Château des Cambards

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Château des Cambards
Image illustrative de l’article Château des Cambards
Carte postale du château
Période ou style Renaissance
Type Château
Début construction XVIe siècle
Fin construction XIXe siècle
Propriétaire initial Bernard Cambard
Destination initiale Demeure seigneuriale
Propriétaire actuel Privé
Destination actuelle Résidence privée
Salle de réception
Coordonnées 43° 44′ 33″ nord, 1° 44′ 15″ est
Pays Drapeau de la France France
Ancienne province Drapeau du Languedoc Languedoc
Région Occitanie
Département Tarn
Commune Saint-Lieux-lès-Lavaur
Géolocalisation sur la carte : Tarn
(Voir situation sur carte : Tarn)
Château des Cambards
Géolocalisation sur la carte : Occitanie
(Voir situation sur carte : Occitanie)
Château des Cambards
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Château des Cambards

Le château des Cambards est un château situé à Saint-Lieux-lès-Lavaur dans le Tarn, en région Occitanie (France).

Bâti au XVIe siècle, c'est une demeure en U, qui témoigne de sa possession par la même famille Audoÿ durant près de trois siècles, et où sont passés le député Pierre Séverin Audoÿ et le général Joseph Victor Audoy.

Historique

Origine

Le château des Cambards est construit au XVIe siècle par un riche marchand d'épices, nommé Bernard Cambard, afin de compléter le grand domaine qu'il vient de se constituer[1].

La famille Audoÿ

Vers 1620, il est acquis par une famille bourgeoise, la famille Audoÿ, enrichie par le travail du verre à Grésigne. La demeure restera dans la famille durant trois siècles, servant généralement de simple résidence d'été. Elle est alors la propriété de différentes personnalités, telles que le député Pierre Séverin Audoÿ, le général Joseph Victor Audoy, ou le préfet de Lot-et-Garonne François Armand Audoÿ[1],[2].

Nullement dérangés par la Révolution française, les Audoy conservent le domaine jusqu'en 1905, date à laquelle un certain Joseph Izar le rachète.

Le XXe siècle

La façade arrière du château, début XXe siècle

Joseph Izar est très apprécié des agriculteurs du voisinage, à qui il distribue de nombreuses terres. Il réaménage le parc, en y plantant de nombreux arbres par exemple.

Sa fille, Germaine Izar, issue de son mariage avec Marie Vayre, épouse le médecin Aimé de Bertrant-Pibrac, qui hérite ainsi de la propriété, offerte en dot. Elle est ensuite vendue à un certain Pierre-Marie Constant, propriétaire de différents magasins alimentaires de Toulouse, juste avant le début de la Seconde Guerre mondiale[2].

Aujourd'hui

À partir de 1991, le château des Cambards est transformé en hôtel-restaurant, affilié au réseau Châteaux et Hôtels Collection. Il est alors grandement restauré, avant d'être revendu en 2007[réf. souhaitée]. C'est aujourd'hui un lieu d'accueil de séminaires, mariages et manifestations culturelles[3].

Architecture

Le château des Cambards se présente selon un plan en U, avec trois ailes s'organisant autour d'une cour intérieure. Celle-ci, ornée de bandes de brique et présentant en son centre une fontaine, est partiellement fermée par un retour en équerre de l'aile Est. Cette dernière est le logis principal, apparemment construit au XVIIe siècle sur trois étages, et flanqué de deux élégantes tourelles circulaires, qui pourraient elles dater des remaniements du XIXe siècle. Ceux-ci sont mentionnés par une plaque présente sur la troisième tour, carrée, et indiquant la date de 1816.

Ces deux tourelles, placées dans les angles Nord-Est et Sud-Est de la cour intérieure, surmontent le toit du logis d'un étage. Identiques, elles présentent en leur dernier étage des meurtrières en croix, simplement décoratives étant donné la période de construction. La tour carrée, bien plus grande qu'elles, flanque l'édifice en son angle intérieur Nord-Ouest. Coiffée d'un toit à la béarnaise surmonté d'une girouette en forme de coq, son dernier étage présente aussi des meurtrières en croix, au-dessus d'une corniche en brique[1].

Le domaine se composait auparavant de différentes dépendances, avec par exemple une ferme et une briqueterie. En comparant le cadastre actuel avec le cadastre napoléonien de 1828, on découvre la disparition de certains bâtiments[4].

Voir aussi

Article connexe

Liens externes

Références

  1. 1,0 1,1 et 1,2 Châteaux, manoirs et logis : le Tarn, Patrimoine et médias,  
  2. 2,0 et 2,1 « L'histoire », sur www.chateaudescambards.fr (consulté le ).
  3. Concert classique au château des Cambards. La Dépêche, 23 juin 2015. Lire en ligne
  4. « Cadastre napoléonien du Tarn », sur e-archives.tarn.fr

Article publié sur Wikimonde Plus

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