Économie bleue

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L'économie bleue est un modèle économique conçu par l’entrepreneur belge Gunter Pauli qui prétend suffire aux besoins de base en valorisant ce qui est disponible localement et en s’inspirant du vivant[1][source détournée],[2]. Ce concept se base sur les principes de l’économie circulaire[3] et considère les déchets comme dotés de valeur[4].

Histoire

Gunter Pauli qualifie d’« économie rouge » celle qui a exploité les ressources naturelles jusqu’au début du XXIe siècle sans penser aux conséquences humaines ou planétaires « bénéficier du flux infini de la Nature en matière de créativité, d’adaptabilité et d’abondance »[5].

En 1994, Gunter Pauli crée la fondation ZERI - Zéro Emission Recherche et Initiative - à l’Université des Nations unies[réf. nécessaire][6]. Son objectif est de mettre en place des projets démontrant la faisabilité de l’économie bleue[réf. nécessaire][7].

Description

Le terme "Blue Economy" (économie bleue) est utilisé ici pour parler de l'économie circulaire dans laquelle les déchets sont recyclés pour devenir de la matière première à de nouveaux produits écologique où s'intégrant dans le système de la durabilité pour la platète. Le terme fait référence à la planète bleue, intégrant l'air, le ciel, et tous les éléments de l'économie "verte" (Green Economy). L'économie bleue de Gunter Pauli souhaite aller au dalà de l’économie verte et de l’économie circulaire, en cherchant à imiter la nature. La systémie et le biomimétisme sont parties intégrantes de la Blue Economy de Gunter Pauli.[réf. nécessaire]

Gunter Pauli nous parle d'un  exemple d'économie bleu où ce qui est qualifié de déchets dans nos pays occidentaux est utilisé ailleurs comme ressources.

Cela se passe au Bénin , à Potonovo, au centre Songaï , depuis 1986, les restes de l'abattage des cailles et des poules servent aux larves de mouches. Les larves produisent en quelques heures des œufs. Ce sont d'excellentes protéines qui servent de nourriture aux cailles , aux poissons , aux poules etc .. Les larves de mouche transforment en 5 jours 1 kg d’œufs en 375 kg de protéines.

Cette nourriture est exempte de salmonelle ou autre bactéries , grand problème en Europe dans nos élevages de poules ,  car les larves ont un ph très faible au environ de 1, 1,5. Habitués à se nourrir de charogne leur acidité naturelle  , détruit toutes bactéries et virus . Cela en fait aliment très sain et propre, le meilleur pour les poules.

De plus cela combat la malaria , première cause de décès en Afrique. Le simple fait d'élever des poulets, d'avoir des des basses cours, réduit la maladie car les moustiques ne vont pas pondre proche des poules . Ils repèrent leur odeur et les évitent car ils savent qu'elles risquent de se nourrir de leurs larves

En Europe ces restes, qualifiés de déchets sont brûlés , cela consomme de l'énergie, ne rapporte rien et coûte même 200€ la tonne pour s'en débarrasser, alors que nous pourrions cultiver  des larves de mouches qui produisent parmi les meilleurs protéines au monde . De plus en faisant cela nous gagnons alors 1000 € / tonne au lieu d'en perdre 200. Résultat nous nous retrouvons avec une nouvelle enveloppe budgétaire de 1 200 € / tonne.

Encore mieux ce qui détruit encore plus bactéries et virus est l'association très acide et très alcalin. En associant protéine de larves de mouche et coquillage (ph au environ de 9 , 9,5), nous obtenons un produit d'une plus haute qualité encore.

Autre exemple, dans une île des Canaries , est pratiqué une pêche à la ligne qui évite de prendre les femelles avec des œufs. Une réserve de 5 km ² a été crée où sont protégés ces femelle prêtes à pondre. Un saint-pierre sain , par exemple aura 300 millions d’œufs Dans cette île aucun poisson prêt à pondre n'est pêché. Résultat la densité des stocks de poisson est dix fois plus élevée que la moyenne de l'Espagne. Les pêcheurs en travaillant 4 heures / jour génèrent 70 000 € de revenus / an. Nous observons ce même fonctionnement dans la nature où, les dauphins et baleines produisent des rideaux de bulles pour enfermer les poissons . Ils sont une capacité à produire des bulles pour ne pas inclure les femelles porteuses d’œufs . C'est une vrai intelligence.[8]

Innovations

Les innovations de la fondation ZERI fondée par Gunter Pauli ont été publiées sur son site internet d’abord en anglais puis traduites en plusieurs langues. Les 50 premières innovations ont été publiées en France en 2011 dans un livre de l’association ICDD - Innovation Citoyenne et Développement Durable[9]. Des innovations sont concrètement appliquées dans plusieurs pays de la planète bleue dans un but de durabilité écologique et de création d'emploi. Des exemples concret sont exposés dans les différents supports de communication de la fondation ZERI et des sites Internet de Gunter Pauli (livres et leurs traductions, articles, photos, ...) dont certains sont téléchargeables gratuitement dans un but de vulgarisation et polinisation. L'innovation réside également dans le fait de la pratique concrète de la transmission des savoirs pour répliquer les cas concrètes de la Blue Economy.[réf. nécessaire]

Notes et références

  1. « Vive l’"économie bleue" ! », sur Le Monde, (consulté le ).
  2. Positive Book, Paris, Flammarion, (ISBN 9782081347557), p. pp.98-9 .
  3. « L’économie bleue | écoconso », sur www.ecoconso.be (consulté le ).
  4. « Économie Bleue (Günter Pauli) », sur lapremiere (consulté le ).
  5. Pauli 2011, p. 8.
  6. Et pour être précis, dans quel institut de l'UNU ?
  7. Quel rapport en Zeri (1994) et l'Economie bleue (2010) ? Il y a 16 ans entre les deux.
  8. Gunter Pauli et Idriis Aberkhane (Le CERA), « Gunter Pauli et Idriis Aberkhane Économie circulaire », sur YouTube, (consulté le )
  9. Pauli 2011, p. 11.

Voir aussi

Bibliographie

  • L’économie bleue 3.0 [« The Blue Economy 3.0 »], Les Nouvelles Éditions Caillade, , 312 p. (ISBN 979-1092-617023) .
  • Les nouveaux entrepreneurs du développement durable : 50 brillants exemples de l’économie bleue, t. 1, Lyon, Caillade, coll. « Idéer : L’Innovation Créative », , 237 p. (ISBN 978-2953-560244) .
  • Coralie Schaub, « Gunter Pauli : « Suivre la sagesse de la nature » », sur Liberation.fr, .

Liens externes

  • (en) « Cases 1 to 100 », Fiches descriptives des 100 premières innovations de l’économie bleue, sur TheBlueEconomy.org (consulté le ).
  • (en) « Cases 101 - 112 », Fiches descriptives des nouvelles innovations de l’économie bleue, sur TheBlueEconomy.org (consulté le ).

Article publié sur Wikimonde Plus

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