Starscream

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Starscream
Personnage de fiction apparaissant dans
Transformers.

Origine Cybertron
Espèce Cybertronien
Activité Commandant Decepticon, souvent second de Mégatron
Caractéristique Ambitieux, manipulateur et opportuniste
Arme favorite Canons à rayons nuls (« Génération 1 »)
Mode alternatif Avion de chasse (le plus souvent)
Affiliation Decepticons

Créé par Bob Budiansky (nom et caractérisation)
Voix Chris Latta (« Génération 1 »)
Michael Dobson (trilogie d'Unicron)
Tom Kenny (Animated)
Steve Blum (Prime, Robots in Disguise, EarthSpark)
Charlie Adler (films de Michael Bay)
Steve Buscemi (Transformers : Le Commencement)
Shogo Miyakita (Cyberworld)
Première apparition The Transformers n° 1 (Marvel Comics, 1984)

Starscream est un personnage de fiction de la franchise Transformers. Membre des Decepticons, il est généralement représenté comme un avion de chasse et comme l'un des principaux lieutenants de Mégatron, dont il convoite régulièrement la place. Ambitieux, rusé et vaniteux, il préfère le plus souvent l'intrigue et l'opportunisme à la confrontation directe, ce qui fait de sa rivalité avec Mégatron l'un des motifs récurrents de la franchise.

Le personnage apparaît dès 1984 dans la bande dessinée américaine The Transformers, publiée par Marvel Comics, puis dans la série télévisée d'animation originale. Son nom et son profil de personnage sont dus à l'auteur et éditeur Bob Budiansky, chargé par Marvel et Hasbro de caractériser une grande partie de la première génération de jouets[1]. Son jouet d'origine dérive toutefois d'un modèle japonais antérieur de la gamme Diaclone de Takara, transformable en F-15 Eagle[2].

Starscream a depuis été réinterprété dans de nombreuses continuités animées, bandes dessinées et productions cinématographiques. Certaines conservent presque intact son rôle d'usurpateur, tandis que d'autres développent des facettes plus loyales, tragiques ou politiques, notamment Transformers: Armada et les bandes dessinées d'IDW Publishing. En 2010, Hasbro l'intègre, avec Optimus Prime, Bumblebee et Mégatron, à la première promotion de son Transformers Hall of Fame[3].

Conception et caractéristiques

À l'origine de Starscream se trouve le Jet Robo F-15 Eagle Ultra-High-Speed Fighter Type, commercialisé en 1983 dans la gamme japonaise Diaclone. Hasbro reprend ce moule pour la première vague américaine de Transformers en 1984 ; la livrée rouge, blanche et bleue devient celle de Starscream, tandis que des variantes du même moule servent notamment à Thundercracker et Skywarp[2]. Comme l'ensemble du concept initial de Transformers, cette adaptation associe des jouets transformables japonais à une nouvelle mythologie, des noms et des personnalités élaborés pour le marché américain[4].

Budiansky raconte avoir eu quelques jours pour définir vingt-six personnages à partir des jouets. Pour les trois avions de chasse Decepticons, il cherche des noms évoquant la puissance, la menace et le danger et retient Starscream, Skywarp et Thundercracker[1]. Le profil « Génération 1 » conservé par Hasbro résume les traits devenus emblématiques du personnage : Starscream y est le commandant aérien des Seekers, se transforme en jet, manie des « rayons nuls » capables de perturber les circuits électriques et nourrit l'ambition de diriger les Decepticons[5]. Le personnage est ainsi moins défini par une loyauté durable à la cause Decepticon que par son désir de se hisser au sommet.

Dans la plupart des continuités, la relation avec Mégatron repose sur cette tension. Starscream est suffisamment utile pour occuper une place élevée dans la hiérarchie, mais son ambition en fait aussi un rival permanent. La nature exacte de leur rapport varie fortement : la série de 1984 l'emploie souvent sur un registre de rivalité spectaculaire, Prime insiste davantage sur la violence et l'humiliation qui structurent leur relation, tandis qu'Armada transforme progressivement l'antagonisme en conflit de loyauté et de reconnaissance. Cette plasticité permet de conserver un ensemble de traits immédiatement identifiables — ambition, orgueil, capacité de survie et goût de l'intrigue — sans imposer la même trajectoire morale à chaque version.

L'incarnation animée originale, doublée en anglais par Chris Latta, contribue fortement à fixer le personnage. Sa voix aiguë et nerveuse est devenue l'un de ses signes distinctifs, même si les adaptations suivantes s'en éloignent. Steve Blum, qui interprète Starscream dans Transformers: Prime, explique avoir voulu respecter ses prédécesseurs tout en donnant à cette version un ton plus sombre et plus menaçant, en accord avec son nouveau design[6].

Principales incarnations animées

« Génération 1 » et Animutants

Dans la série The Transformers de 1984, Starscream est le commandant aérien des Decepticons et le second de Mégatron. Son mode terrestre est un F-15 Eagle. « Fire in the Sky » révèle qu'avant la guerre il explorait l'espace avec Skyfire, son ami d'alors, ce qui lui donne un passé antérieur à son engagement militaire[7]. Une fois la guerre transportée sur Terre, Starscream demeure au sein des Decepticons tout en cherchant régulièrement à remplacer Mégatron.

La série fait de ces tentatives d'usurpation un ressort récurrent plutôt qu'une véritable rupture avec sa faction. Dans « Starscream's Brigade », après avoir été banni, il construit sa propre troupe à partir de véhicules militaires et de composants de personnalité volés : les Combaticons, capables de se combiner pour former Bruticus[8]. L'épisode résume bien sa place dans la série : Starscream peut élaborer des plans dangereux et réunir des moyens considérables, mais son ambition le ramène presque toujours à l'affrontement avec Mégatron.

Dans le film d'animation The Transformers: The Movie (1986), Starscream profite de la défaite des Decepticons à Autobot City pour faire abandonner dans l'espace Mégatron, grièvement blessé, puis se fait couronner chef. Mégatron, recréé par Unicron sous la forme de Galvatron, interrompt la cérémonie et le détruit[9]. La troisième saison le ramène néanmoins sous la forme d'un fantôme, notamment dans « Starscream's Ghost » puis « Ghost in the Machine », où il tente de retrouver un corps.

Cette idée est reprise en 1996 dans Animutants (Beast Wars: Transformers), située dans la continuité de la série originale. Dans l'épisode « Possession », le spark de Starscream prend possession de Waspinator et met son expérience militaire au service des Predacons[10]. L'épisode rattache ainsi rétrospectivement les retours surnaturels du personnage à la notion de spark et prolonge sa réputation de survivant.

Trilogie d'Unicron

Transformers: Armada propose l'une des réécritures les plus éloignées du modèle de 1984. Starscream y reste un guerrier Decepticon placé sous les ordres de Mégatron, mais son désir de révolte naît moins d'une ambition abstraite que des mauvais traitements et du mépris que son chef lui inflige. Fier, combatif et soucieux d'honneur, il développe aussi un attachement aux Mini-Cons, puis une relation de confiance avec les humains alliés aux Autobots, en particulier Alexis. Après avoir temporairement rejoint les Autobots, il retourne chez les Decepticons, mais finit par se sacrifier face à Unicron afin de convaincre Galvatron que la menace oblige les deux camps à s'allier[11]. Cette inversion du modèle traditionnel — le traître devenant une figure tragique et finalement altruiste — a notamment été relevée par le site /Film[12].

Dans Transformers: Energon, Alpha Q le ramène à la vie sous une forme incomplète et amnésique. Starscream devient d'abord un assassin chargé de surveiller Mégatron avant de retomber sous l'autorité de ce dernier. Cette incarnation conserve des capacités d'invisibilité et de téléportation qui accentuent son rôle d'agent furtif ; elle se distingue toutefois d'Armada par l'effacement presque complet des relations et des dilemmes qui avaient conduit à son sacrifice.

Transformers: Cybertron est présenté dans sa version occidentale comme la suite de la trilogie, bien que la série japonaise d'origine, Galaxy Force, ait été conçue plus indépendamment. Starscream y retrouve un profil d'usurpateur beaucoup plus classique : il trahit Mégatron pour s'emparer des Cyber Planet Keys, gagne temporairement une puissance immense et cherche à imposer sa propre domination. L'ensemble de la trilogie montre ainsi trois usages très différents du même personnage, de la quête de reconnaissance d'Armada au retour à l'ambition personnelle de Cybertron.

Transformers: Animated

Dans Transformers: Animated (2007-2009), Starscream est doublé par Tom Kenny[13]. Il tente de tuer Mégatron dès l'ouverture de la série en plaçant un explosif sur lui, puis poursuit la conquête de l'AllSpark pour son propre compte. Contrairement à de nombreuses versions où il reste durablement dans l'entourage de son chef, cette incarnation passe une grande partie de la série en adversaire autonome des Autobots comme des Decepticons.

Après sa destruction par Mégatron, un fragment de l'AllSpark incrusté dans son front lui permet de revenir à plusieurs reprises. Il exploite ensuite la technologie de clonage pour créer des doubles dont chacun amplifie un aspect de sa personnalité ; Slipstream, seule clone féminine de ce groupe, se montre particulièrement indépendante de son modèle. Le ressort comique de ces résurrections n'empêche pas Starscream de rester dangereux : il prend un temps le contrôle d'Omega Supreme et cherche encore à éliminer simultanément Mégatron et les Autobots avant la fin de la série.

Transformers: Prime et Robots in Disguise

Transformers: Prime revient à une caractérisation plus sombre. Starscream, interprété par Steve Blum, commande les Decepticons pendant l'absence de Mégatron et tue Cliffjumper dès le début de la série ; après le retour de son chef, ses difficultés à conserver une position de commandement deviennent un ressort récurrent[14]. Il tente notamment de profiter du coma de Mégatron, puis multiplie les initiatives sans autorisation. La série insiste autant sur sa capacité à improviser que sur sa vulnérabilité dans une hiérarchie où ses échecs sont sévèrement punis.

À la fin de la première saison, Starscream quitte les Decepticons et tente brièvement de rejoindre les Autobots ; l'épisode « Partners » confronte directement cette possibilité à son meurtre de Cliffjumper[15]. Devenu indépendant, il survit en volant de l'Energon et en nouant des alliances temporaires. La deuxième saison lui retire même son T-cog, donc sa capacité à se transformer, avant de le voir créer des clones, s'emparer de reliques et récupérer les clés Omega. Il vole finalement les quatre clés et les offre à Mégatron en échange de sa réintégration chez les Decepticons[16],[17]. Ce retour ne fait pas disparaître sa rivalité avec d'autres lieutenants, notamment Dreadwing et Shockwave, mais Mégatron le maintient à un poste de commandement.

Le téléfilm Transformers Prime Beast Hunters: Predacons Rising clôt la série après la dissolution des Decepticons par Mégatron. Starscream refuse cette issue et tente encore de reconstituer la faction ; il est alors encerclé par Predaking, Darksteel et Skylynx, auxquels il avait infligé de mauvais traitements. La scène ne montre pas son sort de façon définitive. Transformers: Robots in Disguise confirme plus tard sa survie : en 2016, il revient sur Terre à la recherche des Mini-Cons Weaponizers et tente d'utiliser leur pouvoir pour se venger et s'imposer, avant d'être vaincu par les Autobots[18].

Cyberverse, La Trilogie de la Guerre pour Cybertron, EarthSpark et Cyberworld

Dans Transformers: Cyberverse, Starscream est d'abord un officier Decepticon relativement proche de son archétype traditionnel. La deuxième saison amplifie cependant sa rébellion : il utilise l'AllSpark pour créer sa propre armée[19] et devient une menace visant à la fois Autobots et Decepticons[20]. Cette version, doublée en anglais par Billy Bob Thompson, fait donc de son ambition le moteur d'un arc antagoniste à part entière plutôt qu'une série de complots secondaires.

Dans La Trilogie de la Guerre pour Cybertron de Netflix (2020-2021), Starscream débute parmi les Seekers sous le commandement de Jetfire, dont il conteste ouvertement l'autorité, avant d'en prendre la tête après le passage de Jetfire chez les Autobots. La série conserve son goût du complot mais lui donne, dans sa dernière partie, accès au Disque d'Or et à des informations sur l'avenir ; il comprend alors la menace représentée par Unicron et tente, sans succès, de mettre en garde Mégatron. Frank Todaro assure sa voix anglaise[21].

Transformers: EarthSpark réutilise Steve Blum et replace Starscream dans un monde où la guerre est officiellement terminée. D'abord prisonnier de l'organisation G.H.O.S.T., il s'évade et croise la famille Malto. « What Dwells Within » l'oblige à coopérer avec les jeunes Terrans pour survivre à une créature souterraine[22]. L'épisode met ainsi en avant une coopération inhabituelle avec de jeunes Cybertroniens sans transformer durablement Starscream en Autobot. La deuxième saison le replace au contraire dans un rôle d'antagoniste : dans « Witwicky », il cherche à transformer la Terre en un nouveau Cybertron et affronte directement les Malto[23].

Depuis 2025, Starscream apparaît également dans la série animée courte Transformers: Cyberworld, produite pour la chaîne YouTube officielle de la franchise. Hasbro lui a consacré une présentation de personnage en août 2025[24]. Cette version, qui conserve un mode alternatif de jet[25], est interprétée en anglais par Shogo Miyakita[26].

Bandes dessinées

Marvel Comics

Starscream fait partie des personnages introduits dans The Transformers n° 1 de Marvel Comics, mis en vente en 1984. Le Grand Comics Database le répertorie parmi les Decepticons apparaissant dès ce premier numéro[27]. La bande dessinée reprend son ambition et sa rivalité avec Mégatron mais, dans une continuité distincte du dessin animé, fait évoluer les rapports de pouvoir entre plusieurs chefs Decepticons, dont Shockwave, Ratbat et Scorponok. Starscream y conserve donc une place d'intrigant, sans être constamment le seul candidat à la direction de la faction.

Son rôle le plus important dans la série américaine intervient dans la « Underbase Saga », qui s'étend des numéros 47 à 50. Starscream manipule plusieurs camps pour atteindre l'Underbase, une immense réserve de connaissances cybertroniennes convertie en énergie. Il en absorbe une partie, acquiert une puissance démesurée et détruit de nombreux Autobots et Decepticons avant que l'excès d'énergie ne le consume dans le numéro 50[28],[29]. Comme dans le dessin animé, sa disparition n'est pas définitive ; le personnage est ensuite reconstruit et continue d'apparaître dans les récits dérivés de la continuité Marvel.

IDW Publishing

La première continuité d'IDW Publishing, développée de 2005 à 2018, transforme plus durablement la fonction narrative de Starscream. Après la fin de la guerre civile, il exploite les divisions entre anciens Autobots, anciens Decepticons et Cybertroniens restés neutres. Le scénariste John Barber explique dès 2012 que le personnage met à profit une aptitude que ses années de complots lui ont donnée : la politique, jusqu'à demander des élections générales et à devenir un prétendant crédible au pouvoir[30].

Starscream finit par diriger Cybertron dans les séries Robots in Disguise, Windblade et Till All Are One. Barber le décrit alors comme le dirigeant « pour l'essentiel légitime » de la planète, tandis que Mairghread Scott fait de sa rivalité avec Windblade l'un des axes de la politique cybertronienne[31]. Cette période conserve sa manipulation et son désir de contrôle, mais l'oblige à assumer les responsabilités concrètes du pouvoir, puis à évoluer face aux conséquences de ses décisions. Vers la fin de la continuité, il abdique et Windblade prend la direction de Cybertron[32]. Cet arc politique constitue l'une des réinterprétations les plus longues du personnage en dehors de l'animation.

Skybound Entertainment

Depuis 2023, Starscream figure aussi dans l'« Energon Universe » publié par Skybound Entertainment et Image Comics. Dans les premiers numéros de Transformers, il dirige les Decepticons présents sur Terre en l'absence de Mégatron et exerce immédiatement son autorité par la violence[33]. Le numéro 7, publié en avril 2024, organise explicitement un affrontement entre Starscream et Soundwave pour la direction du groupe[34].

Les numéros 13 et 14 consacrent ensuite un arc en deux parties à ses origines. Skybound présente cette histoire comme une exploration du passé de Starscream après sa défaite, en revenant sur les événements qui l'ont transformé en Decepticon[35]. Le choix d'accorder un récit d'origine autonome au personnage témoigne de sa place centrale dans cette nouvelle continuité, où sa cruauté présente est mise en regard d'un passé plus complexe.

Cinéma

Films en prises de vues réelles

Starscream apparaît dans les trois premiers films Transformers réalisés par Michael Bay : Transformers (2007), Transformers 2 : La Revanche (2009) et Transformers 3 : La Face cachée de la Lune (2011). Cette version, doublée en anglais par Charlie Adler, se transforme en F-22 Raptor. Son design robotique, plus animal et ramassé que celui de 1984, conserve néanmoins plusieurs repères visuels liés à son mode aérien.

Dans le premier film, Starscream commande les opérations aériennes des Decepticons et survit à la bataille de Mission City. La Revanche développe davantage sa relation avec Mégatron : Starscream a pris le commandement pendant la mort de ce dernier, mais se soumet dès son retour et subit ses reproches. Paramount crédite explicitement Charlie Adler au rôle de Starscream dans le film[36]. Dans La Face cachée de la Lune, il participe à l'occupation de Chicago et est finalement tué par Sam Witwicky, qui utilise des explosifs fournis par Que.

Transformers: The Last Knight (2017) ne le ramène pas à la vie : sa tête, récupérée comme débris, apparaît brièvement dans la casse de Cade Yeager, puis Mégatron s'adresse à elle en évoquant son ancien lieutenant. Dans Bumblebee (2018), une autre continuité cinématographique adopte des designs beaucoup plus proches de la « Génération 1 ». Starscream n'y a qu'une apparition non parlante pendant la bataille de Cybertron ; Hasbro identifie officiellement le personnage parmi les Seekers de cette séquence dans la gamme Studio Series[37]. Il ne faut pas le confondre avec Blitzwing, le Decepticon qui affronte Bumblebee sur Terre et dont la silhouette avait d'abord alimenté des spéculations autour de Starscream[38].

Transformers : Le Commencement

Le film d'animation Transformers : Le Commencement (Transformers One, 2024) confie Starscream à Steve Buscemi[39]. Situé avant la formation des Autobots et des Decepticons, le récit le présente comme le chef de la Haute Garde de Cybertron, un groupe d'anciens soldats opposés à Sentinel Prime. Cette position inverse temporairement le schéma habituel : avant d'être le second de Mégatron, Starscream est déjà un chef.

Lorsque D-16, futur Mégatron, rencontre la Haute Garde, il affronte Starscream et le bat en combat singulier. Les guerriers se rangent alors derrière D-16[39]. Dans cette continuité, la scène explique ainsi pourquoi Starscream occupe ensuite une position subordonnée face à Mégatron : sa perte de commandement précède la fondation des Decepticons, au lieu de résulter d'une tentative d'usurpation ultérieure.

Jeux vidéo

Starscream figure dans de nombreuses adaptations vidéoludiques de la franchise. Dans Transformers: The Game (2007), dérivé du premier film de Michael Bay, Daniel Ross lui prête sa voix[40]. Le personnage apparaît aussi dans les jeux situés sur Cybertron développés par High Moon Studios. Transformers: War for Cybertron (2010) l'intègre à la campagne Decepticon parmi les personnages jouables[41] ; Sam Riegel interprète Starscream dans ce jeu puis dans Transformers: Fall of Cybertron (2012)[42]. Ces productions développent leur propre récit des débuts de la guerre sur Cybertron, dans lequel l'ambition de Starscream et sa relation conflictuelle avec Mégatron occupent déjà une place importante.

Interprétation et postérité

La répétition de Starscream dans les différentes générations de Transformers s'accompagne d'une succession d'interprètes. Chris Latta fixe la voix très aiguë de la version de 1984 ; Michael Dobson interprète le personnage dans la trilogie d'Unicron et Tom Kenny dans Animated. Pour Prime, Steve Blum dit avoir voulu faire de Starscream un personnage réellement dangereux avant de laisser réapparaître sa lâcheté lorsqu'il est acculé[43]. Charlie Adler assure la voix de la version des films de Michael Bay, Frank Todaro celle de War for Cybertron, Steve Buscemi celle de Transformers : Le Commencement et Shogo Miyakita celle de Cyberworld.

Au-delà des changements de voix et de design, le personnage a conservé une identité assez stable pour servir de point de comparaison entre les continuités. Armada s'appuie sur les attentes liées au traître traditionnel pour construire une trajectoire sacrificielle ; IDW transforme sa recherche du pouvoir en véritable carrière politique ; EarthSpark le place ponctuellement dans une relation de coopération avec une nouvelle génération de Cybertroniens. Ces variations reposent toutes sur la même question : que devient Starscream lorsqu'il obtient, perd ou redéfinit le pouvoir qu'il poursuit depuis sa création.

Pour la première promotion du Transformers Hall of Fame en 2010, Hasbro sélectionne directement Starscream aux côtés d'Optimus Prime, Bumblebee et Mégatron, avant de soumettre une cinquième place au vote du public[3]. Sa présence récurrente dans les jouets, les séries, les bandes dessinées, les jeux vidéo et les films illustre la place durable qu'il occupe dans la franchise.

Bibliographie

  • Transformers : l'encyclopédie [« Transformers: The Ultimate Guide »], Paris, Semic, , 141 p. (ISBN 2-84857-104-7) .

Notes et références

  1. ↑ 1,0 et 1,1 (en) Chris Hassan, « The Man Who Named Megatron: An Interview With “Transformers” Writer Bob Budiansky », sur AIPT, (consulté le )
  2. ↑ 2,0 et 2,1 (en) « Decepticon Jets: Starscream », sur Transformerland.com (consulté le )
  3. ↑ 3,0 et 3,1 (en) « Hasbro “Rolls Out” TRANSFORMERS Hall of Fame », sur Hasbro Newsroom, (consulté le )
  4. ↑ (en) Graeme Virtue, « How we made Transformers », sur The Guardian, (consulté le )
  5. ↑ (en) « Starscream — Decepticon », sur Hasbro — Transformers Legacy (consulté le )
  6. ↑ (en) « Interview with Steve Blum », sur TFW2005, (consulté le )
  7. ↑ (en) « Fire in the Sky — Transformers: Generation 1, saison 1, épisode 13 », sur Hasbro Pulse, YouTube, (consulté le )
  8. ↑ (en) « Starscream's Brigade — Transformers: Generation 1, saison 2, épisode 46 », sur Hasbro Pulse, YouTube, (consulté le )
  9. ↑ The Transformers: The Movie, film d'animation réalisé par Nelson Shin, 1986
  10. ↑ (en) « Possession — Transformers Beast Wars », sur Apple TV, (consulté le )
  11. ↑ (en) « Cramp — Transformers: Armada », sur Apple TV (consulté le )
  12. ↑ (en) Devin Meenan, « This Transformers Anime Turned One Of The Franchise's Worst Villains Into A Hero », sur /Film (consulté le )
  13. ↑ (en) « Transformers: Animated Episode Guide », sur TFormers.com (consulté le )
  14. ↑ (en) « Transformers Prime », sur Apple TV (consulté le )
  15. ↑ (en) « Partners — Transformers Prime, saison 1, épisode 20 », sur Apple TV, (consulté le )
  16. ↑ (en) « Inside Job — Transformers Prime, saison 2, épisode 23 », sur Apple TV, (consulté le )
  17. ↑ (en) « Patch — Transformers Prime, saison 2, épisode 24 », sur Apple TV, (consulté le )
  18. ↑ (en) « Mini-Con Madness — Transformers: Robots in Disguise », sur Apple TV (consulté le )
  19. ↑ (en) « Dark Birth — Transformers: Cyberverse », sur Apple TV, (consulté le )
  20. ↑ (en) « I Am the Allspark — Transformers: Cyberverse », sur Apple TV, (consulté le )
  21. ↑ (en) « Transformers: War for Cybertron Trilogy », sur Apple TV (consulté le )
  22. ↑ (en) « What Dwells Within — Transformers: EarthSpark », sur Paramount+, (consulté le )
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  24. ↑ (en) « Transformers: CYBERWORLD — Starscream Character Reveal! », sur Transformers Official, YouTube, (consulté le )
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  40. ↑ (en) « Transformers: The Game — Credits », sur MobyGames (consulté le )
  41. ↑ (en) Randy Nelson, « Impressions: Transformers: War for Cybertron », sur Engadget, (consulté le )
  42. ↑ (en) « Transformers: Fall of Cybertron — Credits », sur MobyGames (consulté le )
  43. ↑ (en) « Steve Blum chats about Transformers Prime », sur Ain't It Cool News (consulté le )

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