Jean Chrétien (général)

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 Jean Chrétien
Jean Chrétien (général)
Le général Jean Chrétien.

Nom de naissance Jean Hector Adrien Chrétien
Naissance
Saint-Brieuc (Côtes-du-Nord)
Décès (à 90 ans)
Malbuisson (Doubs)
Origine Drapeau de la France France
Arme Troupes coloniales
Formation École supérieure de guerre
Grade Général de brigade
Années de service – 1947
Commandement 13e régiment de tirailleurs sénégalais
Subdivision du Wurtemberg
Conflits Première Guerre mondiale
Seconde Guerre mondiale
Distinctions Commandeur de la Légion d'honneur
Croix de guerre 1914-1918
Croix de guerre 1939-1945
Médaille de la Résistance française avec rosette
Legion of Merit
Autres fonctions Directeur de banque et président de société

Jean Chrétien, né le à Saint-Brieuc et mort le à Malbuisson, est un général de brigade et un responsable du contre-espionnage français.

À la tête du contre-espionnage militaire en Afrique française du Nord de 1941 au début de 1943, il combat les services de renseignement de l'Axe et participe aux contacts avec les Américains qui précèdent l'opération Torch, en novembre 1942. Il commande ensuite le 13e régiment de tirailleurs sénégalais lors de la conquête de l'île d'Elbe, en juin 1944, avant de devenir le premier chef du contre-espionnage de la Direction générale des études et recherches (DGER). Après son départ de l'armée en 1947, il exerce des responsabilités bancaires et minières au Maroc.

Biographie

Origines et vie familiale

Jean Hector Adrien Chrétien naît à Saint-Brieuc, alors dans les Côtes-du-Nord. Il est le fils d'Émile Henri Jean Baptiste Chrétien, professeur de sciences au lycée de la ville, et d'Alice Marie Lefort, ainsi que le neveu du général de division Paul Chrétien[1].

Le , il épouse Suzanne Marie Gabrielle Labansat. Le couple a deux fils et quatre filles. Devenu veuf, il se remarie le avec Raymonde Latieule[1].

Premières années dans l'armée

Engagé volontaire à dix-sept ans pendant la Première Guerre mondiale, Jean Chrétien devient sous-lieutenant. Le , au cours des combats près de Verdun, il est blessé à la main gauche lors d'un assaut et doit être amputé d'un doigt. Sa conduite lui vaut une citation à l'ordre du corps d'armée, le [2],[3].

Après la guerre, il sert au 2e bureau de l'armée d'occupation[4]. Il suit les cours de l'École supérieure de guerre de 1923 à 1925[5]. Passé dans les troupes coloniales en 1926, il bénéficie cette même année d'un congé de cinq ans. Revenu dans l'armée active, il rejoint en 1932 l'état-major des troupes du territoire de Damas, après son arrivée à Beyrouth[2].

Renseignement et réseaux anticommunistes

De retour en métropole en 1934, Jean Chrétien est affecté à la section de politique étrangère de l'état-major, à Paris, puis, en 1936, à la section économique de mobilisation industrielle, où il travaille sous les ordres du colonel Georges Groussard[4].

Dans le contexte du Front populaire, les deux officiers organisent au sein de l'armée un réseau clandestin destiné à s'opposer à un éventuel coup de force communiste. Ils obtiennent le concours du capitaine André Brouillard, futur écrivain connu sous le nom de Pierre Nord, alors chef du 2e bureau de la région militaire de Paris. À la fin d'août 1936, leur organisation fusionne avec les réseaux Corvignolles de Georges Loustaunau-Lacau, dont Groussard et Chrétien partagent initialement la direction[6],[7]. Sa mutation l'éloigne ensuite de ce réseau[8].

Promu chef de bataillon en 1937, il est affecté à Dakar au service de renseignements intercolonial du colonel Georges Nyo[2]. Il y dirige le secteur VI[9].

Seconde Guerre mondiale

De la campagne de France au contre-espionnage d'Alger

Pendant la bataille de France, Jean Chrétien est chef d'état-major de la 8e division d'infanterie coloniale. Il est cité à l'ordre de la division le pour son action au cours des journées du 11 au 24 juin, notamment lors des liaisons avec les régiments engagés et sous les bombardements d'Évreux et de Dreux[10],[11].

Au début de 1941, le colonel Louis Rivet, responsable des services de renseignement militaires maintenus après l'armistice, lui confie le contre-espionnage en Afrique du Nord[12]. Le bureau des menées antinationales (BMA) d'Alger, installé en mars 1941, dépend d'abord de la délégation générale du gouvernement en Afrique française, puis de l'état-major du général Alphonse Juin. À cette structure officielle s'ajoute l'activité clandestine du réseau des Travaux ruraux (TR)[13].

Avec Henri Navarre, chef du 2e bureau du général Maxime Weygand, il travaille à entraver l'action des services allemands et italiens. Le contre-espionnage cherche à identifier leurs agents, à tarir leurs sources et à connaître leurs intentions[14],[15]. Cette action contre l'Axe ne signifie cependant pas un ralliement des services à la France libre. L'historien Jacques Cantier souligne qu'en dépit de l'engagement résistant de certains de leurs membres, la police et les services secrets d'Algérie participent aussi à la répression des adversaires de Vichy, notamment communistes et gaullistes[13].

Contacts avec les Américains et opération Torch

À l'été et à l'automne 1942, Jean Chrétien joue un rôle d'intermédiaire entre les autorités militaires françaises et les Américains. Convaincu qu'un débarquement se prépare, il se rend à Vichy pour en avertir ses supérieurs. En septembre, il rencontre le général Georges Revers. Il cherche une solution permettant de reprendre la lutte aux côtés des Alliés tout en préservant la chaîne de commandement française, dans laquelle l'amiral François Darlan occupe une place centrale[16].

Lors d'un entretien secret avec Robert Murphy, organisé avec le concours d'Henri d'Astier de La Vigerie et de Jacques Tarbé de Saint-Hardouin, il sonde les possibilités d'un accord. D'après le compte rendu envoyé par Murphy, Chrétien présente une éventuelle coopération de Darlan, accompagné de la flotte française, comme subordonnée à une aide américaine immédiate et de grande ampleur. Ces échanges portent notamment sur l'équipement des forces françaises et sur le risque d'une intervention de l'Axe en Afrique du Nord[17].

Dans la nuit du 7 au , au moment du débarquement allié, Jean Chrétien facilite la rencontre de Murphy avec Juin à la villa des Oliviers. Darlan les rejoint ensuite. Son intervention se situe ainsi à la jonction des contacts américains, des organisateurs français du débarquement et du commandement demeuré fidèle à Vichy[18].

Reprise des opérations et commandement du 13e RTS

Après le débarquement, Jean Chrétien reste à la tête des services de sécurité à Alger, dont le poste de commandement se trouve à El Biar. Il participe à la préparation de la mission secrète Pearl Harbour, organisée sous la direction du colonel Georges Ronin pour établir des liaisons et des réseaux de résistance en Corse. Il est notamment chargé de recruter des volontaires connaissant l'île. La mission est débarquée sur la côte corse par le sous-marin Casabianca en décembre 1942[19].

Il met également sur pied un service de sécurité militaire aux armées chargé de protéger les opérations de la campagne de Tunisie[20]. Sa citation à l'ordre de l'armée du souligne son rôle dans la protection des préparatifs de Torch et dans une opération d'intoxication menée en liaison avec les services alliés pendant la campagne de Tunisie[21].

L'arrivée de Paul Paillole à Alger, en janvier 1943, puis la réorganisation du contre-espionnage mettent fin à ses fonctions dans ce service. Promu colonel en décembre 1942, Jean Chrétien rejoint la troupe en mars 1943[4]. Il prend le commandement du 13e régiment de tirailleurs sénégalais (RTS), intégré à la 9e division d'infanterie coloniale. Le régiment gagne la Corse au printemps 1944 et se prépare à l'opération Brassard, destinée à conquérir l'île d'Elbe[22].

Le , le 13e RTS débarque en première vague et subit de lourdes pertes. Avec le 4e RTS, les commandos, le bataillon de choc et les goumiers marocains, il participe à la conquête de l'île. Toutefois, à la suite d'incidents avec la population civile, le commissaire à la Guerre relève les chefs de corps des deux régiments de tirailleurs. Chrétien est remplacé par le colonel Voillemin[23]. La préparation et la conduite de son régiment lors du débarquement lui valent une citation à l'ordre de l'armée le [24].

Retour au contre-espionnage

À la fin de novembre 1944, Jean Chrétien devient le premier chef du contre-espionnage de la Direction générale des études et recherches (DGER), dirigée par Jacques Soustelle[4],[25]. Il entreprend de réorganiser le service et s'oppose à sa fusion avec celui du renseignement[26].

Allemagne et vie civile

Après la guerre, Jean Chrétien sert dans les forces françaises d'occupation en Allemagne, jusqu'en 1947[27]. Il commande la subdivision du Wurtemberg et est promu général de brigade en 1946[28]. Il quitte l'armée à la fin de décembre 1947[29].

Il poursuit alors une carrière dans la banque et les affaires au Maroc. Directeur de la Caisse néerlandaise de crédit à Tanger de 1950 à 1959, il préside l'Union minière de l'Atlas occidental à partir de 1956. De 1955 à 1963, il représente également Tanger au Conseil supérieur des Français de l'étranger[1].

Jean Chrétien meurt à Malbuisson le , âgé de 90 ans. Il y est inhumé le 15 février, en présence d'une délégation de l'Amicale des anciens des services spéciaux de la Défense nationale[4].

Écrits et témoignages

Jean Chrétien a laissé des souvenirs dactylographiés conservés au Service historique de la Défense. Ils sont utilisés par plusieurs historiens de l'Afrique du Nord pendant la guerre, notamment Elmar Krautkrämer. Olivier Lahaie les reprend, les confronte à d'autres archives et les replace dans leur contexte dans Guerre des services spéciaux en Afrique du Nord, publié en 2015[16],[30],[26].

Dans Mes camarades sont morts, Pierre Nord le désigne sous le nom de « colonel C... ». Il indique également s'être inspiré de lui pour le personnage du « colonel Christian » dans son roman Le Guet-Apens d'Alger[31].

Publication

  • « Le débarquement à l'île d'Elbe du 13e R.T.S. (18 juin 1944) », Revue historique des armées, 26e année, no 4, numéro thématique « Les Troupes de Marine », 1970, p. 80-89 [lire en ligne].

Décorations

  • Commandeur de la Légion d'honneur le  ; chevalier le et officier le [32].
  • Croix de guerre 1914-1918, avec une citation à l'ordre du corps d'armée[2].
  • Croix de guerre 1939-1945, avec une citation à l'ordre de la division et deux à l'ordre de l'armée[10],[24],[21].
  • Médaille de la Résistance française avec rosette, par décret du [33].
  • Médaille interalliée 1914-1918 et médaille commémorative de la guerre 1914-1918[28].
  • Commandeur de l'ordre de l'Étoile noire[1].
  • Legion of Merit des États-Unis, décernée en 1943[34].
  • Ordre de l'Empire britannique et ordre du Service distingué du Royaume-Uni[1],[28].

Bibliographie

  • Jacques Cantier, L'Algérie sous le régime de Vichy, Paris, Odile Jacob, 2002 (ISBN 2-7381-1057-6).
  • Michel Garder, La Guerre secrète des services spéciaux français, 1935-1945, Paris, Plon, 1967.
  • Elmar Krautkrämer, Vichy-Alger, 1940-1942 : le chemin de la France au tournant de la guerre, Paris, Economica, 1999.
  • Olivier Lahaie, Guerre des services spéciaux en Afrique du Nord : d'après les souvenirs inédits du général Jean Chrétien, ancien chef du contre-espionnage à Alger, 1918-1947, préface d'Olivier Forcade, Paris, Histoire & Collections, 2015 (ISBN 978-2-35250-314-9) [présentation en ligne].
  • Pierre Nord, Mes camarades sont morts, tome 2 : Le Contre-espionnage, Paris, Librairie des Champs-Élysées, 1947, notamment le chapitre « Contre-espionnage en Afrique du Nord de 1941 à 1944 », p. 7-34.
  • Louis Rivet, Carnets du chef des services secrets, 1936-1944, édition présentée par Olivier Forcade et Sébastien Laurent, Paris, Nouveau Monde éditions, 2010.
  • Jacques Soustelle, Envers et contre tout, tome 1 : De Londres à Alger. Souvenirs et documents sur la France libre, 1940-1942, Paris, Robert Laffont, 1947.

Notes et références

  1. ↑ 1,0 1,1 1,2 1,3 et 1,4 Who's Who in France, Jacques Lafitte, édition 1979-1980, p. 357.
  2. ↑ 2,0 2,1 2,2 et 2,3 « Registre matricule de Jean Chrétien, classe 1917 », sur Archives départementales des Côtes-d'Armor (consulté le ).
  3. ↑ Olivier Lahaie, Guerre des services spéciaux en Afrique du Nord, Histoire & Collections, 2015, p. 9.
  4. ↑ 4,0 4,1 4,2 4,3 et 4,4 « Mort du général J. Chrétien », sur Amicale des anciens des services spéciaux de la Défense nationale, . Notice parue dans le Bulletin de l'AASSDN, no 137.
  5. ↑ Olivier Lahaie, Guerre des services spéciaux en Afrique du Nord, Histoire & Collections, 2015, p. 23.
  6. ↑ Philippe Bourdrel, La Cagoule : histoire d'une société secrète du Front populaire à la Ve République, Albin Michel, 2017, p. 178.
  7. ↑ Thierry Vivier, L'Armée française et la guerre d'Espagne : 1936-1939, L'Officine, 2007, p. 65.
  8. ↑ Gérard Chauvy, Le Drame de l'armée française, Pygmalion, 2010, p. 216.
  9. ↑ Jacques Cantier, L'Algérie sous le régime de Vichy, Paris, Odile Jacob, 2002, p. 162, note 26 (ISBN 2-7381-1057-6).
  10. ↑ 10,0 et 10,1 Service historique de la Défense, dossier militaire de Jean Chrétien, cote GR 14 YD 1389, citation à l'ordre de la division du 2 juillet 1940.
  11. ↑ Olivier Lahaie, Guerre des services spéciaux en Afrique du Nord, Histoire & Collections, 2015, p. 51.
  12. ↑ Pierre Lacoste, Le Renseignement à la française, Economica, 1998, p. 81.
  13. ↑ 13,0 et 13,1 Jacques Cantier, L'Algérie sous le régime de Vichy, Paris, Odile Jacob, 2002, p. 161-163.
  14. ↑ Pierre Nord, L'Intoxication, arme absolue de la guerre subversive, Fayard, 1971, p. 226.
  15. ↑ Jacques Soustelle, Envers et contre tout, tome 1 : De Londres à Alger. Souvenirs et documents sur la France libre, 1940-1942, Robert Laffont, 1947, p. 451-452.
  16. ↑ 16,0 et 16,1 (de) Elmar Krautkrämer, « General Giraud und Admiral Darlan in der Vorgeschichte der alliierten Landung in Nordafrika », Vierteljahrshefte für Zeitgeschichte, 30e année, no 2, 1982, p. 241-244.
  17. ↑ (en) « The Consul General at Algiers (Cole) to the War Department », télégramme transmettant un message de Robert Murphy, sans date, dans Foreign Relations of the United States, Diplomatic Papers, 1942, Europe, volume II, document 392, p. 392-394, Office of the Historian, département d'État des États-Unis.
  18. ↑ (de) Elmar Krautkrämer, « General Giraud und Admiral Darlan in der Vorgeschichte der alliierten Landung in Nordafrika », Vierteljahrshefte für Zeitgeschichte, 30e année, no 2, 1982, p. 253-255.
  19. ↑ « La naissance de la mission Pearl Harbour : le rôle décisif du colonel Ronin », sur AASSDN, . Récit établi d'après le journal de marche de Louis Rivet et les souvenirs de Jean Chrétien.
  20. ↑ « L'Afrique du Nord dans nos combats, 1940-1944 », sur AASSDN. Bulletin, nos 4 et 5, deuxième partie.
  21. ↑ 21,0 et 21,1 Service historique de la Défense, dossier militaire de Jean Chrétien, cote GR 14 YD 1389, citation à l'ordre de l'armée du 30 mai 1945, décision no 777 du général de Gaulle ; Olivier Lahaie, Guerre des services spéciaux en Afrique du Nord, Histoire & Collections, 2015, p. 167-168.
  22. ↑ Jean Chrétien, « Le débarquement à l'île d'Elbe du 13e R.T.S. (18 juin 1944) », Revue historique des armées, 26e année, no 4, 1970, p. 80-89, DOI 10.3406/rharm.1970.8535.
  23. ↑ Paul Gaujac, « L'armée coloniale se prépare pour la bataille de Provence », L'Ancre d'Or-Bazeilles, no 341, juillet-août 2004, p. 23-33, spécialement p. 32.
  24. ↑ 24,0 et 24,1 Service historique de la Défense, dossier militaire de Jean Chrétien, cote GR 14 YD 1389, citation à l'ordre de l'armée du 20 février 1945 ; Olivier Lahaie, Guerre des services spéciaux en Afrique du Nord, Histoire & Collections, 2015, p. 181.
  25. ↑ Bertrand Warusfel, Contre-espionnage et protection du secret : histoire, droit et organisation de la sécurité nationale en France, Lavauzelle, 2000, p. 73.
  26. ↑ 26,0 et 26,1 André Mazel, « Guerre des services spéciaux en Afrique du Nord 1941-1944 », compte rendu de l'ouvrage d'Olivier Lahaie, Cahiers du CESAT, no 42, décembre 2015, p. 61.
  27. ↑ Olivier Lahaie, Guerre des services spéciaux en Afrique du Nord, Histoire & Collections, 2015, p. 213-214.
  28. ↑ 28,0 28,1 et 28,2 « Général de brigade Chrétien », sur Musée des Étoiles. Notice consacrée à son manteau d'uniforme.
  29. ↑ Décret du 3 juillet 1947, Journal officiel de la République française, 17 juillet 1947, p. 6778.
  30. ↑ Olivier Lahaie, Guerre des services spéciaux en Afrique du Nord, Histoire & Collections, 2015, p. 14-15.
  31. ↑ Pierre Nord, L'Intoxication, arme absolue de la guerre subversive, Fayard, 1971, p. 441.
  32. ↑ Décret du 26 décembre 1927, Journal officiel de la République française, 28 décembre 1927, p. 13161 ; décret du 15 novembre 1946 portant promotion au grade d'officier ; décret du 6 août 1952, Journal officiel de la République française, 10 août 1952, p. 8098.
  33. ↑ « Jean Hector Adrien Chrétien », sur Ordre de la Libération (consulté le ). Décret paru au Journal officiel le 5 décembre 1946, dossier 1O13601.
  34. ↑ « Le Président Roosevelt décerne la croix de la Légion du Mérite à 32 officiers britanniques et à 31 officiers français », L'Écho d'Alger, 21 août 1943, p. 1 [lire en ligne].

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