Gala ESIEE

Aller à la navigation Aller à la recherche

Le Gala ESIEE est une manifestation de la vie étudiante d'ESIEE Paris. Ses grandes éditions historiques se sont déroulées dans les locaux de l'école à la Cité Descartes, à la limite de Noisy-le-Grand et de Champs-sur-Marne. Selon le dossier de partenariat préparé pour l'édition 2006, le gala est créé en 1985[1]. Dans les années 1990 et 2000, il prend la forme d'une vaste soirée musicale ouverte au public, mêlant concerts, sets de DJ, discothèque, bars thématiques et animations. En 2002, Le Parisien annonce 7 000 spectateurs pour le Gala[2].

La dix-septième édition numérotée a lieu le 17 novembre 2006[1]. L'appellation ne disparaît toutefois pas à cette date : Le Parisien rend encore compte d'un Gala ESIEE en 2009[3], et Le Figaro Étudiant cite toujours le gala parmi les événements annuels de la vie étudiante de l'école[4]. Les sources publiques disponibles ne permettent cependant pas d'établir une continuité de format ou de numérotation entre les grandes éditions historiques et les galas plus récents.

Format et organisation

Une circulation intérieure du bâtiment principal d'ESIEE Paris, photographiée en 2016.

Une particularité du Gala historique est de se dérouler dans l'école elle-même plutôt que dans une salle extérieure. Le bâtiment principal, conçu par Dominique Perrault et aujourd'hui appelé bâtiment Perrault, offre de vastes espaces : ESIEE Paris indique une superficie d'environ 27 000 m2, avec notamment des amphithéâtres, des espaces de restauration, des passerelles et un gymnase dont le plateau central atteint 1 440 m2[5]. Cette configuration permettait de répartir simultanément plusieurs ambiances dans le bâtiment.

Le Gala des années 2000 fonctionnait ainsi davantage comme un festival en intérieur que comme un dîner de gala. Pour l'édition 2002, Le Parisien décrit sept scènes musicales et vingt-cinq bars à thème ; la scène rock est installée sous un chapiteau de 880 m2, tandis que le gymnase de 700 m2 accueille alors l'espace techno[2]. La programmation couvre le rock, les musiques électroniques, le reggae, le métal, le funk, le jazz et, selon les éditions, d'autres styles[1]. Des espaces identifiés par des noms propres structurent certaines soirées : en 2002, le festival électronique Visions côtoie le nouveau festival rock Rockréation[6] ; l'année suivante, la programmation comporte notamment Reg'east of Paris et un espace Ibiza[7].

L'organisation repose largement sur les étudiants, avec l'appui de prestataires professionnels pour les fonctions techniques et de sécurité. En 2002, une cinquantaine d'élèves sont mobilisés pendant les trois dernières semaines de montage et 120 agents de sécurité sont prévus pour la soirée ; la sonorisation est confiée à des professionnels[2]. Le budget de cette édition atteint 155 000 €, dont environ 10 % proviennent du sponsoring, le reste devant être couvert principalement par la billetterie[2]. Pour 2006, le dossier des organisateurs fait état de plus de 400 étudiants bénévoles, d'une vingtaine de bars, d'une discothèque de 1 100 m2 et de près de 150 artistes ; il présente une fréquentation habituelle comprise entre 5 000 et 7 000 visiteurs[1]. Ces derniers chiffres proviennent d'un document destiné aux partenaires commerciaux et correspondent donc aux estimations avancées par l'équipe organisatrice.

Historique

Développement dans les années 1990

Le dossier de partenariat de 2006 situe la création du Gala en 1985 et indique que la manifestation prend une ampleur particulière à partir du milieu des années 1990[1]. Les programmes mêlent alors artistes déjà établis et groupes encore en début de carrière. En 1997, l'ESIEE fait notamment venir Dolly et Aston Villa, un choix que Le Parisien rappelle en 2002 à propos de la politique de programmation consistant à repérer des formations montantes[2]. Le bilan dressé par les organisateurs en 2006 cite aussi, parmi les artistes accueillis au fil des éditions, Sinsemilia, Les Innocents, Armens, Dionysos et Sergent Garcia[1].

Annulation de 2001 et reprise

L'édition prévue en 2001 est annulée. Lors de la reprise, Le Parisien relie cette interruption au contexte sécuritaire qui suit les attentats du 11 septembre 2001 et au renforcement du plan Vigipirate, tout en signalant les tensions provoquées par les nuisances sonores auprès des riverains[2]. Pour le retour du Gala le 22 novembre 2002, présenté comme la quatorzième édition, les organisateurs réduisent la puissance sonore par rapport à la fin des années 1990[2]. La soirée associe notamment Superbus et Dionysos au festival Rockréation, tandis que la scène électronique réunit Scan X, The Hacker, T-1000, Heiko Laux, Deetron et Oxia[6].

En 2003, le Gala conserve ce principe de programmation éclatée : Silmarils, Elista et Pep's figurent sur les scènes rock, tandis que Greg Di Mano, DJ Flex et David C animent l'espace house Ibiza ; des scènes reggae et metal complètent la soirée[7]. L'édition du 26 novembre 2004, annoncée comme la seizième, programme notamment Sergent Garcia, Déportivo et Marc Wolters pour Rockréation, ainsi que Fafa Monteco, Michael Kaiser, Lithium et Jean Jérôme dans l'espace électronique X-tasia. Une projection de la Nuit des Publivores est également proposée[8].

En 2005, l'équipe du Gala organise dans l'école une soirée intermédiaire baptisée Warm-up, le 20 mai, avec une discothèque, plusieurs bars thématiques et des concerts[9]. Le dossier de partenariat de l'année suivante la présente comme la dernière manifestation organisée par l'équipe du Gala ESIEE 2006 et indique qu'elle a réuni plus de 1 800 personnes[1]. La dix-septième édition du Gala est ensuite programmée le 17 novembre 2006 dans les locaux de l'école, après six mois de préparation[1].

Poursuite de l'appellation

La numérotation historique ne signifie pas la disparition du nom « Gala ESIEE » après 2006. En septembre 2009, Le Parisien fait état d'une nouvelle soirée organisée à l'ESIEE et décrit alors le Gala comme un rendez-vous automnal rassemblant plus de 6 000 personnes, encadré par plus de 150 agents de sécurité[3]. Dans sa présentation actuelle de l'école, Le Figaro Étudiant mentionne encore le gala parmi les événements annuels proposés sur le campus[4]. En l'absence d'archives publiques continues, le détail des éditions postérieures et leur éventuelle numérotation ne sont toutefois pas établis.

Notes et références

  1. ↑ 1,0 1,1 1,2 1,3 1,4 1,5 1,6 et 1,7 « 17e Gala ESIEE — Offres de contrats publicitaires » [PDF], sur ESIEE Paris, (consulté le )
  2. ↑ 2,0 2,1 2,2 2,3 2,4 2,5 et 2,6 « 7 000 jeunes attendus au gala étudiant », sur Le Parisien, (consulté le )
  3. ↑ 3,0 et 3,1 « Bagarre à la sortie du gala de l'Esiee », sur Le Parisien, (consulté le )
  4. ↑ 4,0 et 4,1 « ESIEE Paris — Admission, prix, avis, portes ouvertes... », sur Le Figaro Étudiant (consulté le )
  5. ↑ « Location d'amphithéâtres & salles de séminaire », sur ESIEE Paris (consulté le )
  6. ↑ 6,0 et 6,1 « Gala Esiee — ESIEE — 22 novembre 2002 », sur ParisBouge (consulté le )
  7. ↑ 7,0 et 7,1 « Gala Esiee — ESIEE — 28 novembre 2003 », sur ParisBouge (consulté le )
  8. ↑ « Gala Esiee — ESIEE — 26 novembre 2004 », sur ParisBouge (consulté le )
  9. ↑ « Warm-up — ESIEE — 20 mai 2005 », sur ParisBouge (consulté le )

Liens externes

Article publié sur Wikimonde Plus

  • icône décorative Éducation
  • icône décorative Musique