Le Vieux Rouge

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Modèle:Infobox Égypte antique Bibliographie

Le Vieux Rouge est le second ouvrage du romancier et archéologue égyptien Hussein Bassir, après À la recherche de Khnoum (Le Caire, 1998), qui a été publié en 2005 par l’Organisation égyptienne générale du Livre du Caire. Comme le roman précédant, ce nouveau récit s’inspire de l’héritage de l’Égypte antique, tout en utilisant les techniques du style moderne pour déclamer l’actualité poétique légendaire. Cette nouvelle aventure décrit une fiction qui par ses reflets et ses indications pourrait situer le lecteur dans l’Égypte contemporaine.

En effet, ces événements datant de la nuit des temps, qui s’inspirent de clichés de la civilisation de l’Égypte antique, ne s’éloignent pas de l’Égypte actuelle avec ses manifestations modernes et variées.

Bref résumé de l'histoire

Le roman commence par une « introduction » poétique imaginaire qui fait entrer le lecteur progressivement dans les événements et dans le cœur des personnages pour se diviser ensuite en trois chapitres principaux :

  • Le premier chapitre du roman est appelé « Desher Wer » qui signifie « le vieux rouge » en ancienne langue égyptienne. Cette désignation de l’hippopotame dont la longévité marquante, permet d’attribuer le titre « le vieux rouge » au roman.

Avant que le lecteur ne se retrouve face à ce vieux rouge, il commence à découvrir le village de Per Mora ou « la maison de Mora », correspondant à la déesse du village, la déesse géante de la fertilité et de l’amour, puisque la plupart des événements se déroulent sur sa terre.

Puis le lecteur découvre aussi le grand-père Anatem, le fondateur légendaire du village. De sa descendance est issu Onan, personnage principal et maître des lieux dont le deuxième chapitre du roman lui est particulièrement consacré.

Ensuite le lecteur découvre le lac éternel sur lequel repose par la pêche l’alimentation principale des villageois et également l’activité d’autres artisans.

Pour finir, le lecteur apprend à connaître « le vieil hippopotame rouge », maître du lac et régent exclusif du village et de son peuple. Le lecteur appréciera le côté humain du « vieux rouge » quand il attend la naissance de sa progéniture, l’état de stress et d’inquiétude qui l’envahit au moment de la mise bas comme il rêve cette fois d’avoir un bébé mâle qui héritera de son royaume. De même, le lecteur découvre les villageois pendant leurs activités et la déesse Mora, la belle brune, la maîtresse du village.

Le vrai tourment pour les villageois est que les hippopotames dévorent, la nuit durant leurs sommeils, les moissons qu’ils s’étaient épuisés à cultiver. Donc ils crient vengeance à l’encontre de ce troupeau d'hippopotames et de leur chef « le vieux rouge ». Alors après réflexion, Naram, le fils unique du maître de village Onan, a fabriqué un piège avec lequel il réussit à attraper le petit hippopotame, fils unique du « vieux rouge », le maître du lac. Furieux, le « vieux rouge » décide des représailles à l’encontre du village entier et il tue, après les avoir attaqués, Naram, le fils unique du maître du village Onan, ainsi que sa femme Myriam lors leur promenade en felouque au milieu du lac. Par contre il pousse le berceau de leur bébé Asheel vers le rivage mais malgré cette bienveillance, la rivalité s’intensifie dans le roman entre « le vieux rouge » le maître du lac et Onan le maître du village.

  • Le deuxième chapitre du roman, intitulé « Onan », commence par la biographie de celui-ci et la cause de sa vengeance envers le « vieux rouge » le maître du lac qui a tué son fils après l’assassinat de son descendant, le petit rouge. Le chapitre se termine par la disparition d'Onan puis son exécution par le « vieux rouge ».
  • Le troisième et dernier chapitre du roman, intitulé « Oshtata », commence par la plus héroïque des femmes Oshtata, la femme d'Onan et la mère de Naram. Elle décide à son tour de venger son mari et son fils. Après une bataille épuisante et interminable avec « le vieux rouge » alors qu'elle pense avoir réussi à se débarrasser de lui, elle trouve la mort elle-même.

Ainsi le roman se termine avec une « conclusion », comme il a commencé avec une « introduction » et confirme : « L’un des miracles de ce village est que le vieux rouge n’est pas mort et qu’il ne mourra jamais. Même si parfois on fait des tentatives pour le tuer, peu de temps après il réapparaît avec la même force et la même vigueur qu'il avait auparavant après s’être renouvelé et laissé derrière lui tout son passé ».

Bien que l’homme le pense et se l’imagine, il ne meurt jamais. Alors que celui-là souhaite au fond de lui-même qu’il s’évade de son repaire pour l’anéantir, il n’y parviendra jamais. Peut-être réussit-t-il à rêver et souhaiter pour une issue certaine, mais vite sa conscience se réveille sur une réalité avouée qui ne changera jamais.

Le roman se termine dans une spirale énigmatique qui confirme la continuité d'une lutte éternelle entre la volonté humaine et divine. L’idée de la vengeance peut détruire la vie humaine, comme c’est prouvé par la plupart de personnages du roman qui n'ont pas réalisé leur souhait tant espéré.

Le roman n’est pas volumineux, mais il est basé sur le condensé et la réticence de l’auteur à dévoiler clairement le concept. Le vocabulaire est purement poétique, et la construction artistique est simple tout en poussant les événements vers l’avant. Le roman est enrichi par des minuscules détails qui ajoutent plusieurs dimensions à cette ambiance légendaire où les événements se déroulent.

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