Jean-François Faure

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Jean-François Faure
Naissance (54 ans)
Bordeaux (France)
Nationalité Française
Profession
Entrepreneur
Activité principale
Fondateur d'AuCOFFRE.com, de VeraCash et de CrypCool
Formation
École d'architecture et de paysage de Bordeaux

Jean-François Faure, né le à Bordeaux, est un entrepreneur français. Après une première carrière dans les services liés à Internet et à la traduction, il fonde en 2009 AuCOFFRE.com, une entreprise spécialisée dans l'achat, la vente et la conservation de métaux précieux. Il est également à l'origine de VeraValor, une activité de frappe de pièces et de jetons en métaux précieux, et de VeraCash, un service de paiement lié à la détention d'or et d'argent. Il étend ensuite ses activités aux cryptoactifs avec CrypCool[1],[2].

Parallèlement à ses activités commerciales, il intervient dans les débats sur l'épargne, les monnaies complémentaires et les moyens de paiement. Il est l'auteur d'un ouvrage consacré à l'or d'investissement et l'initiateur du collectif Monnaies en transition[3].

Biographie

Premières entreprises dans les services numériques

Jean-François Faure étudie l'architecture à Bordeaux au début des années 1990. Après une brève expérience dans cette profession, il se tourne vers les premiers services commerciaux sur Internet. En 1995, il crée SAM Acorus, entreprise intervenant dans le référencement et la promotion de sites web. Il développe notamment Référenceur.com, une activité d'accompagnement à la visibilité des sites sur les moteurs de recherche, avant de s'orienter également vers les services linguistiques[4],[1].

Il dirige par la suite une activité de traduction. En 2007, il crée la société A Business World (ABW), connue pour son activité de traduction sous l'enseigne ABW Traductions et devenue par la suite également une structure de participations[5].

Fondation et développement d'AuCOFFRE.com

À la veille de la crise financière mondiale de 2007-2008, Jean-François Faure s'intéresse à l'or comme moyen de diversifier la trésorerie de son entreprise de traduction. Il explique avoir rencontré des difficultés pour acheter et faire conserver du métal physique dans des conditions adaptées aux particuliers. Il ouvre en 2007 le site d'information L'Or et l'Argent, puis fonde à Bordeaux, en 2009, AuCOFFRE.com, une plateforme d'achat, de vente et de conservation de métaux précieux[2],[6].

Le service permet de négocier notamment des pièces en or et en argent, sans imposer leur livraison à domicile : les métaux peuvent être conservés dans des coffres sécurisés et revendus sur la plateforme. Son modèle économique repose sur les opérations d'achat et de vente ainsi que sur les prestations de garde. Il s'agit de détention de métaux précieux, dont la valeur varie avec les cours du marché, et non d'un dépôt bancaire assorti d'un rendement garanti[1].

L'entreprise se développe dans le contexte d'un regain d'intérêt pour l'or physique. Elle réalise un chiffre d'affaires de 35 millions d'euros en 2014 et compte alors 25 salariés[7]. En 2022, le groupe, toujours installé dans l'agglomération bordelaise, rassemble une cinquantaine de collaborateurs. D'après les chiffres rapportés par Alliancy, son chiffre d'affaires atteint 150 millions d'euros en 2021 et la valeur des métaux conservés pour les clients avoisine 300 millions d'euros en 2022. Jean-François Faure détient alors plus de 60 % du capital du groupe[1].

VeraValor : jetons, pièces et frappe monétaire

En 2011, il lance, par l'intermédiaire d'AuCOFFRE.com, la Vera Valor, un jeton d'une once troy d'or, identifié par un numéro et un code QR gravé. Le dispositif est présenté comme un moyen de faciliter le suivi de chaque exemplaire. À son lancement, la société met également en avant l'origine de l'or et les techniques d'extraction qu'elle juge moins polluantes[8].

Bien que commercialisée sous l'appellation de « pièce », cette première Vera Valor ne possède pas de cours légal : contrairement à une monnaie émise par un État, elle ne peut servir à régler une dette à sa valeur faciale. Le Figaro souligne dès 2011 cette différence entre monnaie et jeton d'investissement, ainsi que le coût d'acquisition, qui comprend alors une prime de 6 % et des frais d'achat de 1 %. Ces chiffres correspondent aux conditions annoncées lors du lancement et non aux tarifs des émissions ultérieures[8].

La gamme évolue ensuite vers des émissions dotées d'un cours légal dans des pays partenaires. En 2015, AuCOFFRE.com présente la VeraSilver Zanzibar, une pièce d'une once d'argent réalisée en accord avec la Tanzanie et portant une valeur faciale de 1 000 shillings tanzaniens. Son identification repose notamment sur un dispositif de sécurité propre à chaque exemplaire[7]. Cette activité prend progressivement la forme d'une maison de frappe, VeraValor, qui produit des jetons d'investissement, des pièces de collection et des pièces à cours légal étranger. Après avoir sous-traité leur fabrication, le groupe met en place un atelier en Gironde, dont une première frappe de pièce en argent est présentée en 2024[1],[9].

VeraCash et les paiements adossés aux métaux précieux

Jean-François Faure cherche également à rendre les métaux conservés par les clients utilisables pour des paiements courants. Une première VeraCarte, associée au réseau Mastercard, est conçue en 2012 et proposée au début de 2013. L'offre se développe à partir de 2015 sous le nom de VeraCash, filiale d'AuCOFFRE.com, avec un compte en ligne et la possibilité de transférer des avoirs entre utilisateurs[7],[2].

Le principe est de détenir une réserve d'or ou d'argent conservée physiquement, puis de convertir la fraction nécessaire en euros au moment d'un paiement par carte. Les avoirs sont donc exposés aux fluctuations du cours des métaux, et le service ne se confond pas avec un compte de dépôt classique. La société exerce ses activités de paiement en s'appuyant sur des établissements partenaires, sans posséder elle-même le statut de banque[10].

Après une première formule de carte prépayée, VeraCash annonce en 2021 une évolution vers la carte de débit et l'ajout d'avoirs en euros, avec l'appui de l'établissement de monnaie électronique Treezor. Pour financer ce développement, la filiale lève deux millions d'euros auprès d'investisseurs comprenant environ un millier de ses clients, devenus actionnaires. À cette date, elle revendique quelque 15 000 cartes actives[10],[11].

Diversification vers les cryptoactifs

Dans les années 2020, le groupe élargit ses activités au marché des cryptomonnaies. Jean-François Faure prend la présidence de CrypCool, société fondée à Bordeaux en 2022, spécialisée dans les services d'achat, de vente et de conservation de cryptoactifs. La plateforme commerciale est lancée à la fin de 2023[12],[2].

CrypCool obtient en septembre 2023 un enregistrement auprès de l'Autorité des marchés financiers (AMF) en qualité de prestataire de services sur actifs numériques (PSAN), couvrant la conservation et l'achat-vente de cryptoactifs contre des monnaies ayant cours légal. Selon l'AMF, cet enregistrement est devenu automatiquement caduc le 2 juillet 2026, à l'issue de la période transitoire prévue par le règlement européen MiCA[13].

Positions sur l'épargne et les monnaies

Jean-François Faure défend la diversification de l'épargne et l'utilisation de supports de valeur autres que les seules devises étatiques. Il présente l'or physique comme un moyen de préserver une partie du patrimoine face aux crises financières et à l'endettement public, une conception également au cœur des produits proposés par ses entreprises[2],[10].

En octobre 2016, il lance le groupe de réflexion Monnaies en transition, consacré aux usages possibles des monnaies complémentaires et à leur articulation avec les systèmes monétaires existants. Dans une tribune publiée en 2017 par We Demain, il propose notamment qu'une partie d'un éventuel revenu de base soit distribuée sous forme de monnaies destinées à soutenir les échanges et la consommation au sein des territoires. Cette proposition relève de sa réflexion sur la redistribution et les usages des monnaies complémentaires[14].

La même année, il publie dans Le Monde une tribune mettant en garde contre la spéculation sur le bitcoin et exprimant la crainte d'une bulle financière. Tout en reconnaissant les possibilités techniques des cryptomonnaies et de la chaîne de blocs, il privilégie alors les métaux précieux comme supports de valeur. Le lancement ultérieur de CrypCool traduit l'entrée de ses entreprises dans un secteur à l'égard duquel il avait publiquement exprimé des réserves, sans que sa tribune de 2017 constitue une condamnation de tous les usages de cette technologie[3],[2].

Il intervient aussi dans la presse économique. Des contributions signées de son nom sur le choix et l'estimation des pièces d'or paraissent notamment dans Le Revenu, et il continue de publier des articles d'analyse et de vulgarisation sur les métaux précieux et l'épargne sur le site éditorial d'AuCOFFRE.com[15],[16].

Publication

  • L'or, un placement qui (r)assure, Éditions de l'Alambic, (ISBN 978-2-36114-009-0) . Guide consacré à l'achat d'or physique et aux pièces d'investissement, réédité dans une version enrichie et mise à jour en 2012 ( (ISBN 978-2-36114-014-4))[17],[18].

Références

  1. ↑ 1,0 1,1 1,2 1,3 et 1,4 Catherine Moal, « AuCoffre multiplie les projets post-Covid », sur Alliancy,
  2. ↑ 2,0 2,1 2,2 2,3 2,4 et 2,5 Hélène Lerivrain, « Après les métaux précieux, AuCoffre se lance dans les cryptomonnaies et la forêt », sur La Tribune,
  3. ↑ 3,0 et 3,1 Jean-François Faure, « Bitcoin : « Même si les cours flambent, la bulle ne peut pas ne pas éclater » », sur Le Monde,
  4. ↑ Fabien Piliu, « Start-up », sur L'Express,
  5. ↑ « A Business World (ABW) — Informations juridiques et établissements », sur Pappers
  6. ↑ Jean-François Faure, « Il y a 15 ans… AuCOFFRE.com », sur L'académie AuCOFFRE,
  7. ↑ 7,0 7,1 et 7,2 Pascal Rabiller, « AuCoffre, la française qui frappe monnaie tanzanienne », sur La Tribune,
  8. ↑ 8,0 et 8,1 Danièle Guinot, « Une pièce d'or qui n'en est pas vraiment une », sur Le Figaro,
  9. ↑ « La gamme VeraSilver Elizabeth II », sur AuCOFFRE.com,
  10. ↑ 10,0 10,1 et 10,2 Jean-Philippe Déjean, « Veracash va mettre des euros dans ses cartes de paiement Mastercard en or », sur La Tribune,
  11. ↑ « Dans les coulisses des nouvelles cartes VeraCash », sur VeraCash,
  12. ↑ « CrypCool — Informations légales et dirigeants », sur Pappers
  13. ↑ « Liste des PSAN radiés », sur Autorité des marchés financiers,
  14. ↑ Jean-François Faure, « Oui au revenu universel, mais en monnaies complémentaires », sur We Demain,
  15. ↑ Jean-François Faure, « Comment estimer le prix de vos pièces d'or ? », sur Le Revenu, repris par Boursorama,
  16. ↑ « Jean-François Faure — Articles », sur L'académie AuCOFFRE
  17. ↑ « L'or, un placement qui (r)assure », sur Recyclivre,
  18. ↑ « Notice bibliographique : L'or, un placement qui (r)assure, nouvelle édition de 2012 », sur Bibliothèque nationale de France

Article publié sur Wikimonde Plus

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