Mugen mukeru

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Le Mugen mukeru [1] est une forme ancienne de jūjutsu enseignée par l'école Kaze no Ryu Bugei[2]. Originaire d'Hokkaidō, cet art fut développé par les Shizens afin de répondre aux situations d'agressions spécifiques de l'époque féodale. Le Mugen mukeru (littéralement « viser l'infini ») se divise en cinq styles : Ikusa, Sangen, Hangetsu, Sanzui, Sanchi.

Généralités

Le Mugen mukeru est un jūjutsu doté d'un particularisme ethnique voire tribal très marqué[3]. On retrouve dans ses gestes de défense les traits d'un peuple montagnard et paysan (utilisation de la pente et des rochers pour rendre les projections plus efficaces, mouvements de bras qui rappellent le maniement de la hache ou de la houe, ancrage puissant au sol). La période Sengoku jidai fut celle au cours de laquelle cet art connut ses principaux développements. Les techniques élaborées à cette époque sont considérées comme des trésors par les maîtres du bugei. Tout comme le reste du jūjutsu, le Mugen mukeru possède un large éventail technique : atemi no gikou(techniques de frappe), nage no gikou (techniques de projections), kansetsu no gikou (techniques de luxations), shime no gikou (techniques d'étranglements), katame no gikou (techniques au sol). Cependant il en diffère par l'importance donnée aux atemis qui s'expliquerait, à l'origine, par le fait d'utiliser des pierres pour les porter, maximalisant ainsi leur efficacité[4].

Les styles

Chaque style comporte plusieurs Seitei-gatas (séquences préétablies) lui conférant ses caractéristiques propres.

Ikusa

On peut traduire Ikusa par « guerre ». Dans ce style, les séquences préétablies sont destinées à la défense contre les attaques d'un katana suivies de deux attaques possibles avec le tanto ou le wakisashi[5].

Sangen

Sangen signifie « la province de la montagne » ou « les trois provinces » . Ce Mugen mukeru illustre les techniques d'autodéfense des différentes provinces d'Hokkaidō. Il se pratique à mains nues et met l'accent sur les attaques dans les régions inférieures du corps[6].

Hangetsu

Hangetsu se traduit habituellement par « demi lune ». Le mot se réfère à une main qui est cachée, à la demi lune qu'on ne voit pas et qui peut prendre un tanto dans le obi. En conséquence, les Seitei-gatas présentent fréquemment des défenses sur deux attaques: une saisie suivie d'une attaque au tanto[6].

Sanzui

On peut traduire Sanzui par «  trois eaux ». Ce nom provient des trois familles pratiquant ce Mugen mukeru. Ce style est exclusivement orienté vers l'autodéfense de l'époque avec l'accent mis sur les atemis[7].

Sanchi

« Trois terres » est la signification donnée à ce style. Ce Mugen mukeru est également tourné vers l'autodéfense, mais certains mouvements particulièrement petits et courts auraient pour origine la nécessité de combattre dans des lieux étroits ou des forêts[6].

Références

  1. [1]«Budo International», février 2014. Ce numéro présente les principales caractéristiques du Mugen mukeru selon la tradition orale de l'école Kaze no ryu.
  2. «Karaté-bushido«n° 394, mars 2012. Ce numéro présente les différents arts enseignés par l'école Kaze no ryu dont le jū-jutsu.
  3. «Budo International», page 22, février 2014
  4. «Budo International», février 2014.
  5. «Budo International», page 25, février 2014
  6. 6,0 6,1 et 6,2 «Budo International», page 26, février 2014
  7. «Budo International», page 26,février 2014

Liens externes

Documentaire sur le Mugen mukeru en Espagnol [2], [3]

Article publié sur Wikimonde Plus

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