Douce France (émission de télévision)
| Douce France | ||||||||
| Genre | Magazine | |||||||
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| Périodicité | Hebdomadaire | |||||||
| Présentation | Christine Bravo | |||||||
| Pays | ||||||||
| Langue | Français | |||||||
| Programme similaire | Union libre | |||||||
| Production | ||||||||
| Durée | environ 60 minutes | |||||||
| Production | Estelle Ghouzi | |||||||
| Diffusion | ||||||||
| Diffusion | France 2 | |||||||
| Date de première diffusion | ||||||||
| Date de dernière diffusion | ||||||||
| Statut | Arrêtée | |||||||
| Public conseillé | tout public | |||||||
| Chronologie | ||||||||
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Douce France est un magazine hebdomadaire français présenté par Christine Bravo et diffusé sur France 2 du 14 septembre 2002 au 21 juin 2003, le samedi en avant-soirée[1],[2]. Conçu dans le prolongement d'Union libre, dont il reprend le principe d'une bande de chroniqueurs chargés d'incarner un territoire, il remplace les représentants de pays européens par des chroniqueurs issus de différentes régions de la France métropolitaine et ultramarine. Reportages, traditions, gastronomie, modes de vie et particularités locales nourrissent une formule que Christine Bravo présente alors comme plus informative que son émission précédente[3].
Le programme ne reste qu'une saison à l'antenne. Malgré de bonnes performances ponctuelles à la fin de 2002, son audience moyenne demeure inférieure à celle d'Union libre. La formule est remaniée au cours de la saison, puis rapprochée de son prédécesseur au printemps 2003 par le retour de plusieurs anciens chroniqueurs européens, avant que France 2 n'en arrête la diffusion en juin[4],[5],[2].
Genèse et lancement
Le projet est élaboré alors quUnion libre est encore à l'antenne. À l'été 2001, France 2 renonce à programmer une première version de Douce France, après plusieurs mois de préparation et la réalisation d'un pilote. Les explications divergent alors : la chaîne estime le projet trop proche d'Union libre, tandis que Christine Bravo et la productrice Estelle Ghouzi mettent surtout en cause les conditions de production proposées, notamment l'utilisation du même studio que l'émission existante. Selon Christine Bravo, cette première formule devait être diffusée deux mardis par mois en deuxième partie de soirée. Une vingtaine de chroniqueurs avaient déjà été sélectionnés à travers la France[6]. Le projet reste en suspens pendant la saison 2001-2002, au cours de laquelle Bravo présente la dernière saison dUnion libre[7].
En juin 2002, France 2 confirme finalement la mise à l'antenne de Douce France pour la rentrée, à la suite de l'arrêt d'Union libre après quatre saisons. Le nouveau magazine conserve l'idée d'une émission collective fondée sur les différences culturelles, mais déplace le regard de l'Europe vers les régions françaises[8]. La première est diffusée le 14 septembre 2002 à 18 h 50 ; France 2 annonce alors une émission destinée à « mieux faire connaître les régions françaises » autour de Christine Bravo, de son équipe et d'un invité[1].
Principe de l'émission
À son lancement, Douce France réunit dix-huit chroniqueurs. La production explique les avoir recherchés directement dans leurs régions, notamment sur des campus, dans des lieux de sortie ou sur les plages, plutôt que par une campagne de recrutement classique. Ils ne sont pas installés autour d'une table mais répartis parmi le public, afin de renforcer l'idée de représentants ordinaires de leurs territoires. Un quiz intitulé « AOC », pour « appellation d'origine contrôlée », teste par ailleurs leurs connaissances régionales[3].
Les chroniques s'appuient sur des reportages et des sujets consacrés aux traditions, aux pratiques culturelles, à la gastronomie, aux loisirs ou à des initiatives locales. Christine Bravo revendique au lancement une tonalité plus informative que celle d'Union libre, tout en conservant le jeu collectif et les échanges entre chroniqueurs qui avaient fait l'identité de l'émission précédente[3].
La formule évolue au fil de la saison. Le contenu et le décor sont modifiés, et le nombre de chroniqueurs présents est réduit de moitié. Après l'arrêt de l'émission, Christine Bravo reconnaît avoir constitué une équipe initiale trop nombreuse[2]. À partir du 17 mai 2003, plusieurs anciens chroniqueurs d'Union libre reviennent à l'antenne et sont opposés, sous forme de « matchs », aux représentants régionaux. Parmi eux figurent notamment Dominique Dislaire, Anette Burgdorf, Maria Martin et Ray Cokes[5].
Chroniqueurs régionaux
La composition de l'équipe varie légèrement au cours de la saison, notamment pour la Normandie et les Antilles-Guyane. Plusieurs chroniqueurs feront ensuite carrière dans les médias ou le spectacle, parmi lesquels Sellig, Christelle Chollet, Charlotte Savreux et Stéphane Bertheau.
| Territoire représenté | Chroniqueur ou chroniqueuse |
|---|---|
| Alsace-Lorraine | Catherine Sandner[9] |
| Bretagne | Marine Piel-Doucen |
| La Réunion | Rocaya Toihiri |
| Nord, Picardie et Champagne-Ardenne | Thomas Cliquennois |
| Paris et Île-de-France | Stéphane Bertheau[10] |
| Pays de la Loire | Jérémy Côme[11] |
| Rhône-Alpes | Sellig[12] |
| Polynésie | Tupaha Bonnet |
| Auvergne et Limousin | Philippe Aigueperse |
| Corse | Luc Mondoloni[13] |
| Languedoc-Roussillon | Fanny Portal |
| Normandie | Carine Levoyer, puis Charlotte Savreux[14] |
| Pays basque et Béarn | Jean-Marie Lapeyre |
| Provence-Alpes-Côte d'Azur | Rémi Attuyt |
| Midi-Pyrénées et Aquitaine | Christelle Chollet[15] |
| Antilles et Guyane | Mirella Chantalou, puis Léa Galva |
Production, audiences et arrêt
Le magazine est produit par Estelle Ghouzi. En décembre 2002, Le Monde évalue le coût d'un numéro à 122 000 euros. Le journal relève au même moment que les deux émissions précédentes ont réuni en moyenne près de 24 % de part d'audience, un niveau supérieur aux résultats habituels du programme[4].
Ces bons résultats ponctuels ne se maintiennent pas sur l'ensemble de la saison. En janvier 2003, le magazine attire en moyenne 2,8 millions de téléspectateurs, soit 18,2 % de part d'audience depuis son lancement ; ses deux dernières éditions n'ont pas dépassé 15 % de part d'audience. France 2 modifie alors la programmation qui précède Douce France le samedi, avec une rediffusion de Top of the Pops puis une sélection de sketches d'Un gars, une fille, dans l'espoir de renforcer son audience[16].
Le magazine cède provisoirement sa case à deux numéros de Trivial Pursuit, un jeu présenté par Frédéric Joly, les 3 et 10 mai 2003[17]. Le 17 mai, le premier numéro faisant revenir d'anciens chroniqueurs d'Union libre réunit 2,7 millions de téléspectateurs, soit 19,5 % de part d'audience, contre une moyenne indiquée alors à 17,2 %[5]. Au moment de la dernière émission, Le Parisien retient une moyenne de 2,7 millions de téléspectateurs et 17,2 % de part d'audience pour Douce France, contre 3,5 millions et 22 % pour Union libre[2]. Un bilan publié en janvier 2004 dans Le Monde retient cependant une part d'audience moyenne de 18,5 % pour la saison[18].
France 2 choisit de ne pas reconduire le programme. Claire Dabrowski, alors directrice des magazines de la chaîne, explique que le régionalisme a moins mobilisé les téléspectateurs que les particularités européennes mises en avant par Union libre et que la proximité des deux concepts a pu provoquer une lassitude. Christine Bravo estime de son côté que l'émission n'a pas bénéficié d'assez de temps pour s'installer, tout en reconnaissant que la présence d'un trop grand nombre de chroniqueurs au début de la saison avait nui à la lisibilité de la formule[2].
Le dernier numéro est diffusé le 21 juin 2003, avec Lorie comme invitée et un nouveau face-à-face entre chroniqueurs régionaux et anciens d'Union libre[2]. À la rentrée suivante, Christine Bravo retrouve la même case du samedi avec C pour de vrai !, une autre émission de France 2, qui est à son tour arrêtée après sept numéros[18].
Notes et références
- ↑ 1,0 et 1,1 « TF1 », Le Monde, 7 septembre 2002.
- ↑ 2,0 2,1 2,2 2,3 2,4 et 2,5 Carine Didier, « Christine Bravo : “Douce France n'a pas eu sa chance” », Le Parisien, 21 juin 2003.
- ↑ 3,0 3,1 et 3,2 Stéphane Lepoittevin, « Christine Bravo : “En France, tout est mieux qu'ailleurs !” », Le Parisien, 14 septembre 2002.
- ↑ 4,0 et 4,1 « France 2, France 3, la culture exclue de la course à l'audience », Le Monde, 10 décembre 2002.
- ↑ 5,0 5,1 et 5,2 S. L., « L'Europe redonne du souffle à Christine Bravo », Le Parisien, 24 mai 2003.
- ↑ Stéphane Lepoittevin, « “Je me sens otage de France 2” », Le Parisien, 31 juillet 2001.
- ↑ Stéphane Lepoittevin, « France 2, 18 h 55 / Christine Bravo : “La dernière saison d'Union libre” », Le Parisien, 8 septembre 2001.
- ↑ Stéphane Lepoittevin, « Christine Bravo dit adieu à “Union libre” », Le Parisien, 24 juin 2002.
- ↑ « Bio de Catoch' », site officiel de Catherine Sandner, consulté le 24 octobre 2026.
- ↑ Carine Didier, « Il est passé de “Koh-Lanta” aux plateaux de télé », Le Parisien, 20 juin 2003.
- ↑ Anne-Charlotte Dancourt, « Miss France 2018 : les prétendantes recevront pour la première fois des cours de bonnes manières », Le Parisien, 16 novembre 2017.
- ↑ « Sellig, “génétiquement modifié” », Le Parisien, 11 septembre 2008.
- ↑ Michèle Acquaviva Pache, « “Mémoire courte” sur Via Stella, le 2e enfer des mutilés corses », Journal de la Corse, 7 mars 2024.
- ↑ « Biographie », site officiel de Charlotte Savreux, consulté le 19 septembre 2026.
- ↑ « Charlotte Savreux », Première, rubrique « Biographie », consultée le 24 octobre 2026.
- ↑ S. L., « Deux nouvelles locomotives pour “Douce France” », Le Parisien, 11 janvier 2003.
- ↑ Aude Dassonville, « “Trivial Pursuit” tente sa chance », Le Parisien, 3 mai 2003.
- ↑ 18,0 et 18,1 « … et des bas », Le Monde, 3 janvier 2004.
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