Jean-François Verdier

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Jean-François Verdier
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Jean-François Verdier.
Naissance (68 ans)
Antsirabe (Madagascar)
Nationalité Française
Profession
Haut fonctionnaire
Formation
Institut d'études politiques de Bordeaux ; École nationale d'administration
Distinctions
Officier de la Légion d'honneur

Jean-François Verdier, né le à Antsirabe (Madagascar), est un haut fonctionnaire français. Après une carrière d'officier de l'armée de terre, puis des fonctions dans le corps préfectoral et plusieurs cabinets ministériels, il dirige la Direction générale de l'administration et de la fonction publique (DGAFP) de 2009 à 2013. Il rejoint ensuite l'Inspection générale des finances, tout en exerçant d'autres responsabilités dans la formation et la gestion des cadres publics.

Directeur général du parti Les Républicains de 2019 à 2022, il est élu en février 2026 président de Servir, l'association des anciens élèves de l'ENA et de l'Institut national du service public (INSP)[1].

Biographie

Formation et carrière militaire

Jean-François Verdier effectue ses études secondaires au lycée Alain-René-Lesage de Vannes entre 1974 et 1976. Il étudie ensuite à l'Institut d'études politiques de Bordeaux de 1976 à 1979, puis à l'institut d'administration des entreprises de Bordeaux jusqu'en 1980. Il poursuit sa formation à l'École militaire du corps technique et administratif (1981-1982) et à l'École militaire d'administration (1982-1983). Officier de carrière, il sert de 1984 à 1989 à la direction du personnel militaire de l'armée de terre[2].

Il entre ensuite à l'École nationale d'administration, dont il sort en 1992 au sein de la promotion Condorcet. Il complète ultérieurement sa formation en suivant la session 1996-1997 de l'Institut des hautes études de la sécurité intérieure[3].

Administration territoriale et cabinets ministériels

À sa sortie de l'ENA, il choisit le corps préfectoral. Directeur de cabinet du préfet de Charente-Maritime de 1992 à 1993, il devient sous-préfet de Montmorillon, dans la Vienne, jusqu'en 1995. Il y suit notamment les dossiers liés à la construction de la centrale nucléaire de Civaux[4].

Il rejoint ensuite les cabinets de responsables politiques : chef de cabinet de Jean-Pierre Raffarin, ministre chargé des petites et moyennes entreprises, du commerce et de l'artisanat, de 1995 à 1996, puis conseiller technique de Philippe Séguin, président de l'Assemblée nationale, de 1996 à 1997. Entre 1997 et 1998, il travaille au Commissariat général du Plan, sous l'autorité d'Henri Guaino, sur les questions d'évaluation et de modernisation de l'État[5].

Il revient dans l'administration territoriale en 1998 comme secrétaire général de la préfecture de Haute-Corse, fonction qu'il exerce jusqu'en 2001, avant d'être nommé sous-directeur de l'éducation routière au ministère chargé de l'Équipement et des Transports[6].

À partir de 2002, Jean-François Verdier travaille auprès de Christian Jacob : d'abord directeur adjoint, puis directeur du cabinet du ministre délégué à la Famille, il dirige ensuite son cabinet lorsque celui-ci est chargé des petites et moyennes entreprises (2004-2005), puis de la Fonction publique (2005-2006). En février 2006, il prend la direction des personnels et de l'adaptation de l'environnement professionnel des ministères économiques et financiers, un poste couvrant notamment la gestion des ressources humaines, l'action sociale et les moyens de l'administration centrale[5].

Direction générale de l'administration et de la fonction publique (2009-2013)

Nommé directeur général de l'administration et de la fonction publique par décret du 25 novembre 2009, Jean-François Verdier succède à Paul Peny. Il dirige la DGAFP jusqu'en septembre 2013, date à laquelle Marie-Anne Lévêque lui succède[7],[8].

La direction générale a alors pour mission de coordonner la politique de ressources humaines de l'État et de participer à l'élaboration des règles communes aux trois versants de la fonction publique. Sous son mandat sont déployés les pôles régionaux de ressources humaines et la prime de fonctions et de résultats. La DGAFP accompagne également l'application de la loi de 2009 sur la mobilité des fonctionnaires et celle de 2010 relative à la rénovation du dialogue social dans la fonction publique. La période est aussi marquée par des mesures en faveur de l'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes[8].

Ces réformes s'inscrivent d'abord dans la Révision générale des politiques publiques (RGPP), qui associe réorganisation des services de l'État et réduction des effectifs. Lors de son audition au Sénat en mai 2011, il précise que la DGAFP est chargée du volet relatif aux personnels, aux côtés des directions du Budget et de la Modernisation de l'État. Il relève lui-même les difficultés provoquées par certaines réorganisations, les obstacles budgétaires à la mobilité des agents et les limites atteintes par les suppressions de postes dans des services territoriaux. Les rapporteurs parlementaires soulignent également les effets négatifs d'une approche trop centrée sur les économies budgétaires[9],[10].

Inspection générale des finances et autres responsabilités

À l'issue de son mandat à la DGAFP, Jean-François Verdier est nommé inspecteur général des finances en service extraordinaire en septembre 2013. Il devient membre du corps de l'Inspection générale des finances en 2018[11],[12].

Il prend parallèlement des responsabilités dans des établissements de formation. Nommé en 2014 à la présidence du conseil d'administration de l'Institut régional d'administration de Metz, il exerce également, de décembre 2017 à août 2018, l'intérim de la présidence du conseil d'administration de l'Agence nationale pour la formation professionnelle des adultes (Afpa). Cette dernière traverse alors une grave crise financière et prépare un plan de réorganisation ; il cède la présidence à Jean-Pierre Geneslay à l'été 2018[13],[14].

De 2019 à septembre 2022, il exerce les fonctions de directeur général du parti Les Républicains, dont Christian Jacob est alors le président. Il revient ensuite à l'Inspection générale des finances[12].

En mars 2023, il est nommé président du comité « parcours et carrière » des ministères économiques et financiers, chargé d'évaluer les compétences des cadres supérieurs et de formuler des recommandations sur leur évolution professionnelle. En juin 2026, il devient également vice-président du comité interministériel d'évaluation des titulaires des plus hautes fonctions de direction de l'État[12],[15].

Un arrêté publié en août 2026 prévoit son admission à la retraite au 1er janvier 2027[16].

Formation et représentation des hauts fonctionnaires

Déjà vice-président de l'association des anciens élèves de l'ENA à la fin des années 2000, Jean-François Verdier continue de s'intéresser au recrutement et aux carrières dans la haute fonction publique[5]. Il préside ainsi les jurys des concours d'entrée à l'INSP en 2024. Dans son rapport, il propose notamment de faire évoluer certaines épreuves et modalités de recrutement afin de mieux apprécier les compétences attendues des futurs cadres de l'État[17].

Élu président de Servir le 12 février 2026, il succède à Isabelle Saurat. Il souhaite renforcer la participation de l'association aux débats sur la réforme de la haute fonction publique et développe un service d'accompagnement des carrières de ses membres, présenté au cours de l'année 2026[1],[18].

Sous sa présidence, Servir publie en octobre 2026 un « livre vert » consacré notamment à la formation des hauts fonctionnaires. L'association y propose des évolutions des concours et des cursus de l'INSP, ainsi qu'un renforcement de la formation à l'évaluation des politiques publiques et à la gestion budgétaire[19],[20].

Distinctions

  • Officier de l'ordre national de la Légion d'honneur, promu en 2015 après avoir été fait chevalier en 2007[21].
  • Chevalier de l'ordre des Palmes académiques[2].
  • Médaille de bronze de la Jeunesse et des Sports[2].

Notes et références

  1. ↑ 1,0 et 1,1 Paul Idczak, « Jean-François Verdier élu président de l’association des anciens de l’ENA et de l’INSP », Acteurs publics, 13 février 2026.
  2. ↑ 2,0 2,1 et 2,2 « Jean-François Verdier », profil professionnel sur LinkedIn, consulté en octobre 2026.
  3. ↑ Arrêté du 21 août 1996 portant admission à suivre la VIIIe session nationale d'études de l'Institut des hautes études de la sécurité intérieure, Journal officiel de la République française, août 1996.
  4. ↑ « Jean-Francois Verdier », notice biographique, Chandler Governance Group.
  5. ↑ 5,0 5,1 et 5,2 « La DGAFP change de tête », Acteurs publics, 4 janvier 2010.
  6. ↑ Béatrice Delamer, « Jean-François Verdier », Centre Inffo, 6 décembre 2017.
  7. ↑ Décret du 25 novembre 2009 portant nomination du directeur général de l'administration et de la fonction publique, Journal officiel de la République française, 27 novembre 2009.
  8. ↑ 8,0 et 8,1 « Les directrices et directeurs de la DGAFP », portail de la fonction publique, Direction générale de l'administration et de la fonction publique.
  9. ↑ « Audition de M. Jean-François Verdier, directeur général de l'administration et de la fonction publique », mission commune d'information sur la RGPP, Sénat, 4 mai 2011.
  10. ↑ « Le non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux a atteint ses limites, selon un rapport parlementaire », Le Monde, 12 octobre 2011.
  11. ↑ Journal officiel de la République française du 20 septembre 2013, décret du 19 septembre 2013 portant nomination à l'Inspection générale des finances.
  12. ↑ 12,0 12,1 et 12,2 Paul Idczak, « Jean-François Verdier devient président d’un comité d’évaluation », Acteurs publics, 24 mars 2023.
  13. ↑ Arrêté du 20 juin 2014 portant nomination du président du conseil d'administration de l'institut régional d'administration de Metz, Journal officiel de la République française, juin 2014.
  14. ↑ Béatrice Delamer, « Jean-François Verdier », Centre Inffo, 4 avril 2018 ; Bertrand Bissuel, « L'État vole à nouveau à la rescousse de l'Afpa », Le Monde, 28 juillet 2018.
  15. ↑ Arrêté du 2 juin 2026 portant nomination des membres du comité d'évaluation interministériel, Journal officiel de la République française, 5 juin 2026.
  16. ↑ Arrêté du 12 août 2026 portant admission à la retraite (administrateurs de l'État), Journal officiel de la République française, 15 août 2026.
  17. ↑ « Préparationnaires des concours de l'INSP : consultez le rapport du jury de concours 2024 », Institut national du service public, 5 février 2025.
  18. ↑ Paul Idczak, « De la recherche de poste aux comités d’audition, l’association des anciens de l’ENA-INSP relance son service “carrières” », Acteurs publics, 30 juin 2026.
  19. ↑ Paul Idczak, « Doctorats, formation, Europe : les nouvelles pistes de l’association des ex-ENA pour l’avenir de l’INSP », Acteurs publics, 5 octobre 2026.
  20. ↑ Bastien Scordia, « Ancrer durablement une culture de rigueur budgétaire : quand des hauts fonctionnaires plaident pour un sursaut de formation », Le Monde, 7 octobre 2026.
  21. ↑ Décret du 3 avril 2015 portant promotion et nomination dans l'ordre national de la Légion d'honneur, Journal officiel de la République française, 5 avril 2015.

Article publié sur Wikimonde Plus

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