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Massinissa Selmani

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Massinissa Selmani, né en 1980 à Alger est un artiste plasticien et dessinateur algérien. Il vit et travaille à Tours en France[1].

Biographie

Après des études en informatique en Algérie achevées en 2003, Massinissa Selmani intègre l’École supérieure des beaux-arts de Tours dont il est diplômé en 2010[1].

Son travail est montré dans de nombreuses expositions personnelles et collectives, en France comme à l’étranger, dans des galeries et des institutions publiques comme le Centre de Création contemporaine Olivier Debré (2015 puis 2019)[2], le Palais de Tokyo (2018)[3] ou le Château d’Oiron (2019)[4]. L'artiste a exposé à la Biennale de Dakar en 2014[5], à la première Triennale de Vendôme[6], à la Biennale de Lyon (2015)[7] et à la 56ème Biennale de Venise en 2015[8] lors de laquelle il a reçu une mention spéciale du jury[9], ainsi qu’à la Biennale d’architecture d’Orléans en 2017.

Les œuvres de Massinissa Selmani ont intégré d’importantes collections publiques et privées dont celles du Musée national d’art moderne, du Centre Pompidou, du Musée d’art contemporain de Lyon, du Frac Centre, de la Samdani Art Foundation. Il a été lauréat du prix Art collector et du Prix Sam pour l'art contemporain en 2016[10],[11].

Œuvre

Les dessins de Massinissa Selmani se caractérisent par une extrême simplicité[12]. L'artiste considère son approche de dessin comme expérimentale[13]. Que ce soit par des dessins sur papiers, des montages d’images ou de courtes animations, l'artiste s'emploie à developper une poésie du dessin qui revêt souvent une dimension politique. En effet, ses oeuvres trouvent leurs origines dans les actualités, issues des coupures de presse écrite qu'il collectionne depuis des années[14]. C'est par la confrontation et la juxtaposition, sans cohérence logique, d'éléments réels, qu'il crée des scènes énigmatiques et ambiguës, soulignant le caractère ironique, voire tragique de ces situations absurdes. La forme documentaire, le processus narratif et fictionnel sont au cœur des recherches de l'artiste qui détourne, avec subtilité, humour et délicatesse, notre perception usuelle de l'image et de la réalité.

Il puise notamment son inspiration dans la poésie algérienne, le surréalisme belge, les dessins de presse ou les textes de Susan Sontag[15].

Au Palais de Tokyo en 2018, Massinissa Selmani présente, pour son exposition personnelle Ce qui coule n'a pas de fin., une série d’œuvres autour des traces de Louise Michel qu'il a suivies en Algérie et en Nouvelle-Calédonie où cette figure légendaire de l’anarchisme fut déportée de 1873 à 1880, après la défaite de la Commune de Paris[3],[16].

Dans Le calme de l'idée fixe au Centre de Création contemporaine Olivier Debré en 2019, il s'est amusé à explorer les multiples potentialités du dessin à travers le volume, la projection ou l'animation. Il est aussi revenu aux fondamentaux de sa pratique en plaçant le décor, l'architecture et le topographique au centre des dessins présentés.[17]

Expositions

Expositions personnelles

  • 2011

L’Octroi, exposition de fin de résidence, Tours, France

  • 2013

L’usine ne fait pas les nuages, Galerie Talmart, Paris, France
L’Allure des choses, Galerie Mamia Bretesché, Paris, France

  • 2015

Centre de création contemporaine Olivier Debré, Tours, France

  • 2016

L’horizon était là, Maison Salvan, Labège, France
Bleu comme une orange, Prix Art [ ] Collector, commissariat Catherine David, Paris, France

  • 2017

Les choses que vous faites m’entourent, Galerie Anne-Sarah Bénichou, Paris, France
The pace of the outsides, Akinci Gallery, Amsterdam, Pays-Bas
Même dans la pierre il y a du sable, commissariat Philippe Piguet, Galerie de l’Etrave, Thonon-les-bains, France
Le vent ne veut jamais rester dehors, Galerie Selma Feriani, Sidi Bou Saïd, Tunisie

  • 2018

Épisodes, Itinéraires Graphiques du Pays de Lorient, École européenne supérieure d’art de Bretagne, Lorient, France
Ce qui coule n’a pas de fin, commissariat Yoann Gourmel, Prix SAM pour l’Art contemporain, Palais de Tokyo, Paris, France

  • 2019

Le calme de l'idée fixe, commissariat Delphine Masson, CCCOD, Tours, France
Choses fortuites, château d’Oiron, Oiron, France
Poles apart, commissariat Ivana Vojt, Musée d’art africain de Belgrade, Serbie

  • 2021

Rien sinon du rêve au doigt, Galerie Anne-Sarah Bénichou, Paris, France

Expositions collectives (sélection)

  • 2011

Habiter la terre, Biennale internationale d’art contemporain de Melle, commissariat Dominique Truco, France
Visions nocturnes, Musée des Beaux-Arts de Tours, France

  • 2012

Festival Alternative, Belgrade, Serbie
Exposition collective, Centre culturel français d’Oran, Algérie
Limonaïa, commissariat Marie-Claude Valentin et Ghislain Lauverjat, Musée des Beaux-Arts de Tours, France
Exposition collective au Centre culturel français d’Alger, Algérie

  • 2013

(One) hope map, commissariat Michel De Wilde, Hallen Belfort, Bruges, Belgique
Exposition collective, Centre culturel Français d’Annaba, Algérie

  • 2014

Intervening Space : From the ultimate to the world, commissairiat Yasmina Reggad, The Mosaic Rooms, Londres, Royaume-Uni
Produire le commun, Biennale de Dakar, commissariat Elise Atangana, Smooth Ugochukwu NZzewi et Abdelkader Damani, Sénégal

  • 2015

La vie moderne, 13ème biennale de Lyon, commissariat Ralph Rugoff, Lyon, France
Double take, commissariat Diana C. Betancourt, Nature Morte Gallery, New Delhi, Inde
All the world's futures, 56ème biennale de Venise, commissariat Okwui Enwezor, Venise, Italie

  • 2017

Marcher dans le rêve d’un autre, Biennale d’ architecture d’Orléans, commissariat Abdelkader Damani et Luca Galofaro, Frac Centre, Orléans, France
Un monde in-tranquille, Abbaye Saint-André, Centre d'art contemporain, Meymac, France
I Want! I Want!: Art & Technology, commissariat Deborah Smith, Birmingham Museum and Art Gallery, Royaume-Uni
Social Calligraphies, commissariat Magda Kardasz Zacheta, Zachęta National Gallery, Pologne

  • 2018

Habiter la Méditerranée, Institut Valencien d’Art Moderne (IVAM), Valence, Espagne
A Slice through the World: Contemporary Artists’ Drawings, Modern Art Oxford, Royaume-Uni

  • 2019

Waiting for Omar Gatlato: Contemporary Art from Algeria and Its Diaspora, Wallach Art Gallery, New York City, États-Unis
Incursioni D'arte Nella Civiltà, Fondation Remotti, Camoglie, Italie
Signes personnages, CCC OD, Tours, France

  • 2020

Figurez-vous…, dessins de la collection du Musée d’art contemporain (MAC) Lyon, France

  • 2021

En attendant Omar Gatlato, Regard sur l'art en Algérie et dans sa diaspora, commissariat Natasha Marie Llorens, Friche de la Belle de Mai, Marseille, France
Chamboulement, Galerie C, Neuchâtel, Suisse

Distinctions

  • 2013 : Bourse d’aide à la création DRAC Centre
  • 2015 : Mention spéciale à la 56ème biennale de Venise
  • 2016 : Lauréat du Prix SAM Art Projects & Prix Art [ ] Collector, Paris, France

Collections

Publications (sélection)

  • Waiting for Omar Gatlato, catalogue d'exposition, édité par Natasha Marie Llorens, Wallach Art Gallery, New York, États-Unis (2019)[18]
  • Poles apart, catalogue d'exposition, textes de Ivana Vojt, Čedomir Vasić and Irina Subotić, édité par le Musée d'Art africain de Belgrade, Serbie (2018)
  • Ce qui coule n’ a pas de fin, catalogue de l’exposition, textes de Jean-Hubert Martin, Clothilde Chauvin et Yoann Gourmel, avec le soutien de SAM Art Projects, Palais de Tokyo, Paris, France (2018)
  • Massinissa Selmani, monographie digitale, préfacée par Mathias Enard, Naima Editions, Paris, France (2016)[19]
  • Intervening Space : From the ultimate to the world, catalogue d'exposition, texte de Yasmina Reggad, Londres, Royaume-Uni (2014)
  • Habiter la terre, Biennale d'art contemporain de Melle, catalogue d'exposition, texte de Dominique Truco, France (2011)

Notes et références

  1. 1,0 et 1,1 « Bio – Massinissa Selmani » (consulté le 20 mars 2021)
  2. « massinissa selmani », sur ccc od (consulté le 18 mars 2021)
  3. 3,0 et 3,1 « Massinissa Selmani », sur Palais de Tokyo, (consulté le 18 mars 2021)
  4. « Choses Fortuites, exposition Massinissa Selmani », sur Centre des monuments nationaux (consulté le 18 mars 2021)
  5. « Massinissa Selmani - DAK'ART 2014 », sur biennaledakar.org (consulté le 18 mars 2021)
  6. « MASSINISSA SELMANI – Triennale de Vendôme », sur triennale-vendome.fr (consulté le 18 mars 2021)
  7. « Artistes de l'exposition internationale », sur Biennale de Lyon (consulté le 18 mars 2021)
  8. (en) « Biennale Arte 2015 2015 | Biennale Arte 2015 - Artisti », sur La Biennale di Venezia, (consulté le 18 mars 2021)
  9. (en) « Biennale Arte 2015 2015 | Biennale Arte 2015 - Awards », sur La Biennale di Venezia, (consulté le 18 mars 2021)
  10. « Massinissa Selmani récompensé par le Prix SAM pour l’art contemporain 2016 », sur Connaissance des Arts, (consulté le 18 mars 2021)
  11. « CE QUI COULE N’A PAS DE FIN », sur SAM Art Projects (consulté le 18 mars 2021)
  12. Jérôme Diacre, « Massinissa SELMANI | Cnap », sur www.cnap.fr (consulté le 18 mars 2021)
  13. « 2015 - Rencontre avec Massinissa Selmani - 13e Biennale de Lyon "La vie moderne" » (consulté le 18 mars 2021)
  14. « massinissa selmani », sur ccc od (consulté le 18 mars 2021)
  15. "Un trait de crayon abolit le paysage", Ingrid Perbal, Qantara n° 106 : Le canal de Suez, une utopie moderne, Institut du monde arabe, 30 janvier 2018
  16. Texte de Yoann Gourmel pour l'exposition Ce qui coule n'a pas de fin (2018) au Palais de Tokyo, Paris, France
  17. Communiqué de presse de l'exposition Le calme de l'idée fixe (2019-2020) au Centre de Création contemporaine Olivier Debré, Tours, France
  18. https://wallach.columbia.edu/exhibitions/waiting-omar-gatlato-contemporary-art-algeria-and-its-diaspora
  19. https://www.naimaunlimited.com/?product=massinissa-selmani-monographie

Liens externes

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