrument comprend 15 jeux sur 2 claviers et pédalier et fait entendre sa voix au cours des offices mais également de concerts organisés chaque année.

Depuis l'inauguration, en 2013, des organistes réputés se sont produits à l'église Saint-Sévère, tels que Pierre MEA[64], Eric LEBRUN[65], Vincent WARNIER[66], Marie-Ange LEURENT[67], Emmanuel HOCDE[68], Valéry AUBERTIN[69], Christian OTT[70], sans oublier la cantatrice internationale Maryseult Wieczorek.

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Les faïences, grès et céramiques de Marlotte

La faïencerie d'art de Marlotte au début du XXème.
Faïences impressionnistes d'Aristide Bézard réalisées (faïences bleues) à Marlotte et Montigny-sur-Loing (vase marron : Faïencerie Delvaux, XIXème). Collection privée.

De 1880 à 1900, les artistes du village se réunirent au sein de la Société Artistique de Marlotte (également appelé Cercle de Marlotte), puis dans une société nommée «La Casserole», fondée en 1895 et sise au 11 rue Murger. Ils y parlaient, évidemment, peinture, discutaient politique et jouaient également à la "casserole", un jeu dont les règles (cartes? billard ?) nous restent inconnues[71].

La société «La Casserole» bénéficia même d'une réduction (réformée par arrêt du Conseil d’État) de la taxe sur les cercles à laquelle elle était assujettie[72].

C’est au XIXème siécle, à l’éclosion artistique du hameau de Marlotte, que s’installèrent divers peintres et céramistes qui vont faire la réputation du village.

En 1863, Emile-Aubert Lessore, après avoir fréquenté l’école des beaux-arts de Paris, puis exercé ses talents en Angleterre, s’installe dans une ancienne maison d’Henri Murger. Il reçoit des céramiques d’Angleterre et assure leur décoration (notamment avec des angelots) jusqu’à son décès, à Marlotte, en 1876.

Après la guerre de 1870, les peintres Henri Arthur Lefort des Ylouses (dit Henri Lefort - 1846/1912)[73] et Auguste Jouve[74] (1846/1905) créent un atelier à Marlotte où ils mettent au point une technique nouvelle visant à décorer de la lave avec de la barbotine colorée[75]. C'est ainsi que seraient nées les premières céramiques impressionnistes. Ils exposeront leurs œuvres dès 1874 et obtiendront, en 1878, une médaille d’argent à l'exposition universelle de 1878.

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En 1902, le peintre Aristide-Calixte Bézard (1876-1916) et le potier Émile Mousseux (1866-1941) (ancien potier de Georges Delvaux), tous deux anciens ouvriers de la faïencerie de Gien, conjuguèrent leurs talents au sein de la Faïencerie d'Art de Marlotte qui subsista jusqu'en 1933.

Aristide Bézard habitait Montigny-sur-Loing, village voisin qui, lui aussi, connaissait la célébrité pour ses faïences artistiques.

Émile Mousseux s'installa, en 1898, avec sa famille à Montigny-sur-Loing puis à Marlotte, au dessus de la faïencerie d'Art qu'il fondera avec Bézard.

Aristide Calixte BEZARD, peintre sur faïence, travaillait depuis 1894 à l'Atelier de Georges DELVAUX à Montigny-sur-Loing lorsqu'il y fut rejoint par Émile Mousseux.

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Marlotte : Buste de Jeanne d'Arc par E. Leroux[78]
L'ancienne Faïencerie d'Art de Marlotte (2013)

Après la cessation d'activité de Georges DELVAUX, vers 1900, les deux artistes fondèrent la Faïencerie d'Art de Marlotte, située au 11 rue Murger à Bourron-Marlotte (adresse actuelle).

La faïencerie d'Art de Marlotte proposa plusieurs sortes de grès dont, l'une de ses spécialités, un émail nuagé vert de gris que l'on retrouve sur divers objets (voir photos) mais également des céramiques peintes.

Aristide BEZARD décorait les pièces préparées (essentiellement avec des fleurs) par le potier Émile Mousseux, et la production était semblable à celle de Montigny-sur-Loing (céramiques avec décors impressionnistes, grès...).

En fait, les productions de Marlotte, Montigny-sur-Loing (Delvaux), Édouard Gilles (Paris) ou encore de Dominique Grenet (Gien) présentaient une évidente parenté car les artistes se partageaient entre les différentes faïenceries d'Art en fonction des commandes passées par les manufactures. Rappelons, aussi, qu'Aristide Bézard et Émile Mousseux avaient un parcours commun entre Gien et Montigny-sur-Loing avant de créer la faïencerie d'Art de Marlotte.

A Marlotte, Bézard et Mousseux réalisent des décors à la "barbotine"[79], peinture sur céramique (cf. bonbonnière c-dessous).[80]

Les productions sont très variées, depuis des peintures impressionnistes, en passant par des grès artistiques, des statues (buste de Jeanne d'Arc créé par Étienne Leroux, gargouilles de Notre Dame de Cluny, tantôt nuagées vert de gris ou tantôt bleutées), des paysages décorés par Bézard (ex.: La Vanne Rouge à Montigny[81].

Faïencerie d'art de Marlotte : les gargouilles de Notre Dame de Cluny (collection privée)
Vase Jean Renoir (collection privée)

La "faïence impressionniste" ou "faïence artistique" (décorée à la barbotine colorée) se développera, dans la région de Marlotte et Montigny-sur-Loing (village voisin), de 1872 jusqu'au début des années 1920. Elle fut donc très en vogue fin XIXème jusqu'au début du XXème.

Marlotte : paire de bougeoirs (col. privée)

En 1916, après la mort, au champ d'Honneur[82], de son associé, Émile Mousseux assura la fabrication de grès artistiques jusqu'en 1933, date à laquelle il retourna à Montigny où il ouvrit avec son fils un magasin de cycles et écoula les derniers produits de l'atelier[83].

La "Faïencerie d'Art de Marlotte" accueillera divers artistes, peintres, et sculpteurs, qui participeront à son développement, notamment Jacques Van Coppenolle, Octove Saunier, Charles Virion, Gabriel Dufrasne, Nino Busetto, Étienne Leroux...

Louis Baude : vue de village (col. privée)

La faïencerie d'Art de Marlotte, sous la direction de Bézard et Mousseux, utilisera plusieurs signatures pour marquer ses productions, notamment BM Marlotte, Marlotte, BM Marlotte SM.

Le monogramme "BM Marlotte", pour "Bézard et Mousseux" (et non pas "Bourron Marlotte"), gravé ou écrit à la barbotine marron, attestait l'origine des faïences jusqu'en 1914. On relève également la mention de Marlotte gravée ainsi que BM Marlotte SM (SM = Seine et Marne). Après le décès, à la guerre, d'Aristide Bézard, Émile Mousseux signera avec le monogramme "EM" (Émile Mousseux).

En 1922, Jean Renoir emménage à Marlotte après avoir acquis la Villa Saint El au 42, rue Murger.

Son père, Auguste Renoir, fréquentait régulièrement le village entre 1864 et 1871. Il fréquentait, notamment, l'auberge de la mère Antony dont il fit une toile.

Jean Renoir (1894 - 1979) s'essaya, comme son père, à la faïence, d'abord à Cagnes sur Mer, où Auguste s'était retiré, puis à Marlotte.

Après avoir emménagé à la villa Saint El[84] il y installera un four à céramique qui sera détruit vers 1934-1935.

Au cours de la période 1922-1924, Louis Baude, élève d'Auguste Renoir, travaille la céramique avec son ami Jean Renoir dans la villa Saint El[85].

En 1924, Jean Renoir fera l'acquisition de la maison et des ateliers de céramique d’Alphonse Petit à Montigny-sur-Loing qu'il revendra, ensuite à Louis Baude en 1926 (voir les vases photographiés plus haut), pour se consacrer au cinéma avec le succès qu'on lui connaît. Louis Baude poursuivra alors ses activités de peintre céramiste à Montigny-sur-Loing le village voisin qui partageait, d'ailleurs, de nombreux artistes avec le hameau de Marlotte.


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« La Belle Bouille »

Renoir : serveuse d'un restaurant Duval

Une rumeur assez surprenante à circulé sur l’existence d’un restaurant Duval à Marlotte, mais elle semble finalement infondée et son étude permet de mettre un terme à la légende d’un « bouillon Duval » à Marlotte.

En 1854, un boucher établi à Paris (au 15, rue Coquillère), devenu célèbre, Pierre-Louis DUVAL (1811-1870), qui fournissait les cuisines impériales, ouvrait, dans la capitale, le premier "bouillon", restaurant populaire bon marché.

Le succès remporté par Pierre-Louis Duval entraîna la multiplication de ces "bouillons" (trois en 1889 lors de l'exposition universelle) et ils seront, bientôt, concurrencés par d'autres tel que le célèbre "bouillon Chartier", qui existe toujours (7, rue du Faubourg Montmartre à Paris) dans son décor d'origine classé monument historique.

Et c'est là que la légende intervient car une rumeur prétendait que devant le succès des "bouillons" parisiens, Pierre-Louis Duval aurait créé, à Marlotte, un restaurant nommé «La Belle Bouille».

Certes, Auguste Renoir fréquentait les bouillons Duval puisqu’il a peint, en 1875, un tableau intitulé "une serveuse dans un restaurant Duval", conservé au « Metropolitan Museum of Art » à New York.

On sait également que Renoir fréquentait Marlotte et notamment l’«auberge de la mère Antony» dont il a fait une toile conservée, elle, au « National Museum » de Stockholm.

Enfin, Pierre-Louis Duval, lui aussi, a bien fréquenté Marlotte où il avait fait construire, rue Renoult, une maison baptisée « la belle bouille » et qui deviendra, plus tard, « La chansonnière ».

L'existence d'un "bouillon Duval" à Marlotte pouvait d’ailleurs paraître surprenante compte tenu de la faible population du village et de l’existence de deux restaurants populaires très fréquentés par les artistes, l’Auberge Saccault[86] et la célèbre auberge de la mère Antony - également désignée sous le nom d’auberge du Sabot Rouge dans le Livre éponyme d’Henri Murger (1860) - qui était située à l’emplacement de l’hôtel Mallet, 37, rue Murger à Marlotte.

Il n’en reste plus de ces auberges que des souvenirs littéraires et des tableaux dont un de Renoir (voir photo) et un autre de Charles Mercier (1852) sous le titre d’« Auberge du Caniche à Marlotte », conservée dans les réserves du Musée du domaine départemental de Sceaux.

« La Belle Bouille » - devenue, plus tard avec célébrité, « La chansonnière » - a bien existé, mais il s'agissait du nom donnée à la maison de Pierre-Louis Duval et non pas d'un restaurant Duval.

Ainsi prend donc fin la légende d’un bouillon Duval à Marlotte, lancée à la suite d’une confusion entre une résidence privée de notre boucher impérial et les « bouillons » dont il avait couvert Paris.


L'auberge de la mère Antony

Auberge de la mère Antony Marlotte par Renoir, (1866).

Comme l'écrivait, avec beaucoup d'humour, le journaliste Antonio Watripon en 1861[87], à Marlotte les bons vivants se divisaient en deux clans : ceux qui ne juraient que par l'auberge du père Saccault (les Saccautins) et ceux qui fréquentaient celle de la mère Antony (les Antonins).

Le « cabaret de la mère ANTONY »[88] était une auberge de Marlotte, également connue sous les noms de « auberge du Sabot Rouge », mais aussi « auberge de la mère ANTONY » ou encore « auberge des artistes ».

L'auberge fut immortalisée, en 1866, par Pierre-Auguste Renoir qui en fit une toile éponyme : « le Cabaret de la mère Antony ».

Construite en 1850, elle n'existe plus et était située entre l'actuel 35bis et le 37 rue Murger à Bourron-Marlotte[89]. Elle s'élevait à l'emplacement du parc de l'Hôtel Mallet, devenu, en 1923, Hôtel de la Renaissance.

Il ne reste, de cette célèbre auberge, faisant office de cabaret, que quelques pierres qui délimitent une partie du jardin de l'actuel restaurant « La Marlotte »[90], et, surtout, une cave d'environ 40m2 située sous ce jardin. Selon une source locale[91] l'auberge de la mère Antony aurait pu être victime d'un incendie[92].

En 1861, Henri Murger décrit l'auberge dans son roman, "le Sabot Rouge" : « (…) Cette auberge du sabot rouge était plutôt un cabaret qu’une hôtellerie, car Saint-Clair [comprendre Marlotte] n’étant pas un endroit de communication, le passage d’un voyageur n’y est point familier. Ceux que le hasard y amenait, trouvaient bien juste le gîte et le repas, encore fallait-il qu’ils ne se montrassent pas exigeants. La clientèle ordinaire se composait des ouvrier carriers (…) »[93].

Au XIXème siècle les peintres, notamment de l'école de Barbizon, se réunissaient régulièrement au Cabaret de la mère Antony, attirés tant par la forêt que par la modestie des additions et la sympathique Madame Antony, épouse d'un marchand de vin[94] qui s'occupait de la cave.

En fait les deux « gargotes » de Marlotte (l'Auberge Saccault ouverte en 1850 et fermée le 12 mars 1852, et l'« auberge de la mère Antony », ouverte vers 1850) se transformèrent, peu à peu, en auberges fréquentées par les peintres, romanciers (dont Alphonse Daudet, Loÿs Delteil - graveur et critique d'Art -, Henry Murger, Sisley, Renoir, et autres artistes, qualifiés par les frères Goncourt dans leur journal de "bas-peintres"[95].

Ainsi y logèrent notamment :

  • Ernest Reyer, (Louis Étienne Ernest Rey dit Ernest Reyer), compositeur (1823/1909), où il y composa l'opéra « Salammbô ».
  • Rose Caron, (née Rose, Lucie Meunier - 1857/1930), cantatrice française qui interpréta, d'ailleurs, le rôle de « Salammbô » dans l'opéra de d'Ernest Reyer.
Henry Murger : Le Sabot Rouge, édition de 1861. (Source B.N.F.)

Un soir de 1858, le 15 août, Henry Murger, écrivain, y fut décoré de la Légion d'Honneur. Il est l'un de ceux qui firent la renommée de cette auberge, la présentant, dans « Le Sabot Rouge » comme un haut lieu des Arts. Dans son roman, Marlotte s'appelle Saint-Clair, et l'auberge de la mère Antony l'Auberge du Sabot Rouge... On y retrouve "Toto", chien de cirque qui attirait, lui aussi, des clients (et qui figure au premier plan sur la toile de Renoir), tout autant que les tenanciers de l'auberge présentés comme étant Eustache et Héloïse Pampeau.

La toile, de 195 x 130cm, appartient au mouvement impressionniste. Elle est exposée au Nationalmuseum Musée national des beaux arts de Stockholm.

Elle représente la fin d'un repas, au moment où l'on débarrasse la table, les tasses et les assiettes étant empilées de façon précaire .

Cinq personnages y apparaissent, plus un chien couché devant la table :

  • à droite, un homme coiffé d'un feutre clair, ne serait autre qu'Alfred Sisley qui était domicilié à Moret-sur-Loing où l'on peut encore apercevoir sa superbe résidence, à la sortie du Pont en direction de Montereau (77).
  • à la gauche de Sisley, tournant le dos entre les deux hommes assis, la mère Antony, propriétaire de l'auberge, coiffée d'un fichu (appelé "marmotte") enveloppant la tête et noué sur le front.
  • Assis (de droite à gauche), après la tenancière, un homme au visage glabre, écoute Sisley. Il s'agirait d'un peintre hollandais, paysagiste et animalier.
  • Vient ensuite (toujours de droite à gauche sur la toile, un homme, debout et barbu, Jules Le Coeur, un ancien riche architecte reconverti peintre qui roule une cigarette. Jules Le Coeur avait acquis, à Marlotte (qui était, à l'époque, un hameau de Bourron) une résidence et un atelier en 1865.
  • La « superbe fille »[99], à gauche, qui sert à boire était la servante "Nana"*
  • Derrière la servante Nana, la silhouette de Mürger, un ami de Renoir

Enfin, devant la table, est allongé "Toto XIV"[100], un caniche blanc qui avait une patte de bois.

On observe, posé sur la table, devant Alfred Sisley l'éphémère journal L'Événement (journal français), créé en 1865 par Hippolyte de Villemessant et disparu le 15 novembre 1866 pour se fondre avec Le Figaro dont Villemessant prendra la direction.

Derrière, sur le mur, des caricatures peuvent être aperçues. Renoir en décrit, lui-même, les motifs :

« Quant aux motifs qui constituent le fond de mon tableau, je les avais empruntés à des sujets peints à même le mur. C'était là l'œuvre sans prétention, mais souvent très réussie, des habitués de l'endroit. Moi-même j'y avais dessiné la silhouette de Mûrger, que je reproduisis dans ma toile, en haut à gauche. Certaines de ces décorations me plaisaient infiniment, et je ne cessais de recommander de ne jamais les faire gratter. J'avais même cru les avoir mises complètement à l'abri de la destruction en disant à la mère Antony que, si la maison devait être un jour démolie, elle pourrait tirer un bon prix de ses fresques ».[101]


Des maisons chargées d'Histoire : le cœur battant de Bourron et de Marlotte

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Le nombre de maisons, villas, et anciens hôtels qui composent la mémoire de Bourron et de Marlotte, est impossible à lister ici. Dans un ouvrage, parfaitement documenté[104] Marie-Claude Rœsch-Lalance répertorie pas moins de 34 adresses sur Bourron et 74 sur Marlotte ayant hébergé des personnalités diverses dont 293 figurent dans le document original de 1986, réédité et mis à jour en 2005 !

Seule une petite sélection, nécessairement arbitraire, permet de donner un avant-goût du romantisme de cette commune francilienne et l'envie de se renseigner, notamment auprès de l'Office de Tourisme et des Amis de Bourron-Marlotte. La lecture des ouvrages et bulletins publiés par cette association permettra, aussi, de préparer un voyage initiatique vers le passé et le présent culturels au travers de quelques adresses particulièrement intéressantes :

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  • Au 126 bis, rue du Général Leclerc (ancienne Grande rue), la villa « les Ypréaux » abrita l'artiste-graveur, illustrateur, peintre et lithographe Jean-Émile Buland.
  • Au 162 bis, rue du Général Leclerc (ancienne Grande rue), sous le bâtiment, se trouve une cave voutée du XIIème siècle. Cette salle souterraine est inscrite depuis le 18 mars 1926 à l'inventaire des monuments historiques.[105]
  • Au 100 rue Gambetta, la maison de Giuseppe Palizzi.
  • Au 14 rue Cicéri, la villa « L’Âtre» de Joseph Szulc (1875-1956), musicien polonais, pianiste, violoniste, chef d'orchestre, considéré comme l'un des meilleurs interprète de Chopin.
  • Au 37, rue Allongé, la villa « les Clématites » abrita l'artiste-peintre Auguste Allongé
  • Au 11, rue Murger, l'ancienne faïencerie de Marlotte (cf. infra)
  • Au 16, rue Murger, habitat Jules Le Cœur, peintre et architecte (1832-1882)
  • Au 37 rue Murger s'élève l'ancien hôtel de la Renaissance, devenu hôtel Mallet où s'élevait, autrefois, l'auberge de la mère Antony. Il est aujourd'hui un immeuble réhabilité dans lequel ont été implantés des logements sociaux.
  • Au 42, rue Murger, la villa Saint El qui abrita, notamment, Jean Renoir. Il l'avait acquise en 1922, tentera de se lancer dans la céramique en y installant un four[106], avant de devenir cinéaste, puis revendra la villa en 1940 lors de son départ pour les États Unis.
  • Au 54, rue Murger, « La Roche Beauregard » fut occupée, pendant près de deux siècles, par une présence artistique. D'abord elle fut habitée par Théodore Caruelle d'Aligny (1798-1871), l'un des premiers peintres à s'installer à Marlotte. En 1854, elle devient propriété de Pierre-Edouard Cléry, peintre (1822-1895), avant d'être occupée, en 1890, par Émile Michel (1828-1909), artiste peintre et écrivain d'art dont la famille conservera la propriété jusqu'en 1970. Enfin, Madeleine HOUT BESSON (1915-2012), artiste peintre, élève d'Yves Brayer, l'occupera.[107]
  • Au 52 rue Renoult, la résidence construite par le boucher impérial Pierre-Louis DUVAL (voir ci-dessus «La belle Bouille»), devenue « La Chansonnière ». Elle servit, de 1922 à 1950, de salon musical et littéraire sous l'impulsion de Jules Boucherit (violoniste) et de Magda Tagliaferro (pianiste).
  • Au 77 rue Delort, le peintre Paul Margueritte résida dans la villa éponyme (ensuite appelé le Pignon), après avoir abrité le peintre Cesar Detti, décédé en 1914 et inhumé au cimetière de Bourron.
  • 1 rue Burat (angle Pavé du Roy/N7-D607) «les Charmettes»[108] qui logea Alfred de Musset mais aussi que le peintre Jehan Pecard occupa[109].
  • Au 60, rue du Général De Gaulle, La Sittelle a hébergé Georges Julien Sortais, artiste peintre, écrivain et expert d'art et marchand de tableaux[110]
  • Au 76 rue du Général de Gaulle, la maison de Marie-Ange HENRY, violoniste (1897-1983) qui fut, aussi celle d’Édouard Pépin (1853-?), peintre et sculpteurs, 2eme prix de Rome de sculpture[111].

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Venelles, chemins, sentes, puits et pompes anciennes : voyage dans un autre temps

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Ce puits, disparu, s'élevait à l'entrée de la rue Palezzi
Ancien puits du 41 rue Murger
Hôtel de la renaissance, puits de l'ancienne cour aux Glycines, début XXème (C.P.A.)

Au détour des rues du village, on peut découvrir d’étonnants sentiers, puits et pompes anciennes qui, comme par miracle, ont conservé tout l’attrait des temps ancestraux.

Ainsi le pavage de la rue Delort qui nous transporte à l’époque des impressionnistes[112], comme l’incroyable chemin des Trembleaux, entièrement pavé a l’ancienne[113], authentique témoin d’un passé disparu,[114] qui nous téléporte quelques siècles en arrière, à partir de la principale rue de Marlotte!

Comment ne pas s’étonner devant les puits miraculeusement conservés des rues Delort, du Maréchal Leclerc (implanté dans le mur d’enceinte du château), ou encore celui de la rue Palazzi, aquarellé par Victor Lhuer[115] , sans oublier les anciennes pompes manuelles qui surgissent, parfois, au détour d’une rue, comme celle de la rue De Penne.

Autre puits disparu rue Murger

Les puits jouaient un grand rôle, autrefois, alors que l'eau courante n'existait pas encore dans les habitations. Les villageoises s'y rendaient plusieurs fois par jour pour puiser l'eau nécessaire à la vie courante (boisson, lessive, toilette...) mais elles s'y retrouvaient, aussi, pour bavarder l'époque proposant peu de distractions aux ménagères (pas de radio, pas de télévision, pas de voiture pour s'échapper...). A l'heure du french cancan parisien, à Bourron et à Marlotte, comme dans tous les villages de France, les "cancans", eux aussi, volaient de bouches à oreilles, et notamment, autour d'un comptoir pour les hommes, et des puits pour les femmes.

Outre ce rôle social, les puits servaient également en cas de feu - les bornes d'incendie n'existaient pas non plus - et il se créait, alors, des chaînes de volontaires pour aider à circonscrire les sinistres, les sceaux passant, alors, de mains en mains.

Malheureusement beaucoup de puits ont disparu au fil des temps, comme, par exemple, celui qui s'élevait rue Murger ou encore celui érigé à l'entrée de la rue Palezzi, tandis qu'un autre, à la fin de cette même voie, a miraculeusement survécu (voir photos). Mais nombre d'habitations disposaient, elles aussi, d'un puits privé qui permettait de bénéficier de l'eau à l'intérieur même d'une propriété.

Comment ne pas être transporté hors du temps en empruntant quelques sentes qui sillonnent encore le village et qui ont gardé toute l’apparence d’antan (mais pour combien de temps ?) telles que :

  • le Chemin de la Claie qui commence entre le 22 et le 24 rue Delort où l’on peut découvrir un romantique pont, reliant deux propriétés et surplombant le sentier,
  • le passage Heseltine qui relie la rue Armand Charnay à la rue de Penne,
  • la « Ruelle du Puits » qui relie la rue Auguste Allongé à l’ancien parc de l’hôtel Mallet et la ruelle de la Cour de Puits qui, sur sa droite, rattrape la rue du Général de Gaulle.

Autant de curiosités qui entraînent le visiteur dans un paysage d’autrefois que la modernité à souvent fait disparaître de nos villes et de nos campagnes.


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L'essor hôtelier de Bourron et de Marlotte

Marlotte : L'hôtel de la Renaissance au début du XXème (collection privée)
Marlotte : Papier à lettres hôtel de la Renaissance (collection privée)
Marlotte : Salle à manger de l'Hôtel La Renaissance (CPA)
Marlotte : l'hôtel du pavé du Roy, coté Bourron. (CPA)
Marlotte : Salon de l'hôtel Mallet (CPA)
Marlotte : hôtel de la gaité (coté Bourron) de Raoul Moineau (CPA)
Marlotte : l'ancien hôtel de la Maison Blanche, angle rue Murger et rue Delors, après agrandissement.
Marlotte (coté Bourron): l'ancien hôtel, café, restaurant de la Gare, Maison Simon (collection privée)
Marlotte : le restaurant de l'ancien hôtel de la Maison Blanche, angle rue Murger et rue Delors.
Marlotte : l'ancien hôtel de la mare aux fées aujourd'hui disparu (CPA)
Marlotte : L'ancien hôtel "A la Maison Blanche", maison Dendoncker, angle rue Murger et rue Delors (avant agrandissement)
Marlotte : restaurant de l'hôtel de la mare aux fées (rasé) (CPA)
Marlotte : l'annexe de l'hôtel Mallet.
Marlotte : L'ancien hôtel-restaurant Les Chimères, 84 rue Murger (CPA)
Marlotte : l'entrée du parc de l'ancien hôtel Mallet (CPA)

Si Bourron-Marlotte est, aujourd’hui, une commune essentiellement résidentielle, Bourron et Marlotte furent la source, à la fin du XIXème siècle, d’une véritable éclosion hôtelière lorsque les peintres, attirés par la colonie artistique du village, s'y donnaient rendez-vous.

Certains étaient hébergés chez l’habitant – parfois artiste lui-même - les plus aisés disposant d’un logement à Marlotte ou à Bourron dont ils étaient, parfois, propriétaires. Il existait aussi des pensions de famille.

Toutefois, au départ, il ne semblait pas exister d'hôtel, mais seulement deux auberges[116], modestes, tenues l'une par le père Saccault, menuisier de son état, l'autre par la mère Antony, épouse d'un marchand de vin.

L'auberge Saccault a pu être localisée dans l'actuelle rue Delort, selon les explications du peintre Amédée Desnus[117] décrivant son arrivée à Marlotte, l'auberge Antony se trouvait, elle, Grande rue (actuelle rue Murger).

Certains journaux d'époque[118] parlent, aussi, d'une «Auberge du caniche», située en plein champs, dans laquelle on entrait plus facilement que dans un moulin, dont la propriétaire était la mère Antony assistée de sa fille et serveuse «Nana».

Une toile de Charles Mercier[119] reproduit, d 'ailleurs, cette «Auberge du caniche» qui, visiblement, ne ressemble pas à la Grande rue de Marlotte (actuelle rue Murger). L'auberge du caniche et celle de la mère Antony sont elles un seul et même établissement ?

Sans remonter jusqu’en 1650, où existait une «Auberge des chasses royales» (au Pavé du Roy) ensuite devenue la ferme du Pavé du Roy, Bourron et Marlotte comptèrent, vers la fin du XIXème et au début du XXème siècle, divers établissements hôteliers et auberges ce qui démontre l'extraordinaire vitalité du village après sa colonisation par les artistes.

Cette expansion des établissements fut favorisée, bien sûr, par l'attrait des personnalités qui s'y installaient, notamment par la présence d'Henri Murger, mais sans doute, également, par le fait que nos moyens modernes de transports n'existaient pas et qu'il fallait donc se rendre dans le village à pied (ce que faisaient certains artistes, notamment depuis Barbizon ou Montigny), en diligence ou à cheval, soit par le train, ce qui facilita, probablement, la villégiature hôtelière et les séjours prolongés dans Bourron et dans Marlotte.

Par ailleurs, Bourron était situé sur l'axe Paris Lyon (via Fontainebleau et Nemours) et Marlotte attirait, comme nous l'avons vu, de très nombreux artistes, français et étrangers, venus de la région, de Barbizon, de Moret, de Fontainebleau, mais aussi de Paris etc...

Il ne reste plus, aujourd’hui, qu'un seul établissement ouvert - «Le Martingo» (ancien hôtel de la Paix) - pour assurer la continuité de cette époque, et les souvenirs qui demeurent sont des photographies provenant d’anciennes cartes postales.

Un certain nombre de bâtiments ayant survécu ont été transformés en résidences privées. Ils témoignent de ce passé prestigieux pour le plus grand plaisir des touristes, des Bourronais et des Marlottins.

Signalons, pour information, des établissements qui, situés sur la commune de Montigny-sur-Loing étaient considérés comme faisant partie de "Montigny-Marlotte" (avant que Bourron et le Hameau de Marlotte ne fusionnent pour donner naissance à la commune de Bourron-Marlotte), comme, par exemple, l'hôtel de la forêt à Montigny-Marlotte[120].

Pour mémoire, rappelons que le train, lui-même, était desservi par la gare de Montigny-Marlotte (cf. supra, rubrique : moyens de communication et transports).

Aujourd'hui, Bourron-Marlotte n’a pas abandonné sa tradition hospitalière puisque le château propose des chambres et suites luxueuses dont celle réservée, en 1725, à la future Reine de France, Marie Leszczynska, au moment de son mariage avec le futur Louis XV.

La légende prétend que la Reine de France aurait perdu un diamant dans le parc du château de Bourron... et , qui sait, peut-être un promeneur le retrouvera-t-il... au gré d'une promenade romantique dans les jardins !

Un restaurant gastronomique, inscrit au guide Michelin, s'est installé dans l'ancienne orangerie du château : "LES PRÉMICES" - situé au 12bis rue Blaise-de-Montesquiou à 77780 Bourron-Marlotte[121].

Il existe, également, des gîtes ruraux qui ont remplacé les anciens hôtels de la commune ainsi qu'un terrain de camping à l'entrée du village.

Il reste donc possible, pour des visiteurs qui souhaiteraient découvrir la commune, et ses environs forestiers immédiats[122] (la Mare-aux-Fées, la Gorge-aux-Loup, la route du Long Rocher, la route des Forts de Marlotte, Redoute de Bourron, Grotte Béatrix, Grotte du Croc Marin),[123] de loger facilement quelques jours à Bourron ou à Marlotte, que ce soit au château ou dans une chambre ou maison d’hôtes.

Sur le plan hôtelier, Bourron et Marlotte comptabilisèrent divers établissements pour la plupart disparus tels que :

  • L'hôtel-restaurant du Pavé du Roy située sur la route de Fontainebleau à Nemours (D607 -ancienne N7). Il n'existe plus de commerce à cette adresse, la maison ayant été transformée en résidence privée.
  • Hôtel-café-tabac-restaurant "Carmantrant" route de Montigny sur Loing. En fait il prendra, ensuite, la dénomination "Au bon Coin" (cf. infra).
  • Hôtel-restaurant "Au bon coin", 2 rue Armand Charnay à Marlotte (ancienne route de Montigny). L'immeuble existe toujours mais a été transformé en logements. Un bistrot a subsisté à cette adresse jusque dans les années 1980.
  • Hôtel et café de la Paix : le bâtiment, situé au 59 rue du général de Gaulle à Bourron-Marlotte, existe toujours. Le Café de la Paix a servi de décor au film J'attends quelqu'un (cf. cinéma en 2007). Il est, aujourd'hui, devenu une brasserie et un hôtel sous enseigne "Le Martingo". Au début des années 1900 il était tenu par L. Poinsard.
  • Hôtel de la gaité, à Bourron, tenu par Monsieur Raoul Rousseau au début des années 1900 qui proposait, dans les mêmes lieux, des activités de café, hôtel, atelier d'artiste, épicerie et mercerie.
Marlotte : partie du jardin du restaurant Les Chimères (CPA)
  • Restaurant "Au signal d'arrêt", route de Nemours à Fontainebleau (D607 ancienne N7) au pavé du Roy
  • Hôtel de la Mare-aux-Fées : situé au 83 rue Murger à Marlotte, l'hôtel n'existe plus ayant été rasé dans les années 1970. André Billy, journaliste et écrivain, y séjourna au cours de l'été 1903. Jean Gabin, y séjourna également dans les années 1950.[124]
  • Restaurant les Chimères 85, rue Murger. Cet hôtel-restaurant n'existe plus. La propriété est désormais ceinturée par des murs et de la végétation qui l'occultent mais l'image satellite semble confirmer les formes conservées du bâtiment. La propriété fut construite en 1927 par Monsieur GENCE qui en fit un restaurant réputé.
  • L'Auberge Saccault qui semble être localisée rue Delort (peut-être au 28 ce qui n'est pas certain). Elle aurait été fermée, en 1857, par arrêté préfectoral. A la suite d'une réflexion du patron à une relation de Murger, ce dernier partit à l'Auberge de la mère Antony en y entraînant ses amis artistes.
  • Après la fermeture de l'Auberge Saccault, les époux Mallet - dont le mari était bourrelier - créèrent une épice-buvette, puis une Auberge Mallet concurrente de celle des époux Antony, tout en recherchant une clientèle moins désargentée que celle des jeunes artistes, hirsutes et sans le sou, qui fréquentaient l'auberge Antony voisine.
  • L'Auberge de la mère Antony, immortalisée par le célèbre tableau de Renoir, se tenait à coté de l'hôtel Mallet, 37, rue Murger. Elle n'existe plus et il ne resterait, de cette auberge, qu'un escalier de pierre menant à la cave[125], à l'entrée du parc de la Renaissance. L'auberge était très prisée des artistes.
  • Hôtel Mallet : A l'origine, le superbe bâtiment, surnommée "le château", fut édifiée par le baron Alfred de Niedermeyer, qui n'était autre que le fils d'un musicien suisse, Louis de Niedermeyer. En 1905, elle est achetée pour agrandir une auberge fondée vers 1860 par Mme Mallet et son mari bourrelier, et devient l'hôtel Mallet. L'hôtel Mallet est né d'une petite épicerie, ouverte en 1860 par Louis-Jules Mallet, qui en viendra à servir des repas puis à louer quelques chambres. Elle fera, en cela, concurrence à l'auberge de la mère Antony jusqu'en 1870. L'épicerie de Louis-Paul Mallet se transforme alors en hôtel. Le succès de Marlotte, grandissant avec les artistes y séjournant, suggèrera à la faïencerie d'Art Boué & Petit (Montigny-sur-Loing) d'y déposer ses productions, en consignation, pour les proposer à la vente aux touriste de passage[126].
  • Hôtel de la Renaissance. En 1905, nait l'hôtel de la Renaissance après acquisition, par le fils de Paul Mallet, d'une propriété voisine, appartenant à M. Alfred de Nidermayer. Elle est intégrée à l'hôtel Mallet qui, en s'agrandissant, devient le très luxueux "hôtel de la renaissance.". L'hôtel est alors fréquentée par une clientèle bourgeoise plus sophistiquée, et surtout plus argentée, qui prend la place des artistes impécunieux. Son papier à lettres (cf. photo) présente l'établissement comme un hôtel, café, restaurant dirigé par Paul Mallet fils, propriétaire, avec 100 chambres et électricité. En 1923, la direction de l'hôtel est reprise par Albert Peronnet dont la famille exploitera l'établissement jusqu'en 1952. Les superbes bâtiments existent toujours et méritent, à eux-seuls, le détour. L'hôtel disposait d'un grand parc, d'un tennis, de salons, de plusieurs salle à manger (intérieure, extérieure), d'un transport hippomobile pour aller chercher les pensionnaires à la gare de « Montigny-Marlotte ». A partir de 1992, une partie des bâtiment est transformée en logements sociaux, à l'issue d'un partenariat entre la municipalité et une société d'H.L.M. de Nemours.
  • Hôtel de la Maison Blanche, situé au 26-28 rue Murger, à l'angle de la rue Delors, le bâtiment existe toujours mais a été transformé en logements et commerces.
  • La pension Printania (pension - thé - restauration)
  • la Villa "Caprice", pension de famille tenue par Madame HENNING (téléphone 64 à l'époque).
  • l'Hôtel café-restaurant-buvette, Maison M. Simon, dont le bâtiment existe toujours, place de la Gare[127].
  • L'hôtel restaurant de la route bleue, sur la route de Fontainebleau (actuelle D607 et ancienne N7);

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Le musée de la mairie  : peintures, gravures, lithographies, dessins et sculptures

Les 100 ans du musée

L'une des curiosités à ne pas manquer, en visitant le village, est la mairie-musée de Bourron.

En 1906, Charles Moreau-Vauthier , à la fois peintre et écrivain, s'installe à Marlotte (22, rue Marceau) et propose aux artistes du village de faire le don d'une ou plusieurs de leurs œuvres en vue de créer un musée local : la mairie-musée était née et une exposition s'est tenue à Bourron-Marlotte, en novembre 2007, sous le double parrainage de la municipalité et du Conseil général de Seine et Marne, pour fêter les 100 ans de la mairie-musée.

La coutume perdure toujours actuellement, de telle sorte que la mairie-musée dispose d'un patrimoine d'au moins 190 œuvres d'art, peintures, gravures, lithographies, dessins, sculptures, dont de grands noms du XIXème siècle tels que Charles Delort, Armand Point, Arthur Heseltine, Eugène Cicéri etc...

Les œuvres représentent, notamment, les différents courants picturaux couvrant la période du XIXème jusqu'aux années 1930, mais également des dons plus récents ainsi, bien sûr, que des faïences de Marlotte.

Les collections peuvent se visiter aux heures de bureau (sur réservation pour des groupes) et l'on peut, par exemple, y voir une toile de Charles Moreau-Vauthier représentant une écolière (cf. affiche des 100 ans).


Personnalités liées à la commune

L'ancienne Poste de Marlotte, Grande rue, en 1910 (ce qui correspond au 1, rue Murger)[128]

Bourron-Marlotte, depuis le XIXème siècle, est le terroir de nombreux artistes et écrivains qui y ont résidé ou séjourné. Certains ouvrages anciens, comme la Gazette des Beaux-Arts d'avril 1870[129], séparent d'ailleurs la commune en deux entités : Marlotte avec, par exemple, la présence des artistes-peintres Cicéri, Farjour, Hone[130], Orry, et du sculpteur Brunet, et Bourron avec celle de Messieurs Godefroy, De Hagemann et Tartarat, artistes-peintres.

Il est vrai qu'à l'époque Marlotte était un hameau de Bourron.

La liste de personnalités et d'artistes, célèbres ou moins connus du public, ayant habité ou séjourné dans la commune est beaucoup trop volumineuse pour qu'elle puisse être exhaustive mais on peut, par exemple, en recenser quelques uns, classés par ordre alphabétique et par affinités (peintres, sculpteurs...), en y ajoutant quelques portraits, arbitrairement sélectionnés faute de place, ainsi que certaines œuvres qui ont une relation directe avec la commune.

Parmi les personnalités qui ont fréquenté Marlotte, il semble nécessaire de mentionner le nom d'Amédée Besnus, car, outre le fait qu'il peignait lui-même, il laissera un extraordinaire témoignage sur le village, dédié à son fils et publié en 1898 chez Paul Ollendorff[131], dans lequel il explique comment, en juin 1852, il découvrit Marlotte et ses artistes, après avoir été pris en quelque sorte en "carriole stop" par le peintre Deshayes[132] qui revenait du marché, avec Madame Saccault, aubergiste du village. Cet ouvrage, outre qu'il décrit Marlotte à partir de 1852, permet d'identifier les peintres et poètes qui fréquentaient la colonie artistique de Marlotte, et permet, également, de localiser l'auberge Saccault dans la rue Delort, grâce à la description de son arrivée dans le village.


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Période du XIXème siècle (et antérieure)

peintres

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Pierre Auguste Renoir vers 1875, peintre
Théodore Rousseau, peintre
Eugène Lavieille, peintre
Paul Vayson, peintre
Albert Rigolot, peintre
Célestin Nanteuil, peint par lui même. (Col. privée)
Célestin Nanteuil, photographié par Nadar (BNF)
Nicolae Grigorescu, peintre.[135]
Constant Dutilleux (1807-1865), peintre.
  • ALLONGÉ Auguste, qui résida dans la rue qui porte son nom, au numéro 37. Il est inhumé au cimetière local.
  • BERCHÈRE Narcisse (1819-1891) peintre fréquenta, lui aussi, l'auberge Antony de Marlotte et exposera diverses œuvres sur Marlotte au salon de 1846 dont "Vue prise à Marlotte" et "Grand chêne de la Marre aux Fées" ou encore "Le Dédale du Long Rocher"
  • BRETON Jules (1827-1905), qui se qualifiait de "peintre paysan" séjourna à Marlotte une partie de l'été 1857[137].
  • BESNUS Michel Amédée, (1831-14909), peintre paysagiste, aquafortiste et accessoirement écrivain. Élève de de Vassor et de Léon Cogniet. Il expose, pour la première fois, des paysages au salon de Paris en 1859. Il fréquentait l'auberge du père Saccault à Marlotte.
  • CÉZANE Paul, (1839-1906), artiste-peintre et ami d’Émile Zola, habitait Marlotte en 1860 et fréquentait l'auberge de la mère Antony
  • CEZANNE Paul (1872-1947), fils du peintre et ami de Jean Renoir, s'installera à La Nicotière, 158 rue du Général Leclerc.
  • CHARNAY Armand (1844-1916), a résidé, pendant 40 ans, dans sa villa de Marlotte située au 37 rue Armand-Charnay[138],
  • DELORT Charles Édouard, peintre, qui occupa La Nicotière, 158 rue du Général Leclerc et décéda à Bourron-Marlotte en 1895.
  • DELESSARD Auguste-Joseph (1827-1890), est un peintre français, portraitiste, paysagiste, lithographe et graveur qui habita à Paris (23 rue Oudinot) et qui partit en Norvège, puis Amérique du Nord. On lui connaît une toile sur Marlotte dénommée «A Marlotte» n° 571 au catalogue illustré du salon des artistes vivants de 1874 et exposée au salon le 1er mai 1874[140].
  • DE MONTHOLON François, Richard, peintre français (1856/1940) de la période post-impressionniste. Il a, notamment, créé une charmante gravure dénommée La Chapelle de Bourron[141].
  • DE SACHY Henri Émile, peintre français du XIXème siècle[142], ami de Louis RAULT et conseiller municipal de la commune.
  • DETTI Cesare Augusto (1847-1914) peintre orientaliste italien ayant fait carrière en France.[143]
  • DIDIER Jules, DIDIER (jules), né à Paris, élève de MM. Léon Cogniet et Jules Laurens, habitait Paris (27 rue de Fleurus). Il se rendit à Marlotte et peint une étude intitulée "une rue de Marlotte" qui sera exposé au salon du Grand Palais des Champs Élysées le 15 juin 1857.
  • DIRIKS Karl, Edvard, (1855-1930) est un peintre norvégien rattaché au courant de l'impressionnisme. Il a peint principalement des paysages, et a fait un séjour en France en 1909, une de ses toiles est exposée au musée des beaux-arts de Lyon. A Marlotte il a peint un tableau intitulé : La Plaine de Bourron près de Marlotte.
  • GRIGORESCU Nicolae (1838-1907), a d'abord séjourné à Barbizon (hôtel des artistes) puis à Marlotte de 1867 et 1869. Il était considéré comme le chef de file de l'art indépendant roumain et était membre de l'académie roumaine. Il se serait installé à Marlotte, semble--il pour échapper, selon Alexandru Vlahuţă, à l'attirance d'une fille de Millet dont il ne se sentait pas digne[145].
  • GUIGNERY (G.-A), a exposé une toile de la mare aux fées au salon 1892 (cf. infra). Il s'agit probablement de Gustave GUIGNERY (1864-1941), peintre, inhumé au cimetière Montparnasse (7ème division) qui aurait donc également fréquenté Marlotte et, pour le moins, l'envoûtante "mare aux fées" qui a séduit de nombreux artistes.
  • HAGEMAN (Godefroy de), peintre, élève de M. Palizzi, habitait Bourron et a peint, notamment, «une vue d'Episy» (Seine et Marne) présentée à l'exposition nationale 1864 au Palais des Champs Élysées.
  • HARPIGNIES Henri Joseph (1819-1916). Il a peint la forêt de Fontainebleau et fréquenta Troyon, Corot et, à Marlotte, Henri Murger.
  • HONE Nathaniel, (1831-1917) peintre irlandais, y séjourna cinq ans[146].
  • JOUVE Paul, Pierre (1878-1973), peintre, sculpteur et céramiste, membre de l'académie des beaux-arts, né à Marlotte le 16 mars 1878.
  • KREUTZER Alexander, peintre (1860-1917) né à Caracas d'une famille d'origine allemande. Il résidait 16, rue Murger, bien que possédant un appartement à Paris. Sa mère est inhumée au cimetière de Bourron-Marlotte dans une sépulture très spectaculaire, comprenant un sarcophage surélevé.
  • LAURENS Jules (1825-1901) artiste peintre et lithographe français, fréquenta, lui aussi, Marlotte et exposa au salon du Grand Palais, le 15 juin 1855, une lithographie intitulée "lever de lune près de Marlotte"[147]
  • LAVIEILLE Eugène (1820-1889), a peint la région de Fontainebleau et a laissé un tableau intitulé "Après l'orage, souvenir de Fontainebleau vue prise au plateau de Marlotte"
  • LEBAS Gabriel-Hippolyte (1812-1880) : de l'école de Barbizon, élève de Granet, peintre de paysages, marines et aquarelles, s'est également laissé charmé par l'environnement du village avec un tableau « Environs de Marlotte » mis aux enchères en 2004 (cf. infra).
  • MAZARD Alphone Henri (1865-1939), fréquenta Marlotte où il peint "Fin de juillet (Marlotte)" qu'il exposa au salon de 1895 (cf.infra)
  • NANTEUIL Célestin, peintre romantique et illustrateur, y est mort en 1873. Il est inhumé au cimetière de la commune.
  • MOUCHOT Louis, peintre, né à Paris, élève de Drolling et de M. Belloc, habitait Bourron[148]. Il exposa au Palais des Champs Élysées à l'occasion du salon national 1864[149]
  • ORRY Ablel, peintre (1839-1886), habitait, en 1861, à la fois Paris (10, rue des Beaux Arts), et à Marlotte[150].
  • PALIZZI Giuseppe, peintre italien (1812-1888) [151] qui s'installe à Marlotte[152] jusqu'en 1860, après un séjour à Barbizon, tout en conservant un atelier à Paris[153]. Palizzi, qui adorait peindre des chèvres, obtiendra l'autorisation d'élever, en forêt, près de la Mare-aux-Fées, une cabane qu'il nomma "La Gobba" où il remisait son matériel (toiles, chevalets...). "La Gobba" sera rasée après le décès du peintre.
  • PECHE Alexandre Mathurin (1872-1957), artiste-peintre et sculpteur, élève d'Aimé Millet, d'Augustin-Jean Moreau-Vauthier, de Gautier et de Thomas à l'École des beaux-arts de Paris. En 1898, il dirige les travaux d'art d'une fonderie de bronze à Auray. Il rentre à Paris en 1900 et collabore à la décoration du palais du génie civil pour l'Exposition universelle. Il est reçu membre de la Société des artistes français en 1904. Il est également membre de la Fondation Taylor. Il obtient les palmes académiques en 1935. Il a fréquenté la région de Fontainebleau et peint, notamment, "Le chaos d'Apremont" (Fontainebleau 1926) et "Rocher à Marlotte"[154].
  • POINT Armand (1860-1932), peintre orientaliste à ses débuts, créateur d'une communauté d'artistes, la confrérie Haute-Claire, à Marlotte.[155]
  • RENOIR Pierre-Auguste, qui composa, dans une auberge de Marlotte, la célèbre toile : l'Auberge de la mère Antony;
  • RIGOLOT Albert Gabriel (1862-1932), fréquenta lui aussi la mare aux fées qu'il présenta au salon de 1892 (cf. infra).
  • ROUSSEAU Théodore (1812-1867) : de l'école de Barbizon (décédée en cette commune) a peint, notamment, une toile dénommée « Vue de Marlotte » (cf.infra).
  • SAUNIER Alfred-Octave [156], artiste peintre[157] élève et neveu d'Eugène Cicéri qui habitait au 10 rue Cicéri à Marlotte. [158]
  • SOBESLAV PINKAS Hyppolyt, peintre tchèque (07/10/1827-30/12/1901) qui fréquenta régulièrement la colonie artistique de Marlotte[160]
  • TARTARAT Georges-Oscar, peintre, élève de son père, né à Sainville (Eure-et-Loir) habitait Bourron. Il exposa en 1864 une toile représentant un Hallali de cerf à l'exposition nationale du Palais des Champs Elysées.
  • THIRION Eugène (1839-1910), a notamment peint une réunion du Conseil Municipal de Bourron en 1909 exposée au Château de Nemours
  • VEYRASSAT Jules Jacques (1828-1893), peintre et graveur de l'Ecole de Barbizon. L'une se des toiles « Plateau de Marlotte, près de Fontainebleau » a été mise en vente en 2004 à Fontainebleau (cf. infra).
  • VAYSON Paul (1841-1911), peintre français a fréquenté l'auberge Antony de Bourron-Marloette et peint "La forêt de Fontainebleau" en 1865, et, en 1870, une toile intitulée "Aux environs de Marlotte".
  • WEISS Émile Georges dit Géo Weiss (1861-1929), peintre. Ayant fait ses débuts au Salon de Paris en 1880, il expose régulièrement au Salon des artistes français. Il est un des fondateurs du Salon d'automne dont il devient le trésorier. Parmi les toiles exposées au salon d'Automne, divers tableau sur Montigny-sur-loing[161] et, en 1928 : "Les Bouleaux (Marlotte)"

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écrivains et cinéastes
  • George Sand,
  • MUSSET Alfred,
  • MURGER Henri, écrivain français.
  • RENOIR Jean, cinéaste, qui habita la Villa Saint El, 42 rue Murger et tourna certains films dans les rues de la commune
  • ZOLA Émile, qui rédigea l'Assommoir à l'auberge de la mère Antony[163]
  • WATRIPON Antonio (1822-1864)[164] Journaliste, écrivain, il publia des romans, des pièces de théâtre, des poésies et des chansons. Il écrivit un "courrier de Marlotte" à son ami Nadar, en 1861, depuis la maison d'Henri Murger, pour présenter, avec enthousiasme, le village et ses auberges.[165] Nadar dessina une caricature de WATRIPON actuellement déposé à la Bibilothèque Nationale de France.

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sculpteurs, céramistes, graveurs, musiciens, compositeurs, cantatrices, chanteurs...
Charles-Olivier de Penne, par Arthur Le Duc[167].
Marlotte : la rue Murger photographiée fin 19ème par Achile Quinet.


  • BULAND Jean-Émile (1857-1938), graveur, artiste-peintre, lithographe et illustrateur français (frère du peintre Jean-Eugène Buland).
  • CARON Rose, (née Rose, Lucie Meunier - 1857/1930), cantatrice française, logea à l'auberge de la mère Antony (Auberge du Sabot Rouge), à la même époque (1890) qu'Ernest Reyer dont elle interpréta, d'ailleurs, le rôle de « Salammbô » dans l'opéra de ce compositeur.
  • CLAUDEL Camille, femme sculpteur, sœur du poète Paul Claudel;
  • DE SARASATE Pablo, (Pablo Martín Melitón de Sarasate y Navascués), violoniste et compositeur espagnol (1844/1908), l'un des plus célèbres virtuoses de son époque (heureux propriétaire d'un stradivarius), habita au 14 rue Cicéri à Bourron Marlotte.
  • Antoine FAUCHERY, graveur, peintre, photographe (1823-1861). Il fréquentait l'auberge du père Saccault et rencontra, fortuitement, Amédée Besnus en forêt de Fontainebleau qu'il véhicula jusqu'à Marlotte alors qu'il revenait, en carriole, avec la mère Saccault du marché de Fontainebleau[168].
  • JOUVE Amélie peintre sur faïence à Marlotte. Elle a notemment exposé en 1877 au salon des artistes (Palais des Champs Elysées : (cf. § céramiques, faïences et grès de Marlotte).
  • JOUVE Auguste, peintre sur faïence et lave, associé avec Henri LEFORT dans un atelier de Marlotte. (cf. § céramiques, faïences et grès de Marlotte).
  • JOUVE Paul, peintre, sculpteur et céramiste, né à Marlotte le 16 mars 1878, décédé à Paris le 13 mai 1973. Fils d'Auguste JOUVE.
  • Frédéric-Étienne Leroux, collabora à la fin de sa vie (1906) avec la faïencerie d'art de Marlotte et y signa un buste en grès de Jeanne d'Arc[169].
  • MEUNIER Rose, Lucie, (1857/1930), cantatrice française usant du pseudonyme de Rose Caron. Elle logea à l'auberge de la mère Antony (Auberge du Sabot Rouge), à la même époque (1890) qu'Ernest Reyer dont elle interpréta, d'ailleurs, le rôle de « Salammbô » dans l'opéra de ce compositeur.
  • QUINET Achille Léon (1831-1907) imprimeur lithographe puis photographe à Paris, , membre de la Société Française de Photographie, photographiera Marlotte [170]
  • RAULT Louis (1847-1903), sculpteur, graveur, ciseleur, décédé et inhumé à Bourron-Marlotte. Il habitait "Les Tilleuls", au 99 de la rue Gambetta dans la villa qu'il avait faite construire et où il se retira, victime d'une maladie contractée pendant l'hiver de la guerre de 1870[171].
  • REYER Ernest, (Louis Étienne Ernest Rey dit Ernest Reyer), compositeur (1823/1909), logea à l'auberge de la mère Antony (également connue sous le nom de « Le sabot rouge », 37 rue Murger) en 1890. Il y composa l'opéra « Salammbô ».
  • ROSENFELD Marie, sculpteur (1878-1939) a vécu et est enterrée à Bourron. [172]
  • VIRION Charles (1865-1946), venu en 1889 à Montigny-sur-Loing pour travailler comme décorateur avec Georges DELVAUX qui avait repris la faïencerie d'Eugène SCHOPIN, il se lia d'amitié avec de nombreux artistes de Montigny et de Bourron, notamment Aristide BEZARD (cf. faïencerie d'Art de Marlotte) mais aussi avec Armand POINT qui installa son atelier à Marlotte en 1896 et dont il exécuta des sculptures sur les dessins du peintre en devenant l'ami des familiers de l'atelier d'Armand POINT (tels que Camille MAUCLAIR, Paul FORT, Stuart MERRIL, Raoul PONCHON...).

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Personnalités diverses (du monde politique, sportif, judiciaire, militaire et civil)
Jean Gabin, lithogravure (1992)
Marc Bloch, historien
  • BRAMAN Jean, dit Jean Fribourg[175], homme politique (1894-1987), inhumé à Bourron-Marlotte
  • BLOCH Gustave (1845-1923) , historien, y mourut
  • BLOCH Marc, fils de Gustave, historien médiéviste et résistant, a résidé à Marlotte, au 2 rue Mürger.
  • DUVAL Pierre-Louis (1811-1870), boucher fournisseur de la table impériale, sous le Second Empire. Il créa, à Paris, le premier "bouillon" (restaurant populaire) que fréquenta le peintre Auguste Renoir. Il fit construire à Marlotte une maison qu'il appela « la belle bouille » (cf. supra la rubrique de ce nom).
  • FOUGÈRES Gustave (1863-1927), archéologue français spécialiste de la Grèce antique, il est inhumé au cimetière local.
  • RODDE Paul, sergent pilote aviateur figurant au nombre des 182 « as » français de l'aviation, tombé pour la France en 1917, était originaire de Bourron, dont un passage porte le nom.
  • TREHOT Lise, (1848-1922) couturière, modèle et petite amie de Renoir à qui elle fut présentée dans sa maison de Marlotte.

Période des XXème et XXIème siècle

Dans une période plus contemporaine des XXème et XXIème siècle, la commune est toujours source d'attractivité pour de nombreuses personnalités de tous horizons, connues ou moins connues (intellectuels, artistes, juristes, sportifs, hommes ou femmes politiques...), telles que :

Martine Serieix (1918-2014) : Bambi, son chat Marlottin (Col. privée)
  • BECKER Jean (1906-1960), réalisateur dont la famille fréquentait Marlotte et ses personnalités (Cézanne, Renoir...)
  • BEZARD Aristide Calixte (1876 - 1916), peintre d'art sur céramique, après avoir travaillé pour Georges DELVAUX à Montigny-sur-Loing, a fondé la faïencerie de Marlotte avec Émile Mousseux. Elle était sise au 11 rue Murger (cf. faïencerie d'Art de Marlotte).
  • BLANC Serge (1929-2013) célèbre violoniste. Il fut hébergé, avec d'autres, pendant la guerre à la villa "La Chansonnière", par Jules Boucherit son professeur de musique. [176]
  • BOUCHERIT Jules, Eugène (1877-1962), violoniste, 1er prix du Conservatoire national de musique de Paris. Il deviendra professeur et restera au conservatoire jusqu'en 1945 où il formerait des violonistes de classe internationale. Durant l'occupation, il cachera chez Magda Tagliaferro (La Chansonnière rue Renoult) à Bourron-Marlotte de jeunes musiciens, dont Denise Soriano[177], célèbre violoncelliste, qui, dénoncée en 1942, s'y réfugiera et deviendra son épouse en 1956, mais aussi Serge BLANC et Devy ERLIH qui deviendront, eux aussi, de renommés violonistes.
  • BROUCHOT Jean, Premier Président honoraire de la Cour de Cassation[178]
  • CEZANNE Aline, petite fille du peintre Paul Cézanne, fut élevée à "La Nicotière" à Bourron-Marlotte. Au cours de l'année 2008, elle fut interviewée, à la maison de retraite de Bourron-Marlotte, dans le cadre d'un documentaire retraçant son histoire familiale entre Cézanne et Renoir (voir rubrique cinéma en 2010).
  • DAILLY Étienne, homme politique (1918/1996) habitait Paris mais disposait d'une résidence, rue Murger[179].
Madeleine Hout : Vue de Marlotte[180]
Gérard Depardieu : Autoportrait[181]
  • DELBAT Germaine (1904-1988), actrice française, de son vrai nom Germaine Marie Fuster, qui résidait à Bourron où elle se maria[182]. Elle repose au cimetière de Bourron (sépulture au nom de Mme Fuster et sa famille) (Biographie).
  • DEPARDIEU Gérard (né en 1948 à Chateauroux), acteur, producteur, homme d'affaires et ambassadeur culturel du Monténégro, a séjourné en octobre 2016, à « La Marlotte », 35 bis rue Murger, pendant le tournage du film Bonne pomme[183] avec Catherine Deneuve. Il y est revenu trois ans plus tard, le mardi 14 août 2018, pour remercier les tenanciers de leur accueil en leur offrant un autoportrait dédicacé : « Merci Pauline et Sacha, A Bientôt, G. Depardieu ».
  • FORISSIER Roger (1924-2003) peintre et graveur, après s'être installé dans un atelier de Recloses en forêt de Fontainebleau, il peint à Saint-Mammès, sur les bords de la Seine et du Loing, à Chailly, à Barbizon et à Bourron-Marlotte.
  • FUSTER Germaine, Marie, nom patronymique de Germaine DELBAT (voir ci-dessus)
  • GABIN Jean eut l'occasion de séjourner à Marlotte en plusieurs occasions, notamment invité par Jean Renoir avec lequel il était lié d'amitié, pour la préparation du film la Grande Illusion, sorti en 1937. Il y reviendra dans les années 1950 et logera à l'hôtel de la Marre aux fées (aujourd'hui disparu).[184]
  • ERLIH Devy ou Devi 1928-2012) Celèbre violoniste et professeur, il se réfugia, en 1942, avec d'autres chez son professeur Jules BOUCHERIT dans la Villa La Chansonnière à Marlotte. [185].
  • HOUT Madeleine, artiste peintre qui résidait rue Murger[186]
  • JUSTE René Camille (1868-1954). Artiste peintre. Il a peint , par exemple, le puits de la rue Palazzi à Marlotte, sous l'intitulé : "Vieux coin de Marlotte", tableau détenu par le musée du Luxembourg[187] et "la maison de Murger" à Marlotte (toile vendue aux enchères en 1989) ou encore "les Bords du Loing à Nemours" (vendu aux enchères en 2009)...
Martine Serieix (1968) : Nathalie (enfant Marlottin)
  • LECLERC DE HAUTECLOCQUE Philippe (Général), au cours de la seconde guerre mondiale, installa son PC[188] au 94 rue Murger (Villa Les Bornages).
  • MOUSSEUX Émile (1866 - 1941), potier renommé pour ses grès et céramiques, après avoir travaillé pour Georges DELVAUX à Montigny-sur-Loing, s'installa à Bourron en 1902 pour fonder, avec Aristide BEZARD, la faïencerie d'Art de Marlotte sise à l'adresse actuelle du 11 rue Murger (cf. faïencerie d'Art de Marlotte). Il est inhumé au cimetière de Bourron-Marlotte.
  • PECNARD Jacques (1922-2012), peintre, dessinateur, illustrateur, notamment considéré comme un spécialiste du Général de Gaulle[189], exposera ses œuvres au Château de Bourron-Marlotte à la fin de l'année 2000.
  • ROCHE Michel, cavalier émérite, médaille d'or aux jeux olympiques de Montréal (1976), installé à Bourron-Marlotte et décédé en 2004.
  • SERIEIX Martine, (1918/2014) artiste peintre et poète, après avoir fréquenté Marlotte pendant de longues années, s'y installa de 1978 jusqu'à son décès en 2014.[190]
  • SCHLUMBERGER Eugène, Jacques, (1879-1960) peintre pointilliste.[191]
  • SORIANO Denise (1916-2006) Célèbre violoniste qui épousera Jules Boucherit en 1956. Elle habita, pendant 10 ans, la villa Chansonnière à Marlotte où elle trouva refuge en 1942[192].
  • TAGLIAFERRO Magda (1893-1986), pianiste. Propriétaire de la villa La Chansonnière à Marlotte de 1924 à 1951, elle y reçoit nombre de musiciens et de ses élèves du conservatoire. Absente pendant la seconde guerre mondiale, elle prête la maison à Jules Boucherit qui y enseigne et héberge plusieurs élèves.
  • VILGRAIN Jean, Ernest (1880-1942), sous-secrétaire d’État à l'agriculture et au ravitaillement de 1917 à 1920 est inhumé à Bourron-Marlotte. Le stade de la commune porte son nom.

Divers instrumentistes ont également formé une communauté qui se retrouvait régulièrement à Marlotte au début du XXe siècle, parmi lesquels Alfred Cortot, Arthur Grumiaux et Marguerite Long.

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Peintures, dessins, œuvres et curiosités artistiques

Là encore, la liste des œuvres ayant une relation directe avec Bourron-Marlotte est trop importante pour qu'elle puisse être exhaustive. Aussi,seront signalées ci-après, quelques unes d'entre elles qui ont pu être recensées par diverses sources et notamment (mais pas seulement) la lecture assidue de documents datant de la fin du XIXème siècle[194]. A noter que pour la simplicité et la recherche, les noms des artistes sont classés dans l'ordre alphabétique.

Adrien Schulz : Sentier de Marlotte à l'automne[195]
  • ALLONGÉ Auguste (1833/1898) :
    • « Vue de Bourron à l’entrée de la forêt de Fontainebleau » (peinture vers 1853) [musée Troyes][196]
    • « Les sources de Lunain à Montigny-Marlotte » [197]
    • « Point de vue de Marlotte - lisière de la forêt de Fontainebleau  », (toile exposée au Salon de 1888, toile n° 26)
    • « Bords du Loing près de Marlotte  », (toile exposée au Salon de 1895, toile n° 24)
    • « Un coin du plateau de la mare aux fées  » (catalogue illustré du salon des artistes français 1886, page 214)
Auguste Allongé : Un coin du plateau de la mare aux fées[198]
  • AMBROISE Jules François Achille (?-?)[199] élève d'Harpignies :
    • Le plateau de la mare aux Fées (forêt de Fontainebleau) œuvre exposée au salon de 1885 (on sait qu'il a également exposé au salon 1882 une œuvre intitulée, simplement, "la Mare aux Fées (forêt de Fontainebleau)... la même sous un autre nom ?)
    • La mare aux fées à Fontainebleau, pastel sur papier daté de 1914 de 75cm x 54cm
  • BERCHÈRE Narcisse (1819-1891) toiles exposées au salon de 1846 :
    • "Vue prise à Marlotte"
    • "Grand chêne de la Mare aux Fées"
    • "Le Dédale du Long Rocher"
  • BLARENBERGHE (Van) Louis-Nicolas (1716-1794)[200]. Peintre. A dessiné à la plume «La grande route de Fontainebleau au sommet de la côte de Bourron » (en fait la N7 juste avant le pavé du Roi) en 1775.[201]
Eugène, Jacques SCHLUMBERGER : Ferme près de Bourron-Marlotte[202]
  • BOUDAN Louis : aquarelle de 1713 « Veüe du Chasteau de Bouron en Gastinois a deux lieues de Fontainebleau appartenant à Mons.r le Marquis de Beringhen » [BNF][203]
  • CHARNAY Armand (1844/1916) :
    • dessin « étude de rocher » [musée hospitalier de Charlieu][204]
    • dessin (1889) « Étude de paysage » [musée hospitalier de Charlieu][205]
    • peinture à l’huile (date inconnue) « Saltimbanques demandant l'hospitalité par la pluie » [musée hospitalier de Charlieu][206]
    • peinture à l’huile avec cadre en bois doré (1873) « Cour de la maison Delort » [musée hospitalier de Charlieu][207]
    • peinture à l’huile (1873) « Chercheuses de champignons, Marlotte » [musée hospitalier de Charlieu][208]
  • DELAVALLEE Henri (1862/1943) : peinture à l’huile (1884) « Paysage à Marlotte » [musée des beaux-arts BREST][213]
  • DELESSARD Auguste-Joseph (1827-1890), expose au salon de 1874, une toile nommée "à Marlotte" (n° 571 au catalogue du salon des artistes vivants).
Martine Serieix (1986) : Jeune Homme à Bourron
  • DIDIER Jules : le tableau "Une rue de Marlotte" fut exposé au salon de 1857[214].
Alexandre-Mathurin Pêche : Rocher à Marlotte
  • DIRIKS Karl : La Plaine de Bourron près de Marlotte (peinture)
  • FONDEUR Henry : « paysage à Bourron-Marlotte », huile sur toile de 55x75cm [AN Pierrefitte-sur-Seine][215]
  • GOBLAIN Antoine-Louis (1779/18??) : dessin « Château de Bouron à l'issue de la forêt de Fontainebleau. Seine et Marne » [BNF][216]
  • GUIGNERY (G.-A) « La neige au plateau de la mare aux fées » (toile exposée au salon de 1892, n° 821)
  • HARPIGNIES Henry, (élève de M.J. Achard) - Étude à Marlotte [217]
  • HOUT Madeleine (XXème siècle) : Aquarelle « Vue de Marlotte »[219].
  • JUSTE (M.) dit René JUSTE[220] :
    • « un vieux coin de Marlotte » représentant une vue du village [Musée du Luxembourg - PARIS][221]
    • Le point de vue de Bourron, peinture à l'huile sur toile de 55x65cm (propriété de L’État)
    • Gelée blanche à Marlotte (collection privée)
    • Neige à Marlotte (collection privée)
  • IGOUNET DE VILLERS Charles-André « Marlotte », huile sur toile de 46x38cm (propriété de L’État)
  • KREUTZER Alexander (1860-1917) a exposé deux toiles au salon de 1887 :
    • « Plateau de la mare aux fées » (porte le n° 1327 au catalogue illusté de 1887 par Ludovic Baschet)
    • « Sentier du plaisir à Marlotte » (porte le n° 1328 au salon 1887)
    • « Plateau de la mare aux fées en novembre (foret de Fontainebleau)» toile exposé au salon de 1888 (toile n° 1423)
    • « Entrée de la Croix Cassée à Marlotte » (toile exposée au salon de 1888, n° 1424)
    • « L'ancien dormoir de Marlotte » (toile exposée au salon de 1891, n° 909)
  • LAURENS Jules : lithographie intitulée « lever de lune près de Marlotte » exposé au salon du Grand Palais en 1857
  • LAVIEILLE Eugène :
    • « Un soir, après l'orage, souvenir de Fontainebleau, vue prise au plateau de Marlotte (18 décembre 1848). »
    • « Les chaumières à Marlotte (1862)[222]. »
  • LEBAS Gabriel-Hippolyte : « Environs de Marlotte » (toile de 27,94cm x 20,32cm)[223]
  • LEHMAN Henri : « la Fille de Jephté » (1835) [Mairie de Bourron-Marlotte][224]
Eugène Thirion dans son atelier vers 1900
  • MAZARD (A.-H) « Fin de juillet (Marlotte) » (toile exposée au salon de 1895, n° 1328)
  • RIGOLOT (A.-G) « La mare aux fées - forêt de Fontainebleau » (toile exposée au salon de 1892, tableau n° 1438)
  • ROUX Paul (1851-1918) : « Marlotte : la Gorge-aux-Loups »[229], aquarelle de 18 x 26cm
  • SAINT AVOISE (statue) : sculpture du 16ème siècle située dans l’église [Eglise de Bourron][230]
  • SAUNIER Octave-Alfred (né en 1842 ou 43) :
    • "Sous bois "les longs rochers" à Marlotte[231]
    • Plaque de faïence décorée à la barbotine "Paysage aux alentours de Bourron-Marlotte"[232]
  • SCHLUMBERGER Eugène, Jacques (1879/1960) ferme près de Bourron-Marlotte
  • SCHULTZ Adrien (1851-1931) : « Sentier de Marlotte à l'automne »[233], huile sur toile de 27 x 41cm.
  • SERIEIX Martine (1918/2014) :
    • peinture à l'huile sur toile « Sous-bois d'automne à Marlotte » (1968) [collection privée][234]
    • peinture à l'huile « Jeune homme à Bourron » peinture à l'huile sur toile (1986) [collection privée][235]
    • peinture à l'huile «Vénamour au levant de Bourron» portrait grande taille d'un cheval logé dans une écurie située sur le chemin communal "Au levant de Bourron" (actuellement Chemin du Levant).
    • peinture à l'huile «Nathalie» portrait d'un enfant Marlottin (1966) [collection privée][236]
  • SISLEY Alfred (1839/1871) :
    • peinture à l'huile « Rue de village à Marlotte » (1866) [Galerie d'art Albright-Knox]
    • peinture à l'huile Rue de Marlotte : « villageoises partant en forêt » (1866), [Bridgestone Museum of Art]
  • SOBEBESLAV PINKAS Hyppolyt (1827-1901) : (peinture à l'huile - XIXème): « Bergère à Marlotte ».
  • THIRION Eugène (1839/1910) : « réunion du conseil municipal de Bourron » (peinture) [musée de Nemours][237]
  • TRUDAINE Daniel-Charles (intendant des finances, directeur des Ponts et Chaussées) : carte routière (planche de 86 x 58cm) datant des années 1745 à 1780 représentant une portion de route partant de Bourron [A.N.][238]
  • VEYRASSAT Jules Jacques (1828-1893) : « Plateau de Marlotte, près de Fontainebleau » (17,78cm de hauteur x 35.56cm de largeur)[239]
  • VAYSON Paul (1841-1911) : "Aux Environs de Marlotte " (tableau de 1870)
  • VERON Alexandre René - (1826-1897) - « Manoir à Antony près de Marlotte ». Élève de Paul Delaroche (école de Barbizon), huile sur toile de 35,5x27,5cm.[240]

Cinéma et Télévision (Bourron, Marlotte et leurs environs immédiats[242]

La putain du Roi (1990) tourné en Italie et au château de Bourron.

Comme les peintres, le 7ème Art, lui aussi, s'est intéressé au romantisme des paysages de Bourron, de Marlotte et de leurs environs comme, par exemple, la mythique et magique "Mare aux fées" (voir "la fille de l'eau), située sur une route forestière à l'entrée du village[243].

Il existe sans doute d'autres productions tournées à Bourron-Marlotte, mais on peut, d'ores et déjà, en citer quelques unes dont, bien sûr, les œuvres de Jean Renoir puisqu'il y habitait (et qui - ce qui est méconnu - s'était essayé à la faïence lors de son arrivée dans le village), sans oublier le superbe château de Bourron-Marlotte.

  • 1918 : Char d'assaut allemand ELFRIEDE - film militaire, [245].
La fille de l'eau, film tourné à Marlotte et à la mare aux fées[246]
  • 1936 : La vie est à nous, film de propagande d'un parti politique français[249], en noir et blanc (durée 66 mn), avec Jean Dasté, Jacques B. Brunius, Simone Guisin... Jean Renoir y tient le rôle d'un patron de bistrot.
  • 1937 : La Grande Illusion, chef d’œuvre du cinéma, fut préparé, en partie, chez Renoir, rue Murger à Marlotte, avec, pour travailler le scénario, Jean Gabin, qui était invité par le réalisateur, ainsi que l'actrice Dita Parlo et Erich von Stroheim qui louait une propriété à Marlotte.[251]
  • 1938 Le roman de Werther de Max Ophüls d'après Goethe. Certaines scènes furent tournées en 1937 à la Nicotière (158 rue du Général Leclerc), et on y découvre aussi l'église de Bourron. (Date de sortie en salle : 1938).[252].
La café de la paix à Bourron dans J'attends quelqu'un[253]
  • 1945 : Le Capitan (de Marcel L'Herbier)[254].
  • 1954 : Napoléon de Sacha Guitry : un rendez-vous manqué avec la Croix de Saint Hérem[255]
La chaumière et l'enclos aux chevaux érigés à la Mare-aux-Fées dans Le capitan (1960) d'André Hunebelle.
  • 1960 : Le Capitan d'André Hunebelle avec Jean Marais et Bourvil tourné au château de Fontainebleau et à la Mare-aux-Féées[256]
  • 1978 : Guerres civiles en France, réalisation Joël Farges, François Barrat et Vincent Nordon[260].
Aux quatre vents court métrage d'Alice Barsby (2016).
  • 2006 : Ceux qui restent d'Anne Le Ny, avec Vincent Landon, Emmanuelle Devos, tourné (en partie) à Bourron (au café de la paix).
  • 2007 : Gomez VS Tavarès de Gilles Paquet-Brenner et Cyril Sebas, avec Titoff, Storny Bugsy, Noémie Lenoir[263].
  • 2010 : Aline CEZANNE[264], documentaire[265] de Pierre Creton et Vincent Barré. Acteurs : Alice Cézanne et Christine Toffin.
  • 2013 : tournage, par M6, de l'émission Mon bistrot préféré au Bistrot du Broc (rue Murger)[266]
  • 2015 : tournage en juillet d'un film avec Gérard Depardieu (titre encore inconnu). L'acteur et la troupe se restauraient quotidiennement dans une auberge locale (à l'emplacement de l'ancienne auberge de la mère Antony).
  • 2016 : Tournage par la MBC (chaîne de télévision sud-coréenne), les 5 et 6 septembre 2016, d'une série télévisée destinée aux jeunes, intitulée "King shopping"[268], et qui présente un jeune coréen du sud, élevé dans un château français[269], qui effectue des courses à Paris. La série, très populaire en Corée du Sud, est également destinée au public chinois et japonnais[270].
  • 2016 : Tournage, 149 rue du Général Leclerc à Bourron-Marlotte, du film « Knock », adaptation du roman de Jules Romains, avec Omar Sy en vedette, ainsi que Ana Girardot, Sabine Azéma, Alex Lutz, Chantal Lauby, Hélène Vincent, Rufus, Christian Hecq, Audrey Dana et Pascal Elbé. Le film est sorti le 18 octobre 2017. Réalisation : Lorraine Lévy - Producteur : Curiosa Films et Moana Films - Distribution : Mars Films.[271].
  • 2016 : « Aux quatre vents », court métrage dramatique de 18'38", tourné à Bourron-Marlotte (12/2016), et présenté au festival international du court métrage (13ème édition du 16 au 21 novembre 2017 - B.N.F. Paris). Réalisation : Alice Barsby. Acteurs : Vincent Solignac, Hervine de Boodt, Olympe, Luke Fichaux et Solal Piège-Fréjus[272].

Divers

Blason

Blason

Les armes de la commune de Bourron-Marlotte se blasonnent ainsi :

D'or à la fasce ondée d'azur chargée d'une burelle ondée d'argent, accompagnée en chef de trois losanges accolées, et en pointe d'une clef de sol entravaillée d'un pinceau et d'une plume à écrire passés en sautoir, le tout de gueules.

La fasce ondée burelée représente à la fois "Le Loing", rivière qui traverse la commune, ainsi que la source Saint-Sévère où sont, notamment puisées les eaux alimentant la commune. Les trois losanges accolés proviennent du blason des seigneurs de Bourron. La clé de sol, la plume et le pinceau font référence aux nombreux artistes, musiciens et écrivains venus à Bourron-Marlotte.


Se renseigner, s'informer

  • Office de tourisme de Bourron Marlotte : L'Office de tourisme de Bourron-Marlotte, Maison Monier (à coté de la mairie), rue du Général Leclerc 77780 Bourron Marlotte (Tél. 01.64.45.88.86).
  • Musée de la mairie de Bourron Marlotte : 135 rue du Général de Gaulle 77780 Bourron Marlotte (Tél. 01.64.45.58.50).
  • Association "Les Amis de Bourron Marlotte" : 133 avenue du général de Gaulle - 77780 Bourron Marlotte (Tél. 01.64.45.91.44)

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

Liens externes spécifiques au château de Bourron :

Bibliographie et sources

Ces ouvrages sont une mine d'or pour le patrimoine du village mais aussi pour les amoureux de Fontainebleau, de sa forêt et des environs. Ils sont à posséder et à lire dans toute bonne bibliothèque sur l'environnement bellifontain[275].

  • Bourron-Marlotte "si les maisons racontaient" de Marie-Claude Roesch-Lalance édité par l'Association des Amis de Bourron-Marlotte (1986)[276]
  • Bulletin des Amis de Bourron-Marlotte (http://bourronmarlotte.free.fr/associations/ABM/Publications/Liste_chrono.htm)
  • Si Fontainebleau m'était filmé (2008, éditions du Puits Fleuri (http://www.puitsfleuri.com)) par le journaliste Jean-Jacques Jelot-Blanc (lui même installé dans la région)
  • Histoire de Bourron-Marlotte des origines à nos jours par Henri Froment, éditée par l'association des Amis de Bourron-Marlotte.
  • Céramiques impressionnistes et Grès Art nouveau à Montigny-sur-Loing et Marlotte de 1872 à 1958 (éditeur Massin - 2005)
  • Extrait des sources diverses consultées (que l'on pardonne les omissions tant elles ont été riches et nombreuses).[277].

Notes et références

Références

  1. voir le plan du village (http://bourronmarlotte.free.fr/administration/2011plantotal.pdf)
  2. (1257 habitants en 1810, 1301 en 1901) source : dictionnaire historique et artistique de la forêt de Fontainebleau
  3. devenue Musée départemental des peintres de Barbizon, d'abord communal en 1995 puis repris par le Conseil Départemental (à l'époque "Conseil Général") de Seine et Marne depuis 2004 : Musée des peintres de Barbizon
  4. l'orthographe du nom de Madame Antony n'était pas certaine car les sources divergeaient sur ce point. Cette incertitude est désormais levée (voir la rubrique consacrée au cabaret de la mère Antony).
  5. La toile de Renoir est exposée à Stockholm sous le nom de "Mother Anthony's Tavern"
  6. Les environs de Paris illustés, par Adolphe Joanne, édition de 1856, Librairie L. Hachette et Cie, 14 rue Pierre-Sarrazin PARIS
  7. « Barbizon est un hameau assez laid, dépendant de la commune de Chailly, et qui ne se compose que d'une seule rue. Il manque à la fois de verdure et d'eau; mais il n'est pas loin des gorges d'Apremont et de la futaie du bas-bréaud, sites aimés des peintres, qui trouvent dans l'auberge de M. Ganne un établissement hospitalier qu'ils ont mis en renom; il attire aujourd'hui un tel concours de visiteurs étrangers qu'il y a un service de voiture, partant trois fois par jour de Barbizon pour la station du chemin de fer de Melun. La dernière arrivée a lieu le soir, à Barbizon, à minuit. On fait bien, du reste, d'écrire d'avance à M. Ganne, pour s'assurer un logement, car l'on est quelquefois une trentaine à table. Le logement est exigu; mais qu'importe à des artistes qui passent toute leur journée en forêt? Le prix (nourriture et logement) est de 3frs 50c si l'on reste un mois, et de 4frs. si l'on reste moins ». (...)
  8. (avec un seul "r" dans le texte)
  9. Barbizon est, aujourd'hui lui aussi, un village de caractère fort agréable à visiter et cette appréciation de village disgracieux, qui remonte au XIXème siècle, n'est plus d'actualité !
  10. http://www.habitants.fr/habitants_bourron-marlotte_77048.html
  11. Bourron Marlotte a été rattaché, en 2015, au canton n°7 de Fontainebleau. La commune dépendait, avant cette réforme, du canton n°24 de Nemours (2ème circonscription).
  12. Le Théâtre, par Abel Hermant (1914). Éditeur : Edward Sansot 9, rue de l'Eperon PARIS (pages 161 à 163). Extrait : Cette fois-ci, le théâtre des Bouffes tient un succès, M. Franck va pouvoir enfin renoncer au système de la nouveauté hebdomadaire, qui présente de si graves inconvénients. La Part du Feu, de MM. Mouzy-Eon et Nancey, s'intitule comédie ; mais il y a des gens qui se disent Espagnols ; c'est un vaudeville, encore que l'on n'y voie aucune de ces dames en chemise, et que pas un de ces messieurs ne retire son pantalon, même le président Montigny-Marlotte ; C'est un vaudeville distingué, avec de l'esprit, voire du style. La fable est un peu arbitraire, mais après tout, il n'est pas impossible d'avoir simultanément un oncle mort au Mexique et un cousin pharmacien à Pont-1'Evêque ; d'hériter trois millions de l'oncle, à condition que dans un délai de cent vingt jours on ira passer trois mois à Mexico en compagnie du pharmacien, co-héritier; de s'être, avec cela, mariée (il s'agit d'une femme, Ginette de Chantenay), de s'être avec cela mariée tout récemment, d'aimer son mari, et de craindre que, si on l'abandonne pendant trois mois, il ne reste pas à jeun, vu qu'il a des facultés extraordinaires. Il en aurait même d'ordinaires que, trois mois, c'est bien long. Ginette, à peu près sûre d'être trompée, ne veut du moins pas l'être par une de ses amies, et préfère une professionnelle; je ne sais pas, entre parenthèses, si cette psychologie est bien juste, et si une femme avisée n'estimerait pas moins dangereuse une rivalité d'amateur. Ginette de Chantenay confie donc son intérim à Mlle Denise Rolland. Mais c'est le secrétaire de Chantenay qui, usurpant le nom et le titre dudit Chantenay, travaille auprès de cette demoiselle, tandis que Chantenay lui-même fait le tour du lac, à dix heures du soir, avec la meilleure amie de Ginette. Mme 'Montigny-Marlotte' épouse du président de qui j'ai déjà parlé, lequel se trouve être, de surcroît, le protecteur de Denise Rolland. Vous devinez les complications qui s'ensuivent. Elles sont effroyables. Ginette, alïolée de jalousie, ne cesse pas de l'aire la navette entre Marseille et Pans, et ne peut se décider à partir pour Mexico. Le cousin de Pont-l'Evêque ne se résigne pas facilement a perdre sa part de trois millions, et ni l'achat d'un habit noir, ni une soirée passée au Rat-Mort ne suffisent à le consoler. Mais des galles assez réjouissantes ayant successivement appris à M. le président Montigny-Marlotte qu'il est cocu avec sa maîtresse et cocu avec sa femme, le ciel se rassérène au moment que l'on pouvait précisément craindre que l'orage n'éclatât, et Ginette part pour le Mexique, non seulement avec le pharmacien, mais avec son mari, à qui elle a pardonné, et qui sera décoré tout de même ; car j'avais oublié de vous dire qu'il y avait une croix en souffrance. La Part du Feu est jouée comme rarement vaudeville le fut, par MM. Victor Boucher, André Lefaur et Hurteaux. Renan avait tort peut-être d'égaler la beauté à la vertu. Mais, au théâtre, il n'y a aucun inconvénient à dire que la beauté vaut le talent : Mmes Ariette Dorgère, Marcelle Praince, Templey, sont bien jolies.
  13. Exemples : tuiles plates exigées pour les nouvelles toitures, avis de l'Architecte des Monuments Historiques sur les permis de construire et les autorisations de travaux entraînant modification de l'aspect...
  14. embranchement de Bourron à Malesherbes, en direction de La Chapelle La Reine. Cette ancienne ligne est, aujourd'hui, coupée par un butoir qui interdit l'accès au réseau national.
  15. Ainsi, le 17 août 1936 - À 14 heures 30, sur la ligne Paris-Nevers, l'express Paris-Saint-Étienne déraille peu avant la gare de Bourron-Marlotte. Dans son fourgon renversé, le conducteur du train est tué. Une dizaine de voyageurs sont blessés, dont des enfants d'une colonie de vacances
  16. Le Matin du 18 août 1936, p. 1 (http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k585331n/f1.image.r=d%C3%A9raille.langFR) et 2 (http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k585331n/f2.image.r=d%C3%A9raille.langFR).
  17. Dépêche AFP reprise par le Figaro (23/01/2012)
  18. Le Parisien du 7 avril 2015.
  19. fin du trafic omnibus des voyageurs le 1er août 1937
  20. La fin du trafic des marchandises date du 15 mars 1950.
  21. (elle est même, aujourd'hui, coupée à l'arrivée sur Bourron)
  22. Source : Henri Froment, le train routier Scotte, BM Fontainebleau cité par Patrick Daguenet dans "Fontainebleau et ses villages d'art" aux presses du village (page 186).
  23. Henri Froment : Histoire de Bourron-Marlotte des origines à nos jours, édité par les Amis de Bourron-Marlotte
  24. En 1713 Louis Boudan dessinait une « Veüe du Chasteau de Bouron en Gastinois a deux lieues de Fontainebleau appartenant à Mons.r le Marquis de Beringhen » (source Gallica)
  25. Cette toile, intitulée « Rue de village à Marlotte, près de Fontainebleau » a été peinte par Sisley très probablement depuis l’actuelle rue Cicéri en direction de la rue Murger. Il semble, en effet, possible de restituer la position du peintre bien que la configuration de cette rue ait changé depuis le XIXème siècle. Le chevalet était, sans doute, posé à la hauteur de l’actuel 5 rue Cicéri qui a l’époque ne devait être qu’une grange alors que, de nos jours, le terrain de cette propriété a été agrandi jusqu’à la rue et qu’il est clôturé par un mur parallèle à cette voie. A l’époque le terrain ne paraissait donc pas droit et formait un pan coupé vers l'actuelle rue Auguste Allongé. On aperçoit les modifications intervenues depuis la toile de Sisley sur une carte postale ancienne datant des années 1910. On peut, aussi, envisager que le paysage ait fait l'objet d'une interprétation artistique. Sisley devait être installé sur l’accotement enherbé qui correspond, vraisemblablement aujourd’hui, à une partie des terrains situés au 5 rue Cicéri / 20 rue Auguste Allongé. Sur la gauche on pourrait apercevoir l’actuel 2 rue Cicéri et au fond les maisons de l’actuelle rue Murger (sans doute les bâtiments des 56 et 54 de la rue Murger). Il ne s'agit, toutefois, que d'hypothèses, certes probables mais non avérées.
  26. Source : Guide Dennecourt-Colinet 1888, "indicateur de Fontainebleau", page 244.
  27. Le journal du loiret du 22 juillet 1861
  28. María Eugenia Ignacia Agustina de Palafox-Portocarrero de Guzmán y Kirkpatrick, marquise d’Ardales, marquise de Moya, comtesse de Teba, comtesse de Montijo — dite Eugénie de Montijo, impératrice de France, épouse de Napoléon III (Charles Louis Napoléon Bonaparte)
  29. Cet escalier, en fer à cheval, est très ressemblant à celui du Palais de Fontainebleau, ce qui vaut, au château de Bourron-Marlotte, l'affectueuse appellation de "Petit Fontainebleau" (source : chambre de commerce et d'industrie de Seine et Marne) (http://www.seineetmarne.cci.fr/mecenat/chateau-de-bourron)
  30. (source : chambre de commerce et d'industrie de Seine et Marne)
  31. Source : Indicateur de Fontainebleau, palais, forêt et environs, guide Denecourt-Colinet publié en 1888 (pages 244 et 245).
  32. Les éoliennes Bollée font partie du patrimoine français et plusieurs sont classées monument historique , telles que celles de Vaudeurs (89), de Quarante (34), de Nogent-le-Phaye (28), de Saint-Jean-de-Braye (45), de Pouant (86) etc...
  33. Cette photographie, prise à l'été 2018, permet d'apercevoir, à gauche, sur l'ancienne N7 (devenue RD607). l'ancienne «Auberge du Pavé du Roy» devenue résidence privée qui a conservé son balcon en bois du 1er étage (à l'angle)et dans la rue, en face, son enseigne "hôtel du Pavé du Roy" (cf. photo ci-dessus).
  34. On peut apercevoir, à l'intersection, sur le coté droit de cette carte postale ancienne, une curiosité toujours en place en 2018 : le vestige d'un des célèbres panneaux routiers "Michelin" datant de 1933 et, à gauche, l'ancienne auberge du Pavé du Roy.
  35. Vestige des anciens panneaux routiers Michelin, celui-ci, toujours en place en 2016, a été implanté le 15 février 1933 au carrefour du "Pavé du Roy" à Bourron-Marlotte (77). Il permettait à la marque d'assurer sa publicité tout au long des routes jusqu'à la promulgation de normes qui ont fait disparaître toute dénomination commerciale sur la signalisation routière. La date de pose était gravée sur les panneaux Michelin, celle-ci, invisible sur la photographie, est inscrite tout en bas à gauche sur la signalisation.
  36. A noter que la forêt de Fontainebleau comprend de nombreuses croix notamment installées par une ordonnance royale de 1669 qui réclamait l'édification d'une croix, d'un poteau ou d'une pyramide à chaque carrefour des grandes routes et chemins royaux de la forêt. Elles furent détruites en 1793 sous la terreur, mais réinstallées sous le 1er empire.
  37. source : Le Parisien du 24/01/2011 : le sens giratoire de la Croix de Saint Hérem fut terminé le 10 février 2011
  38. (Éditeur : Taillandier – ISBN : 2-235-02223-5 - Auteur: Gonzague Saint Bris – Préface du Prince Murat – 09/1999 - chapitre "A Fontainebleau une rencontre si peu fortuite", page 137 - )
  39. en fait, le dimanche 25 novembre1804.
  40. L'huile sur toile de H1,80m x L2,20m est conservée au château de Fontainebleau.
  41. Caroline-Ferdinande-Louise, princesse des Deux-Siciles, duchesse de Berri
  42. Fabricio Ruffo, prince de Castel-Cicala
  43. Marie Thérèse Charlotte de France
  44. Peinture à l'huile, signée, d'Hippolyte Lecomte, H 145cm x L 195cm. La toile a été présentée au salon des artistes français de 1817. Acquise par le musée du Louvre, département des peintures, elle est attribuée (en 2018) au musée des châteaux de Versailles et du Trianon. Elle représente une scène historique avec Louis XVIII, Carline Ferdinande Louise de Bourbon, la famille de Bourbon, Charles Maurice Tayllerand-Perigord, la valarie, l'infanterie, une tente, des nobles.
  45. On y accède, en sortant du village en direction de Fontainebleau, par la rue Murger et, immédiatement après la dernière maison, sur la D58 prendre, à gauche, une route forestière goudronnée "la route du Chêne Pinguet". Autrefois ouverte à la circulation automobile, cette route forestière est désormais fermée par une barrière ce qui permet de profiter du calme du massif forestier.
  46. Par exemple : "la mare aux fées en forêt de Fontainebleau" (54cm x 77cm).
  47. "Plateau de la Mare aux Fées à Bourron" par Claude-Félix-Théodore d'Aligny, dessin de 1854. Il est conservé au musée du Louvre à Paris, département des Arts graphiques.
  48. cf. dessin en dépôt au musée de Nemours : "la mare aux fées, forêt de Fontainebleau".
  49. Il photographia, vers 1870, le peintre Théophile Chauvel à la Mare aux Fées. Le cliché est exposé au musée d'Orsay à Paris.
  50. estampe acquise en 1917 et détenue aux archives nationales à Pierrefite-sur-Seine. Elle représente "la neige sur le plateau de la mare aux fées" en forêt de Fontainebleau. Elle fut exposé e au salon des artistes français de 1913.
  51. Photographie prise à la mare aux fées vers 1900. Elle fut acquise par les musées nationaux en 1987 et est conservée à Paris au musée d'Orsay.
  52. Écrivain et photographe, Fernand Poidevin photographia la mare aux fées, en forêt de Fontainebleau, sur plaque de verre. La plaque est conservée aux archives départementales de la Somme.
  53. « L’éducation sentimentale » de Gustave Flaubert, 1869 (IIIème partie, chapitre 1) : « Le lendemain, ils allèrent voir la Gorge-au-Loup, la Mare-aux-Fées, le Long-Rocher, la Marlotte ; le surlendemain, ils recommencèrent au hasard, comme leur cocher voulait, sans demander où ils étaient, et souvent même négligeant les sites fameux ».
  54. Dessin d'Armand Charnay en 1868, "La mare aux fées", à la craie noire et craie blanche sur papier collé. Sous le de dessin, en bas à gauche, figure la mention "Mare aux fées, janvier 1868". Le dessin est conservé au musée hospitalier de Charlieu qui l'a acquis en 1997.
  55. Le tableau fut exposé au musée d’Évreux du 11 avril au 14 juin 1987. Il est conservé à Évreux au musée d'Art Histoire et Archéologie de cette même ville.
  56. On y accède à la fin de la rue Murger, en sortant de Bourron-Marlotte vers Fontainebleau (par la D58), en prenant la route forestière du Chêne Pinguet (immédiatement à gauche en sortant du village). Dépasser la mare-aux-fées et poursuivre jusqu'au bout sur cette route forestière
  57. « Marlotte : la Gorge-aux-Loups » aquarelle de Paul ROUX par exemple
  58. " Seine et Marne : accident mortel. Le lieutenant Colonel Provost, commandant le détachement du 4ème d’infanterie à Fontainebleau, se promenait, hier, vers 5 heures du soir, en bicyclette, sur la route de Marlotte, près de la mare aux Fées, quand soudain il tomba sans connaissance. Des soins immédiats lui ont été prodigués, mais son état a paru de suite désespéré et il est mort au bout de quelques minutes. Le colonel Provost, breveté d’état major, était âgé de cinquante et un ans et un brillant avenir lui paraissait réservé. Il était considéré comme un excellent officier, très apprécié de ses chefs et très aimé de ses subordonnés". (Source : Journal du Loiret du samedi 24 septembre 1898) .
  59. "Hier matin ont eu lieu, en l'église Notre-Dame-deLorette, les obsèques du lieutenant-colonel Paul Provost, chevalier de la Légion-d'Honneur. Le corps du défunt avait été ramené dimanche soir de Fontainebleau où les honneurs militaires avaient été rendus, et déposé dans les caveaux de l'église. Les parents et nombreux amis du lieutenant-colonel Provost se sont réunis à l'église. Dans l'assistance, on remarquait MM. les généraux Florentin, commandant la 9ème division, et Langlois, commandant la 17ème brigade, le colonel d'Aboville, du 131ème, Ganchetta, colonel, et plusieurs officiers de la garde républicaine, une délégation d'officiers, sous-officiers et soldats du 4ème régiment de l'Ecole de SaintCyr, etc. La grand'messe a été dite et l'absoute a été donnée par M. l'abbé Peron, vicaire. Au Père-Lachaise, sur la tombe, le général Florentin a prononcé quelques paroles émues et fait l'éloge du défunt au nom de tous les amis". (Source : Journal des débats politiques et littéraires du 29 septembre 1898)
  60. voir photo 7 de la galerie !
  61. L’histoire du château de Pleignes est liée, aux seigneurs de Nemours et à leurs descendants. La construction du château remonterait à 1366, date à laquelle Jean de Nemours en était le suzerain. Des problèmes de sécurité, liés aux révoltes paysannes, auraient conduit le seigneur à construire une demeure fortifiée protégée par des douves l’encerclant. En 1455, le château fut dévasté par une guerre de religion opposant protestants et catholiques, avant d’être vendu aux enchères après de couteuses restaurations. En 1834, la terre de Pleignes, qui se composait outre le château de terrains et d’étangs, sera morcelée, asséchée et vendue. L’ancien demeure fortifiée sera démolie et c’est de sa chapelle que proviendrait la statue qui siège, désormais, en l’église Saint-Sévère de Bourron-Marlotte. Un nouveau château s’élèvera à son emplacement. Il sera reconstruit dans un style anglo-normand, la propriété (privée) conservant, toutefois, les deux tours à l’entrée, les douves et le pont).
  62. (de la manufacture d'orgues et harmoniums H. Christophe & Étienne à PARIS(Informations complémentaires sur cette manufacture) (http://fr.harmonium.wikia.com/wiki/Christophe_%26_Etienne)
  63. La restauration représentait un coût d'environ 200.000 euros, dont la moitié (50%) devait être couverte par des subventions du département et de la région, 30.000€ (soit 15%) par un financement de Madame Nicole BRICQ, sénateur, sur sa réserve parlementaire et, pour le solde (soit 35%), par une souscription publique ouverte à la Fondation du patrimoine.
  64. Pierre MEA, titulaire de l'orgue de la cathédrale de Reims, professeur au Conservatoire National de Région de Reims
  65. Eric LEBRUN, second prix d'interprétation du concours de Chartres en 1990, titulaire de l’orgue de Saint-Antoine des Quinze-Vingts à Paris et compositeur
  66. Vincent WARNIER, grand prix d'interprétation du concours de Chartres 1992, soliste international, titulaire de l'orgue de l’église Saint-Etienne-du-Mont à Paris
  67. Marie-Ange LEURENT, titulaire de l'orgue de Notre-Dame de Lorette à Paris.
  68. Emmanuel HOCDE, grand prix d'interprétation, prix du public et prix spécial J.S. Bach du concours de Chartres en 2002, titulaire de l'orgue de Saint-Eloi à Paris
  69. Valéry AUBERTIN, organiste et compositeur.
  70. Christian OTT, titulaire de l'orgue de la cathédrale de Versailles.
  71. Marie-Claude Roesh-Lalance s'interroge, dans son livre «Bourron-Marlotte si les maisons racontaient» pour savoir s'il s'agit d'un jeu de Billard ou de cartes. De son coté, Patrick Daguenet (Les presses du villages 2002 «Fontainebleau et ses villages d'art» semble pencher pour un jeu de cartes. En 1884, («œuvres de François Copée», chez Alphone Lemaire éditeur (une idylle pendant le siège) , parle des "interminables parties de billard «à la casserole» chez la mère Alexis à Marlotte" ce qui laisserait présumer que la Casserole serait une façon de pratiquer ce jeu...
  72. Le Ministre des Finances engagea même un recours contre la société "La Casserole" à la suite d'un arrêté du Conseil de Préfecture en date du 21 mai 1898 lequel accordait, à cette société, une réduction à la taxe simple de la double taxe sur les cercles à laquelle elle aurait dû être assujettie pour 1897 (inscription sur les rôles de la commune de Bourron). Réf. Ministre des Finances c/ La Casserole, arrêt du 5 décembre 1900, n° 96.337. Messieurs Grunebaum, rapporteur et Degournay, commissaire du Gouvernement. Recueil des arrêts du Conseil d’État - page 727. La société « La Casserole » a donc été rétablie à la taxe double pour l’année 1897 et l’arrêté a été réformé en ce qu’il avait de contraire
  73. A titre d'exemple, Henri Arthur Lefort des Ylouses présente, le 1er mai 1877, à l'exposition des artistes vivants, (palais des Champs Élysées) plusieurs œuvres dont une peinture sur faïence de pivoines qui sera décrite comme "de superbes pivoines, par le procédé Laurin, ayant la transparence d'une jolie peinture à l'huile, de M. Lefort des Ylouses (cf. "voyage au pays des peintres, salon 1877 par Mario Proth)
  74. A la même exposition qu'Henri Lefort (salon des artistes 1877) Auguste Jouve présente, lui aussi, plusieurs peintures sur faïence, dont des coquillages et fleurs (lot n° 2910) et le compte palatin Guillaume V (lot n° 2911)
  75. exemple de peinture sur lave, cette plaque ayant été vendue aux enchères à l'hôtel Drouot. (http://catalogue.drouot.com/images/perso/phare/LOT/244/10515/76.jpg)
  76. source Wikimedia Commons : Vase (1862-1863), d'une paire produite par the Wedgwood Factory et peint par Lessore avec Henry Brownsword, Birmingham Museum of Art. (par Sean Pathasema / Birmingham Museum of Art, )
  77. Jules Habert-Dys, peintre, dessinateur et graveur français, professeur à l'école nationale des arts décoratifs jusqu'en 1927. Il passe par l'atelier de Gérôme aux Beaux Arts de Paris puis entre chez Charles Haviland (atelier d'Auteuil) en 1877 pendant deux années pour rejoindre, en 1879, la manufacture d'art Eugène Schopin (1872-1885) à Montigny-sur-Loing. Le vase est monté sur Bronze et signé H pour Habert-Dys. Il peut être daté entre 1879 et 1885. Trois œuvres de cet artiste sont conservées au Musée d'Orsay. Propriété de L’État, ces trois œuvres, affectées au Musée d'Orsay en 1986, furent acquises par l’État pour le musée national du Luxembourg le 4 janvier 1913 (achat lors de l'exposition de l'école nationale des Beaux-Arts de 1913). Elles furent déposées de 1922 à 2014 au château-musée des ducs de Bourgogne avant de réintégrer le musée d'Orsay en 2014. Le vase photographiée, est peint dans la plus pure tradition impressionniste des faïenceries de Marlotte et de Montigny sur Loing. Il est propriété d'un collectionneur privé.
  78. (Photo : catalogue 2016 de Tonnerre Enchères). Faïencerie d'Art de Marlotte : buste de Jeanne d'Arc signé par Frédéric Étienne LEROUX. Ce buste d'une hauteur totale (avec socle) de 39,5cm a été mis en vente aux enchères en 2016 (lot 296) par Tonnerre Enchères (89) le 21 mai 2016, puis ultérieurement sur Ebay. Pour mémoire, Frédéric Étienne LEROUX, dit Étienne Leroux, est un sculpteur français (né en 1836 et décédé en 1906), plusieurs fois médaillé au salon de Paris, spécialisé dans les sculptures religieuses, dont les œuvres sont, notamment, exposées dans des musées français et étrangers. On peut voir une de ses sculptures au Père Lachaise sur la tombe de la famille Crespin et d'autres dans des édifices religieux (ex. Église St Eustache à Paris, Cathédrale de 61-Sées)... Le buste a été réalisé à la faïencerie d'art de Marlotte.
  79. La technique de la barbotine consiste en une surcouche de pâte argileuse, plus ou moins liquide selon le volume d'eau ajouté, qui permet de fixer des ornements ainsi que des parties rapportées à la céramique. Cette technique, dite "décor à la barbotine" a donc été utilisée pour ajouter des ornements sur de la porcelaine.
  80. Bien que les occasions soient rares, on peut encore trouver quelques céramiques vendues aux enchères et, à titre d'exemple, la maison Camard et Associés, commissaires priseurs à Paris, mettaient en vente, le 20 février 2008, des céramiques de Marlotte, telles qu'une petite jardinière, rectangulaire, sur petite base talon à deux anneaux, en faïence, avec décor à la barbotine colorée et émaillée de branches d’églantines sur fond ocre en dégradé. Monogrammée “B.M.” et “J.M.” et située “Marlotte” au pinceau (8,6 x 14,8 x 6,8 cm) pour 120 à 150€, ou encore un à pot à miel en faïence, décoré à la barbotine colorée et émaillée de fuchsias sur fond émaillé blanc, d'une hauteur de 11cm pour 50 à 80€ (monogramme “B.M.” et situé “Marlotte S.M”). Sur des sites spécialisées (Ebay) on trouve, début en 2016, une paire de grands vases de 31cm de hauteur, signés BM, pour 249,95€, mais ces ventes sont rares.
  81. La Vanne rouge à Montigny est un plat rond de 42 cm de diamètre, créé vers 1902 par Aristide Bézard sur terre cuite émaillée". Il est signé "Bézard" dans le décor et, au verso, il comporte la marque B.M./Marlotte/SM (pour Bézard et Mousseux, Marlotte, Seine et Marne). Il représente un paysage composé d'arbres, d'un ciel bleu légèrement nuagé, le Loing et une vanne permettant de s'ouvrir sur la rivière.
  82. décédé le 20 octobre 1916 à la bataille de 80-Bouchavesnes où il était brancardier
  83. Olivier Fanica et Gérard Boué, Céramiques impressionnistes et Grès Art Nouveau - Montigny-sur-Loing et Marlotte, 1872-1958 Ch.Massin, 2005, pp. 87 et 88)
  84. la villa sera vendue en 1940 lors du départ de Jean Renoir pour les États Unis.
  85. Source : archives départementales de Seine et Marne (http://archives.seine-et-marne.fr/jean-renoir-1894-1979)
  86. très probablement au 28 rue Delort à Marlotte
  87. lettre à NADAR (publiée dans « le journal amusant » 14 septembre 1861 n° 298. : (...) Deux partis se partagent Marlotte... Qu'on se rassure! il ne s'agit que de factions pantagruéliques : les Saccautins et les Antonins, ainsi nommées d'après les deux grands bouchons de l'endroit, tenus l'un par le père Saccault, l'autre par le père Antony. Je ne te dirai rien du père Saccault, vu que je ne le connais pas, et que je suis d'ailleurs profondément Antonin. Murger a donné, je crois, quelques détails sur lui dans son roman du Sabot rouge. L'auberge du père Antony est le rendez-vous des artistes, et le seul refuge de la gaieté rabelaisienne du pays. Quand cette gaieté languit un seul instant, le patron se charge de la ranimer; c'est là à peu près son unique occupation, quoiqu'à Marlotte il y ait fort peu de gens occupés, en dépit de l'air affairé que tous cherchent à se donner. Or ce patron est un type auquel il est impossible de ne pas s'arrêter un moment. Pour dignement esquisser dans son allure, à la fois joyeuse et titubante, le père Antony, il me faudrait le crayon de Pigalle, ou plutôt celui de Traviès dans ses Scènes bachiques. En effet, c'est un de ces types accentués comme on n'en retrouve plus que dans leurs pochades ou dans l'idéal de Désaugiers : Rouge trogne que ne fait pas pâlir l'éclair, cheveux en coup de vent, l’œil humide des tendresses de Bacchus, une bouche toujours ouverte pour boire ou pour chanter, avec une seule dent pour ornement à chaque coin des lèvres, le corps tendu en avant, une main occupée à gesticuler et l'autre à mal tenir un litre qui se renverse. Ajoutez à tout cela des jambes qui s'agiteraient frénétiquement si elles n'étaient pas fatalement retenues à la terre par la double pesanteur de la gravitation et des libations sans trêve. Tel est le père Antony. Sa vie se passe à déguster les liquides qu'on lui expédie et qu'il tient à éprouver lui-même avant de les débiter, car il ne se consomme pas moins d'une ou deux barrîmes de vin par semaine chez lui, sans compter les pipes d'eau-de-vie. Chacune de ses journées est divisée en trois parts, c'est-à-dire en trois siestes, précédées chacune d'une antienne libatoire. Le père Antony célèbre chaque jour matines, messe et vêpres en l'honneur de Bacchus. Il faut l'entendre entonner à pleine voix, comme un chantre de cathédrale, ce Te Deum de prédilection: « Chanter, rire et boire, Être toujours gai, c'est la devise des vrais Châlonnais!... ». Il faut surtout l'entendre appuyer avec un accent très circonflexe sur la première syllabe châ... de Châlonnais. Quelques artistes l'ont profondément contrarié en substituant Polonais à Châlonnais car le père Antony tient essentiellement à être Châlonnais et Bourguignon. Selon lui, il n'y à que les Bourguignons ou les Châlonnais qui sachent rire et boire. Le plus grand signe d'allégresse qu'il puisse donner à l'un de ses hôtes, est de tendre l'index en avant, et de venir l'atteindre plus ou moins droit à l'épaule en lui disant : «Attends, bibiche!... t'as le bibelot! Quand le père Antony a par trop le bibelot, il va se coucher. Il n'accepte l'air comme rafraîchissement que vers deux ou trois heures du matin; il n'est pas rare de le rencontrer à ce moment dans lés rues de Marlotte pieds nus et en chemise, sans craindre d'être gêné par les sergents de ville. C'est la seule distraction qu'il se permet, en vue de se rafraîchir des coups de soleil de la journée. (...) Rien de fantastique comme le cabaret du père Antony, le dimanche. Gens et bêtes tout le monde s'y donne rendez-vous. Quand il arrive des voyageurs de supplément, le père Antony leur montre ironiquement la maison de son confrère Saccault, en leur disant : « L'auberge du père Antony est pleine, allez à l’hôtel Saccault; Les chiens suivant leur maître, tous les chiens du pays viennent s'ébattre dans la cour du cabaret Antony, ce qui a fait dire aux artistes de l'endroit : « Abondance de chiens ne nuit pas. » Le plus choyé de tous est Pyrame, le chien de Murger, qui aboie dès qu'il reconnaît un homme de lettres. N'oublions pas Toto XIV, ainsi nommé parce qu'il est le quatorzième de la dynastie des Toto qui se succèdent depuis trente-cinq ans de père en fils, dans la maison Antony. Toto XIV, qui n'a que trois pattes, est le plus intrépide, des braconniers des environs. Cet illustré barbet, qui ressemble à un vieux grognard, ne connaît pas d'obstacles; il défie les lièvres à la coursé à travers les ronces et les rochers de la forêt. Les gardes le saluent quand il passe. La popularité du père Antony ne fait que croître et embellir; j'ose dire qu'elle ferait pâlir celle de Lafayette. Pour peu que cela continue, je ne serais pas étonné de voir avant peu le hameau de Marlotte se déclarer en république, et reconnaître comme souverain le père Antony sous le nom d'Antony Ier. J'engage le gouvernement à y réfléchir. ANTONIO WATRIPON.
  88. L'orthographe du nom était incertaine car il est écrit, selon les sources, tantôt « Antoni » (par exemple dans le livre d'Amedée Besnus (1831-1909) "Mes relations d'artistes", tantôt « Anthony » (par exemple pour le musée national de Stockholm) ou encore Antony. En fait, "ANTONY" est le nom d'épouse de madame Véronique Maxime MAROTEAU, née le 20 janvier 1809 à Marlotte, commune de Bourron. Le 28 mai 1828 elle se mariait avec monsieur ANTONY Louis, exerçant la profession de marchand de vin. La famille habitait « Grande rue » à Marlotte (devenue la « rue Murger »). En 1872, madame Véronique ANTONY était recensée comme exerçant la profession de « cabaretière ». C’est donc elle qui tenait l’auberge de la mère ANTONY. Monsieur ANTONY est décédé le 27 juin 1865, madame MAROTEAU Véronique, épouse ANTONY, le 6 avril 1874.
  89. Les sources semblent contradictoires quant à la date de démolition supposée (1887) et celle du passage de REYER et de CARON. Elles sont donc communiquées avec des réserves. L'opéra Salambo (ou Salemmbô), composé par Ernest Reyer, semble daté de février 1890 (création à Bruxelles). Or, en 1888 l'opéra n'était pas encore achevé ce qui semble contredire la démolition de l'auberge en 1887. En effet, l'opéra a été essentiellement composé à Marlotte comme le précise la revue "Les Annales politiques et littéraires" qui écrit, en 1892, "Ainsi, c'est à Marlotte qu'il a écrit presque toute la partition de Salammbô, entre des promenades en forêt". En outre, le n° 40 de "CAPRICE REVUE" (du samedi 1er septembre 1888) précisait que "Le maître travaille ou plutôt achève en ce moment Salembo, drame tiré du chef-d’œuvre impeccable de ce prodigieux styliste : Gustave Flaubert". Il est donc possible que la démolition de l'auberge ne date pas de 1887, comme certaines sources l'affirment, mais que cette disparition soit légèrement plus tardive.
  90. La Marlotte, 35 bis rue Murger 77780 Bourron-Marlotte
  91. (information non confirmée)
  92. Il nous a été signalé par cette même source locale que l'auberge aurait brûlé à deux reprises ?
  93. Extrait tiré du roman "Le Sabot Rouge" d'Henri Murger, édition de 1861, page 4.
  94. profession figurant sur son acte de décès, le 27/06/1865 : "marchand de vin".
  95. «Au tournant d'une masure à laquelle est accroché un mauvais panneau de nature morte, enseigne du bouchon, et d'où sortent des rires et des éclats de voix, un vieux paysan rougeaud, bourgeonné, édenté, le rire allant d'une oreille à l'autre, une figure de Père la Joie crapuleux, les pieds à cru dans des chaussons, vient serrer familièrement la main de notre compagnon Palizzi: c'est Antony l'hébergeur des bas peintres. (...) » - Journal de J. et E. de Goncourt
  96. Marlotte : vestiges du cabaret de la mère Antony avec, à gauche, l'entrée de la cave, et, à droite, des ruines qui proviendraient de sa démolition. L'ensemble est situé dans le jardin du 35 bis rue Murger à Bourron-Marlotte
  97. Entrée de la cave de l'ancienne Auberge Antony. Située au 35 bis rue Murger elle ferait environ 40m2. C'est tout ce qui reste de l'ancien cabaret qui faisait la joie des peintres impressionnistes au XIXème siècle.
  98. Ces pierres, situées dans le jardin du 35 bis rue Murger, proviendraient de l'ancien cabaret-auberge des époux Antony.
  99. "sic" Pierre-Auguste Renoir : cf. « Renoir », éditions G. Gré & Cie (1920)
  100. ainsi nommé car il était le quatorzième chien de la famille Antony.
  101. Extrait de « Renoir », éditions G. Gré & Cie (1920)
  102. , Aujourd'hui disparue, l'auberge de la mère Antony qui existait à cet emplacement, était fréquentée par de nombreux artistes au XIXème siècle.
  103. La villa est située dans une superbe ruelle (encore pavée dans sa première moitié) qui a conservé tout le charme du XIXème siècle. La ruelle démarre de la rue Murger pour rejoindre la route de Montigny-sur-Loing.
  104. "Bourron-Marlotte si les maisons racontaient" (1986) en rupture de stock a été édité par les Amis de Bourron-Marlotte. Il a été mis à jour et réédité en 2005 mais n'est, à nouveau, plus disponible. L'association pourraient, peut-être, envisager une nouvelle réédition si la demande le justifiait.
  105. La légende court, dans le village, qu'au temps des Sirs de Bourron, des souterrains partaient du château féodal pour permettre aux seigneurs de s'échapper en cas de siège... fantasme ou réalité ?
  106. (voir la rubrique : faïencerie d'art)
  107. source : commune de Bourron-Marlotte (panneau apposé sur la propriété)
  108. En mai 1927, la villa "Les charmettes" décrite comme située "au pave du Roy, sur le bord de la route nationale n° 7" fut mise en vente aux enchères par Maître Robert Bonnel, notaire à Paris, et Maître Jean Lotthe, avoué à Fontainebleau, pour le prix de 80.000 Francs (+ 20.000 Frs pour un terrain situé en face de la maison et 15.000 Frs pour un autre terrain attenant au précédent). La vente intervenait par suite d'acceptation bénéficiaire. Elle fit l'objet d'une publicité légale dans «Le journal» du mercredi 4 mai 1927.
  109. Jehan Pecard, artiste-peintre et graveur, est décédé à l'âge de 24 ans. Il repose au cimetière de Bourron.
  110. Cette superbe propriété est aujourd'hui le siège d'un établissement pour enfants et adolescents.
  111. A ne pas confondre avec Claude Guillemin(1842-1927) peintre et caricaturiste, dit "Édouard Pépin".
  112. malgré l'anachronisme des poteaux électriques et téléphoniques
  113. Le Chemin des Treambleaux débute entre le 42 et le 44 rue Murger pour s'enfoncer dans la forêt de Fontainebleau
  114. Ce chemin a, d’ailleurs, servi de décor cinématographique
  115. Le tableau est exposé à la Marie-Musée de Bourron-Marlotte
  116. Théophile Chauvel : catalogue raisonné de son œuvre par Loys Delteil (ouvrage publié en 1900) : extrait de la page 6 : (...) « Marlotte (...) à l'époque où Chauvel, ses camarades et ses confrères s'y établirent, Marlotte n'était qu'un village à peu près ignoré des touristes ; (...) les cours des fermes sales, mais pittoresques, y pullulaient, les toits de chaume également; d'hôtel point, naturellement, deux modestes auberges seulement hospitalisaient les passagers s'aventurant à Marlotte ou plutôt y échouant : l'une, tenue par le menuisier Saccault, l'autre, par la femme du maître-tisserand Antony. Cette dernière, préférée par la colonie naissante des peintres, devait bientôt devenir, grâce à eux, réputée »
  117. «Nous traversâmes, en brûlant le pavé, la grande rue du village, et, tournant brusquement à gauche, nous gravîmes au pas un petit chemin bossué, aboutissant à l'auberge du përe Saccault». (Amédée Desnus, 1898, «Mes relations d'artiste», édition Ollendorff
  118. Le Matin du 24 juin 1884
  119. Musée du Domaine départemental de Sceaux - tableau dans les réserves et non accessible sauf autorisation
  120. carte postale ancienne éditée par L. Coffin à Moret-sur-Loing
  121. Infos valides en décembre 2017 : Le restaurant gastronomique "LES PRÉMICES" - situé au 12bis rue Blaise-de-Montesquiou à 77780 Bourron-Marlotte - est inscrit au guide Michelin. Il y est décrit comme ayant une belle carte des vins, une cuisine de qualité et il est classé 3 couverts (très bon standing). Le chef de cuisine est Dominique Maësqui qui s'était, d'abord, installé à Barbizon où il avait obtenu un 15/20 au Gault et Millau dès la première année avant de s'installer, en 1996, à Bourron Marlotte où il fut noté 16/20 au guide les clefs d'or Gault et Millau. Il est assisté par Morgan Perrigaud, espoir jeune talent Bretagne 2017.
  122. Voir quelques photographies du massif forestier autour de Bourron-Marlotte (http://www.fontainebleau-photo.com/2011/05/sentier-n11.html)
  123. Notamment dans la « Grotte (ou cave) du Croc Marin », les archéologues ont découvert de nombreux silex taillés ainsi que des débris de poteries qui attestent d’une occupation humaine de longue date.
  124. Source : Le Parisien (édition Seine et Marne) du 28 mars 2014.
  125. Légende ou réalité ? L'information est communiquée au conditionnel car non confirmée
  126. cf. « Céramiques impressionnistes et grès Art nouveau » d'Olivier Fanica et Gérard Boué (édition Massin ISBN 2-7072-0512-5, page 197) : facture de la faïencerie à Madame Leblanc pour des grès, jardinières, vase, et autres objets déposés à l'hôtel Mallet.
  127. Ce bâtiment, également appelé buvette de la gare, semble inoccupé ou désaffecté (12/2017
  128. L'ancienne administration des Postes de Marlotte . En 1910 elle était située au 1 rue Murger (autrefois Grande rue), mais elle est aujourd'hui détruite et remplacée par un transformateur électrique et un parking.
  129. La Gazette des Baux Arts, 55 rue Vivienne à PARIS, répertoriait les artistes français et artistes étrangers ayant un domicile en France ou ayant pris part aux expositions françaises : peintres, sculpteurs, architectes, graveurs en médailles, dessinateurs, graveurs en taille-douce, lithographes. L'édition citée est celle d'avril 1870, page 200.
  130. Il s'agit très probablement, ici, de Nathaniel HONE (1831-1917) cf. infra (§ peintres)
  131. Mes relations d'artiste, par Amédées Besnus, Paul Ollendorff, éditeur à Paris (1898).
  132. Il s'agit d'Eugène Deshayes (1828-1890), peintre lithographe
  133. En 1860, Paul Cézanne, grand ami d’Émile Zola, habitait la villa Les Glycines, 30, rue Delort à Marlotte et faisait partie, lui aussi, des clients de l'Auberge de la mère Antony. Son fils - Paul également (1872/1947) -, grand ami de Jean Renoir qui lui conseilla le calme de cette agréable commune, s'installa au 158 rue du Général Leclerc à "La Nicotière".
  134. Leon Coigniet, ‘Portrait of Michallon’, about 1818-19, Musée des Beaux-Arts d'Orléans
  135. National Museum of Art of Roumania
  136. source : office de tourisme de Barbizon
  137. source : office de tourisme de Barbizon
  138. Une exposition dédiée à son oeuvre a été organisée à Bourron Marlotte, du 24 octobre 2015 au 6 décembre 2015 (source Bourron actualité n° 57 octobre 2015)
  139. Charles-François Daubigny "peintre de paysage" sera nommé chevalier de l'ordre impérial de la légion d'Honneur par décret impérial du 12 juillet 1861.
  140. A cette même date il présenta, d'ailleurs, un autre tableau nommé, lui «Prunes tombées» (n° 572 au catalogue du salon 1874)
  141. Cette chapelle était située 22, rue Murger à Bourron Marlotte. Le bâtiment, le grand portail sur rue et la tour existent toujours mais cette dernière a perdu sa toiture pointue et n'a conservé que ses créneaux. Voir le dessin ici (http://www.vdrfrance.com/ARTISTES/montholon.htm)
  142. quelques toiles peuvent être visionnées sur ce site (http://www.artnet.fr/artistes/henri-emile-de-sachy/r%C3%A9sultats-de-ventes)
  143. Ses oeuvres ont été essentiellement vendues en Angleterre, en Allemagne et aux Etats Unis.
  144. Source : les amis de la forêt de Fontainebleau, "Constant Dutilleux" par Dominique Horbez, bulletin "la voix de la forêt 2016"
  145. Source : Alexsandru Vilahuta, auteur roumain, dans "le Peintre Gricorescu, sa vie, son œuvre", (1911) - Editură Bucarest: Imprimerie Socec & Cie, Société Anonyme : «Je ne suis pas allé à Barbizon», me dit une fois le peintre, une ombre de mélancolie: «Une des filles de Millet commençait à m'être chère, et - qui sait - peut-être ... je n'aurais pas été peu importe si je restais là, mais je pensais qu'elle était la fille d'un grand artiste, que je n'ai aucune utilité dans le monde, que je ne sais pas si je l'aurai jamais, et je pensais que ce serait Je l'ai guéri en travaillant. » Elle ne savait jamais que je l'aimais, et personne ne soupçonnait ce qui était dans mon cœur. Cette fois, il s'assit à Marlotte, près de Barbizon. Paysages, bœufs et veaux, fleurs, portraits, ouvriers et bergers ... des femmes dans le besoin qui tombent à peine sous le fardeau de l'herbe que les maisons affamées attendent, tant de sujets dans le monde du simple et du bon.
    • Texte original:
    "Nu m-am mai dus la Barbizon, îmi povestea odată pictorul, co umbră de melancolie. Începuse să-mi fie dragă una din fetele lui Millet și — cine știe? — poate că... nici eu nu i-aș fi fost indiferent dacă mai rămâneam pe-acolo. Dar mă gândeam că ea e fata unui artist mare, că eu n-am încă nici un rost pe lume, că nu se știe dacă-l voi avea vreodată, și-mi ziceam c-ar fi o faptă de om necinstit so fac și pe ea să îndure nevoile și păcatele mele. M-am vindecat muncind. Ea na știut niciodată c-am iubit-o, și nimeni na bănuit ce-a fost în inima mea." De data asta se așeză la Marlotte, aproape de Barbizon. Peisaje, boi și viței, flori, portrete, muncitori și ciobani... femei nevoiașe ce de-abia pășesc sub sarcina de iarbă, pe care-o așteaptă flămânde lighioanele de-acasă, atâtea și-atâtea subiecte din lumea celor simpli și buni trec în fugă pe pânzele lui — zic trec, pentru că foarte rar e mulțumit de ceea ce face. Sunt pânze care ar putea să povestească amintiri pline de interes despre feluritele tablouri ce au lunecat pe ele. Aceeași neliniște, aceeași căutare pasionată a celui mai mare înțeles în cel mai mic semn, aceeași muncă de dimineață până seara. Când se așternea pe lucru, nu mai știa de nimic. Nici osteneală, nici foame, nici frig — era cu totul absorbit de marea taină pe care io șoptea natura. În una din aceste zile de adâncă uitare în rugăciunea muncii na băgat de seamă că vremea se răcorește — era o zi umedă de toamnă — la pătruns răceala, și când sa sculat de la lucru, a simțit că-l ține un junghi în spate. Dar ce vrea să știe tinerețea și arta, mai ales — o tinerețe și ea — de astfel de lucruri?...
  146. Nathaniel HONE, né à Dublin le 26 octobre 1831, et décédé à Dublin le 14 octobre 1917, est un peintre irlandais, dit "le jeune", par opposition à Nathaniel HONE "le vieux" (son grand-père ou son "grand-petit-neveu" selon les sources) qui - lui - était né le 24 avril 1718 et décédé le 14 août 1884. Ingénieur de formation il s'adonna à sa passion, la peinture, et devint un assidu de l'école de Barbizon où il avait été introduit par Richard Hearn, un autre peintre irlandais. Nathaniel Hone fut influencé par Gustave Courbet. Parmi les œuvres connues citons : "Banks of Seine near Paris (1866) Les berges de la Seine, près de paris - "The Boundary Fence, Forest of Fontainebleau" (1868) La clôture de bornage (?) en forêt de Fontainebleau (1868) et "rue de Bourron avant restauration de l'église" (1855).
  147. Source : "explication des ouvrages de peinture, sculpture, gravure, lithographie et architecture des artistes vivants exposés au Palais des Champs Élysées le 15 juin 1857. (Charles de Mourgues Frères, successeurs de Vinchon, imprimeurs des musées impériaux édition 1857).
  148. Il disposait d'une seconde adresse à Paris, chez M. Lurat au 52 rue Vavin.
  149. Toiles exposées : n° 1400 "vue de Menton au coucher du soleil" et n° 1401 "La récolte des olives aux environs de Menton"
  150. source : "explication des ouvrages de peinture, sculpture, gravue, lithographie et architecture des artistes vivants exposés au palais des champs élysées le 1er mai 1861 (imprimerie des musées impériaux Charles de Mourgues frères, successeurs de Vinchon, 8, rue J.J. Rousseau PARIS - édition 1861, page 290. Toile exposée (Référence 2407) : "portrait de Mlle Anna Debonne, rôle d'iphigénie"
  151. Giuseppe (Joseph) Palizzi, "peintre de paysage et d'animaux" (sic) sera nommé chevalier de l'ordre impérial de la légion d'Honneur par décret impérial du 12 juillet 1861. quelques exemples de toiles sur ce site (http://www.arcadja.com/auctions/fr/palizzi_giuseppe/artiste/21939/)
  152. D'abord dans la villa "le bocage", 2 rue Palezzi à Marlotte, puis au 100 rue Gambetta, [ "villa Palezzi"]. (source : "Les peintres italiens en quête d'identité" de Marion Lagrange (chapitre "Peindre à Paris"). Essai édité par INHA en janvier 2009.
  153. Il occupa des ateliers dans le 9ème arrondissement de Paris, rue Neuve-Fontaine-Saint-Georges, rue d'Amsterdam, boulevard Clichy et rue Fromentin.
  154. Ces deux gouaches, de 31,5cm x 49,5 ont été mise en vente aux enchères le samedi 17 mars 2018 par Maître Michel Darmancier et Olivier Clair, commissaires priseurs à Bourges (lot n° 374)
  155. Il habitait le "Logis de Haute Claire", 16, rue Delort à Bourron-Marlotte. Une rue"Armand Point" lui est dédiée dans la commune, entre la rue Gambetta et celle des Grands Réages.
  156. Les dates de naissance et de décès sont indiquées avec des réserves car elles varient d'une source à l'autre. Ainsi pour l'Hôtel des ventes de Lyon qui a mis une toile aux enchères le 26/02/2013 il est mentionné 1842-1889, alors que pour le dictionnaire des artistes de langue française en Amérique du Nord il est précisé né en 1842 ou 1843. Quant à Marie-Claude Roesch-Lalance dans "Bourron-Marlotte si les maisons racontaient" (page 44 édition de 1986) elle mentionne né à Paris en 1839, mort à Marlotte en 1904.
  157. Le 26 février 2013, une aquarelle et crayon sur papier d'Alfred-Octave SAUNIER ("Paysage de bord de rivière" - 23 x 32cm) a été estimée entre 180 et 220€ et mise aux enchères par la société de vente aux enchère AGUTTES (LYON)
  158. Il aurait également résidé à Paris rue Laffitte.
  159. Source : La Gazette Drouot, vente aux enchères du 14/10/2013, "Paysage d'été à Veneux", salle VV.
  160. En 1854 il reçoit une bourse pour étudier à Paris où il travaille dans les studios de Thomas Couture. Il exposera au salon de Paris et sera influencé par le peintre Jean-François Millet.
  161. (commune limitrophe de Bpurron-Marlotte)
  162. portrait gravé par Loÿs Delteil et paru dans L'Artiste en 1891
  163. L'Assommoir est un roman d'Émile Zola d'abord publié en feuilleton, en 1876, dans Le Bien public, puis dans La République des Lettres, avant sa sortie en livre en 1877 chez Georges Charpentier.
  164. Fondateur de "La lanterne du Quartier Latin" (1847), de "l'Aimable faubourien, journal de la canaille" (1848). Il prit part à la Révolution de 1848.
  165. Lettre à Nadar, publiée dans le "journal amusant" n° 298 du 14 septembre 1861 (siège du journal 20 rue Bergère à Paris).
  166. peint en chasseur par son père Pierre-Auguste Renoir
  167. Monument dédié à Charles-Olivier de Penne, sis au 168 rue du Général Leclerc à Marlotte
  168. mémoires d'Amedée Bisnus : mes relations d'artiste publiées chez Paul Ollendorff (1898)
  169. mis en vente sur Ebay dans les années 2010. En grès, de couleur beige, le buste est signé "Étienne Leroux" et comporte, sous le talon, la mention BM Marlotte SM.
  170. Il exposera ses oeuvres à l'exposition universelle de 1878. Né en 1831 il décèdera en 1900 ou 1907 (selon les sources). En 1833 il va poursuivre l'activité d'imprimeur de son père. En 1853 il crée le "Quinetoscope", un des premiers appareils permettant une prise de vue stéréoscopique dont il déposera le brevet. Il exploitera, entre 1869 et 1879, à Paris (320 rue Saint Honoré) un studio photographique et réalisera des vues des monuments de Paris. Mais il travaillera également en Italie à Florence et Bologne, avant de s'instaler à Cely-en-Bière (Seine et Marne) où il photographiera la forêt de Fontainebleau. Ses clichés seront d'ailleurs utilisés comme des modèles par les peintres de l'école de Barbizon. C'est dans ce cadre qu'il aura, aussi, l'occasion de photographier le hameau de Marlotte et notamment la rue Murger à la fin du XIX ème siècle.
  171. On peut voir des œuvres de Louis RAULT au musée des Arts décoratifs à Paris et au musée du Luxembourg.
  172. On peut voir, au cimetière de Bourron, un très belle sculpture en marbre blanc qu'elle a réalisée représentant sa mère, sur une tombe sans nom.
  173. Peinture de Léon Bonnat (1833-1922)
  174. (source Wikipedia - Wikimedia, photo de 1905, auteur inconnu dans le domaine public) (https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Auguste_und_Paul_Jouve.jpg#/media/File:Auguste_und_Paul_Jouve.jpg)
  175. Voir à l'article du RPF le paragraphe Succès électoraux et échecs politiques: Ce sont les déplacements du Général de Gaulle ou de ses porte-paroles officiels (Jacques Debû-Bridel, Jean Fribourg, André Malraux, Gaston Palewski, Geneviève de Gaulle, le colonel Rémy, Jean Nocher, Robert Boulin) qui popularisent ses discours. (...)
  176. photo de Denise Soriano et Jules Boucherit, en 1942, à la villa "La Chansonnière" sur le site Musimem.com. Ils sont en compagnie de deux enfants qui deviendront, eux aussi de célèbres violonistes : à gauche Devy Erlih (décédé en 2012) et, à droite, Serge Blanc (décédé en 2013 (http://www.musimem.com/obi-0106-0606.htm%7C)
  177. Source AJPN (http://www.ajpn.org/personne-Denise-Soriano-652.html%7C)
  178. Le Président Brouchot (aujourd'hui décédé) y disposait d'une résidence privée secondaire au XX, rue du Général de Gaulle (la famille y résidant toujours l'adresse est caviardée par respect de leur vie privée)
  179. Vice-Président du Sénat, il fut nommé au Conseil Constitutionnel le 8 mars 1995 (date de sa prestation de serment)
  180. Madeleine HOUT-BESSON, artiste peintre, est née le 28 novembre 1915 aux Lilas (Paris) et décédée le 2 octobre 2012 à Saint-Dié-des-Vosges. D’influence impressionniste elle peignait (huile, aquarelle et gouache) des paysages, des natures mortes, et des portraits. Elle a essentiellement vécu à Paris et à Bourron-Marlotte ainsi qu’à Saint Dié des Vosges dans sa famille les cinq dernières années. Elle a rapporté de ses voyages à l’étranger des croquis qui lui ont permis de composer des tableaux aux couleurs vives. Elle a exposé tant en France qu’à l’étranger, fut récompensée par divers prix et sa première exposition au salon d’automne du Grand Palais, remonte à 1972. Elle a peint jusqu’à l’âge de 85 ans et repose, désormais, au cimetière de Bourron-Marlotte.
  181. Autoportrait de Gérard Depardieu au cours de sa visite, du 14 août 2018, au restaurant "La Marlotte", 35 bis rue Murger à Bourron Marlotte. Dans la tradition des peintres du XIXème siècle qui fréquentaient l'auberge de la mère Antony et qui peignaient sur les murs, Gérard Depardieu à dessiné son portrait sur le mur de la grande salle de ce restaurant qui est, d'ailleurs, édifié à peu près à l'emplacement de l'ancienne Auberge, détruite à la fin du XIXème et dont il ne reste qu'une cave situé dans le jardin de l'établissement. "La Marlotte" dispose, également, de chambres et l'acteur y avait séjourné en octobre 2016 pendant le tournage du film "Bonne pomme" (à 77-Precy).
  182. le 9 mai 1933
  183. "Bonne Pomme", film notamment tourné en octobre 2016 à l'auberge La Fontaine de 77-Flagy. Acteurs principaux : Catherine Deneuve et Gérard Depardieu. Un film de Florence Quentin qui avait déjà été coscénariste de "la vie est un long fleuve tranquille" ou encore "Tatie Danielle" et "le bonheur est dans le pré". Pendant le tournage Gérard Depardieu logea à Bourron Marlotte.
  184. Source : Le Parisien, édition Seine et Marne du 28 mars 2014.
  185. photo de Denise Soriano et Jules Boucherit, en 1942, à la villa "La Chansonnière" sur le site Musimem.com. Ils sont en compagnie de deux enfants qui deviendront, eux aussi de célèbres violonistes : à gauche Devy Erlih (décédé en 2012) et, à droite, Serge Blanc (décédé en 2013 (http://www.musimem.com/obi-0106-0606.htm%7C)
  186. Les toiles de Madeleine Hout-Besson ont, notamment, été exportées aux États Unis. Exemple de vente (http://catalogue.gazette-drouot.com/ref/fiches-ventes-aux-encheres.jsp?id=106155&r=Madeleine%20HOUT%20%28XX%C3%A8me%29) de quelques œuvres de Madeleine Hout à l'Hôtel Drouot (Hôtel des ventes)
  187. Cette toile a été d'ailleurs reproduite sur une carte postale. Le musée d'Orsay détient, lui aussi, un tableau de cet artiste, intitulé "Mon jardin sous la neige" et datant de 1909.
  188. Philippe LECLERC de HAUTECLOCQUE (dit "général LECLERC") installa son poste de commandement pendant plusieurs semaines au 94 rue Murger (du 29 mai au 22 juin 1945), après la prise du "Nid d'Aigle" d'Adolf Hitler. Une plaque déposée par les anciens de la 2ème Division Blindée commémore l'évènement.
  189. Il illustrera l'affiche de la Bibliothèque Nationale pour l'exposition du « Centenaire de De Gaulle » et y exposera, également, différentes illustrations sur le Général. Mais il fera, aussi, des portraits de Jacques Chirac
  190. Ses toiles, d'inspiration impressionniste, ont notamment été exportées aux États Unis. Mais cette artiste-peintre est également connue sous le pseudonyme de « Marlyse » dans les romans de Roger BORNICHE, ou de « Catherine » dans le film « FLIC STORY », avec Alain delon et Jean-Louis Trintignan, où elle fut interprétée par Claudine Auger, ex miss-France dans le rôle de Martine Borniche. Elle participa, en effet, à l'arrestation d'Émile Buisson, l'un des truands les plus redoutables de l'après guerre, en lui passant les menottes tandis que son époux, l’inspecteur Roger Borniche, le ceinturait. On lui connait plusieurs toiles en relation directe avec la commune, notamment «sous-bois d'automne à Marlotte», le portrait d'un jeune bourronnais, ou encore «Vénamour, au Levant de Bourron», très grande toile représentant le portrait d'un Alezan logé dans une écurie de Bourron-Marlotte qui était située sur le chemin communal "au levant de Bourron" (devenu Chemin du Levant). Ses autres œuvres vont des marines en passant par les sanguines en Corse, les paysages (dont la Tour Eiffel actuellement conservée dans une collection privée aux États Unis), des portraits et des peintures animalières (chiens et chats), des toiles florales et de nombreux tableaux de chevaux.
  191. Né en 1879, décédé en 1960, Eugène Jacques SChlumber, d'origine alsacienne, a peint des communes Seine et Marnaises comme une ferme à Bourron Marlotte, ou encore Moret sur Loing, ainsi que de nombreux paysages bretons. Certaines œuvres, exportées aux États Unis, ont été mises en vente chez Christies, d'autres à Drouot ou encore dans des salles plus modestes telles que Chartres (mars 2017), Rueil Malmaison (juin 2017)....
  192. photo de Denise Soriano et Jules Boucherit, en 1942, à la villa "La Chansonnière" sur le site Musimem.com. Ils sont en compagnie de deux enfants qui deviendront, eux aussi de célèbres violonistes : à gauche Devy Erlih (décédé en 2012) et, à droite, Serge Blanc (décédé en 2013 (http://www.musimem.com/obi-0106-0606.htm%7C)
  193. Cette photo est une capture d'écran du magazine PANORAMA, diffusé à l'ORTF le 20 mars 1970. Germaine DELBAT parle de l'évolution du marché du travail pour les comédiens dans le cadre d'une émission sur Michel PICCOLI "Les comédiens"
  194. catalogues d'expositions au Palais des champs Élysées, catalogues illustrés du salon des Artistes Français...
  195. extrait du catalogue de la salle des ventes Osenat à Fontainebleau (décembre 2017) avec estimation de 400 à 600 euros.
  196. aquarelle sur papier d’une hauteur de 35,5cm pour 49 cm de large. Elle est conservée au musée d’art, d’archéologie et de sciences naturelles de Troyes (10) Aquarelle .
  197. aquarelle sur papier d’une hauteur de 43,5cm pour 23,3 cm de large. Elle est conservée au musée d’art, d’archéologie et de sciences naturelles de Troyes (10).
  198. extrait du catalogue illustré 1886 du Salon des artistes français (page 215).
  199. dates contradictoires, selon les uns il serait né en 1811 et décédé en 1897 ce qui parait démenti par le pastel daté de 1914, selon d'autres il serait né en 1846... donc : état civil est incertain
  200. né à Lille en 1716 ou 1719, décédé à Fontainebleau en 1794
  201. Le dessin a été mis en vente pour 50 Fr à l'hôtel Drouot en 1859. exemples de toiles de ce peintre (https://commons.wikimedia.org/wiki/Category:Louis-Nicolas_Van_Blarenberghe?uselang=fr)
  202. extrait du catalogue de la salle des ventes de Rueil Malmaison, juin 2014.
  203. Cette aquarelle de 29,8cm sur27,2cm représente, au loin, le château de Bourron-Marlotte au XVIII ème siècle (H 9,4cm x L14,1cm). Il est conservé à la conservé à la Bibliothèque Nationale de France, département des estampes et des photographies
  204. Ce dessin sur papier au crayon noir, sans doute créé entre la seconde moitié du 19e siècle et la première moitié du 20ème, présente une étude de rocher avec une inscription presqu’effacée : « G. au Loup » ce qui correspondrait, très probablement, aux Gorges au Loup près de Bourron-Marlotte commune dans laquelle l’artiste s’est d’ailleurs éteint le 6 décembre 1916. Cette étude est conservée au Musée hospitalier, 9 Bd du Général Leclerc – 42190 Charlieu.
  205. Ce dessin sur une enveloppe déchirée (H14,5 – L21,5cm) représente, en recto-verso, une étude de paysage avec un arbre et un personnage. L’enveloppe semble avoir été adressée depuis l’Angleterre à « Monsieur Charnay, artiste peintre, Marlotte par Bourron Seine et Marne ». Cette étude est conservée au Musée hospitalier, 9 Bd du Général Leclerc – 42190 Charlieu.
  206. Il s’agit d’un tableau représentant, des saltimbanques, leur s chiens et un singe qui demandent l’hospitalité à la porte d’une maison. On reconnaît, sur cette toile, une maison située au 22 rue Murger qui abritait, autrefois une chapelle d’ailleurs gravée par François Richard de Montholon (cf. § « personnalités liées à la commune »). Il semblerait qu’il s’agisse, selon une mention portée sur le châssis, de la porte d’Orry. Cette toile est conservée au Musée hospitalier, 9 Bd du Général Leclerc – 42190 Charlieu.
  207. Il s’agit, ici, de la maison connue sous le nom de La Nicotière et sise au 158 rue du Général Leclerc à Bourron-Marlotte. Cette toile est conservée au Musée hospitalier, 9 Bd du Général Leclerc – 42190 Charlieu.
  208. Il s’agit d’un tableau représentant, dans un sous-bois de Bourron-Marlotte des femmes cherchant des champignons dont deux élégantes d’origine visiblement bourgeoise et une servante. Cette toile est conservée au Musée hospitalier, 9 Bd du Général Leclerc – 42190 Charlieu.
  209. Dessin à la mine de plomb (de 16,3cm X 25cm), représentant une voiture à bras devant une mare à Marlotte et conservé à la Bibliothèque Nationale de France, département des estampes et des photographies
  210. tableau mis en vente aux enchères par le commissaire-priseur OSENAT (Fontainebleau) le dimanche 24 octobre 2010 (lot n° 29). Estimation préalable comprise entre 4.000 et 5.000 euros.
  211. peintre né à Issoudun (Indre), élève de M. Billou, domicilié Rue Capron, 35 (Batignolles)
  212. toilé présentée au salon national du Palais des Champs-Elysées du 1er mai 1864 (n° 464 au catalogue de l'exposition)
  213. De l’époque post-impressionniste, cette toile (H 38,4cm – L 46cm) représente, au premier plan, de l’herbe, puis un arbre et, au fond, une maison avec cheminée ainsi que quelques nuages. Elle est conservée au musée des beaux-arts de Brest.
  214. source : SOIXANTE - DIX - HUITIEME EXPOSITION DES OUVRAGES DES ARTISTES VIVANTS au palais des champs-élysées le 15 juin 1857.
  215. la toile représente une vue du village. Elle est conservée aux archives de France (site de Pierrefitte-sur-Seine) qui l’ont acquise en 1935.
  216. Ce dessin à l’encre brune sur traits à la mine de plomb représente, au loin, le château de Bourron-Marlotte au XIXème siècle (H 9,4cm x L14,1cm). Il est conservé à la conservé à la Bibliothèque Nationale de France, département des estampes et des photographies
  217. toile présentée à l'exposition nationale du Palais des Champs Élysées de 1883 organisée par le Ministère de l'instruction publique et des beaux-arts (n° 361 au catalogue)
  218. La toile représente la traditionnelle fête de la Saint-Jean avec un feu au premier plan et des enfants de chœur, ainsi, au second plan, que les villageois. Enfin, au fond, le clocher de l'église de Bourron se découpe entre les arbres. Le tableau (0.25m x 0.31m) est exposé au château-musée de Nemours.
  219. Cette aquarelle représente une vue de Marlotte en direction de l'actuelle rue Cicéri. Pour l’anecdote on peut apercevoir, sur ce tableau, une maison blanche qui correspond à l'emplacement, rue Cicéri, du terrain au bout duquel Alfred Sisley posa son chevalet lorsqu'il peint, en 1866, Rue de Village à Marlotte, près de Fontainebleau. Cette toile de Madeleine Hout est conservée dans une collection privée des Hauts de Seine. Pour la toile d'Alfred Sisley, voir plus haut à le chapitre « un peu d'histoire »
  220. En mars 2016, l'une des œuvres de René Camille Juste, dit René-Juste - "Arbres en fleurs" - est en dépôt à la Présidence de la République depuis le 13 octobre 2014.
  221. Cette toile, acquise pour 300 Francs, a été exposée au Salon des Indépendants de 1906. Elle est propriété de l’État.
  222. Cette oeuvre (33,02cm x 40,64 de large), estimée en 12.000 et 14.000 Francs, a été mise en vente (lot n° 49) par OSENAT commissaire priseur à Fontainebleau, le 5 décembre 1999 et semble avoir été attribuée pour 14.000 Francs (2.133€).
  223. toile mise aux enchères par OSENAT, commissaire-priseur à Fontainebleau, le 5 décembre 2004
  224. Dans un cadre cintré doré, la toile présente un groupe de jeunes filles autour de la fille de Jephté. D’abord détenue par le Duc d’Orléans, fils de Louis-Philippe, elle devint propriété du comte de Montesquiou qui en fit don à la mairie de Bourron-Marlotte
  225. Cette toile de Charles Mercier représentait, en fait, la seconde auberge populaire de Marlotte, l'Auberge Saccault, également disparue. Elle se situait à l'emplacement de l'actuel 28, rue Delort à Bourron-Marlotte.
  226. non accessible au public sauf autorisation sur demande motivée, le dessin est conservé dans les réserves du Musée du Domaine départemental de Sceaux.
  227. En fait l'ancienne chapelle de Marlotte. Cette chapelle était située 22, rue Murger à Bourron Marlotte. Le bâtiment, le grand portail sur rue et la tour existent toujours mais cette dernière a perdu sa toiture pointue et n'a conservé que ses créneaux.
  228. La toile, peinte vers 1832, a été mise en enchères le 21 mars 2014 à Drouot Richelieu par l'étude Beaussant Lefebvre, commissaires priseurs à ¨Paris pour une estimation comprise entre 4000 et 5000€. Elle a été vendue 4200€.
  229. La toile a été mise en enchères le 27 juin 2010 par Eric Pillon Enchères, commissaire-priseur à Versailles pour une estimation comprise entre 300 et 400€.
  230. Elle pourrait provenir de la chapelle Notre-Dame et Sainte-Avoye du château de Pleignes
  231. panneau de 33cm sur 23,5cm signé en, bas à droite et mis en vente chez OSENAT, salle de vente de Fontainebleau (lot n° 207) le 13 mai 2007.
  232. plaque en faïence décorée à la barbotine, représentant un paysage (champs, arbre et rivière ou plan d'eau) avec une petite fille. Dimensions : 45x63cm. Monogramme au dos. Signé "Octave SAUNIER" et daté "79" en bas à droite pour l'atelier Eugène SCHOPIN. en bas. Cette œuvre a été mise aux enchères (lot n° 46) à la salle des ventes de Fontainebleau (OSEMAT) le 4 juin 2006 (lot n° 41)
  233. La toile a été mise en enchères le 3 décembre 2017 par OSENAT, commissaire priseur à Fontainebleau pour une estimation comprise entre 400 et 600€.
  234. toile conservée à Bouron-Marlotte dans une collection privée
  235. Toile conservée à Melun dans une collection privée
  236. Toile conservée dans une collection privée des Hauts de Seine
  237. huile sur toile. H. 0,54m – L. 0,74m) XXème siècle, visible au château-musée de Nemours.
  238. Ce document fait partie de l'Atlas de Trudaine - XVIIIème siècle; généralité de Paris - volume III - Fontainebleau I. L'atlas comprend 14 cartes et, pour la Sous-juridiction de Nemours, département de Fontaineleau n° III, présente la grande route de Paris à Lyon, et notamment cette portion de route partant de "Bourron" [actuelle commune de Bourron-Marlotte], passant entre "Grès" [actuelle commune de Grès-sur-Loing], et le bois de "Villiers", longeant le "Loing" et allant au-delà de "Vlay"). L'original du document, conservé aux Archives Nationales, n'est pas accessible au public à cause de son mauvais état et de sa fragilité, mais sa reproduction photographique est consultable en salle du CARAN.
  239. Tableau estimé entre 4.000 et 5.000 euros, mis en vente (lot n° 168) le 5 décembre 2004 par OSENAT commissaire-priseur à Fontainebleau et adjugé à 3.600€ au marteau
  240. Estimée entre 6000 et 8000€ en 2008 dans le cadre d'une vente aux enchères conduite, en salle des fêtes de Barbizon, le 1er juin 2008 par Denis ANTOINE, Patrick DEBURAUX, Eric DUMEYNIOU, Guy MARTINOT, Yves SAVIGNAT, commissaires-priseurs.
  241. Toile peinte en 1857. Elle est exposée au Musée National de Prague.
  242. Mare-aux-Fées, Gorge-aux-Loups en forêt de Fontainebleau
  243. Prendre, depuis l'obélisque de Fontainebleau, la direction, Bourron-Marlotte par la D.58. Ne pas entrer dans le village (rue Murger) mais immédiatement avant la première maison (forestière) au sortir d'un virage en "S", tourner (virage en épingle à cheveux) à droite "route du Chêne Pinguet".
  244. Ce court métrage d'Ablel Gance date de 1911 mais semble avoir disparu. Selon les sources les informations sont contradictoires. Ainsi le journaliste Jean-Jacques Jelot-Blanc, précise (Si Fontainebleau m'était filmé - 2008) qu'Abel Gance alors acteur "aurait été acheminé à Bourron-Marlotte pour y camper un cavalier dans ce film". Cette information n'a toutefois pu être corroboré par d'autres sources. Dans les bases cinématographiques consultées aucune mention de ce passage à Bourron-Marlotte et les informations sont très lacunaires. Dans "ABEL GANCE ou le Prométhée foudroyé" écrit par Roger ICART avec le concours de la cinémathèque de Toulouse et publié, en 1983, aux éditions "l'Age d'Homme" (Lausanne), il est précisé : "il est aujourd'hui difficile de se faire une idée précise sur les quatre petits films d'une bobine ainsi réalisée, ceux-ci invisibles et vraisemblablement à jamais disparus, sinon par les souvenirs tardifs et parfois contradictoires de leur auteur et les rares documents qui ont pu être retrouvés. Le premier serait La digue - ou Pour sauver la Hollande - (...) où un bon fiancé se sacrifie pour empêcher l’inondation de son pays (...). Entièrement tourné à Paris les extérieurs aux réservoirs d'eau de la ville (...)". Le Larousse encyclopédique (http://www.larousse.fr/encyclopedie/personnage/Abel_Gance/120769) confirme bien l'existence de ce court métrage, suite à la création, par Abel Gance de la société de production "le film français" mais n'apporte aucune précision sur le scénario ni les lieux du tournage.
  245. réalisé à Bourron-Marlotte, entre le 1er et le 5 juillet 1918, (et à Saleux) par l'armée (section cinématographie technique de la direction des inventions), le film est tourné en noir et blanc (durée de 5,24mn). Il avait pour objet des tirs effectués sur un char allemand - ELFRIED - pour tester l'efficacité des canons de 37mm. Il a été restauré et figure aux archives du Centre National de la Cinématographie. Ce char allemand a été présenté à Saleux, le 12 mai 1918, à Jules-Louis BRETON, sous-secrétaire d’État aux inventions. Les exercices de tirs filmés, sont, par contre, intervenus à Bourron-Marlotte en juillet 1918. Le film est visionnable à Bois d'Arcy et à la B.N.F. (section CNC)
  246. La fille de l'eau de Jean Renoir (1924). Jean Renoir habitait Bourron-Marlotte (rue Murger). Cette séquence qui filme un rêve a été tournée à la Mare aux fées à la sortie du village (capture d'écran).
  247. Ce film a essentiellement tourné à Bourron-Marlotte. La séquence du rêve a été filmée à la Mare aux Fées à la sortie du village
  248. Une photographie du plateau de tournage, sous la forme d'un négatif gélatino-argentique, est conservé au musée national d'art moderne (Don de Anne-Marie et Jean-Pierre Marchand en 1993)
  249. Production : collective films et Parti Communiste Français
  250. Ce film a été tourné à Bourron-Marlotte, Montigny-sur Loing et sur les bords du Loing. infos complémentaires (http://guide-circuit-le-gatinais-foret-de-fontainebleau.locaguide-tourisme.com/fr/une-partie-de-campagne-lieu-de-tournage/77780/poi/3472)
  251. Source : Le Parisien, édition Seine et marne, du 28 mars 2014.
  252. Il est difficile d'identifier les scènes tournées à la Nicotière, faute de connaître cette propriété. Une scène filmant le retour d'Albert à cheval sous la pluie (artificielle créée par les pompiers de Bourron) semble avoir été supprimée au montage ou dans la version visionnée. En revanche la comparaison de l'église du film qui apparait pendant 2 secondes permet d'observer, par une capture effectuée en visionnant le film au ralenti, qu'il s'agit bien de l'église de Bourron qui, depuis, a été rénovée. L'agrandissement permet, en effet, de reconnaître le clocher, les horloges, la pente de la toiture, les contreforts sur le mur...
  253. La bande annonce du film s'ouvre, en toute première image, sur le café de la paix, aujourd'hui rebaptisé le Martingo, situé au 59 rue du général de Gaulle à Bourron Marlotte.
  254. Des scènes auraient été tournées aux châteaux de Bourron pour les intérieurs et de Courrances pour les extérieurs
  255. La mention de ce film, qui n'a pas été tourné à Bourron-Marlotte, mérite une explication. En effet une scène concerne la rencontre de Napoléon avec le pape Pie VII qui, comme nous l'avons vu plus haut, s'est, dans les faits déroulée à la Croix de Saint Hérem (voir supra et voir photos) à la sortie de Bourron-Marlotte (angle ancienne N7, devenue D607 et de la D.301 dite "route ronde"). Or, dans le film, la scène a été tournée à Fontainebleau et l'on aperçoit, Napoléon et le pape assis sur un banc, avec, au fond, le château de Fontainebleau ce qui ne correspond donc, pas du tout, à la réalité mais était, sans doute, plus spectaculaire ! Un rendez-vous manqué, donc, avec Bourron-Marlotte et la croix de Saint Hérem !
  256. Essentiellement filmées à Fontainebleau, certaines scènes ont, néanmoins, été tournées à la Mare aux Fées, près de Bourron-Marlotte, où avait été érigés, pour les besoin du film, une chaumière et un enclos à chevaux.
  257. Des séquences de ce film ont été tournées dans les sablières de Bourron-Marlotte. On aperçoit, aussi pour les Seine-et-Marnais, une séquence tournée sur la place Saint à Melun qui a bien changé depuis !
  258. Certaines scènes sont tournées à Fontainebleau, et d'autres dans les sablières du Bois de Justice à Bourron-Marlotte
  259. Certaines scènes ont été tournées dans un champ en bordure de la forêt près de Bourron-Marlotte. Le film réunissait les charlots et venait à la suite des "bidasses en folie".
  260. Les "guerres civiles en France" sont sorties le 15 mars 1978 et durent 2h15mn. La reconstitution historique se fait en trois segments. Dans celui ayant trait au premier empire une scène est filmée en bordure de forêt entre Bourron-Marlotte et Montigny sur Loing dans laquelle Philippe Collin, qui tient le rôle de l'Empereur, sort d'une calèche.
  261. Source : Si Fontainebleau m'était filmé, page 238, voir détails dans cet ouvrage
  262. Le café de la paix est, aujourd'hui, rebaptisé le Martingo (59 rue du général de Gaulle à Bourron-Marlotte).
  263. Certaines scènes sont tournées tournée en 2006 au Château de Bourron
  264. Synopsis : réalisé durant l'été 2008. Ce court métrage de 23 minutes relate, avec la complicité de Christine Toffin, la vie d'Aline Cézanne, sa tante et petite-fille du peintre. L'interview est réalisée dans la maison de retraite de Bourron-Marlotte. Aline Cézanne vécut son enfance à Bourron-Marlotte dans la villa "La Nicotière" où elle fut élevée. Aline Cézanne y évoque son histoire familiale entre les Cézanne et les Renoir. Son portrait permet d'approcher la peinture et le cinéma, une histoire du XXe siècle.
  265. Format 4/3, n° de visa : 167.618, du 03/10/2010. Son stéréo, Couleur et noir & blanc.
  266. émission interrompue par la chaîne faute de public suffisant plus d'info sur ce tournage sur La République de Seine et Marne (http://www.larepublique77.fr/2014/04/15/bistrot-du-broc-ne-passera-finalement-pas-sur-m6/)
  267. début à 7mn 30secondes du reportage
  268. réalisateur : Lee Sang Yeop
  269. tournage réalisé au château de Bourron-Marlotte
  270. sources : site Internet de la mairie de Bourron-Marlotte (http://bourronmarlotte.free.fr/administration/accueil_mairie.htm) et République de Seine et Marne du 22/10/2016 (http://www.larepublique77.fr/2016/10/22/le-chateau-de-bourron-voit-plus-grand/)
  271. L'importante logistique a mobilisé, avec l'appui de la commune, la salle Jean Renoir pour l'habillage des figurants, le terrain de la place des fêtes pour les camions servant de salon de coiffure, de vestiaire et de restauration, ainsi que pour planter la tente dédiée aux repas. Quant à la rue principale de la commune elle fut utilisée pour garer les camions techniques. Le tournage a mobilisé environ 15 camions, et près de 80 personnes.
  272. Résumé : Faraday vit dans une cabane au bord d’une rivière. Flemish, son propriétaire et ami ne lui a jamais fait payer de loyer. Monique, la fille du propriétaire, a du mal à accepter la situation car elle souhaiterait vendre le terrain. En revanche, les enfants de Monique voient, dans ce terrain, beaucoup plus qu'un simple lopin de terre. Le court métrage a été projeté, le 6 octobre 2017, au Cinéma Paradis, 10 rue du Maréchal de Villars, 77300 Fontainebleau. Musique : Boris Gobin. Directeur photographie : Marion Raymond-Seraille. Directeur artistique du son : Emmanuel Ponty. Montage : Ludovic Bernard. Avec la voix de Serge Chambon. Décors :Fanny Benguigui. Montage Son : Louis Roueche Rossi.
  273. Certaines scènes sont filmées au château de Bourron-Marlotte
  274. présentation des chambres de cet hôtel-château qu'il a semblé utile de proposer, ne fut-ce que pour des personnes étrangères qui souhaiteraient un hébergement pour visiter le village et les environs, autant que pour visionner la beauté des pièces intérieures et le cadre extérieur du bâtiment.
  275. Certains sont épuisés voire introuvables. Consultez l'association des Amis de Bourron Marlotte pour savoir s'ils sont réédités (Amis de Bourron Marlotte, s/c Mairie, 77780 Bourron-Marlotte), sinon consultez Internet ils peuvent, parfois, être retrouvés en livre d'occasion.
  276. Ouvrage malheureusement très difficilement trouvable (voir les libraires de livres anciens) mais l'association des amis de Bourron-Marlotte pourraient envisager une réédition : " Les Amis de Bourron-Marlotte ", Mairie de Bourron-Marlotte, 133, rue du Général de Gaulle - 77780 - Bourron-Marlotte - Tél : 01 64 45 91 44 - Adresse E-Mail : amis.bm@laposte.net
  277. Quelques unes des sources consultées : ■ Mes relations d’artiste (1898) par Amédée Besnus édité par Paul Ollendorff ■ Si les maisons racontaient de Marie-Claude Roesch-Lalande, ouvrage édité en 1986 par : association des amis de Bourron-Marlotte (voir "bibliographie) ■ Bulletins "Les amis de Bourron-Marlotte" (même association) ■ Théophile Chauvel : catalogue raisonné de son œuvre par Loys Delteil (1900) ■ Si Fontainebleau m'était filmé, de Jean-Jacques Jelot-Blanc (voir bibliographie)■ Mairie de Bourron-Marlotte et son office de tourisme (voir liens externes) ■ Encyclopédie Wikipedia : éditions de langue française, anglaise, italienne, thèque ■ Bibliothèque Nationale de France ■ Ministère de la Culture ■ Institut National de l'Histoire de l'Art (INHA) ■ Institut National de l'Audiovisuel ■ Dictionnaire des artistes de langue française en Amérique du Nord de David Karel (Musée du Québec, Presse de l'Université de Laval - 1992) ■ Cimetière de France et d'ailleurs (voir liens externes) ■ Apophtegme (voir liens externes) ■ Google (notamment web, images, livres) ■ les Maires de France à travers le temps (voir liens externes : maires de Bourron-Marlotte) ■ Musiciens aux environs de Fontainebleau (de Jean-Michel Saincierge) ■ Base JOCONDE (collections des musées de France) ■ Catalogue interministériel des Dépôts d’œuvres d'Art de L’État (CDOA) ■ Passion faïence, revue de l'association "les amis de la faïence fine" ■ A New History of Ireland: Ireland Under the Union, II: 1870-1921 (Par W. E. Vaughan) ■ La Gazette des Beaux Arts ■ Ballade à Bourron-Marlotte (blog de Will77) ■ Musée de la céramique (Métropole Rouen Normandie) ■ Fondation de la résistance (département AERI-PARIS) ■ Archives Internet (300 Funston Avenue, CA 94118 - San Francisco) ■ archives départementales de Seine et Marne ■ Félix Herbet : Dictionnaire Historique et Artistique de la Forêt de Fontainebleau, paru dans l'Abeille de Fontainebleau de 1902 à 1903 et publié en 1903 par Maurice Bourges, imprimeur à Fontainebleau. ■ https://marlottefaiencerie.wordpress.com (La faïencerie d'Art de Marlotte) ■ arrêts du conseil D’État 1848 à 1939 ■ Guide Dennecourt-Colinet, 1888, «Indicateur de Fontainebleau» ■ Céramiques impressionnistes et Grès Art nouveau - Montigny-sur-Loing et Marlotte 1872/1958 (éditeur MASSIN - 2005) ■ Voyage au pays des peintres, salon 1877 par Mario Proth, édition Henri VATON, 1877 ■ Explication des ouvrages de peinture, sculpture, architecture, gravure et lithographie des artistes vivants exposés au palais des Champs Élysées (édité par le Ministère de l'instruction publique et des beaux-arts, direction des beaux-arts, salon 1877 - imprimerie nationale ■ «La Céramique impressionniste», Émaux atmosphériques publié par les Musées de la Ville de Rouen (musées de la Céramique) chez éditions Nicolas Chaudun (2010) ■ Céramique impressionniste : catalogue exposition Musée Fournaise à Chatou (2001) ■ divers sources commerciales (antiquaires, experts, salles de ventes, Tonnerre Enchères...) ou non (familles, collectionneurs privés) ■ AJPN Association des Anonymes, Justes et Persécutés durant la période Nazie ■ Bernard Bathiat : Chemins de fer de la banlieue sud-est Paris-Gare de Lyon, (Éditions Alain Sutton) ■ Ville de Vollore (site Internet) ■ Association Marque Ville Impériale - 92500 Rueil-Malmaison ■ Château de Fontainebleau ■ "Galeries historiques du Palais de Versailles" (imprimerie De Fain et Thunot PARIS (1842) p. 898/899 ■ etc... Que l'on pardonne les omissions ou erreurs (qui peuvent être signalées par courriel ou sur la page discussion) tant les sources consultées ont été riches et nombreuses.

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