Famille Salliard

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Famille Salliard
Image illustrative de l’article Famille Salliard
Armes de la famille.

Pays ou province d’origine Lyonnais

La famille Salliard est une famille française originaire du Lyonnais puis installée en Poitou. Elle subsiste avec le nom « Salliard » et également depuis 1920, avec le nom « Salliard Bouthet du Rivault ».

Filiation

  • Benoît Salliard, lieutenant en la chaussée générale du Lyonnais. En 1683, il épouse Jeanne Perrin.
    • Hugues Salliard, conseiller du roi, directeur-trésorier de la monnaie de la ville de Bourges, puis de celle de Poitiers. Le , il épouse Marie-Thérèse Hallou de la Beausse, fille de Jean-François Hallou, écuyer, sieur de la Beausse, conseiller du roi, premier lieutenant de la maréchaussée générale du Poitou, et de Marie-Anne Nyvard. De leur union naissent cinq enfants.
      • Hugues Salliard, II, conseiller du roi, directeur-trésorier de la monnaie de Poitiers. Le , il épouse Suzanne Dupas de Chaumillon, fille de Jacques Dupas de Chaumillon, conseiller du roi, docteur en médecine, et de Suzanne Bertrand de Saint-Bonnet. Ils ont trois filles et un fils.
        • Jean-Baptiste Salliard est licencié en droit quand éclate la Révolution de 1789. Au mois de , il rejoint sur le Rhin l'Armée des princes, s'engage dans le régiment de cavalerie « Reine », où il est nommé brigadier, passe ensuite dans les Chevaliers de la couronne, et enfin dans la cavalerie noble du prince de Condé. Après le licenciement de l'armée de ce prince, il entre à la cour du Schleswig-Holstein, comme précepteur des pages du prince de Hesse-Cassel. Il reviennt en France en 1802, et le prince de Condé lui délivre plus tard un certificat élogieux constatant que « dans toutes les rencontres avec l'ennemi, il avait agi avec honneur et courage. ». À son retour de l'émigration, il épouse Henriette-Charlotte d'Escayrac de Bel-Castel, fille du comte Jean-Baptiste d'Escayrac de Bel-Castel, gentilhomme de la chambre, puis chambellan à la cour de Philippine de Hesse-Cassel, plus tard officier d'état-major général de l'armée des princes, et de Henriette-Catherine de Jousserant de Lairé. De ce mariage naît un fils qui meurt jeune et auquel sa mère ne survit pas. Il épouse en secondes noces madame veuve Rivaud de la Raffinière, née Lelong de Longpré et en troisièmes noces, en 1813, Anne-Julienne Col-Puygelliers. Il en eut quatre enfants. Peu après ce troisième mariage, Louis XVIII le nomme chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis et chevalier du Lis, capitaine de la garde royale à cheval du département de la Vienne, et capitaine de cavalerie noble, pour prendre rang à dater du . Quand Napoléon rentre en France, il reçoit l'ordre de partir pour Poitiers, d'y passer la revue de la garde royale à cheval et de conduire au roi les divers détachements de ce régiment. Quand Napoléon repart une seconde fois vers l'exil, Jean-Baptiste Salliard se voit en butte aux hostilités des bonapartistes. Des bandes de paysans armés viennent l'assaillir dans sa maison de Saint-Bonnet, près Civray (Vienne) et il ne doit son salut qu'à son courage et à son sang-froid. « Pendant toutes les circonstances de l'usurpation, il se montre l'un des Français les plus éminemment dévoués aux Bourbons. ». Il meurt en 1828.
          • Etienne-Frédéric Salliard, naît à Saint-Bonnet, commune de Saint-Gaudent (Vienne), le . En 1863, il épouse Marguerite-Adélaïde-Sidonie Delage-Montanceix, fille d'Alcide-François Delage-Montanceix et de Mélanie Sudraud-Desisles. De cette union sont nés deux enfants.
            • Jean-Baptiste-Adolphe-Frédéric Salliard, né à Limoges, le .
            • François-Etienne Salliard ( à Civray (Vienne) - à Poitiers). Le à La Forêt-sur-Sèvre, il épouse Lucie Marie Eugénie Marie Eugénie Bouthet du Rivault ( à La Forêt-sur-Sèvre - à Saint-Gaudent). Veuf, il épouse à Versailles en secondes noces le , Marie-Hélène Joleaud des Forges (1865-1931). Il publie plusieurs ouvrages : Tribunes et Tréteaux. Esquisses parlementaires en 1891[1], en 1912 : La Terreur à Poitiers, ouvrage préfacé par l'historien Frantz Funck-Brentano[2], en 1922 : Les frères Pressac de Civray, 1789-1815[3] et en 1937 : En pays poitevin, les auberges d'autrefois[4], en 1950 : Les Laurenceau. Vouillé au siècle dernier[5].
              • (1) Jean Salliard du Rivault ( à Saint-Gaudent (Vienne)[6] - à La Forêt-sur-Sèvre (Deux-Sèvres)), est député des Deux-Sèvres de 1951 à 1962. Sa mère meurt alors qu'il n'est âgé que de six mois. Il est recueilli par sa tante (sœur de sa mère), Catherine Marie-Hélène Bouthet du Rivault, qui l'adopte suivant arrêt de la cour d'appel de Poitiers du [7],[8], son nom est devenu par adoption Salliard Bouthet du Rivault[8]. Il épouse à Montravers le Marguerite Françoise Mélanie Savary de Beauregard[7]. D'où descendance.

A cette famille appartient aussi Jean-Marc Salliard, ancien élève de la 100e promotion de l'École supérieure de guerre (1986)[9], commandant du 27e régiment d'infanterie en 1993[10], colonel de l'infanterie en 2001[11], il est promu en 2003 au grade de général de brigade[12].

Dans son ouvrage, le Simili-nobiliaire français, l'historien Pierre-Marie Dioudonnat indique que Frédéric-Etienne Salliard, fut le père de François-Etienne Salliard, qui épousa Marie Eugénie Bouthet du Rivault, dont la famille était issue de l'ancienne bourgeoisie du Poitou[8].

Personnalité

Remise de la Légion d'honneur à Jean Salliard du Rivault par le général de Gaulle (la Forêt-Sur-Sèvre).

Hommages

Dans les Deux-Sèvres, trois communes ont donné le nom de la famille à l'une de leurs voies :

  • « rue Salliard du Rivault » à Courlay où il s'agit de la rue principale de la commune, où se situent mairie et école ;
  • « rue Salliard du Rivault » à La Forêt-sur-Sèvre[14] ;
  • « allée Salliard du Rivault » à Cerizay] où se situent les écoles[15].

Alliances

Les alliances sont : Hallou de la Beausse (1722), Dupas de Chaumillon (1760), Lelong de Longpré, Col-Puygelliers (1813), Pontenier (1882), Delage-Montanceix (1863), Giraudet-Boudemange, Tabuteau des Touches, Gaymard, Joleaud des Forges de Saint-Maurice[16].

Pour approfondir

Bibliographie

Liens externes

Notes et références

Notes

Références

  1. Tribunes et Tréteaux. Esquisses parlementaires.
  2. La Terreur à Poitiers.
  3. Les frères Pressac de Civray, 1789-1815.
  4. En pays poitevin, les auberges d'autrefois.
  5. Les Laurenceau. Vouillé au siècle dernier.
  6. Archives départementales des Deux-Sèvres, acte de naissance le à Saint-Gaudent de Jean-Joseph-Édouard Salliard fils de François-Etienne Salliard et de Lucie Bouthet du Rivault.
  7. 7,0 et 7,1 Archives départementales des Deux-Sèves, acte de mariage le à Montravers de Jean-Joseph-Édouard Salliard Bouthet du Rivault avec Marguerite Françoise Mélanie Savary de Beauregard.
  8. 8,0 8,1 et 8,2 Pierre-Marie Dioudonnat, Le Simili-nobiliaire français, Sedopols, 2002, p. 481.
  9. Fiche « Jean-Marc Salliard » sur le site web de l'École supérieure de guerre.
  10. « Avec la création du 27e régiment d'infanterie de Dijon L'armée de terre constitue des unités aptes à exécuter des missions de service public », sur le site du quotidien Le Monde, (consulté le ).
  11. Interview du colonel Jean-Marc Salliard.
  12. Décret du 15 avril 2003 portant réintégration dans les cadres et admission dans la 2e section, réintégration dans les cadres et affectation, admission dans la 2e section par anticipation et sur demande, promotion et nomination dans la 1re et la 2e section et affectation d'officiers généraux.
  13. Assemblée Nationale, « Base de données des députés français depuis 1789 » [Web], sur assemblee-nationale.fr.
  14. « 183.600 € pour la rue Saillard-de-Rivault », sur le site du quotidien La Nouvelle République du Centre-Ouest, (consulté le ).
  15. Allée Salliard du Rivault.
  16. Roglo, « Famille Salliard »

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