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Heidegger et la question du temps (livre)

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Heidegger et la question du temps[1] est un essai philosophique publié en 2011 par la philosophe et traductrice française Françoise Dastur aux éditions Presses universitaires de France. Elle élabore la question du temps par rapport au livre Être et Temps de Martin Heidegger en établissant le lien entre “temporalité” et Dasein en trois parties correspondant aux derniers chapitres de Être et Temps.

Présentation

Françoise Dastur revisite en trois parties la question de la temporalité chez Heidegger afin de permettre une lecture effective du texte original. Elle reviendra dans cet ouvrage sur l’analyse temporelle fondamentale de l'être en s’appuyant sur la structure ek-statique du Dasein tout en l’opposant à la vision traditionnelle de la temporalité. Le Dasein en temps qu'être en vue de la mort est le fondement d'une analyse existentielle qu’Heidegger a nommé souci. Le primat de cette analyse temporelle serait la co-originarité de la triple structure (passé, présent, futur) des modalités d’existence, des ek-stases, l’avenir étant prépondérant en déployant la temporalité d’un être fini. Elle remarque donc la dichotomie ontologique entre la thèse de la finitude du temps originel heideggérienne et la thèse classique de l’infinité du temps dans la nature.

Françoise Dastur tente dans cet ouvrage de repérer les existentiaux du Dasein qui le caractérisent dans sa quotidienneté, c'est-à-dire, de l'extension temporelle du Dasein entre la naissance et la mort, en existant comme temporalité finie. Elle traduit la genèse de l’idée de temps successif et infini à partir de la temporalité originelle du Dasein en éclaircissant la problématique heideggérienne qui cherche à briser les frontières sujet-objet. Cette idée du temps infini et successif naît d’un des modes d’être du Dasein (la préoccupation quotidienne), néanmoins, on ne peut pas comprendre véritablement l’idée du temps qu’à partir de ce mode. Elle expose le mode du présent comme un maintenant ponctuel qui permet le déploiement des autres dimensions temporelles et co-originaires.

Ainsi, il s’agit pour la philosophe de trouver la réponse à la question fondamentale de la  temporalité de l’être à travers la compréhension ek-statique du Dasein. Elle s’appuie de la conférence de 1962 où Heidegger présente la troisième section inachevée d’Être et Temps sous le titre de Temps et Être en présentant également la notion fondamentale d’Ereignis.

Contenu

La Temporalité de l’être en tant que question fondamentale[2]

Le concept de temps dans la science historique est la première première approche de Heidegger vis-à-vis du temps comme question fondamentale. Cette approche de la dimension historique est encore loin de la question du temps dans Etre et Temps. Il s'intéressera à la recherche épistémologique qui vise à caractériser le concept de temps de la science historique tout en se démarquant du temps mesurable des sciences physiques. Françoise Dastur remarque dans cette recherche que la conception du temps en physique n’a connu aucun changement malgré ses prédécesseurs allant de Galilée à Einstein[3].

L’auteur remarque que le temps possède une fonction de possibilité sur la mesure. Ainsi, pour permettre cette mesure il doit être lui-même mesurable. Néanmoins, il ne peut l’être que lorsque qu’il est identifié dans l’espace, c’est ce temps qu’on considère comme "temps homogénéisé" ou "temps spatialisé". On l’oppose au temps historique qui lui est caractérisé par son hétérogénéité qualitative. Ainsi, Heidegger soutien la thèse de Dilthey en différenciant les méthodes respectives des sciences de la nature des méthodes des sciences de l'esprit[4]. Le syllogisme se définirait ainsi : si la science historique travaille avec des significations et des valeurs ; alors on ne peut donc pas la réduire au modèle épistémologie des sciences de la nature[5]. Ce qui renvoi au “vrai” temps heideggérien se caractérise par la diversité et l'hétérogénéité.  Ainsi, on suivrait la logique d'Eckhart selon laquelle “Le temps, c’est ce qui se transforme et se diversifie, l'éternité ce maintien dans sa simplicité”[6]. L'opposition de ce temps avec l’éternité est refusé par Heidegger dans la conférence qu'il prononce en juillet 1924 sur le concept de temps devant la société de théologies protestante de Marbourg. Il s'agit donc pour l'auteur d'Etre et Temps de “comprendre le temps à partir du temps” à travers une approche phénoménologique.  

Heidegger déclare que “la philosophie elle-même est en tant que tel athée lorsqu'elle se comprend de manière radicale”[7]. Ce qui revient à dire que même si le philosophe est un homme religieux celui-ci n’agit pas selon la religion. Il pose ainsi le problème de distinction entre la pensée et la foi. Alors en 1927, le philosophe allemand établit un rapport de distinction entre la théologie et la science tout en définissant la philosophie comme la science de l’être. En partant de cette distinction, toute donnée n’est pas donnée au préalable à l'investigation, tandis que dans la théologie, l'être est constitué de la foi, il fait un parallélisme avec les sciences positives telles que les mathématiques et la chimie, tandis que la philosophie est la science d’un étant. Le rapport entre la théologie et la philosophie s'établit dans le sens où la théologie a besoin de la philosophie pour déterminer le domaine ontologique de ses propres concepts ; pourtant là que la philosophie elle, n’a pas besoin de la théologie[2].

Cependant, le philosophe allemand conçoit que le temps comme étant en nous. Il ne s’agit pas de le définir mais de se poser la question de savoir si nous ne sommes pas nous-mêmes le temps. Ainsi, Heidegger fait un détour en abordant la question du temps pour nous mener à la question du Dasein. Il souligne que la mesure du temps n'est pas suffisante, elle serait uniquement possible à travers l'appréhension de l'âme et de l'esprit. L'être humain serait celui qui rend possible le temps puisqu'il est en lui-même. Ce n'est donc pas l'horloge ou le calendrier qui indique le temps mais plutôt le maintenant qui est “moi”, le "je suis" qui vient avant toutes les possibilités mesurables du temps.  De plus, le Dasein qui forme le je suis ne se manifeste pas dans le temps comme les autres éléments, mais c'est plutôt le temps qui est le mode d'exécution de son être. Alors, pour maîtriser la temporalité du Dasein il faut l'étudier comme un être en rapport avec le temps, le Dasein comme phénomène temporalisant[8]

Néanmoins, Heidegger fait une analyse phénoménologique de la venue du Christ, venu qui selon lui “n'est pas dans l'attente d'un événement futur mais dans l'éveil à l'imminence de cette venue"[9] ; c'est-à-dire que nous devons anticiper cette venue pour la vivre maintenant au lieu de l'attendre, puisque selon lui la vie chrétienne n'est pas une vie objective mais une vie remplie de facticité, car toujours en attente.        

La conception de la phénoménologie de Heidegger diffère à celle de son élève Dilthey et de son maître Husserl à travers le caractère historique de la phénoménologie pour qui la phénoménologie n’a pas de caractère historique. Heidegger retiendra le thème herméneutique et ce fut intitulé de son cours en 1923 herméneutique de la facticité : dans le sens où on peut comprendre une chose et l'expliquer par ce qu'elle présente. Par la suite, il va se débarrasser de la vision de Dilthey de l'herméneutique et se consacrer sur l'analyse du Dasein au semestre d'hiver 1921-1922. Ainsi pour Heidegger le Dasein peut être authentique quand l'être est lui-même c’est-à-dire quand il est fixe ou il peut être inauthentique quand l'être n'est pas lui-même, c’est-à-dire qu'il est éparpillé et n'est pas situer dans un contexte précis c’est-à-dire un maintenant. Donc pour analyser le Dasein il faut le faire dans une temps et contexte précis, car on ne peut pas donner fixe de l'éternité. Selon Françoise Dastur, Heidegger fait une analyse phénoménologique de l'être en rapport avec le temps. C’est point là est un dépassement qui opère sur la phénoménologie husserlienne[10]. C'est ainsi que Heidegger va affirmer “Ma question du temps a été déterminée à partir de la question de l'être[11]”.  Ici il nous parle plus de l'être de la conscience pour montrer une analyse externe du temps et non une analyse husserlienne est du temps. Et cette analyse “elle allait dans dans une direction qui est toujours demeurée étrangère aux recherches de Husserl sur la conscience interne du temps”. La question de l'être et celles du temps seraient donc immanentes de la pensée. La question fondamentale s'énonce : Quelle est l'essence du temps pour l'être se fonde en lui et que dans un tel horizon la question de l'être comme problème directeur de la métaphysique puisse et doive nécessairement être déployé?[2] En effet, pour étudier l'être, nous devons l'étudier avec le temps c'est-à-dire : l'être soumis au temps, le mettre un rapport avec le temps. Donc on ne peut pas l'étudier sans qu'il ne soit dans le temps c'est-à-dire qu'on ne peut pas étudier l'homme d’un côté et le temps de l'autre côté. Ce problème de l'être et du temps constitue le problème véritable de la métaphysique heideggerienne. Alors le temps est une condition indispensable pour la compréhension de l'être car il rend possible ce qui est questionné c'est-à-dire “l'être” et celui qui questionne c'est-à-dire l'homme.

La temporalité du « Dasein » et la finitude du temps[12]

Le 27 juillet 1915 Heidegger publie un premier écrit où il s'intéresse à la question du temps qu’il intitulera Concept de temps dans la science historique[13]. Néanmoins, on reste bien loin de l’importance qu’il apportera à la question dans Etre et temps. Il remarque que de Galilée à Einstein, le temps ne fut considéré que comme une mesure[14]. Françoise Dastur remarque donc dans son ouvrage une démarcation entre le temps physique et le temps historique (ce dernier constitué majoritairement par des significations et des valeurs). Heidegger essaierai donc de “comprendre le temps à partir du temps”[3]. Il faudra donc privilégier une approche phénoménologique, qui examine les données telles qu'elles apparaissent[15]. Il cherche donc à comprendre le temps comme originaire en "nous" et non pas comme une donnée extérieure à "nous". En effet, il s’agit de changer la question “qu’est ce que le temps?” à “ Qui est le temps?”.

Pour Heidegger, le caractère fondamental du temps est donc le Dasein. Françoise Dastur essaye de comprendre dans son ouvrage de la relation entre le temps et “l’être de cet étant que nous connaissons comme vie humaine". Il ne s’agit pas de comprendre l’être humain comme être dans le temps, capable de mesurer ce dernier, mais de comprendre l’être humain comme "étant temps". La vie vécue par le Dasein n’est pas directement liée au présent mais au futur, d’où le Dasein comprend le temps par rapport au souci. Le fait qu’il soit souci indique les erreurs phénoménologiques dans l’appréciation du temps traditionnel depuis Platon et Aristote (qui focalisent le temps comme une suite d’instants présents)[16]. Le “vrai” temps pour Heidegger serait compris à travers un phénomène d'individuation dans lequel on appréhende notre propre mort à venir[12]. Cette mort est comprise par le Dasein comme la finitude de son temps, de sa possibilité d’exister.

L’interprétation du « Dasein » comme souci

Comprendre l’être, c’est exister de manière à se soucier de sa propre existence. Le phénomène du monde ou plus précisément, la structure de « l’être-dans-le-monde » présente la forme sous laquelle se réalise cette compréhension de l’être. L’analyse du monde devient la pièce centrale de l’analytique du Dasein.

Françoise Dastur distingue le souci comme sens existential de la structure fondamentale du Dasein. Le terme de “structure” est employé pour comprendre les plusieurs moments qui constituent le Dasein. Heidegger fait un lien de réciprocité entre ces moments pour montrer l’importance de l'interdépendance. Il les nomme donc “existentiaux”. Le phénomène unitaire qu’il présente comme “être-dans-le-monde” est composé en trois. Le premier serait le “dans-le-monde” qui se comprend à travers la somme des étants. Le deuxième est "l'étant qui est sur le mode de l’être dans le monde”, il se réfère par ici au Dasein dans sa quotidienneté, caractérisé par la relation avec les autres, le “on”. Finalement il remarque “l’être dans” qui est le moment constitutif de la relation du Dasein au monde.

Elle distingue donc deux niveaux où le Dasein est son “là”, sa possibilité d’exister et son ouverture au monde : le dasein original et le dasein quotidien. Pour le premier niveau, le dasein authentique, on distingue trois existentiaux, co-originaires, qui le constituent : la disposition (le sentir), la compréhension (le comprendre), et le discours (le parler). Le deuxième niveau, le Dasein inauthentique, est emporté par l’impropriété du “on”, va être de sa part constitué du bavardage, de la curiosité et de l'équivoque. Le Dasein à donc deux manières d’être le même sujet. Il s’agit donc de comprendre l’être-dans-le-monde non pas comme pur matière, pur esprit ou une composition des deux mais comme une spatialité existentiale. Le Dasein comme ayant un rapport essentiel avec le monde qu’il habite. Elle comprend donc le Dasein comme “spatialisant” et “temporalisant”[12].

Tous ces moments vont faire preuve d’unité à travers “le souci”. Par souci, il comprend une angoisse qui se rapporte à l'être-dans-le-temps. Il y a une angoisse propre au caractère indéterminé de l’être qui génère de la peur. c’est la compréhension de l’être comme étant quelque chose dans le monde. Cette perspective se perd souvent dans le monde de la quotidienneté. Elle comprend donc cette angoisse comme angoisse devant une liberté à laquelle le Dasein est livré, ayant donc un rôle qui singularise et isole le Dasein dans son être-dans-le-monde. L’angoisse qui permet de comprendre notre propre finalité face à la liberté nous isolerait de la quotidienneté pour nous ramener au sens le plus pur d’être-dans-le-monde. L’axiome de l’existence est toujours présent en tant qu'être est un être-jeté dans le monde, dans sa propre disposition, le dasein quotidien serait une esquive face à cette réalité. A travers cette idée on perçoit le parallélisme avec la compréhension de "sensibilité pure" de Kant[17]. C’est la découverte première du monde qui se caractérise par l’angoisse de la liberté à laquelle le Dasein est livré. Le Dasein, n’étant pas indifférent à son propre être comprend qu’il existe à travers sa propre projection dans le monde (Françoise Dastur remarque donc la fausse compréhension de l’homme comme “animal rational” car cette définition implique une composition à priori de sensible et intelligible et non pas d’un “tout”[18]).

La temporalité en tant que sens ontologique du souci

Françoise Dastur précise que même si le Dasein est l'interprétation de l’être comme souci, le souci n’est pas une interprétation originaire. Le souci ou l’angoisse projette l’être dans son être-libre le plus propre, néanmoins, il n’y a pas de corrélation avec le fait que le Dasein s’en saisisse en projetant à partir de lui son existence. L’angoisse est souvent mal comprise comme préoccupation, cela produit une fuite du Dasein. Le Dasein est constamment en attente de quelque  chose (lorsqu’il n’est plus en attente, il n’est plus dans la possibilité d’exister, il est mort). Par ici on comprend le Dasein comme être-vers-la-mort. La mort se conçoit comme la possibilité de l’impossibilité d’exister.

Il y a ici une approche existentialiste similaire à celle exposée par Sartre dans l’existentialisme est à un humanisme[19]. L’être se comprend en vue de sa mort à travers la mort des étants qui l'entourent. Néanmoins, la mort reste toujours intrinsèquement personnelle de telle manière qu’elle peut être interprétée comme "l'être-à-chaque-fois-mien''. La compréhension de la mort se fait avec une double approche, d'une part à travers une analyse ontologique de la vie, d'une autre part à travers d’une analyse métaphysique de la mort, deux points de vue qui supposent l’analyse existentiale[20]. Le Dasein se voit menacé par la fermeture à tout ce qui est ainsi ouvert à soi-même, aux autres et au monde. La fermeture est comprise comme la source de l’ouverture par laquelle elle se comprend, Heidegger nomme cela le “devancement”.

Néanmoins, le Dasein dans son mode factice d’existence (c’est à dire dans la déchéance de la quotidienneté) ne ressent qu’un appel du Dasein originel, de la compréhension de son propre être-vers-la-mort. Cette esquive est nommée par Françoise Dastur comme “nullité existentiale” qui n’est pas une existence plus ou moins idéale du Dasein mais un mode d’être du dernier. Ce n’est point un accident de la déchéance mais une partie constitutive du Dasein, de l'entièreté de l’être-jeté. Le souci est composé de nullité, l’appel de la conscience de sa propre existence ne serait qu’un appel de souci, constitué par l'être-en-faute (l'appel serait un vouloir avoir conscience). Le Dasein authentique dans sa résolution n'échappe pas à la domination du “On”, il choisit son mode d'existence, ainsi, il se décide pour l’existant.

On comprend donc la manière dans le Dasein à travers l'expérience dans la résolution devançant constitue le sens ontologique du souci, la constitution de l’être du Dasein à travers la temporalisation. Pour Françoise Dastur, la temporalité serait donc le phénomène “originaire et unitaire” de la structure du Dasein. La temporalité n’est pas pensée de la même manière que Husserl ou Saint Augustin, le présent immortel ou l’ego transcendantale de dieu[21], on est plutôt dans une compréhension visée de l’avenir où le Dasein est en vue de “devenir ce qu’il est”.  L’être-vers-la-mort devient le phénomène unitaire du dasein authentique dans son présent, Heidegger nomme cela la temporalité qui constitue le sens ontologique du souci. Cela ne veut en aucun cas dire que le temps n’existe pas sans la temporalisation du Dasein, il s’agit de comprendre la manière dont le Dasein se temporalise sans s'inquiéter de ce qui contient le temps. Cette temporalisation ne se fait donc pas à travers un temps qui se définit comme une suite de moments précis mais comme une co-originarité des ek-stases temporels.

L'inachèvement de “Etre et temps” et la pensée de l’Ereignis[22].

Y a-t-il un chemin qui conduise du temps originel au sens de l’être ? Le temps lui-même se manifeste il comme l'horizon de l’être ?” SZ ? P, 437[22] selon Heidegger la recherche philosophique doit être basée sur le mode d'être de l'état qui est un chemin de l'analyse de l'existence. L'analyse ontologique du Dasein est basé sur la temporalité, car l'analyse du temps est ce qui pourra permettre de montrer l'historicité de l'être qui se fonde dans le Dasein. Heidegger montre à partir de l'analyse de l'être la différence avec l'analyse d'un sujet transcendant à la manière de Husserl cette analyse est celle de la facticité du Dasein qui n'est pas précisément un sujet. Chez Husserl le sujet contient une conscience pure alors que pour Heidegger le Dasein est un être-a-faute c'est-à-dire un être jeté dans l'histoire.[10]  

Toutefois, pour Françoise Dastur Être et Temps de Heidegger serait une œuvre inachevée car selon elle serait une introduction à l'analyse du Dasein. Heidegger a reconnu l’inachèvement de son œuvre, cela se démontre lorsqu'il refusa la publication de la 3e section. Néanmoins, cet échec n'est pas forcément un échec comme une chose à blâmer, car elle est juste une analyse sans suite et insuffisante. C’est pourquoi il consacrera une suite de ses recherches pour l'achèvement de Etre et Temps en 1930. Cela se justifie par son cours du semestre d’été 1927 intitulé les problèmes fondamentaux de la phénoménologie[23], qu'il présente comme une troisième session de la première partie d'Etre et Temps.

Cependant, ce qui rend possible l'existence de l'étant c'est la question de la duplicité (das-diege) c'est-à-dire les choses immatérielles ou phénomes psychique. On cherche alors à savoir s'il l'être et le temps sont des donnés palpable qu'on peut étudier. Pourtant l’être qui désigne l'étant est l'être qui désigne l'existence ou la présence.

Bibliographie

Notes et références

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  3. 3,0 et 3,1 « Le temps selon Heidegger : ses rapports avec l'être », sur www.les-philosophes.fr (consulté le )
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