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Quartier de la commanderie

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La Commanderie est un quartier situé à Nogent-sur-Oise dans l'Oise.

Présentation

La Commanderie est une copropriété de 2000 habitants construite au début des années 1960 à Nogent-sur-Oise par un promoteur allemand sur le site d'une ancienne briqueterie. C'est un ensemble de barres d'immeubles en accession à la propriété. La Commanderie compte pas moins de huit bâtiments :

  • Bâtiment F : La plus ancienne barre du quartier, construite en 1960, elle était la plus grande (environ 300 mètres de long), était beige et orange et comptait 10 cages d'escalier.
  • Bâtiment G : Parallèle à la barre F, ce bâtiment beige et jaune comporte 5 cages d'escalier.
  • Bâtiment E : Bâtiment Blanc et rouge, perpendiculaire au bâtiment G, qui comporte aussi 5 cages d'escalier.
  • Bâtiment C : Grande barre beige et verte, avec une voute pour entrer dans le quartier, qui compte 6 cages d'escalier.
  • Bâtiment D :Bâtiment rouge et blanc en bas duquel se trouvaient des commerces avant que ceux-ci ne s'en aillent au début des années 1970. Il comporte 4 cages d'escalier.
  • Bâtiment H : Petit bâtiment vert, avec seulement 3 cages d'escalier.
  • Bâtiment J : Copie conforme du bâtiment H, en rouge.
  • Bâtiment Fedherbe : Petit bâtiment orange et beige, à l'entrée du quartier avec 2 cages d'escalier.

Histoire du quartier

Construit au début des années 1960, la Commanderie se présentait comme une des meilleures copropriétés de la région. Située loin du centre ville, elle était à l'abri de l'agitation du centre, au milieu de petits pavillons. De plus, son aspect « jardin » était mis en avant car de la pelouse était autour de chaque bâtiment. On ventait d'ailleurs cette copropriété dans une bonne partie de la capitale en la décrivant comme « une résidence agréable à la campagne » car à l'époque, la ville de Nogent et le reste de l'agglomération de Creil n'étaient pas aussi urbanisés et modernes qu'aujourd'hui. Malheureusement, peu de temps après la vente des appartements, alors que des travaux telles que les escaliers n'étaient pas encore achevés, le promoteur principal est parti en Israël, avec l'argent des appartements vendus. On raconte même à Nogent qu'une personne a failli être tuée et a été contrainte de changer de visage car elle en « savait trop » sur le promoteur. Les propriétaires se retrouvèrent écrasés par les charges et la plupart des propriétaires ont alors vendu leur appartement à la première personne venue. Au début des années 1970, la Commanderie fut placée en redressement judiciaire. Une majorité de personnes immigrée vinrent habiter à la Commanderie car le prix était très bas, que ce soit pour louer ou acheter. Au début des années 1980, on y loge les familles rejetées par les HLM. Au début des années 1990, les choses vont tellement mal, qu'il n'y a plus de gardien à la Commanderie, la délinquance apparait de plus en plus violente dans le quartier (meurtres, agressions...) et la cité commence à devenir un ghetto sale et dangereux. Le pire est atteint en 2001 : La Commanderie est citée comme une des dix zones prioritaires en France en matière de copropriété dégradée.

Réactions et rénovations

Le maire de Nogent, ayant longtemps ignoré l'état du quartier sous prétexte qu'il s'agit d'une copropriété, décide enfin d'agir en 2002 : Il annonce un plan de rénovation qui passera par la destruction des bâtiments C, H, J et F, et la rénovation des bâtiments C, D et E. On lui demanda pourquoi il ne s'occupe pas du bâtiment Fedherbe, il répondit qu'il ne fait « pas partie du quartier ». En 2003, les cages d'escalier 4 et 5 de la barre F sont démolies, ensuite les bâtiments J et H, puis en 2009, le reste du Bâtiment F, et enfin en 2011 la démolition du bâtiment C. Les bâtiments D, E et G ayant bénéficié d'une rénovation extérieure (volets, isolation, ravalement) mais pas intérieure. En Septembre 2011, le quartier est renommé « quartier des rochers » et pour une bonne partie de la population, la Commanderie est belle et bien morte. Les reconstructions de petits immeubles et pavillons à bas prix s'achèveront en 2014 (prévision).

Dur retour à la réalité

A peine un an et demi après la fin des démolitions, la Commanderie refait parler d'elle (émeutes et rodéo à moto), et plus récemment un tir à coup de fusil à pompe en plein centre du quartier. Le maire admettra avoir fait une erreur en ne détruisant pas le reste des bâtiments.

Apparitions à la télé ou au cinéma

En 2005, Christophe Nick publie les Chroniques de la violence ordinaire. Un reportage d'une heure et demie est consacrée à la Commanderie.

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