François-Pierre Gaudart

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François-Pierre Gaudart

François-Pierre Gaudart , né le 23 octobre 1732 à Paris et mort le 25 septembre 1809 à Karikal (Inde française), fut officier et un employé de la Compagnie des Indes, négociant et lieutenant civil aux Indes françaises.

Biographie

Famille

François-Pierre Gaudart, né le 23 octobre 1732 à Paris est le fils de Louis-François Gaudart (1700-1738), maître maçon et entrepreneur de bâtiments, bourgeois de Paris et de Marie-Marguerite Adnot. Il appartient à une famille d'ancienne bourgeoisie parisienne issue de Pierre Gaudart, maître drapier, père de Claude Gaudart (1671-1741), qui se fixe à Paris comme maître maçon et entrepreneur de bâtiments[1],[2].

Départ aux Indes

Destiné à la carrière ecclésiastique, il reçoit une bonne instruction et fait des études de médecine. Mais après deux ans de séminaire, il quitte celui-ci et s'embarque à Lorient pour les Indes[3].

Sous-lieutenant

Il débarque en 1753 à Pondichéry où il rencontre un ancien camarade de séminaire qui lui obtient un brevet de sous-lieutenant. Le , dans un combat devant Hyderabad, il perd sa jambe gauche et décide "puisqu'il a déjà un pied dans la tombe" de s'établir définitivement aux Indes et s'installe à Mazulipatam[3].

Le 13 novembre 1790, il épouse à Négapatam, près de Karikal, Antoinette-Madu. De ce mariage il laissa cinq enfants[3].

Agent de la Compagnie des Indes

Le 20 avril 1765, il est nommé agent de la Compagnie des Indes[4].

IL sera sous-commis, commis de second ordre et responsable de la caisse (1767) sous-garde des magasins et marchandises de l'Inde et sous-inspecteur de la visite à Pondichéry (1770), garde-magasin des effets de l'Inde en (1773), commis de premier ordre, garde-magasin des marchandises de l'Inde ([1774), En 1775, Il termine sa carrière comme responsable de tous les magasins et entrepôts et chef de visite de toutes les cargaisons de la Compagnie des Indes pour l'Europe..[réf. nécessaire] Il continue en parallèle de s'occuper de tutelles.[Interprétation personnelle ?]

Il est franc-maçon, signataire le 20 avril 1771, des nouveaux règlements de la loge catholique de Pondichéry[4].

Négociant-armateur

À la suite de la suppression de la Compagnie des Indes, il s'installe à son propre compte comme négociant-armateur en 1775. En 1787, il est déclaré en faillite et la cour ordonne la saisie et la vente de ses biens[4].

Lieutenant de police et lieutenant civil

Le 15 mars 1782, il reçoit un brevet de sous-lieutenant de cipahis à Porto-Novo, une commission de lieutenant de police et lieutenant civil de la ville de Gondelour et de ses dépendances le 22 avril 1782. Début 1785, il donne sa démission de sa charge, à la suite d'une accusation de fraude de la part de Nicolas Coutanceau des Algrains, nouveau gouverneur général de Pondichéry[4].

Médecin de la prison de Karikal

Le 15 décembre 1797, il est nommé par les anglais médecin de la prison de Karikal, mais accusé « d'intelligence avec les prisonniers français et d'incitation à la révolte contre l'occupant britannique, il est incarcéré à Négapatnam[4].

Il termine les dernières années de sa vie dans un manque de ressources et meurt à Karikal le 25 septembre 1809 où il y est inhumé le même jour dans le cimetière catholique.

Il rédigea, en 1800, un livre intitulé Institutions, mœurs et religion des gentils anciens et modernes et deux livres sur la pharmacopée indienne.[réf. nécessaire]

Notes et références

Sources

Articles connexes

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