The Paddingtons
| Pays d'origine | Royaume-Uni |
|---|---|
| Genre musical | Rock indépendant, punk rock, rock alternatif |
| Années actives | 2002–2010, puis par intermittence depuis les années 2010 |
| Labels | Poptones, Mercury Records, Mama Bear |
| Membres | Tom Atkin, Martin « Marv » Hines, Stuee Bevan, Lloyd Dobbs, Grant Dobbs |
|---|---|
| Anciens membres | Josh Hubbard |
The Paddingtons est un groupe de rock britannique originaire de Hull, en Angleterre, formé en 2002. Associé au renouveau du rock indépendant britannique du milieu des années 2000, il se fait connaître par des concerts énergiques, des chansons marquées par le punk rock et ses liens avec l'entourage de The Libertines. Son premier album, First Comes First (2005), produit par Owen Morris, attire l'attention de la presse musicale sans connaître un grand succès commercial. Un deuxième album, No Mundane Options, paraît en 2008, avant que l'activité du groupe ne devienne intermittente.
Histoire
Formation et premiers succès (2002–2004)
The Paddingtons réunit initialement cinq musiciens de Hull : Tom Atkin au chant, Martin « Marv » Hines et Josh Hubbard aux guitares, Lloyd Dobbs à la basse et son frère Grant Dobbs à la batterie. Les membres se connaissent par leurs études, leurs amitiés et la scène musicale locale. Ils développent leurs premières chansons en répétition et dans les petites salles de Hull, dont le New Adelphi Club. Lloyd Dobbs participe particulièrement à l'écriture des mélodies et des paroles, que le groupe transforme ensuite en morceaux de punk rock[1].
Le groupe profite des réseaux de fans des Libertines sur Internet pour diffuser ses démos et annoncer ses concerts. Par l'intermédiaire de Steve Bedlow, proche de Pete Doherty, les musiciens commencent à se produire à Londres, où ils attirent l'attention d'Alan McGee, ancien fondateur de Creation Records. Celui-ci les signe sur son label Poptones[2]. Leur premier single, un double face A réunissant 21 et Some Old Girl, atteint la 47e place du classement britannique des singles à l'automne 2004[3].
First Comes First et exposition médiatique (2005–2006)
La proximité de The Paddingtons avec Pete Doherty, qui les invite à accompagner Babyshambles en tournée, leur donne une visibilité au-delà de Hull. La presse les rapproche de la scène londonienne née autour des Libertines et de groupes comme The Others, bien qu'ils soient issus du Yorkshire. Leur apparence vestimentaire attire aussi l'attention du styliste Hedi Slimane, dont une collection pour Dior Homme s'inspire du style de ces jeunes musiciens et de leur entourage[1]. Cette notoriété, à la croisée du rock et de la mode, précède souvent les discussions sur leurs chansons[2].
Enregistré à Hastings avec Owen Morris, déjà connu pour son travail avec Oasis, First Comes First sort le 31 octobre 2005 dans le cadre de l'association entre Poptones et Mercury Records. Ses onze titres privilégient les guitares abrasives, des rythmes rapides et des refrains directs. Parmi eux figurent Some Old Girl, Panic Attack, 50 to a £ et Sorry. Derrière leur énergie punk, plusieurs chansons abordent les déceptions sentimentales, notamment celles évoquées par Lloyd Dobbs au sujet de 50 to a £ et de Sorry[1],[4].
Les singles bénéficient d'une diffusion plus large que le premier 45 tours : Panic Attack se classe 25e au Royaume-Uni et 50 to a £ 32e. L'album n'atteint toutefois que la 65e place du classement britannique, où il reste une semaine[3]. Sa réception est contrastée. Dans The Guardian, Dave Simpson apprécie la vigueur du disque et distingue particulièrement 50 to a £[5]. Rob Webb, pour Drowned in Sound, juge au contraire que le disque ne restitue pas suffisamment l'intensité des concerts et souffre de chansons inégales[4]. Pitchfork souligne également la dette du groupe envers ses prédécesseurs, tout en relevant l'efficacité mélodique de plusieurs titres[6].
No Mundane Options (2008)
Après cette première période d'exposition, le groupe traverse des difficultés avec son label, connaît une interruption d'activité et séjourne à New York. Enregistré à Glasgow avec le producteur Tony Doogan, connu notamment pour ses collaborations avec Mogwai et Belle and Sebastian, No Mundane Options paraît le 3 novembre 2008 sur Mama Bear, la structure discographique créée par le groupe[7].
Les chansons conservent une base punk, mais leurs arrangements se diversifient, avec des passages plus mélodiques et des compositions moins exclusivement tournées vers l'urgence des premiers singles. Punk R.I.P., Molotov Cocktail et Stand Down illustrent la part la plus énergique du disque, tandis que You & I explore un registre plus apaisé. L'accueil critique reste partagé. Camilla Pia, dans le NME, reconnaît l'évolution des arrangements mais regrette la faiblesse de certains textes et refrains[8]. Drowned in Sound reproche surtout au groupe de ne pas s'éloigner assez du modèle des Libertines[7]. L'agrégateur Metacritic recense cinq critiques aboutissant à une moyenne de 60 sur 100, signe d'une réception globalement mitigée plutôt que d'un rejet unanime[9].
Activités ultérieures et retrouvailles
The Paddingtons publie encore en 2010 le maxi The Lady Boy Tapes, qui comprend Lady Boy, une collaboration avec le musicien américain Adam Green et le guitariste Anthony Rossomando[10]. L'activité régulière du groupe s'interrompt ensuite, sans qu'une séparation définitive soit actée. Tom Atkin explique en 2020 que les musiciens ont suivi des parcours personnels différents ; lui-même lance cette année-là un projet solo nourri d'influences empruntées au trap et au hip-hop[11].
La formation retrouve ponctuellement la scène à partir de 2017, notamment à l'invitation des Libertines et lors du festival Humber Street Sesh à Hull en 2018[12]. Elle se produit encore avec les Libertines en 2022[13].
En 2025, The Paddingtons reprend une série de concerts à l'occasion du vingtième anniversaire de First Comes First, avec notamment deux concerts à guichets fermés dans sa ville d'origine[14]. Aux côtés de Tom Atkin et des frères Dobbs, la formation scénique comprend Martin Hines et Stuee Bevan aux guitares, ce dernier remplaçant Josh Hubbard, indisponible pour cette réunion[15],[14].
Style musical
La musique de The Paddingtons associe des éléments du punk britannique de la fin des années 1970 à la résurgence du rock à guitares du début des années 2000. Les membres citent notamment The Clash, les Sex Pistols, les Buzzcocks et The Strokes, tandis que l'influence des Libertines se manifeste aussi dans leur manière d'aborder la scène et les réseaux de concerts indépendants[1]. Le groupe se distingue de la frange plus nettement post-punk représentée alors par Franz Ferdinand ou Bloc Party : son répertoire repose surtout sur des morceaux courts, des attaques de guitares et le chant rauque de Tom Atkin[5].
Cette formule explique à la fois son attrait immédiat et les réserves formulées par une partie de la critique. Les comptes rendus de concerts soulignent une énergie collective que les enregistrements, particulièrement First Comes First, ne parviennent pas toujours à traduire selon certains chroniqueurs[16],[4]. La comparaison répétée avec les Libertines constitue ainsi un élément central de la réception du groupe, plutôt qu'une filiation revendiquée sans réserve par ses musiciens[14].
Discographie
Albums studio
- 2005 : First Comes First (Poptones/Mercury), produit par Owen Morris.
- 2008 : No Mundane Options (Mama Bear), produit par Tony Doogan.
EP
- 2010 : The Lady Boy Tapes (Mama Bear).
Principaux singles
- 2004 : 21 / Some Old Girl.
- 2005 : Panic Attack, 50 to a £, Sorry.
- 2008 : Stand Down, What's the Point in Anything New.
Notes et références
- ↑ 1,0 1,1 1,2 et 1,3 (en) Charlotte Cripps, « The Paddingtons: Model rockers in vogue », sur The Independent,
- ↑ 2,0 et 2,1 (en) Dom Gourlay, « The Paddingtons: Hell, Hull And Happiness », sur Drowned in Sound,
- ↑ 3,0 et 3,1 (en) « Paddingtons – Songs and Albums: Full Official Chart History », sur Official Charts Company (consulté le )
- ↑ 4,0 4,1 et 4,2 (en) Rob Webb, « Album Review: The Paddingtons – First Comes First », sur Drowned in Sound,
- ↑ 5,0 et 5,1 (en) Dave Simpson, « The Paddingtons, First Comes First », sur The Guardian,
- ↑ (en) Marc Hogan, « The Paddingtons: First Comes First Album Review », sur Pitchfork,
- ↑ 7,0 et 7,1 (en) James Skinner, « Album Review: The Paddingtons – No Mundane Options », sur Drowned in Sound,
- ↑ (en) Camilla Pia, « The Paddingtons – No Mundane Options », sur NME,
- ↑ (en) « No Mundane Options by The Paddingtons Reviews and Tracks », sur Metacritic (consulté le )
- ↑ (en) Paul Stokes, « Adam Green releases ‘Lady Boy’ song with The Paddingtons », sur NME,
- ↑ (en) Leonie Cooper, « The Paddingtons’ Tom Atkin goes solo: “Some of my bandmates don’t get why I’m into Post Malone, but I can’t help it!” », sur NME,
- ↑ (en) Jimi Arundell, « Humber Street Sesh 2018: ‘A festival on the rise’ », sur Gigwise,
- ↑ (en) « The Libertines », sur OVO Arena Wembley,
- ↑ 14,0 14,1 et 14,2 (en) Jack Arnold, « The Paddingtons on their reunion shows in 2025, chaotic moments and more », sur Soundsphere,
- ↑ (en) Jimi Arundell, « The Cribs, The Paddingtons, The Mardous – The Cribs @ Asylum, Hull, UK, July 22, 2025 », sur Under the Radar,
- ↑ (en) Chris Mugan, « The Paddingtons, Central St Martins, London », sur The Independent,
Article publié sur Wikimonde Plus