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Pierre Darck

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Pierre Darck 1979 Requiem de Fauré

Pierre Darck (né Pierre Louis Darricau à Paris 18e le et mort le à Neuville-sur-Saône)[1] est un musicien et compositeur français.

Famille

Issu d'une grande famille landaise, son père Pierre Joseph Darricau est un médecin réputé, directeur des services de l'électroradiologie de l'établissement thermal de Vittel et sa mère Louise Darricau, une fille d'une famille bourgeoise basque, les Lahirigohen. Pierre Louis est l'ainé d'une fratrie de trois garçons dont le benjamin est un acteur de cinéma et de théâtre, André Darricau, plus connu sous le nom de Darry Cowl.

En 1946, il épouse une cantatrice de l'opéra de Lyon, Suzanne Démure, grand prix de chant du conservatoire de Lyon à l'âge de 21 ans et qui met fin à sa carrière en 1949 après la naissance de son fils et dans l'attente de jumelles.

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Biographie

Dès l'âge de 9 ans, Pierre Darck intègre le Conservatoire de Paris. Il obtient le 1er prix de solfège en 1926, le 1er prix de piano en 1930 dans la classe d'Armand Ferté[2], puis un prix d'harmonie dans la classe de Marcel Samuel-Rousseau en 1934.[réf. nécessaire]

Accompagnateur et concertiste

Repéré par la grande cantatrice française Ninon Vallin, il l'accompagne comme pianiste[3] pendant sept ans (1932-1939) pour des séries de récitals qu'elle donne dans le monde entier : l'Amérique du Nord, l'Amérique du Sud, la Russie, la Pologne, l'Allemagne, les Pays-Bas, la Suisse et la Belgique. Il a l'honneur de participer à un concert à la Maison Blanche devant le président Franklin Roosevelt[4].

Pour divers récitals, Ninon Vallin lui demande d'écrire ou d'arranger des œuvres sur des textes de Jean Calmès, d'Alfred de Musset et d'Albert Samain ainsi que sur des musiques de Chopin, Brahms, Gounod et Massenet[1].

Ce brillant début de carrière est interrompu quatre années avec l'arrivée de la Seconde Guerre mondiale. En , il est incorporé dans l'armée à Montpellier, puis fait prisonnier à Gérardmer (Vosges) et envoyé au Stalag XA dans le Nord de l'Allemagne dans le Schleswig-Holstein jusqu'à sa libération en . Il aime raconter que, dans l'élevage de porcs où il était employé en tant que manœuvre, le fermier, ayant eu connaissance de ses talents, l'oblige à jouer les valses de Strauss sur un vieux piano non accordé.[réf. nécessaire]

Chef de chant et chef d'orchestre

De retour, il entreprend une carrière qui le conduit dans les théâtres de Lyon, Pau, Bordeaux, Vichy, Reims, Toulouse et Mulhouse.

En 1946, au Grand Théâtre de Lyon, il participe à la première de Tristan et Yseult en tant que chef des chœurs, puis en 1949, il prend la direction musicale des Pêcheurs de perles. En 1950, départ pour Mulhouse pour assurer la direction d'orchestre de la saison, Pierre Déloger étant le directeur du théâtre.

Continuant son tour de France, dès 1952, il dirige les grandes œuvres du répertoire français telles L'Aiglon, Carmen, Lakmé, Faust, la Juive, Les Noces de Figaro (29 octobre 1952 : Les Noces de Figaro (la comtesse), avec Renée Doria, Julien Giovannetti, Charles Cotta, Gilbert Moryn, Marcel Le Breton, Guy Maillard, Maud Sabatier, Louise Balazy, Suzanne Delorbes. Direction musicale : Pierre Darck - Grand Théâtre de Tours), Aïda, Les Pêcheurs de perles et d'autres encore à Vichy, Bordeaux, Toulouse et, comme le rappellent les divers critiques musicaux dans la Dépêche de Toulouse : « avec beaucoup de soin, d'une baguette très fine, demeurant toujours extrêmement souple et sensible ».

Avec son expérience de la scène et de l'orchestre, il devient chef d'orchestre titulaire à l'Opéra-Comique de Paris de 1956 à 1968. Plusieurs évènements particuliers montrent sa volonté de servir toute la variété du répertoire lyrique. Ainsi au Grand Théâtre de Reims, associé à Jean Jacques Brothier[5] et à une troupe de jeunes artistes, il réussit à convaincre Jane Dorly, directrice de la scène lyrique, de monter Boris Goudonov devant l'ambassadeur de l'URSS en France qui fit spécialement le déplacement depuis Paris. Il dirige également Madame Butterfly (31 octobre 1961 : Madama Butterfly (Cio-Cio San), avec Edmée Sabran[6], Alain Vanzo, Michel Roux, Jacques Hivert. Direction musicale : Pierre Darck - Opéra de Reims).

Devant le général de Gaulle accompagné du roi des Belges, il dirige Orphée de Christoph Willibald Gluck dans le Théâtre Royal de Versailles.

En 1969, un infarctus met une fin à sa carrière de chef d'orchestre ; il reste, alors, chef de chant à la Réunion des théâtres lyriques nationaux et chef de la chorale d'enfants de l'Opéra de Paris.

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Professeur et maître de chorale

Pendant cette période, il est nommé professeur de piano au conservatoire de Rueil Malmaison et crée la chorale Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Rueil Malmaison ; plusieurs concerts annuels sont donnés.

Cette chorale est transférée en 1976 à Garches pour prendre le nom de chorale Saint-Louis. Parmi les temps forts de cette chorale, il faut citer les concerts suivants : en 1964, il organise un grand concert à la Primatiale St Jean de Lyon en jouant le Credo de Gretchaninov, et le Psaume 150 de Franck avec Philippe Reveyron (Progrès de Lyon de juillet 1964) ; en 1965, la messe de Requiem de Campra (disque) ; le 3/2/1966 à l'occasion du centenaire de l'orgue de St Pierre et St Paul de Rueil Malmaison, il accompagne Jean Langlais (archives de Rueil Malmaison) ou encore le Requiem de Fauré en 1979 avec la soprano de l'Opéra de Paris Monique Delassus (disque) ou encore le Magnificat de Schütz en 1980.

Quelques années plus tard, après la mort de Pierre Darck, cette chorale continue son chemin en se transformant en ensemble polyphonique de Garches, chœur Arsis.

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Réception

Discographie

Pierre Darck est inscrit à la SACEM dès 1937.

Bibliographie

  • Robert de Fragny, Ninon Vallin : princesse du Chant, lyon, Éditions et imprimeries du Sud-Est, coll. « Récitals », , 197 p. (OCLC 460385427) (notice BnF no FRBNF33010070) 
  • Henry Coston, Dictionnaire des dynasties bourgeoises et du monde des affaires, Paris, Alain Moreau, , 599 p. (OCLC 604231199) 

Notes et références

  1. 1,0 et 1,1 « Pierre Darck (1914-1982) », sur data.bnf.fr (consulté le )
  2. « Armand Ferté (1881-1973) », sur data.bnf.fr (consulté le )
  3. Fragny 1963, p. 125,127.
  4. Fragny 1963, p. 153,154.
  5. https://data.bnf.fr/en/14671200/jean-jacques_brothier/en.pdf
  6. Sabran [lire en ligne (page consultée le 2021-09-17)] 

Sources

Liens externes

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  • Chœurarsis, historique détaillé
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