Henri Dou
Henri Jean-Marie Dou (né en 1939 à Marseille) est un chimiste et universitaire français, professeur émérite en sciences de l'information et de la communication à Aix-Marseille Université. Chercheur au CNRS avant de rejoindre l'université, il a progressivement déplacé ses travaux de la chimie organique vers la bibliométrie, le traitement de l'information scientifique, la veille technologique et l'intelligence économique[1],[2],[3].
En 1978, il crée et dirige le Centre de recherche rétrospective de Marseille (CRRM), consacré à l'exploitation et à l'analyse de l'information scientifique et technique[4]. Une synthèse historique publiée par La Revue pour l'histoire du CNRS présente le centre marseillais comme le premier en France à proposer des formations universitaires de DESS et de DEA orientées vers la veille scientifique et technologique[5]. Dans l'histoire des outils français d'intelligence économique, Henri Dou est également cité, avec plusieurs chercheurs du CRRM, parmi les pionniers du traitement bibliométrique appliqué à la veille[6].
Ses recherches ultérieures portent notamment sur l'analyse des brevets, l'organisation de la veille dans les petites et moyennes entreprises, l'intelligence compétitive et le développement territorial. Retraité de l'université, il poursuit des activités de publication et de conseil[2] et préside le conseil scientifique de l'Académie de l'intelligence économique[7].
Parcours
Formation et recherches en chimie
Henri Jean-Marie Dou naît à Marseille en 1939. Après des études secondaires au collège technique de la ville, il étudie la chimie à la faculté des sciences et à l'Institut de pétroléochimie de Marseille. Il soutient en 1967 un doctorat d'État préparé sous la direction du professeur Metzger et effectue un séjour d'un an dans le laboratoire de B. M. Lynch à l'Université Saint-Francis-Xavier, au Canada[1].
Entré au CNRS en 1965, il y mène d'abord des recherches en chimie hétérocyclique et en réactivité radicalaire. Au milieu des années 1970, ses travaux portent notamment sur la catalyse par transfert de phase dans des systèmes bi- et triphasiques[1]. Il devient ensuite directeur de recherche au CNRS[3]. Cette première période de sa carrière laisse aussi apparaître un intérêt croissant pour la circulation de l'information entre équipes scientifiques : une notice professionnelle de 1976 relève déjà que ses fonctions au CNRS l'amènent à s'intéresser aux communications entre groupes de recherche et à leurs relations avec leur environnement[1].
Du CNRS aux sciences de l'information
Le passage de la chimie aux sciences de l'information s'effectue progressivement. En 1978, alors que ses activités restent liées au campus scientifique de Saint-Jérôme à Marseille, Henri Dou crée le CRRM[4]. Le laboratoire s'intéresse aux recherches rétrospectives dans les bases de données, puis à leur exploitation statistique et relationnelle : au lieu de seulement retrouver des documents, il s'agit de repérer des tendances, des proximités thématiques, des réseaux d'auteurs ou des liens entre publications scientifiques et brevets.
Cette orientation se développe avec Parina Hassanaly, Luc Quoniam, Albert La Tela, Hervé Rostaing et d'autres chercheurs associés au centre. Dans la seconde moitié des années 1980, l'équipe met au point plusieurs logiciels de traitement bibliométrique — Datrans, Matrisme, Datalist et Dataview — destinés à exploiter les résultats des bases de données scientifiques alors accessibles sur des serveurs comme Dialog ou Questel[6]. Les travaux du CRRM s'inscrivent dans un mouvement plus large : à la même époque, d'autres équipes françaises développent elles aussi des méthodes de veille et de cartographie de l'information, notamment autour de Bernard Dousset à Toulouse[6].
Dans les années 1980, Henri Dou quitte le CNRS pour devenir professeur en sciences de l'information à l'Université Aix-Marseille III[3]. Son activité scientifique se concentre dès lors sur l'analyse automatisée de l'information, la bibliométrie, les brevets et la veille technologique. Son profil de publications conserve toutefois le lien avec sa formation initiale : plusieurs études utilisent la chimie comme terrain d'expérimentation pour tester des méthodes de cartographie de la littérature scientifique et d'identification des tendances de recherche[2].
CRRM et structuration de la veille technologique
Le CRRM joue un rôle de formation aussi bien que de recherche. Une histoire de la bibliométrie et de la scientométrie au CNRS indique que le centre marseillais est le premier à proposer en France des formations universitaires de DESS et de DEA orientées vers la veille scientifique et technologique, et qu'il contribue à la fondation de la Société française de bibliométrie appliquée (SFBA)[5]. Henri Dou en devient l'un des responsables et préside la SFBA pendant une partie de sa carrière[8].
En 1989, l'Université Aix-Marseille III met en place au CRRM un DEA consacré à l'information stratégique et à la veille technologique, présenté dans des synthèses ultérieures comme la première formation française de troisième cycle explicitement centrée sur ce champ[3],[5]. Cette formation s'insère dans un ensemble plus large d'enseignements consacrés à la recherche d'information, à la bibliométrie, à la veille et, progressivement, à l'intelligence compétitive.
Le centre développe également ses propres espaces de publication. À partir de 1997, il édite l’International Journal of Information Sciences for Decision Making (ISDM), publication en français et en anglais dont Henri Dou et Luc Quoniam sont indiqués comme éditeurs dans le catalogue de la Bibliothèque nationale de France[9].
Henri Dou encadre de nombreux travaux doctoraux consacrés à la bibliométrie, aux brevets, aux systèmes de veille et à l'intelligence économique. Une étude de 2023 consacrée aux thèses françaises sur la veille entre 2000 et 2022 situe Henri Dou et Parina Hassanaly parmi les encadrants les plus actifs du corpus et rappelle leur rôle successif à la direction du CRRM[10]. Les catalogues universitaires recensent sous sa direction des thèses consacrées aussi bien à la bibliométrie et aux brevets qu'aux systèmes de veille, à l'intelligence économique et à leurs applications sectorielles ou territoriales[11].
Travaux
Bibliométrie et traitement de l'information
Une part centrale des travaux d'Henri Dou consiste à transformer des ensembles volumineux de références bibliographiques en informations utilisables pour l'orientation de la recherche ou la décision. Les méthodes mobilisées portent notamment sur les cooccurrences de mots-clés et de codes de classement, les réseaux de collaborations, les regroupements thématiques et leur représentation cartographique. Un article de 1989, consacré au regroupement de publications chimiques, illustre déjà cette articulation entre traitement documentaire et analyse des tendances scientifiques[2].
Cette approche ne se réduit pas à produire des indicateurs. En 1995, Henri Dou cosigne avec Luc Quoniam, Hervé Rostaing et Éric Boutin un article de Research Evaluation consacré à la dépendance des indicateurs bibliométriques envers la base de données utilisée. Les auteurs soulignent que la cohérence d'une analyse dépend notamment de la qualité de l'échantillonnage et de la chaîne de traitement[12]. Cette question des limites de la source et du traitement accompagne l'usage stratégique de la bibliométrie dans les travaux du CRRM.
En 1993, Dou, Hassanaly, Quoniam et La Tela décrivent la veille technologique comme un processus reliant définition des domaines à surveiller, constitution d'un dossier d'information, analyse par des experts, actualisation et diffusion aux décideurs[13]. Cette conception donne une place importante aux sources formelles — articles, bases de données et brevets — sans les isoler de l'expertise humaine ni des informations issues de l'environnement de l'organisation.
Brevets, innovation et entreprises
Les brevets constituent un autre fil directeur de ses recherches. Ils sont traités non seulement comme des titres de propriété industrielle, mais comme des documents riches en informations techniques, juridiques et concurrentielles. Les travaux du CRRM utilisent leurs classifications, leurs déposants, leurs inventeurs et leurs citations pour repérer des groupes technologiques et suivre l'évolution d'un domaine. En 1993, Henri Dou cosigne ainsi une étude sur l'analyse bibliométrique des documents de brevet pour la gestion de la recherche et développement[2].
Cette orientation se prolonge dans des travaux plus appliqués sur l'innovation. Dans les années 2000 et 2010, Dou publie sur l'analyse automatisée des brevets et sur leur emploi pour comparer des entreprises ou des trajectoires technologiques. Il continue ensuite à proposer des méthodes d'exploitation des bases de brevets dans les Techniques de l'ingénieur, dont une version actualisée en 2025 est consacrée à l'analyse de grands ensembles de brevets pour identifier acteurs, concurrents, tendances et domaines d'application[14].
Une autre partie de son travail porte sur l'adaptation de la veille aux petites et moyennes entreprises. En 1999, il participe à la rédaction du Guide des bonnes pratiques de veille en PME-PMI, issu du projet européen REVEIL. Le guide insiste notamment sur l'analyse des besoins, le partage interne de l'information, la diversification des sources et la protection des informations de l'entreprise[15]. Cette préoccupation demeure présente dans un article publié en 2017 avec Christophe Bisson, qui propose un modèle d'intelligence économique et stratégique adapté aux PME, PMI et entreprises de taille intermédiaire[16].
Intelligence économique et développement territorial
À partir des années 1990, Henri Dou élargit la veille technologique à l'intelligence compétitive puis à l'intelligence économique et stratégique. Son ouvrage Veille technologique et compétitivité, publié chez Dunod en 1995, présente explicitement la veille comme un instrument de développement industriel et l'étend aux PME, aux collectivités et aux enjeux territoriaux[8]. Ses publications des décennies suivantes abordent l'organisation de l'information stratégique, l'innovation, les réseaux d'acteurs et les politiques de développement régional.
Ce déplacement vers l'échelle territoriale demeure visible dans ses travaux récents. En 2020, avec Philippe Clerc et Alain Juillet, il propose dans Foresight and STI Governance d'articuler intelligence compétitive et stratégique, développement territorial, sécurité et construction de projets collectifs[17]. L'ouvrage en deux volumes L'Intelligence économique du futur, cosigné en 2018 avec Alain Juillet et Philippe Clerc, prolonge cette réflexion sur la stratégie, la fonction information et l'évolution des dispositifs d'intelligence économique[18].
Coopérations internationales
Les activités internationales d'Henri Dou s'inscrivent surtout dans la formation à l'intelligence compétitive et dans l'adaptation des méthodes de veille à des contextes industriels ou territoriaux différents. Au Brésil, il participe à partir des années 1990 à des coopérations universitaires consacrées à la formation de spécialistes de l'intelligence compétitive. Un article publié avec Gilda Massari Coelho en 1999-2000 décrit la constitution de cursus brésiliens, leurs méthodes pédagogiques et les premiers résultats de leur diffusion[19]. Cette coopération se poursuit par des travaux franco-brésiliens sur l'enseignement et la recherche dans le domaine[2].
En Indonésie, ses collaborations portent à la fois sur la formation et sur l'implantation de dispositifs de veille dans l'industrie et les institutions. Un article de Technovation publié en 2004 avec Hadi-Kusuma Ifan, Jean-Marie Dou et Sri Manullang analyse les besoins indonésiens en intelligence compétitive et en veille technologique et décrit le projet d'un centre de veille et d'intelligence compétitive à l'Institut technologique de Bandung. Le modèle proposé entend tenir compte des contraintes institutionnelles et économiques locales plutôt que transposer à l'identique un dispositif étranger[20]. Plusieurs thèses dirigées par Dou portent ensuite sur l'Indonésie, notamment sur les systèmes de veille, les systèmes de paiement et le développement économique régional[11].
Ces collaborations expliquent la place prise par le développement régional et les pays émergents dans ses publications des années 2000 et 2010. Elles témoignent aussi du rôle des formations du CRRM comme point d'appui de réseaux internationaux : certains travaux sont cosignés avec d'anciens étudiants ou doctorants formés à Marseille[20].
Activités ultérieures
À partir de 2005, Henri Dou dirige Atelis (Atelier d'intelligence stratégique), structure rattachée à l'ESCEM de Tours-Poitiers, où il poursuit des activités d'enseignement, de recherche appliquée et de conseil en intelligence économique[21]. Les Techniques de l'ingénieur le présentent également comme directeur d'Atelis dans ses contributions consacrées à la veille et aux brevets[14].
À la retraite de l'université, il reste associé au CRRM et à CIWorldWide dans son profil HAL[2]. Ses publications récentes portent sur l'intelligence économique territoriale, l'innovation frugale, les brevets et l'évaluation de la production scientifique. En 2024, il cosigne encore avec Jacky Kister un article sur les effets des réseaux d'auteurs, des citations et des dispositifs d'évaluation sur la perception d'une thématique de recherche[22]. Il préside par ailleurs le conseil scientifique de l'Académie de l'intelligence économique[7].
Publications choisies
Ouvrages
- Dominique Doré, Henri Dou et Parina Hassanaly, Connaître et utiliser les banques de données, Paris, Centre d'information des banques de données, 1981[11].
- Hélène Desvals et Henri Dou (dir.), La Veille technologique : l'information scientifique, technique et industrielle, Paris, Dunod, 1992[11].
- Henri Dou, Veille technologique et compétitivité : l'intelligence économique au service du développement industriel, Paris, Dunod, 1995, (ISBN 978-2-10-002815-3)[8].
- Serge Quazzotti, Cyril Dubois, Henri Dou, Hervé Rostaing, Pere Escorsa et Roberto Arnau, Guide des bonnes pratiques de veille en PME-PMI, Commission européenne, DG XIII, 1999, (ISBN 2-9599776-0-2)[15].
- Henri Dou et Sri Damayanty Manullang, Competitive Intelligence, Technology Watch and Regional Development, Jakarta, MUC Consulting Group, 2003[11].
- Henri Dou, Alain Juillet et Philippe Clerc, L'Intelligence économique du futur, 2 vol., Londres, ISTE Éditions, 2018 : vol. 1, Une nouvelle approche stratégique et opérationnelle ; vol. 2, Une nouvelle approche de la fonction information[18].
Articles
- Henri Dou, Parina Hassanaly, Luc Quoniam et Albert La Tela, « Technology watch and competitive intelligence: a new challenge in Education for Information », Education for Information, vol. 11, 1993, p. 35-45[2].
- Luc Quoniam, Parina Hassanaly, Patrick Baldit, Hervé Rostaing et Henri Dou, « Bibliometric analysis of patent documents for R&D management », Research Evaluation, vol. 3, no 1, 1993, p. 13-18, DOI 10.1093/rev/3.1.13[2].
- Luc Quoniam, Hervé Rostaing, Éric Boutin et Henri Dou, « Treating bibliometric indicators with caution: their dependence on the source database », Research Evaluation, vol. 5, no 3, 1995, p. 177-181, DOI 10.1093/rev/5.3.177[12].
- Hadi-Kusuma Ifan, Jean-Marie Dou Jr., Sri Manullang et Henri Dou, « Developing competitive technical intelligence in Indonesia », Technovation, vol. 24, no 12, 2004, p. 995-999, DOI 10.1016/S0166-4972(03)00069-5[20].
- Christophe Bisson et Henri Dou, « Une intelligence économique et stratégique pour les PME, PMI et ETI en France », Vie & sciences de l'entreprise, no 204, 2017, p. 164-179, DOI 10.3917/vse.204.0164[16].
- Henri Dou, Philippe Clerc et Alain Juillet, « Changing Priorities for Strategic Planning from National to Territorial Levels », Foresight and STI Governance, vol. 14, no 3, 2020, p. 88-99, DOI 10.17323/2500-2597.2020.3.88.99[17].
Notes et références
- ↑ 1,0 1,1 1,2 et 1,3 « Henri Jean-Marie Dou », L'Actualité chimique, novembre 1976, p. 54 (consulté le 26 septembre 2026).
- ↑ 2,0 2,1 2,2 2,3 2,4 2,5 2,6 2,7 et 2,8 « Henri Dou », HAL (consulté le 26 septembre 2026).
- ↑ 3,0 3,1 3,2 et 3,3 « Entretien avec Henri Dou », Communication & Influence, no 110, avril 2020 (consulté le 26 septembre 2026).
- ↑ 4,0 et 4,1 « Organisation : historique de la structure et des équipes », Institut méditerranéen des sciences de l'information et de la communication (consulté le 26 septembre 2026).
- ↑ 5,0 5,1 et 5,2 La Revue pour l'histoire du CNRS, no 9, « Histoire du temps présent », 2003, p. 59, DOI 10.4000/histoire-cnrs.34 (consulté le 26 septembre 2026).
- ↑ 6,0 6,1 et 6,2 Christophe Deschamps et Nicolas Moinet, « L'émergence d'internet dans les outils d'intelligence économique », Le Temps des médias, 2011/1, no 16, p. 147-160, DOI 10.3917/tdm.016.0147 (consulté le 26 septembre 2026).
- ↑ 7,0 et 7,1 « Conseil scientifique », Académie de l'intelligence économique (consulté le 26 septembre 2026).
- ↑ 8,0 8,1 et 8,2 « Veille technologique et compétitivité », Librairie Eyrolles (consulté le 26 septembre 2026).
- ↑ « International Journal of Information Sciences for Decision Making », Catalogue général de la Bibliothèque nationale de France (consulté le 26 septembre 2026).
- ↑ Stéphane Chaudiron, Stéphane Goria et Audrey Knauf, « Une cartographie des recherches sur la “veille” comme objet scientifique. Le cas de la France sur la période 2000-2022 », Études de communication, no 60, 2023, p. 9-35, DOI 10.4000/edc.15550 (consulté le 26 septembre 2026).
- ↑ 11,0 11,1 11,2 11,3 et 11,4 « Dou, Henri », Persée, données d'autorité et notices Sudoc (consulté le 26 septembre 2026).
- ↑ 12,0 et 12,1 Luc Quoniam, Hervé Rostaing, Éric Boutin et Henri Dou, « Treating bibliometric indicators with caution: their dependence on the source database », Research Evaluation, vol. 5, no 3, 1995, p. 177-181.
- ↑ Henri Dou, Parina Hassanaly, Luc Quoniam et Albert La Tela, « La veille technologique », Sciences de la Société, no 29, 1993, p. 213-216, DOI 10.3406/sciso.1993.1105 (consulté le 26 septembre 2026).
- ↑ 14,0 et 14,1 « Analyser efficacement vos brevets », Techniques de l'ingénieur, version du 10 mai 2025 (consulté le 26 septembre 2026).
- ↑ 15,0 et 15,1 Serge Quazzotti, Cyril Dubois, Henri Dou, Hervé Rostaing, Pere Escorsa et Roberto Arnau, Guide des bonnes pratiques de veille en PME-PMI, Commission européenne, DG XIII, 1999, (ISBN 2-9599776-0-2) (consulté le 26 septembre 2026).
- ↑ 16,0 et 16,1 Christophe Bisson et Henri Dou, « Une intelligence économique et stratégique pour les PME, PMI et ETI en France », Vie & sciences de l'entreprise, 2017/2, no 204, p. 164-179, DOI 10.3917/vse.204.0164 (consulté le 26 septembre 2026).
- ↑ 17,0 et 17,1 Henri Dou, Philippe Clerc et Alain Juillet, « Changing Priorities for Strategic Planning from National to Territorial Levels », Foresight and STI Governance, vol. 14, no 3, 2020, p. 88-99, DOI 10.17323/2500-2597.2020.3.88.99 (consulté le 26 septembre 2026).
- ↑ 18,0 et 18,1 « L'Intelligence économique du futur 1 : Une nouvelle approche stratégique et opérationnelle », catalogue du CEA, 2018 (consulté le 26 septembre 2026).
- ↑ Gilda Massari Coelho et Henri Dou, « Inteligência competitiva e a formação de recursos humanos no Brasil », Revista de Biblioteconomia de Brasília, vol. 23/24, no 4, 1999-2000, p. 455-472 (consulté le 26 septembre 2026).
- ↑ 20,0 20,1 et 20,2 Hadi-Kusuma Ifan, Jean-Marie Dou Jr., Sri Manullang et Henri Dou, « Developing competitive technical intelligence in Indonesia », Technovation, vol. 24, no 12, 2004, p. 995-999, DOI 10.1016/S0166-4972(03)00069-5 (consulté le 26 septembre 2026).
- ↑ Rémy Berthonneau, « Entretien de Henri Dou, directeur d'ATELIS, par Cellie », Portail de l'IE, 20 mars 2013 (consulté le 26 septembre 2026).
- ↑ « Henri Dou », Cairn.info (consulté le 26 septembre 2026).
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