Henri Delattre (ingénieur)
| Naissance |
Paris, France |
|---|---|
| Décès |
(à 57 ans) Bordeaux, France |
| Nationalité | Française |
| Profession |
Ingénieur des ponts et chaussées, industriel |
| Formation |
École polytechnique |
Henri Paul Joseph Delattre, né le à Paris et mort le à Bordeaux, est un ingénieur des ponts et chaussées et industriel français. Polytechnicien de la promotion 1939, il exerce d'abord dans l'administration des Ponts et Chaussées, à Besançon puis à Bordeaux, avant de rejoindre les Anciens Établissements Desse. À la fin de sa carrière, il préside le directoire de cette entreprise de construction métallique ainsi que la Chambre de commerce et d'industrie de Bordeaux[1].
Formation et carrière dans les Ponts et Chaussées
Après des études à Lyon, Henri Delattre entre à l'École polytechnique avec la promotion 1939[1]. Il rejoint ensuite le corps des Ponts et Chaussées.
Au plus tard en 1950, il est en poste à Besançon : le bulletin de l'association professionnelle des ingénieurs des Ponts et Chaussées et des Mines le mentionne alors comme « ingénieur des Ponts et Chaussées à Besançon »[2]. Il prend part à la remise en état des ouvrages détruits pendant la guerre. Une documentation historique locale le situe notamment sur le chantier du pont de la République, endommagé lors du retrait allemand de septembre 1944 et dont la réfection est confiée à l'entreprise Zublin-Perrière[3].
Il est ensuite affecté à Bordeaux. En février 1953, le même bulletin professionnel le donne encore comme ingénieur des Ponts et Chaussées dans cette ville[4]. Il quitte par la suite l'administration pour le secteur privé ; la notice publiée à sa mort par l'association des anciens élèves de l'École polytechnique le qualifie d'« ingénieur P.C. (dém.) »[1].
Industrie et responsabilités économiques à Bordeaux
Henri Delattre rejoint les Anciens Établissements Desse, dont il devient président du directoire[1]. Implantée à Floirac, dans l'agglomération bordelaise, la société est spécialisée dans la construction métallique et la réalisation d'usines clés en main, en grande partie destinées à l'exportation. Après l'arrêt en 1965 de l'activité de la Compagnie industrielle de matériel de transport sur son vaste site de la rue Richelieu, Desse fait partie des entreprises qui s'y implantent ; l'Inventaire général du patrimoine culturel y recense notamment des ateliers de fabrication, des bureaux d'études et des entrepôts[5].
Son activité d'industriel s'accompagne d'un engagement dans les organismes de représentation économique bordelais. Une notice publiée en 1979 sur les personnalités de Bordeaux et de sa région le présente comme président de l'Union patronale girondine[6].
Il exerce également des responsabilités à la Chambre de commerce et d'industrie de Bordeaux, qu'il finit par présider. Il occupe cette fonction lorsqu'il meurt le 10 juin 1978[1]. Quelques années plus tard, un article consacré aux polytechniciens bordelais le cite parmi les anciens présidents de la Chambre de commerce issus de l'École polytechnique[7].
Son nom est donné à une rue de la zone industrielle de Bordeaux-Fret, à Bruges, où elle dessert plusieurs entreprises de transport et de logistique[8].
Notes et références
- ↑ 1,0 1,1 1,2 1,3 et 1,4 « Promotions », La Jaune et la Rouge, n° 333, septembre 1978, p. 42, lire en ligne (PDF).
- ↑ Association professionnelle des ingénieurs des Ponts et Chaussées et des Mines, Bulletin du P.C.M., n° 9, septembre 1950, p. 4, lire en ligne (PDF).
- ↑ Jean-Claude Goudot, d'après une contribution de Christian Mourey, « D'un pont à l'autre, le pont de la République (billet n° 3, 1940-1944) », Vivre aux Chaprais, 7 novembre 2015, lire en ligne.
- ↑ Association professionnelle des ingénieurs des Ponts et Chaussées et des Mines, Bulletin du P.C.M., mars 1953, p. 47, lire en ligne (PDF).
- ↑ Ministère de la Culture, « Usine de matériel ferroviaire de la Cie Industrielle de Matériel de Transport ; usine de construction métallique dite Anciens Ets Desse », base Mérimée, notice IA00135871, mise à jour le 27 février 2020, consulter en ligne.
- ↑ Patrick Epron, Ces Bordelais qui font Bordeaux et sa région, Bordeaux, P.P.C. éditions, 1979.
- ↑ Pierre Sugier, « Un soir de 1881 avec les X Bordelais », La Jaune et la Rouge, n° 368, novembre 1981, p. 26, lire en ligne (PDF).
- ↑ « Établissement CEVA Air & Ocean International à Bruges », L'Annuaire des entreprises, données INSEE et Registre national des entreprises, consulter en ligne (consulté le 6 octobre 2026).
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