Simone Machado Rebmann

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Simone Machado Rebmann
Illustration.
Fonctions
Députée au Grand Conseil bernois
Membre du Conseil de ville de Berne
En fonction depuis le
Biographie
Date de naissance (54 ans)
Nationalité suisse
Parti politique Parti vert alternatif (de)
Diplômée de Universités de Fribourg et de Berne
Profession Avocate

Simone Machado Rebmann, née le , est une personnalité politique suisse du canton de Berne, membre du Parti vert alternatif (de).

Biographie

Simone Machado Rebmann naît le [1].

Elle est issue d'une famille ouvrière. Après avoir abandonné ses études gymnasiales, elle travaille dans l'agriculture, passant notamment douze étés dans la vallée de Lauterbrunnen (de), dans l'Oberland bernois[2].

Au début de la trentaine, elle obtient sa maturité puis étudie le droit aux universités de Fribourg et de Berne. Elle travaille ensuite comme avocate, d'abord à Berne avec Daniele Jenni (de), fondateur du Parti vert alternatif (de), de 2002 à 2007, puis dans un cabinet d'avocats zurichois[2].

Parcours politique

Simone Machado Rebmann se présente en 2013 au poste de préfet de l'arrondissement administratif de Berne-Mittelland, empêchant ainsi la réélection tacite du socialiste Christoph Lerch, critiqué pour la fermeture de discothèques et sa politique de fermeté envers le centre autonome de la Reitschule[1]. Le , jour de l'élection, elle est néanmoins nettement battue (23 106 voix contre 65 895 à son adversaire)[3],[4].

Elle est députée au Grand Conseil du canton de Berne du au [5], permettant à son parti d'être représenté au parlement bernois pour la première fois depuis 1994[6]. Elle rejoint le groupe parlementaire des Verts[6] et siège au sein de la commission de la sécurité et de la commission des institutions politiques et des relations extérieures[5]. Elle n'est pas réélue en [7].

Elle est membre à partir du du Conseil de ville (législatif) de Berne[1]. Durant la pandémie de COVID-19, Simone Machado Rebmann est l'une des rares personnalités politiques de gauche en Suisse à participer à des manifestations contre les mesures de protection. Ses critiques portent en particulier sur le passeport sanitaire et ses conséquences en matière de surveillance et de contrôle des personnes[8],[9]. D'après la Weltwoche, elle est convaincue par les propos de Wolfgang Wodarg et Sucharit Bhakdi que le danger que fait courir virus est « massivement exagéré »[9]. Elle dépose plainte avec succès contre l'interdiction de facto des rassemblements imposée par le canton de Berne de novembre 2020 à avril 2021[10]. En octobre 2021, elle coorganise une manifestation d'opposition aux mesures contre le COVID-19 à Berne[11]. En raison de ces activités, elle est expulsée en de son groupe du Conseil de ville, qui réunissait outre son parti dont elle est l'unique représentante la Gauche alternative et le Parti suisse du travail[12].

Elle se présente sans succès aux élections du Grand Conseil de 2022 avec sa propre liste baptisée « Mouvement démocratique »[13]. Son parti ne participe pas aux élections, ce qu'elle explique par les divergences de vue au sujet des mesures prises pour lutter contre la pandémie de coronavirus[14]. La liste est apparentée avec celle de l'Union démocratique du centre, par simple calcul électoral selon les déclarations de Simone Machado Rebmann[15].

Notes et références

  1. 1,0 1,1 et 1,2 (de) « Mitglied. Simone Machado, GaP », sur Conseil de ville de Berne (consulté le )
  2. 2,0 et 2,1 (de) Jan Jirát, « AnwältInnen und Geissen als Vorbilder », Die Wochenzeitung, (consulté le )
  3. « Élections de renouvellement général des préfets et des préfètes 2013 », sur canton de Berne (consulté le )
  4. (de) Christoph Lenz, « Trotz Protestwählern wird Lerch komfortabel bestätigt » Accès payant, Der Bund, (consulté le )
  5. 5,0 et 5,1 « Simone Machado Rebmann, LAVerte, Bern », sur Grand Conseil du canton de Berne (consulté le )
  6. 6,0 et 6,1 (de) ATS/hjo, « Simone Machado Rebmann schliesst sich der Grünen Fraktion an », Der Bund, (consulté le )
  7. (de) zec, « Machado hat es nicht geschafft, Klauser kann auf Tredes Sitz hoffen », Der Bund, (consulté le )
  8. (de) Pascal Ritter, « Wer hinter den linken Parolen an den Corona-Protesten steckt », Watson (site d'information), (consulté le )
  9. 9,0 et 9,1 (de) Alex Baur, « Janis Joplin von Bern » Accès payant, Die Weltwoche, (consulté le )
  10. (de) Philippe Reichen, « Beschwerden vor Bundesgericht – Der Staat muss Strassenproteste in der Pandemie zulassen » Accès payant, Berner Zeitung, (consulté le )
  11. (de) « Demo Bern 23.10.2021 », sur Ur-Kantone (consulté le )
  12. gbl/Agence télégraphique suisse, « Berner Stadtratsfraktion wirft Politikerin raus », Blick,‎ (lire en ligne)
  13. (de) « Répartition de sièges et parts de suffrages exprimés. Élection du Grand Conseil 27.03.2022. Liste 19 Demokratische Bewegung » [PDF], sur canton de Berne, (consulté le ), p. 33
  14. (de) Chantal Desbiolles, Stefan von Bergen, Stefan Schnyder et Christoph Hämmann, « Listen für die Grossratswahlen – Fünf Dinge, die Sie über die Kandidierenden wissen sollten » Accès payant, Der Bund, (consulté le )
  15. (de) Mathias Streit, « Grossratswahlen im Kanton Bern – Linke bandeln mit der SVP an, Grüne werden abtrünnig » Accès payant, Berner Zeitung, (consulté le )

Liens externes

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