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Jean Louis Gagnepain

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Erreur Lua dans Module:Wikidata à la ligne 121 : attempt to index field 'wikibase' (a nil value). Jean Louis Gagnepain, né à Évillers dans le Doubs le et mort au même lieu le , est un sergent des ouvriers militaires de la marine française. Il est connu comme graveur des monnaies obsidionales frappées à l’arsenal militaire d’Anvers en 1814.

Biographie

Famille et formation

Jean Louis Gagnepain naît en 1782, issu de l'union de Jeanne Vuittenez et de Pierre Antoine Gagnepain (né à Évillers le où il est mort le ), armurier travaillant pour la République et également horloger. C’est auprès de son père que le jeune Jean Louis, seul survivant d'une fratrie de neuf enfants, apprend la mécanique fine qui lui sera très utile pendant sa carrière militaire future.

Carrière militaire

Il est conscrit de l’an 12 (1803). Le , il s’enrôle à la mairie de Besançon comme volontaire pour les arsenaux de la marine en exerçant le métier d’armurier. Puis il reçoit une feuille de route pour rejoindre son premier régiment à Ostende[1].

Napoléon Ier, alors premier consul de la République, visite Ostende le , juste avant de se rendre à Anvers. Conscient des faiblesses de la défense française, Napoléon ordonne la construction d’une batterie dans les dunes à l’est d’Ostende, contre la menace des Anglais. En 1811-1812, est édifié au même endroit le Fort Impérial (aujourd’hui appelé Fort Napoléon), également sur ordre de l'empereur. La durée de la présence de Gagnepain à Ostende n'est pas connue.

Frappe des monnaies obsidionales au siège d'Anvers

10 centimes 1814 Anvers bronze Napoléon avec JEAN LOUIS GAGNEPAIN sur le nœud.
5 centimes 1814 Anvers bronze Louis XVIII avec JLGN sur le nœud.

En 1814 Jean Louis Gagnepain est à Anvers où il fait partie des ouvriers militaires de l’arsenal, comme sergent du 3e bataillon de l’Escaut. Lorsque les Anglais assiègent Anvers du au , le gouverneur Lazare Carnot, auquel la défense d'Anvers a été confiée, décide de faire frapper des monnaies obsidionales, d’abord à l’atelier privé de Joseph Frans Wolschot dans la ville le , puis pour accélérer la frappe, à l’arsenal de la marine le . Les monnaies obsidionales ou monnaie de siège, sont des monnaies de nécessité frappées durant un siège et présentant un caractère fiduciaire. Elles avaient pour objectif de permettre à la garnison de faire face à ses besoins d'une façon légale et à la population de poursuivre ses activités en l'absence de numéraire officiel en quantité suffisante[2].

Lazare Carnot demande au colonel Pierre Lair, le chef des ouvriers militaires, d’entreprendre la frappe avec les balanciers disponibles en utilisant les métaux de la marine. Celui-ci fait graver les poinçons pour ces monnaies par le sergent Jean Louis Gagnepain. Ils ont frappé des pièces de 10 et de 5 centimes, la majorité en bronze, un petit pourcentage en laiton, ainsi que quelques pièces en argent comme pièces de prestige pour offrir à des militaires de grades élevés[3].

Les pièces sont frappées d’abord au N de Napoléon, puis après sa première abdication, le , aux deux L du roi Louis XVIII. Les pièces de 10 centimes portent le nom de « JEAN LOUIS GAGNEPAIN », écrit en entier ; les pièces de 5 centimes portent ses initiales « JLGN ». Il existe beaucoup de variantes de ces monnaies car les poinçons s’usent vite et doivent être remplacés par de nouveaux exemplaires, tous gravés à la main[3].

Départ d'Anvers et retour dans le Doubs

Après le siège, l’armée française doit quitter Anvers le , et donc aussi Jean Louis Gagnepain. Il rejoint le chantier de constructions de bateaux de Cherbourg où il devient le chef du groupe qui fabrique les boussoles de bateaux[4].

Probablement après la mort de son père en 1820, Jean Louis Gagnepain quitte la marine et revient dans son village natal, Évillers, pour y reprendre le métier d’horloger de son père. Dans son acte de mariage de 1823, il est décrit comme horloger, tandis que son acte de décès de 1837, le désigne comme mécanicien.

Vie familiale

Jean Louis Gagnepain se marie le à Bolandoz, Doubs, avec Jeanne Euphrasie Garnier (Bolandoz Doubs, – Évillers Doubs, ). Ils ont deux fils, nés et morts à Évillers : Jean Paul Désiré Gagnepain (1824-1882) et Jean Anatoile Lucien Gagnepain (1826-1899)[5].

Notes et références

  1. Service Historique de la Défense, site de Vincennes, dossier individuel de personnel de Gagnepain Jean Louis [archive], Enrôlement volontaire de Jean Louis Gagnepain pour les arsenaux de la marine, MV CC 7 ALPHA 941
  2. (fr) « Les monnaies de siège », sur www.infonumis.info (consulté le 13 juin 2021).
  3. 3,0 et 3,1 Frederik Verachter, Histoire monétaire de la ville et du marquisat d’Anvers. Documents III, annexe Monnaies obsidionales 1814. 1837-1853. Manuscrit conservé à la Bibliothèque Municipale d’Anvers, inventaire B17112.
  4. H. De Groote, De Antwerpse noodmunt van 1814, balansmakers en ijkers te Antwerpen bij het einde van de achttiende en het begin van de negentiende eeuw, Vlaamse Stam, tijdschrift voor familiegeschiedenis, 1974, p. 353-362 et 461-470
  5. Archives Doubs, actes de naissance, de mariage et de décès de Jean Louis Gagnepain

Voir aussi

Articles connexes

Bibliographie

Articles

Ouvrages

  • Monnaies obsidionales frappées à Anvers en 1814 au nom de Napoléon et de Louis XVIII, Bruxelles, CGB, , 100 p. .
  • (nl) Belegeringsmunten van Antwerpen 1814, Anvers, CGB, , 284 p. .

Liens externes

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