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Liste des sociétés et industries d’Hellemmes

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Sommaire

Les sociétés locales

Le tissu associatif hellemmois se révèle très dense. Il couvre tous les domaines : sport, solidarité, patriotisme, culture.

Sports

Déplacé vers Liste des clubs sportifs d'Hellemmes

Les scouts de France

Au cours des années 1920, sont acclimatés dans notre pays deux mouvements de jeunesse d'origine étrangère : le scoutisme et la Jeunesse ouvrière chrétienne (JOC). Xavier Sarazin (1899-1982), moniteur du patronage d'Hellemmes pendant la Seconde Guerre mondiale, fasciné par l'expérience scoute du jésuite lillois Jacques Sevin, fonde le scoutisme catholique en France en rédigeant la Loi, la Promesse, la Prière inspirée de saint Ignace, les premières chansons, en choisissant l'insigne et en lançant, en 1922, le bulletin Le Chef.

Éclaireuses Éclaireurs de France Groupe Alfred Taylor d'Hellemmes

Association d'éducation populaire, laïque, du scoutisme français, créée en 1911 et reconnue d'utilité publique, agrée par le ministère de la jeunesse et des sports et de la vie associative, par le ministère de l'éducation nationale en tant qu'association complémentaire de l'éducation des enfants et des jeunes. Cette association a pour but l'éducation des jeunes par les principes de la méthode scoute. Elle prône plusieurs valeurs telle que la laîcité, la solidarité, l'écocitoyenneté, la coéducation, la démocratie. Le Groupe d'Hellemmes accueille les louveteaux (8-12ans), les éclaireurs (12-15ans) et les Aînés (15-17ans) au centre G. Engrand.

Les Eclaireuses et Eclaireurs de France propose également des formations BAFA et BAFD pour être animateur ou directeur de centre de vacances et de loisirs. L'aménagement du local au centre G. Engrand (100 m²) est de 1992 sur plans de Jean Duflot, architecte, pour un coût de 252 391,50 francs.

Social

Les Jardins dans la ville

Association loi 1901 depuis le 22 mai 1990, fonctionnant sous forme de projet depuis un an. L'objet est de permettre à des jeunes et moins jeunes, sans emploi, de pouvoir se réinsérer dans le jardinage et activités annexes. Le premier président a été Marcel Clermont, à l'époque secrétaire général de la ville d'Hellemmes.

Les Portes du soleil

Cette association a été créée en 1991 par M. Samuel Chevallier et un groupe de bénévoles. Il s'agissait à l'origine d'un foyer d'accueil d'urgence pour dix-sept hommes sans domicile fixe. Depuis juillet 2007, la structure située 48, rue Philippe-Lebon à Hellemmes est devenue hébergement de stabilisation et reste désormais ouverte 24h sur 24 et 7 jours sur 7. La capacité d'accueil est désormais de 25 places. Depuis janvier 2008, l'Association propose aussi un Accueil de Jour.

L'équipe sociale s'efforce d'accueillir et d'accompagner les personnes les plus exclues et les plus marginalisées. Dans la journée, des activités sont proposées : jardinage, football, alphabétisation, poterie...). Chacun doit faire l'entretien ménager du local.

Une des forces de la structure est la place donnée aux bénévoles qui font partie intégrante de l'équipe.

La présidente actuelle est Mlle Doëtte Grenon.

Coordonnées de la structure :

Les Portes du Soleil

Directeur : Vincent MORIVAL

48 rue Philippe LEBON

59260 HELLEMMES

tél : 03 20 33 18 51

mail : portes-du-soleil@wanadoo.fr

Site Internet : http://portesdusoleil.asso-web.com/

L'Association médico-psycho-sociale

L'AMPS est rattachée à l'hôpital psychiatrique d'Armentières. Association loi 1901 créée par réunion constitutive le 6 octobre 1977 tenue en mairie de Mons-en-Barœul. Le but de cette association est la prise en charge des individus présentant des troubles mentaux dans leur cadre de vie habituel, notamment par la création, l'organisation et la gestion de toute structure susceptible d'y contribuer. La sectorisation des activités de cette association, dans le département du Nord, a commencé en 1960, et surtout en 1972 avec l'aide du conseil général, le but étant de soigner les malades dans leur milieu social, éventuellement à domicile. Le nombre de secteurs est de quarante et un pour les adultes, et douze inter-secteurs pour les enfants. C'est ainsi que, en 1979, est créé le secteur couvrant les communes d'Hellemmes, Mons-en-Barœul, Lezennes, Lesquin, Faches-Thumesnil et Ronchin.

Société de secours Saint-Ghislain

Cette société a été fondée le 9 octobre 1847 sous le patronage du conseil municipal qui en a approuvé le règlement le 31, Désiré Salembier étant maire. Le bureau se composait de :

  • Ed Millecamps, doyen
  • Louis Mullier, sous-doyen
  • Joseph Lefebvre, économe sédentaire
  • Joseph Decalonne, secrétaire
  • A. Lepers, receveur
  • Henri Destroye, Constantin Delobel, Jean Baptiste Delobel, Joseph Decalonne, fondateurs.

Les statuts révisés le 14 janvier 1855 ont été approuvés en préfecture le 30 du même mois, O'Delant étant maire. Conformément à l'article 5 des statuts, le président a été nommé par l'empereur Napoléon III le 23 mai 1855. Le bureau se composait de :

  • Pierre Louis Noé, sculpteur, président
  • Narcisse Laurent, vice-président
  • Louis Miquelle, trésorier
  • Joseph Lefebvre, économe
  • Jean Baptiste Delobel, François Delobel, Jean Baptiste Millecamps, Henri Agache et Louis Delobel, commissaires.

Les buts de la société avaient été définis pour payer médecin et médicaments aux sociétaire, leur verser une indemnité la durée de leur maladie, prendre en charge les frais de funérailles. La société a disparu à une époque indéterminée.

Associations de quartiers

Les Gens du Moulin

Association de quartier créée en 1999. Siège : 16, rue Charles-Gide.

Maisons Boldoduc

Association loi 1901 crée le 29 novembre 1991. Animations et activités diverses en vue d'améliorer la qualité de la vie dans le quartier et la communication entre les habitants.

Amicale des locataires de la résidence de l'Épine

Association créée en 1983 sous l'orientation de M. Michel Bleuze, affiliée à une confédération nationale du logement. Les buts sont définis en trois points :

  • participation aux travaux de la résidence (entretien des locaux et espaces verts) ;
  • contrôle des conventions passées avec les prestataires de services ;
  • propositions d'activités culturelles.

À sa création, l'association comprenait une commission de l'habitat (animateur Bernard van Belles), une commission de l'animation et des relations extérieures (animatrice Micheline Vanhoutte), une commission des fêtes (animateur C. Bleuze), une commission des jeunes (animateur Georges Vanhoutte) et une commission des finances (animateur M.P. Simions).

Autres

  • Locataires de la Daguenière III
  • Locataires de la résidence Jacquard
  • Locataire de la résidence des Jardins
  • Copropriétaire de la résidence Les Mimosas
  • Association locataires Guinguette
  • Amicale des locataires de l'Épine
  • Copropriétaires du hameau du Corsaire
  • Union des commerçants de la Guinguette
  • Locataire résidence Les Abeilles

Musique

Fanfare municipale

Société fondue avec l'Harmonie municipale pour former la Musique municipale, après la Première Guerre mondiale.

Musique municipale

Issue de la fusion de la Fanfare municipale et de l'Harmonie municipale après la Première Guerre mondiale. Au cours de ce conflit, les deux sociétés avaient perdu un certain nombre de membres : Henri Bredelle, Fernand Bossuwe, Émile Deffrennes, Achille Dekeyser, Émile Desailly, Raymond Dhellemmes, Georges Dornaert, René Doucy, Fernand Ducrocq, Marcel Hildevert, Louis Lepers, Alfred Roland et Marcel Vauban. Une plaque commémorative fut apposée au siège de la nouvelle société, à l'ancienne mairie, le 26 novembre 1922.

Harmonie municipale

Issue de la Philharmonique fondée en 1858 par M. Gambette qui en fut le premier président (jusqu'en 1896).

  • Vice-président : Luce
  • Commissaires : Maton, Lagache, Dubs et Defromont
  • Chef : Dhellemmes

Les statuts de cette société ne furent approuvés qu'en 1878. Le 18 février 1879, elle reçoit l'investiture municipale sous le nom d'Harmonie municipale d'Hellemmes-Lille.

En 1882, l'Harmonie municipale se présente à un concours à Roubaix où elle obtient le premier prix d'exécution, accédant ainsi en troisième division. Ce succès est obtenu sous la direction de M. Morel.

En 1884, à Albert, la formation obtient quatre prix, M. Morel reçoit une médaille spéciale. Les succès se poursuivront. En 1884, le siège social est transféré au café de l'Alliance, rue Roger-Salengro (qui existe encore de nos jours). Cette même année, le bureau se compose de :

  • M. Sippel, président
  • M. Lefebvre, président d'honneur,
  • M. Gambette, président fondateur
  • MM. Lemahieu et Defaux, secrétaires
  • MM. Dumoulin, Roussel, Colmant, Moyart, Casier, Debrabant, Henri Lefebvre et Suing, membres du bureau
  • M. Bonnier, chef qui est remplacé toujours cette même année par M. Becquart.

En 1895, Paul Laigre, artiste lillois, devient chef alors que M. Becquart accepte de remplir les fonctions de sous-chef. 1896, M. Gambette prend sa retraite et devient président honoraire. Il est remplacé par M. Casier comme président. Sous son ancien nom, la société prend part aux festivals de Lille et Calais. Elle passe peu après sous la direction de M. Gabelles avec M. Dumoulin comme sous chef. Elle participe aux festivals de Boulogne (1898) Blankenberghe (1899), Malo-les-Bains et Roubaix (1900).

En 1901, M. Gabelles, démissionnaire, est remplacé par M. Hennebelle qui conduit la musique à Saint-Amand-les-Eaux puis à Lille (1902). Enfin, en 1903, la société reprend la tradition des concours et retrouve ses succès d'antan : trois prix reçus à Pantin, et les félicitations du jury. Les manifestations se poursuivent à Lille (1904 et 1905), festivals de Fives et de La Madeleine (1905), etc. La commission de la Musique d'Hellemmes se compose alors de :

  • Lefebvre, président d'honneur
  • Flament, vice-président
  • Leprêtre, trésorier
  • Defaux, secrétaire
  • Moyart, Maton, Marchand, Dumoulin, Preiss, Lebecq et Delfosse, commissaires
  • Hennebelle, chef commandant cinquante-cinq musiciens.
  • Dumoulin, sous-chef

Après la Première Guerre mondiale, la société fusionne avec la Fanfare municipale, toutes deux ayant perdu de nombreux membres.

Cercle symphonique

Créé le 14 février 1909 (date de dépôt des statuts) par :

  • Albert Guérin, président
  • Charles Agache, père, vice-président
  • Henri Inghels, directeur chef
  • Henri Dhellemmes, sous-chef
  • Charles Agache, fils, secrétaire
  • Edmond Beaucamp, trésorier
  • Matthys, archiviste
  • Calle et Maurage, commissaires

Harmonie des agents du chemin de fer du Nord

Comprenait dans les années cinquante cent quarante-cinq exécutants dont vingt clairons et tambours.

  • Directeur : Henri Dhellemmes
  • Vice-présidents : MM. Yollant et Raynaud, ingénieurs aux ateliers du matériel
  • Président actif : M. Parent, sous-chef de bureau, service approvisionnements

Autres

  • Orchestre d'harmonie d'Hellemmes
  • Chorale Hellemmes Chantons

Danse et Théâtre

Compagnie du 8 renversé

Société de danse-théâtre crée par Carla Floris, sa chorégraphe et directrice artistique d'origine hongroise, à Paris en 1986. En 1990, elle vient s'installer à Lille et constitue un noyau « nordique ». En 1999, elle se fixe à Hellemmes-Lille, au 57, rue Roger-Salengro.

Autres

  • Coppélia
  • Le théâtre des Quinquins

Scolaire et péri-scolaire

  • Association des Délégués Départementaux de l'Education Nationale
Présidente : Lucienne Millet, Siège : 24 rue du Chevalier de la Barre.
  • APE (Association de Parents d'Elèves) du Centre
Président : Mondher Elj ; Siège : 11, rue Marcel Sembat
  • APE Herriot
Présidente : Isabelle Lamour ; Siège : 50, rue du 11 Novembre
  • Association des 4 écoles : pour les parents d'élèves des écoles Jenner, Sévigné, Berthelot et Dombrowsky.
Président : Christian Laurent ; Siège : 186, rue Ferdinand Mathias.
  • APE Saint Exupéry
Secrét. : Sylvie Kazmierski ; Président : Laurent Derosier ; Siège : 9, impasse des Ronces.
  • APE Saint Joseph
Président : Jean-Marc Copie ; Siège : 46, rue Edouard Vaillant
  • Déclic
Président : Jean Bacquart ; Corresp. : Annie Dovergne ; Siège : 92, rue Jean Bart
  • RécréAction
Présidente : Ramah Natat ; 69, rue Jeanne d'Arc
  • Edouard et Célestin vont en bateau ; Présidente : Fanny Sinna ; Siège : 27, rue Turgot
  • Amicale Laïque de la Barrière ; Président : Jean-Pierre Nivesse ; 30, rue des Ecoles
  • AJECLE ; Présidente : Dominique Dupré ; Siège : 4, sentier Fénelon
  • Halte Garderie « les Acacias »
Présidente : Evelyne Ledez ; Direction : Sandrine Deneullin ; Siège : Place Hentgès
  • Foyer Socio-Educatif du Collège Saint Exupéry
Président : Robert Bataille ; Siège : rue Ferdinand Buisson
  • Foyer des Jeunes et d'Education Populaire, Groupe du Centre
Président : Daniel Durot ; Siège : 100 bis, rue Fénelon -
  • Foyer d'Education Populaire Notre Dame de Lourdes
Président : M. Houssoy ; Siège : 29, rue Ferrer -

La mémoire d'Hellemmes

Association déclarée à la préfecture du Nord le 5 juin 2000 (Journal officiel du 11 juillet 2000). Rassemblement et recensement de dépôts privés d'archives concernant l'histoire d'Hellemmes (Président : Paul Termotte).

Immobilière des garages Ferdinand-Buisson

Société civile particulière au capital de 12 000 francs constituée suivant acte reçu par Maître Delommez, notaire à Ascq, le 25 avril 1963. Le premier gérant a été Pierre Nodimar, domicilié à Hellemmes. Cette société a été créé pour la gestion en copropriété d'une série de garages situés dans cette voie.

Autres associations

Anciens combattants

  • FNACA
  • Amicale des anciens du 43e RI
  • Anciens combattants AFN cheminots
  • Cheminots anciens combattants

Divers

  • Espace jeunes (disparu en 2005)
  • Club Léo-Lagrange
  • Club d'éducation canine
  • VRCNTF
  • Le Trait libre
  • CNL Chapelle d'Élocques
  • ACPG-AFN-CATM-TOE
  • ACAFN
  • Société d'entraide des membres de la légion d'honneur
  • Action catholique des enfants
  • Hellemmes secourisme
  • Espace solidarité d'Hellemmes
  • Club de loisirs Papillons blancs
  • Inter-âge Hellemmes
  • Amicale des volontaires du sang
  • UNARPA
  • VRCNTF
  • Pour mieux vivre
  • Association Aprofopsy 21
  • Sans toi mon enfant
  • Les Heures vives MAPA
  • AIC
  • Interstice
  • Amicale du Centre
  • Association socio-culturelle d'Hellemmes
  • Lillux
  • Échanges France-Togo
  • Union amicale khmere
  • Association Amir le Prince
  • Association des femmes kassaiennes
  • Association MSK
  • Association Karibou Africa
  • Association culturelle France-Thaïlande
  • La Baraque foraine
    Association créée en 1952 au sein de l'Auberge de jeunesse de Lille. Association culturelle à but non lucratif orientée vers la promotion du théâtre amateur.
    Cette association réalise chaque année le Festival de théâtre amateur des pays du Nord en liaison avec la maison de quartier de Lille Fives, le théâtre des Nuits-Blanches et l'Union régionale des compagnies de théâtre et animation.
  • Léo-Lagrange – Consommation
  • Nord-Pas-de-Calais Tchernobyl
  • La Compagnie
  • Les Portes du soleil
  • Frelon Tee-Shirt
  • Comité d'amitié Hellemmes-Naumburg
  • JOC-JOCF
  • Amicale du personnel communal
  • ASH football
  • Boxe française quinquinnoise
  • Gymnastique volontaire
  • Ballets aquatiques hellemmois
  • Club nage avec palmes
  • Tennis club hellemmois
  • ASH cyclisme
  • ASCH volley
  • Amicale du Centre – volley-ball
  • Athletic 8 Pool Imprévu billard
  • Le Chant bleu du filament
  • L'Omble Chevalier
  • Billard français hellemmois
  • Club des Supporters de l'ASH football
  • Association Buts en or
  • Racing-club Lille Alliance
  • Atlantic Gym
  • Montgolfières sport - aventure
  • Amis des jeunes philatélistes
  • Actions jeunes Europe
  • Société nouvelle de sauvetage en mer
    Un dépôt/lieu de réunion se trouve rue Paul-Bert.
    Union des sociétés de sauvetage en mer sous forme loi 1901 en 1967. La SNSM est née de la fusion de la Société centrale de sauvetage des naufragés (créée en 1865) et des hospitaliers sauveteurs bretons (créés en 1873). La SNSM compte deux cent trente stations de sauvetage.
  • CNL
  • Le Collectif de la girafe
  • Aquanimalis
  • Bloco-Feliz
  • LM Vision
  • Union des cinéastes amateurs
  • Innovation et développement
  • Anacrouse
  • Comité philanthropique Hellemmes-Guinguette
  • AJHSA
  • Fédération FO des cheminots retraités
  • Syndicat CGT des cheminots retraités
  • Comité du commerce hellemmois
  • Amicale des sapeurs-pompiers
  • Hellemmes en mémoire
  • La Mémoire d'Hellemmes
  • Amis de la Guinguette
  • IZO
  • Aide à l'évasion - billard
  • Mouvement des chrétiens retraités
  • Epin'Art
  • Développement art de la magie et du spectacle
  • Actions jeunes Hellemmes
  • Association "Les Gens d'Hellemmes"

Agriculture et industries

Agriculture

Rappelons brièvement les différents modes de location :

  • Le fermier louait les terres pour un prix « ferme », que les récoltes soient bonnes ou mauvaises.
  • Le censier payait sa location sous forme de « rendages », soit un pourcentage des revenus de son travail.

Divers censiers

En 1770, sont mentionnés plusieurs autres censiers, mais sans savoir de qui ils tenaient leurs terres :

  • Joseph Corsin
  • M. Grebert
  • M. le président Turpin
  • Antoine Duthoit cultivait une terre à labour de 14 cents affermée

Nous trouvons également la terre et cense de Quiquempois. La seigneurie et cense de Quiquempois était située à Flers. François Ferdinand, comte de Lannoy et d'Annappes (1732-?) fut le dernier seigneur de Quiquempois.

De nouveaux bâtiments agricoles commencent à apparaître :

  • En 1733, la ferme Hennion à l'angle des rues Roger-Salengro et Chanzy dont la date de construction figurait sur le portail.
  • La ferme Duthoit, à l'angle des rues Alfred-Delattre et Roger-Salengro.
  • En 1779, la ferme Dordin à l'angle des rues Chanzy et Roger-Salengro (vétérinaire).
  • La ferme Dupont.

Le 13 juillet 1788, peu avant midi, une tornade balaie la Belgique et la France, de Bruxelles à Tours. Le curé de Le Cateau notait dans le registre de catholicité que, en raison de chutes de grêle, toutes les vitres exposées à l'ouest ont été brisées, les toitures arrachées, les moissons complètement ravagées. Un autre chroniqueur a également évoqué cette tornade : des grêlons, gros comme des noix et de la forme d'une navette de tisserands ont assommé des lièvres, fait une hécatombe d'oiseaux. De la Charente à l'Escaut, les blés et seigles ont été hachés. Le Poitou, la Picardie, la Touraine, la Beauce et le pays chartrain ont disparu sous des trombes d'eau ; dix-huit paroisses autour de Lille ont été sérieusement endommagées. La récolte de grains, après les inondations du printemps, la sécheresse estivale caniculaire suivie de giboulées de grêle, a été, de très loin, insuffisante. En janvier 1789, la neige tombe pendant deux mois sans interruption. En mars 1789, le peuple se révolte, la récolte de 1788 est pratiquement épuisée.

Horticulteurs

4, rue du Prieuré
Gilbert Vandekerckhove exploitait, vers 1950, 19 ares 50 centiares sur Hellemmes.
355, rue Roger-Salengro
Victor Jobineau marié avec Mathilde Depecker cède l'entreprise à Moïse Gouillart, marié avec Fernande Chatelée, le 21 avril 1932 (Voituriez à Cambrai). En 1950, Moïse Gouillart exploitait 26 ares et 46 centiares sur Hellemmes (En 1960, il était toujours en activité). Il est mort à Hellemmes le 10 octobre 1976. L'exploitation n'a pas été reprise.
301, rue Roger-Salengro
Exploitée, vers 1960, par Jean Mahieu.

Maraîcher

227, rue Faidherbe
Charlemagne Bouthez vers 1960

Cultivateurs

Rue Delemazure
Exploitée, en 1920, par Nory
5, rue Faidherbe
Exploitée, en 1920, par Henri Samain
15, rue Faidherbe
Exploitatée en 1920 par Louis Catrisse
19, rue Faidherbe
Exploitée, en 1920, par la veuve de Charles Salembier
23, rue Faidherbe
Maurice Salembier exploitait, vers 1950, 11 hectares 96 ares 25 centiares sur Hellemmes, Flers et Mons-en-Barœul. Encore en exploitation vers 1960
48, rue Faidherbe
Exploitée, vers 1960, par André Desquiens. En août 1990, l'immeuble est repris par les tricots Duger, qui y aménagent un magasin sur une surface de 60 m². Ce magasin est agrandi une première fois de 50 m² en février 1991, puis de 100 m² en avril 1993. La société Duger a été créée en mars 1979 par les dirigeants de la bonneterie Dupe. Afin de consolider la pérennité de l'entreprise, la vente est faite directement au consommateur. Un premier magasin est construit à Linselles (Nord) en 1988, le second, dans les locaux de la ferme Desquiens en 1990, enfin, un troisième est installé à Méteren (Nord) en 1995. En ce qui concerne le magasin d'Hellemmes, la société a tenu à respecter le charme de l'ancienne ferme.
109, rue Faidherbe
Exploitée jusqu'en 1921 par Gustave et Désiré Dewas, année où l'exploitation est reprise par Jules Delporte
122, rue Roger-Salengro
Exploitée, en 1920, par Henri Hennion
48, rue Faidherbe
André Desquienz exploitait, vers 1950, 4 hectares 21 ares 70 centiares sur Hellemmes, Lezennes et Annappes
144, rue Faidherbe
Exploitée, en 1920, par la veuve Castel
178, rue Faidherbe
Francis Capon exploitait, vers 1950, 7 hectares 30 ares 55 centiares sur Hellemmes, Annappes et Flers. Exploitation existant encore vers 1960.
25, rue Jacquart
Exploitée, en 1920, par Léon Delerue
49, rue Jacquart
Albert Delerue exploitait, vers 1950, 12 hectares 17 ares 73 centiares sur Hellemmes, Annappes et Lezennes. Encore en exploitation vers 1960
18, rue Jeanne-d'Arc
Exploitée en 1920 par Jean Baptiste et Désiré Leclercq
Pavé du Moulin
Alfred Desquiens exploitait, vers 1950, 12 hectares 28 ares 31 centiares sur Hellemmes, Lezennes, Annappes et Flers
102, pavé du Moulin
Exploitée, vers 1960, par Maurice Lefebvre (peut-être la même que ci-dessus)
Pavé du Moulin
Eugène Selosse exploitait, vers 1950, 9 hectares 98 ares 73 centiares sur Hellemmes, Flers, Annappes et Lezennes. Encore en exploitation vers 1960
Rue Raspail
Exploitée, en 1920, par Roussel. En 1957, mise en viabilité du lotissement dit groupe Raspail, compris entre les rues Denis-Cordonnier et Désiré-Therby, dont la construction vient juste de s'achever.
Rue Roger-Salengro
Exploitée, en 1920, par Dordin
104, rue Roger-Salengro
Cette ferme a été transformée en clinique vétérinaire par Alfred Delattre (qui fera percer la rue portant son nom). En 1920 exploitée par lui-même
120, rue Roger-Salengro
Ferme Hennion, construite en 1733 (la date de construction était gravée sur le portail). Les bâtiments ont été transformés en 1848, suite à un incendie. Jules Desmet exploitait, ver 1950, 7 hectares 13 ares 91 centiares sur les communes Hellemmes, Annappes et Flers
121, rue Roger-Salengro
Exploitée, en 1920, par Adolphe Samain
Rue Roger-Salengro
Vanderstraeten dont la ferme était située à l'emplacement des magasins Penny Market et Eldy. En 1877, Vanderstraeten s'associe avec Cavrois pour établir une brasserie.
Carrière Saint-Sauveur
Exploitée, en 1920, par Plouvier. La famille Plouvier s'est installée à Hellemmes vers 1712, avec Antoine, dont le fils Jean, fermier, est mort à Hellemmes en 1789 à l'âge de 74 ans, marié à Hellemmes le 12 avril 1712 avec Marie Agnès Fayen (née à Hellemmes le 26 septembre 1677, morte avant 1747), fille d'André et de Jeanne Duthoit. Si Jean Plouvier est dit fermier lors de son mariage, son fils aîné sera dit laboureur, son petit-fils André Druon sera qualifié de cultivateur.

Famille alliée aux Fayen, Castel, Despinoy, Samain, Lienard, etc. Dès la seconde moitié du XIXe siècle, Hellemmes devient déjà une cité industrielle avec l'implantation des ateliers SNCF et de l'usine de Fives. Pour mieux s'attacher le personnel, les courées commencent à apparaître. Actuellement, le nombre de logements sociaux est de mille six cent soixante-deux. Leur gestion est assurée par divers organismes :

SA HLM Région Nord 482
HLM Communautaires 502
SA HLM du Nord 12
SLE 383
OPAC du Nord 300

auxquels il faut ajouter la SCIC pour 96 logements.

Les entreprises

L'Écourcheu, géant d'Hellemmes

D'une hauteur de cinq mètres, il a été baptisé le 18 mars 1983 en présence des géants de Lille, Lydéric et Phinaert, et du géant du quartier Saint-Maurice, Barberousse. L'écourcheu est un ouvrier forgeron symbolisant l'industrie métallurgique qui a fait les grandes heures de notre ville. Un écourcheu est le nom patois du tablier de cuir qui couvrait les genoux des ouvrier en métallurgie, et plus spécialement des forgerons.

En 1990, les 248 entreprises installées sur Hellemmes, classées par type d'activité, se répartissaient comme suit :

  • Services : 45 %
  • Industrie : 18 %
  • Commerce de gros : 6 %
  • Commerce de détail : 31 %

et, selon leur taille, elles se répartissaient :

  • 1 à 10 personnes : 50 %
  • 11 à 49 personnes : 5 %
  • 50 personnes et plus : 3 %
  • 0 personne, ou effectif inconnu : 42 %

Les entreprises employant de 11 à 50 personnes, soit 21, représentent 1581 salariés, soit un peu moins de la moitié de la population active hellemmoise.

En 1990, on comptait 6612 actifs sur une population totale de 18 122 habitants, soit environ un tiers de la population.

La population active d'Hellemmes est principalement constituée d'ouvriers et d'employés (67 % en 1982, 68 % en 1990) ; les ouvriers y sont majoritaires (36 % en 1982, 35 % en 1990).

Les artisans, commerçants et chefs d'entreprise sont en baisse pour ne représenter, en 1990, que 5 % de la population active.

Les entreprises artisanales, toujours en 1990, se répartissent comme suit :

  • Bâtiment : 38 %
  • Réparation, transport, service : 36 %
  • Alimentation : 16 %
  • Fabrication des métaux : 5 %
  • Textile, habillement : 1 %
  • Autres fabrications : 4 %

Les ateliers SNCF

L'élaboration du réseau Nord

Les premiers chemins de fer du Nord sont construits par la compagnie d'Anzin qui déplace sur rail des wagonnets de charbon dès 1811. En 1833, l'ingénieur Paul Cartiau propose d'utiliser la force de la vapeur, comme cela se faisait déjà au Royaume-Uni depuis 1804.

Le 11 août 1842, un premier convoi belge part de Mouscron vers Lille. À cette époque, on craint les relations commerciales avec la Belgique (avec la région lilloise) dont le réseau ferroviaire est fortement plus développé. L'opinion publique réclame la création de la ligne Paris-Lille.

En juillet 1843, le ministre des Travaux publics accepte le principe d'une liaison Paris-Lille par le rail. La Compagnie des chemins de fer du Nord, formée par la famille Rothschild, est déclarée adjudicataire de la ligne. Elle refuse que le Paris-Lille franchisse les fortifications lilloises, ce qui n'empêchera pas la fête lors de l'inauguration officielle, le 14 juin 1846. Le chemin de fer devient le cordon nourricier de l'agglomération (lin, filatures, bonneterie...). Il faudra près d'un demi-siècle pour harmoniser la gare de Lille avec l'importance de son trafic.

Par la loi du 26 juillet 1844, le chemin de fer de Paris vers le Royaume-Uni est dirigé sur Calais et Dunkerque. Boulogne sera desservie par Amiens jusqu'en 1867, date de la construction du tronçon Boulogne-Calais. Le Paris-Calais passera par Lille. La structure du réseau est déjà bien dessiné lors de la création de la Compagnie des chemins de fer du Nord (9 juillet 1845).

Le premier voyage Lille-Paris dur 14 heures (4 mai 1846). La Compagnie du Nord fusionne avec celle de Creil à Saint-Quentin en 1847, puis avec celle de d'Amiens à Boulogne en 1851.

En 1856, un service international avec voitures directes en première classe s'ouvre entre Bruxelles et Calais à destination de Londres, avec un arrêt à Lille. En 1860, la section Lens-Le Forest donne à Lille un accès sur le bassin houiller du Pas-de-Calais. L'année suivante, le tronçon Lens-Béthune termine la ligne dite « des Houillères ».

En juin 1870, la ligne directe Lille-Valenciennes est ouverte à l'exploitation. Valenciennes est reliée à Aulnoye en septembre 1872 : Lille obtient ainsi un accès direct au bassin minier lorrain et aux établissement métallurgiques des Ardennes. Le 1er juillet 1876, on ouvre la ligne Lille-La Bassée. Elle sera prolongée jusque Saint-Pol sur Ternoise, Abbeville et Le Tréport entre 1875 et 1881.

Le développement en croix du réseau fait de Lille une ville stratégique, et la région lilloise, la voie d'acheminement du trafic anglo-Rhénan. C'est ce réseau que la Compagnie du Nord lègue à la SNCF en 1938. Le profil du réseau du Nord, défini avant 1900, restera le même jusqu'à l'électrification, en 1955.

L'établissement industriel de maintenance du matériel

La construction des ateliers a commencé en 1873, sur des plans de l'ingénieur Ferdinand Mathias. Dès 1878, cent vingt locomotives passaient en réparation et entretien, cent soixante-huit en 1922.

L'ensemble immobilier comprenait un atelier de réparation de locomotives, un atelier de réparation de matériel roulant et un magasin régional.

En 1965, près de vingt mille machines étaient passées à Hellemmes pour petites ou grosses réparations.

Sont sorties, en unités, des ateliers les machines suivantes :

  • 1884 à 1889 : 46
  • 1898 à 1899 : 7
  • 1900 à 1906 : 105
  • 1904 à 1911 : 50
  • 1911 à 1928 : 48
  • 1929 à 1935 : 50

Différentes séries de locomotives ont vu le jour dans nos ateliers, en collaboration avec les ateliers de La Chapelle qui fournissait certaines pièces. C'est ainsi que virent le jour :

  • de 1884 à 1889 :
    • 19 locos série 3001 à 3019 à 3 essieux (031)
    • 10 locos série 3987 à 3996 à 3 essieux accouplés (030)
    • 17 locos de la série 2019 à 2035 à 2 essieux accouplés (020 T), baptisées « vélos » par les mécaniciens
  • de 1898 à 1899 :
    • 7 locos de la série 3901 à 3907 (030 TB), du type « Bourbonnais »
  • de 1900 à 1906 :
    • 75 locos de la série 2231 à 2305 à 2 essieux accouplés (222 TA), appelée « Revolver »
    • 10 locos de la série 3226 à3235 à 3 essieux accouplés (230 A) de la série Compound, appelée « Chocolat »
    • 5 locos de la série 3711 à 3715 à 3 essieux accouplés (230 TA)
    • 25 locos de la série 3513 à 3537 à 3 essieux accouplés appelée « Ten-Wheel » à vapeur saturée
  • de 1907 à 1911 :
    • 2 locos de la série 31101 à 31102 (232) type « Baltic »
    • 48 locos de la série 6121 à 6168 (031-130 TA et TB) type « Grande ceinture »
  • de 1912 à 1928 :
    • 20 locos de la série 3558 à 3577 (230 D) Ten Wheel, continuation d'une série précédente avec surchauffe
    • 5 locos de la série 3861 à 3865 à 3 essieux accouplés (232 TA)
    • 1 loco 31942 (130 B) appelée « Mogul »
    • 22 locos de la série 5001 à 5022 (150A) type « Décapod »
  • de 1929 à 1935 :
    • 2 locos de la série 4701 et 2 (141 A-C-D-E) type « Mikado »
    • 26 locos de la série 41201 et 41203 à 41205 (141 TC) type lourd de « Banlieue »
    • 22 locos de la série 51209 à 51230 (150 B et D) type « Décapod »

Les ateliers font leurs adieux à la vapeur le 23 juillet 1965 avec la 141 TC 39 qui représentait la 11 717e et dernière locomotive à vapeur. En cette occasion, le discours traditionnel fut prononcé par M. Lhopitalier, ingénieur principal. En 1957, les ateliers entreprennent leur reconversion qui doit les conduire à réviser deux cents machines électriques par an en 1970.

Depuis janvier 1999, l'EIMM a pour tâches essentielles : les changements de pièces, les réparations suite à accidents, les visites générales, les opérations de confort esthétique.

Ses missions intègrent :

  • 1 série de locomotives électriques (Class 92)
  • 4 séries de TGV (TGV Réseau ; TGV Duplex ; Eurostar ; Thalys)
  • 4 séries de systèmes de sécurité (Contrôle de vitesse par balise; traction en réversibilité par multiplexage; équipement de transmission voie/machine; appareil d'acquisition de traitement et d'enregistrement des signaux statiques)
  • il est concourant avec l'EIMM de Bischheim pour les séries de TGV Sud-Est et Atlantique.

Syndicat CFTC des cheminots

Le Syndicat professionnel des cheminots a été fondé en 1928 ; la section du Nord, ayant eu sa première réunion le 15 octobre de la même année, se constitue en syndicat le 1er janvier 1921. Le 16 octobre 1927, le syndicat de réseau se constituait en Union de syndicats comprenant :

  • 16 syndicats déclarés
  • 12 groupes
  • 7 correspondants

Parmi les réalisation de l'union du Nord, citons la caisse de l'actionnariat, la caisse de secours (mars 1929), les commissions techniques (vers 1928). Des services d'achats en commun, de ristournes sur factures, des mutuelles familiales ou des cercles d'études sont l'apanage de quelques syndicats.

  • Léon Vieillefon, collaborateur au journal ouvrier chrétien Le Peuple, fondateur de l'Institut populaire d'Hellemmes. Il fut, en 1912, un des fondateurs du Syndicat professionnel des cheminots d'Hellemmes.
  • Joseph Delpierre : formé à Hellemmes avant son affectation à Valenciennes, membre du conseil fédéral.

La Compagnie de Fives

En 1861, la compagnie Parent-Shacken-Cail et Compagnie, filiale de la Compagnie des chemins de fer du Rhône, qui dispose déjà d'une usine à Givors (Rhône) achète 10 hectares de terrain situés sur Lille et Hellemmes à Denis du Péage, notaire à Lille. Cette société construit en 1865 sur Fives une nouvelle usine qui s'appellera Compagnie de Fives-Lille.

  • 1914 : construction des ateliers de fonderie, de modelage, des forges et du magasin des modèles en bordure des rues Chanzy, Dordin, Jean-Bart, Jean-Jaurès et Ferdinand-Mathias.
  • 1923 : première campagne de construction de logements ouvriers, avec leur voirie, entre les rues Jacquart, Jules-Guesde et Fénelon.
  • 1926 : construction de vingt-trois maisons le long du parc Bocquet avec terrain de sports, ainsi que de quatre collectifs rue Jean-Jaurès.

Lycée FCB

Le terrain, situé à l'angle des rues Dordin et Chanzy, a une superficie de 1 ha 59 a. Il a été acheté par la Compagnie de Fives en 1912. En 1920 était érigé le « hangar américain », qui sera détruit entre 1960 et 1970. D'autres constructions seront élevées : l'atelier de cintrage des coudes courts et l'atelier des apprentis en 1931, les bâtiments utilisés pour donner des cours de perfectionnement en 1950, quatre nouvelles salles de cours et l'aire de sport en 1973 ; cette même année, les ateliers sont transformés.

En 1980, le lycée est transféré à l'académie de Lille. Il cessera définitivement en septembre 1997. De 1973 à 1977, les locaux n'auront été utilisé que pour le lycée technique.

Suivant la déclaration des activités de FCB sur ce site faite à la préfecture en 1960, nous pouvons noter :

  • le broyage de produits minéraux
  • le stockage en tas de coke
  • le décapage des métaux au sable ou par grenaillage métallique
  • à l'intérieur de l'atelier de fabrication des coudes se trouvaient
  • une sableuse
  • un appareil à grenailler
  • le cintrage des tubes de petit et moyen diamètre

Le textile

Avant la Révolution de 1789, le travail de la laine, d'abord activité uniquement familiale, s'oriente vers l'artisanat. Les ruraux, pendant l'hiver, tissent le fil de laine fabriqué avec la quenouille ou le rouet familial. Cette seconde activité est un élément de stabilité des revenus. Suivent de vrais artisans qui ne vivent que de leur travail, puis les négociants. Ceux-ci achètent la laine et le coton, les font filer l'hiver par le petit artisan ou l'agriculteur. Les produits sont vendus au printemps.
La Révolution nous fait passer du négociant à l'entrepreneur. Les négociants avaient pu arriver au début du XIXe siècle à acquérir les capitaux nécessaires au bouleversement de la structure de production du textile.
Les innovations techniques importantes accroissent la productivité dès 1800. Le rouet est concurrencé par la Mull Jenny qui porte trente broches. La machine à vapeur fait son apparition dans le Nord vers 1820. Les négociants se transforment alors en entrepreneurs.

Viarme

Rue Faidherbe

Tissage A. Claude

196, rue Jacquard. Créé en 1879, il s'implante à Hellemmes en 1905 suite à l'achat de l'usine Lechien. Membre de l'Union des fabricants de toile de Gérardmer (Vosges).

Comptoir textile du Nord (société anonyme)

Anciens établissements Delesalle et Compagnie. La famille Delesalle est représentée dans la caste militaire du Ier Empire par le lieutenant-colonel chevalier Delesalle (1773-1838) qui, après s'être distingué sur les principaux champs de bataille de l'épopée napoléonienne, mourut à Lille. Il était le propre oncle du filateur Delesalle-Desmedt. L'actuelle usine est celle qui a été rachetée à Decourchelle ; l'ancienne se trouvait rue Rorger-Salengro, au bout de l'impasse Delesalle Voir à Yon et Decourchelle.

La société comprend en outre :

  • Nydel (filiale)
  • Tissco
  • Barbry Cambron (28 %)
  • Masulaine

Passementerie Fournier

Fabrique à franges. Elle était située rue Faidherbe, face à La Ferme, et allait jusqu'à la rue Jeanne-d'Arc. Elle a disparu lors du second conflit mondial.

Crespel

92, rue Victor-Hugo, mais le siège social est au 38, boulevard Carnot, à Lille. Fabrication de fils et retors. À l'origine, il s'agit d'une usine de fabrication de dentelles. Delespaul aîné vend en 1859 l'entreprise à Charles Crespel et à son associé, son beau-frère Auguste Descamps. Les Crespel filent le coton depuis bien avant la Révolution de 1789. Auguste Descamps s'était marié le 30 septembre 1850 avec Léonie Rose Crespel. Il avait fondé en 1839, avec Fauchille, une société en nom collectif. Vers 1910, Albert Crespel s'occupe plus spécialement de l'usine d'Hellemmes pour la fabrication de fils retors de lin puis de coton. Pendant la Seconde Guerre mondiale, l'usine est bombardée, un avion tombe même dessus, mais elle continue de fonctionner au ralenti. Entre 1960 et 1965, la société se regroupe sur Comines. En 1969, elle fait partie du Consortium général textile : fusion avec la société Agache (voir filature Dufour). Le fil en écheveau passant de mode, la clientèle exigeait du fil en pelotes. Aussi, Albert Crespel fut l'inventeur de la fameuse petite boîte en carton laissant sortir le fil par un petit trou, et très recherchée par les ménagères. Actuellement, le site est occupé par le supermarché Conforama.

Élie Decourchelle-Dassonville

Tissage qui était situé au 109, rue Jeanne-d'Arc à Hellemmes. La propriété fait actuellement partie du centre aéré Gustave-Engrand (La Guinguette) Élie Decourchelle, né le 31 août 1823 à Lannoy, est issu d'une famille d'ouvriers protestants. Son père, Sébastien, et son grand-père, François, sont tourneurs en bois. Il se marie avec une catholique, Marie Dassonville, et meurt à Hellemmes le 29 janvier 1909. De ses huit frères et sœurs, seule Stéphanie survivra et mourra célibataire en 1921. Contremaître à la Société Boutmy de Lannoy, il s'associe avec Eugène Guillemaud pour créer une filature, mais se sépare de son partenaire quelques années plus tard. De son mariage, deux enfants sont issus : Céline, née en 1857, meurt célibataire en 1942. Il meurt le 29 janvier 1909 à Hellemmes. Son fils, Jules Élie Joseph (né en 1855, mort à Hellemmes le 26 janvier 1908, époux de Marguerite Debay) poursuit l'œuvre de son père et construit un tissage derrière la filature. Les spécialités de l'entreprise se composaient de tissage mécanique, linge de table et de toilette, fantaisie. En 1903, l'usine est envahie, les pièces de toile tendues à travers la rue pour arrêter la cavalerie (L'Illustration du 24 octobre 1903, page 279). La qualité du travail est récompensée par une médaille d'or lors de l'Exposition universelle de Paris en 1889 et le grand prix lors de l'Exposition universelle de Paris de 1900, avec, comme adresse, 29, rue du Vieux-Faubourg à Lille. Les fils de Jules Decourchelle n'ayant pas réussi à maintenir la bonne marche du tissage, l'entreprise est vendue en 1911. Raymond Voituriez a acquis la partie tissage, la filature a été acquise par Yon.

Delebart-Mallet

53, rue Roger-Salengro et 73, rue Chanzy à Hellemmes. Filature et retorderie. L'entreprise Mallet avait été créée à Esquermes. Elle comptait 32 000 broches en 1853 et 400 ouvriers en 1866. L'entreprise Delebart avait été créée à Fives. Elle comptait 220 ouvriers en 1860. L'usine a été construite en 1898 par le groupe britannique The Fine Cotton Spinners and Doublers qui entrera trois ans plus tard dans le capital de Delebart-Mallet. En 1840 naissait à Lille une usine de construction de machines fondée par Pierre Delebart. Il épousera une fille Mallet (qui avait créé une filature de coton en 1830) lequel, en association avec Vantroyen était propriétaire à Lille d'une filature de coton. En 1856, les batteurs de coton de Lille et de sa banlieue s'entendirent pour imposer leurs conditions à leurs patrons. En effet, en temps de crise, le salaire diminuait car les industriels en réduisaient le taux, et surtout le nombre d'heures de travail, arrivaient parfois au chômage complet. Quand la conjoncture économique était bonne, la main d'œuvre était recherchée. Ainsi, en ce qui concerne les batteurs de Vantroyen, les prud'hommes nommèrent un expert, l'industriel Thiriez, dont les conclusions furent défavorables aux ouvriers qui, déboutés, reprirent leurs livrets et se firent embaucher chez Flament-Courbon à Lille. En 1842, Pierre Delebart s'associe avec Henri Lardemer pour ouvrir deux nouveaux ateliers ; l'association est rompue en 1853. Delebart-Mallet rachète en 1880 la filature de ses beaux-frères, implante une nouvelle usine à Mons-en-Barœul en 1914, absorbe la filature Brabant-Vandier de Loos en 1920. À cette époque, Delebart-Mallet se trouve au fait de sa puissance (200 000 broches). Le grand remue-ménage du secteur textile de 1961 allait changer toute la donne. En 1964, le groupe Fine Cotton Spinners and Doublers, qui avait déjà pris le contrôle total de Delebart-Mallet, est à son tour absorbé par Courtaulds. Trois unités du groupe comprenant Hellemmes, Loos et Douai son réunies sous le raison sociale Delebart-Mallet. Le 18 décembre 1989, l'entreprise était certifiée par l'Association française pour l'assurance de la qualité. En 1990, l'entreprise produisait 90 tonnes de fil à la semaine. L'usine d'Hellemmes est passée sous contrôle de Courtault France puis de Mossley.

La Cotonnière d'Hellemmes (Mossley)

L'usine implantée rue Roger-Salengro est passée entre plusieurs mains, dont Delebart-Mallet (voir ci-dessus), le groupe Courtaulds France. Actuellement, partie du groupe Mossley, elle a été mise en liquidation le 26 juin 2001. L'entreprise hellemmoise est comprise dans un conglomérat de sociétés contrôlée par Philippe Meillassoux, qui dirige en outre Mossley-Sartel (à Lomme), Virolois SARL à Tourcoing, soit un ensemble de 36 sociétés unies par divers liens (participation directe ou accord d'union). Le groupe Mossley semble s'orienter vers l'habillement, et délocalise certaines de ses entreprises en Afrique du Sud (Mossley Natal) et en Turquie (Mossley Adana).

Tissage Delesalle

Voir Comptoir textile du Nord

Maurice Frings et Cie

En 1891, Maurice Frings developpa une retorderie de 48.000 broches à Hellemmes, 16 rue Victor-Hugo. La raison sociale de l'entreprise pris le nom de "Maurice Frings et Cie" en 1900. En 1917, l'entreprise fusionna avec le groupe Thiriez (JTPF) dont elle prit le nom. L'usine fut detruite lors des bombardements de 1944 et ne sera pas reconstruite.

Tissage Gratry

Société anonyme dont le siège social se trouvait à Lille, 15, rue de Pas. Fabrication de tissus, leur teinture et apprêt. Des usines étaient implantées sur Hellemmes, Halluin, Morestel. En 1969, fait partie du Consortium général textile (voir Filature Dufour).

Eugène Guillemaud et Compagnie

Fondée en 1880 par Eugène Guillemaud, ingénieur des Arts et Métiers, avec son fils André, ingénieur des Arts et Manufactures. Société en commandite simple, 6, rue Jacquard. Filature de lin et d'étoupes au sec. Elle comprenait en 1914 2 200 broches au mouillé et 4 300 broches au sec. Saccagée par les Allemands en 1914, elle a été reconstituée en 1923 pour être consacrée à la chimie.

Pascalin

L'usine de tissage était située sur l'actuelle place Capon. Disparue après la guerre.

Lechien

Tissage situé au 196, rue Jacquart à Hellemmes dès 1879. Voir Lechien et L. Pattyn dont le siège social est à Lille, rue du Molinel. L'usine a été rachetée en 1905 par A. Claude.

J. Thiriez Père & Fils et Cartier Bresson

L'usine était en fait située du côté lillois de la rue Victor-Hugo. Ancienne usine Viarme, Maurice Frings & Cie. Thiriez Pere et Fils (JTPF) fusionna ensuite avec les Cartier Bresson (Lorraine, Pantin) en 1925, puis avec Dollfus-Mieg en 1961 (entreprise originaire de Mulhouse crée au XVIIIe siècle).

Filature Lorent-Lescornez

En 1880, Victor Lorent implantait sur Hellemmes une usine de traitement de fil de lin pour tissage. De par son ardeur au travail, l'établissement se développe rapidement, s'étendant au fil de chanvre pour filterie et corderie ainsi qu'aux peignés d'étoupe. L'ambition de Victor Lorent : fabriquer des produits parfaits. Pour ce faire, il s'associe en 1898 avec Paul Dufour. Une filature employant 300 ouvriers est alors implantée rue Jean-Bart.

En janvier 1906, un incendie éclate et s'étend sur 2 500 m², provoqué, semble-t-il, par un court-circuit. L'Echo du Nord résume ainsi le sinistre : « Une flamme rougit l'ombre d'un matin d'hiver, elle grandit avec une rapidité fantastique. Six cents ouvriers sont secoués par l'effroi, le brasier forme un spectacle d'épouvante grandiose. » Les dégâts sont importants : 150 000 francs pour les bâtiments, 750 000 francs pour les marchandises. L'unité filature, en partie financée par les assurances est reconstruite rue Sadi-Carnot (rue Roger-Salengro).

À la mort de Victor Lorent en 1913, Paul Dufour s'associe avec son cousin Eugène Dufour. Au début de la Première Guerre mondiale, l'entreprise compte 700 ouvriers et utilise 1 800 chevaux sur une superficie de 4,5 hectares (7 en 1935). Pendant le conflit, l'occupant vide l'usine de son matériel, mais les activités peuvent reprendre dès 1919. Entre-temps, la société s'est agrandie par l'achat de l'usine du Gros Moulin à Amilly (Loiret) où est installée une retorderie.

Dès la reprise, une machine à vapeur tourne, un premier métier prépare le lin pour la filature. En 1933, on comptait 11 132 broches au sec, classant l'entreprise au troisième rang régional.

La Seconde Guerre mondiale apporte son quota de malheurs : bombardements, vols de cuivre, difficultés d'approvisionnement. Une grande partie du matériel de production est réquisitionnée puis envoyée en Allemagne. En dépit des difficultés, la direction de l'usine se fait un point d'honneur de maintenir ne serait-ce qu'un minimum d'activité.

En 1951, 1050 ouvriers et cadres travaillent sur le site, mais vient la récession. En 1968, la société Paul et Eugène Dufour est dite techniquement sans activité industrielle. Dans un premier temps, elle reçoit un apport d'actifs de neuf autres sociétés, faisant ainsi passer son capital de 1 à 99 millions de francs. L'année suivante, huit autres sociétés rejoignent le groupe dont Gratry et Crespel.

Le capital du Consortium général textile était réalisé dans sa première étude, c'est-à-dire la constitution juridique avant restructuration par le groupe Willot. Mais l'usine n'existait plus que sur le papier, étant devenue le siège, tout provisoire, de ce qui deviendra le groupe Agache-Willot. Actuellement, le bâtiment est occupé par Les Papillons blancs.

Retorderie et câblerie d'Hellemmes

Société anonyme située 17 et 19, rue Roger-Salengro.

Raymond Voituriez

Siège social : 5 bis, rue Degland à Lille. Société anonyme de tissage mécanique de toiles sur Hellemmes et Gondecourt. Elle a fait l'objet d'une liquidation amiable le 18 septembre 1941 (décision de l'assemblée générale des actionnaires en date du 5 septembre 1935).

Paul et Alphonse Yon

206, rue Faidherbe à Hellemmes. La société a été créée sur Lille, rue Maire. Sur ce site, elle comptait 4 000 broches en 1840, 9 000 en 1859 (et environ 90 ouvriers). Le traité du 23 janvier 1860 avec l'Angleterre fait craindre des restrictions de coton. Les filateurs de la société Yon voient leurs salaires réduits de 8 %. Il en va de même dans toutes les filatures (en juin 1861, Delsalle baisse les salaires de 5 %). Filature de lin et d'étoupe implantée sur Hellemmes en 1870. En 1914, elle produisait 7 000 broches de lin sec et mouillé. L'entreprise a été rachetée par Delesalle.

Métayer aromatiques

Siège social : Saint-Maur-des-Fossés. M. Métayer, ingénieur de l'École nationale supérieure de chimie de Paris crée son entreprise dès 1956 à Champigny-sur-Marne. Par un souci de délocalisation, l'entreprise s'installe en 1962 dans les locaux à usage industriel de l'ancienne filature Dufour, au 36, rue Roger-Salengro. À présent, des succursales ont été créées en Belgique, Suisse, Canada, Espagne, une agence aux États-Unis d'Amérique. L'exportation se fait vers 75 pays. La société Métayer aromatiques devenu METAROM France en 1999 a quitté Hellemmes fin 2003 pour un regroupement de ses sites français à Boves dans la Somme (80).

Les Laboratoires Anios

Entreprise créée en 1898 à Lille, les Laboratoires Anios sont présents dans tous les domaines nécessitant une hygiène/désinfection professionnelle : hôpitaux et cliniques, industries agroalimentaires et pharmaceutiques, cabinets médicaux et dentaires, collectivités et professionnels, etc.

Les Eaux du Nord

Pavé du Moulin. Le centre technique des Eaux du Nord s'est installé à cette adresse en 1973.

Le Fronton

Rue Faidherbe, dans les anciens locaux des transports Lhoste. Complexe sportif en SARL. Les travaux, pris en charge par l'ODN, ont duré huit mois. Inauguré le 15 décembre 1990. Squash, musculation, gymnastique, badminton.

Imprimerie Québécor

Les locaux ont été construits rues Jean-Jaurès et Chanzy pour le compte de la société d'héliogravure Jean Didier sur des friches de l'usine de Fives. L'usine d'Hellemmes est l'une des six du groupe. L'acte d'achat du terrain a été signé le 23 novembre 1981. Les rotatives tournaient en 1984. L'usine a été rachetée par Québécor.

Les annuaires Ravet-Anceau

Victor Ravet, ne réussissant pas dans les affaires, n'occupait qu'un modeste emploi à la gare de Lille en 1847. Candidat à l'Assemblée constituante, il n'obtient que très peu de voix, mai sa profession de foi – et son club des Amis du Peuple - attire les curieux. En 1849, il annonce la création de la Banque du Peuple qui n'a guère de succès. En 1851, nous le trouvons comme rédacteur des faits divers et des réunions agricoles au Messager du Nord.

Il ne semble pas avoir été inquiété suite à ses protestations contre le coup d'État (4 décembre 1851). Après un gros travail d'enquête, il lance dès 1853 son annuaire de Lille et de son arrondissement qui paraîtra ensuite annuellement. Pierre Melchior père, d'origine lorraine, avait choisi de s'expatrier pour échapper à l'occupation allemande de 1870. Réfugié à Anvers (Belgique), il fonde une société d'exportation et de transport maritime. C'est en 1896 qu'il s'installe à Lille où parmi ses nombreuses fonctions, il est nommé consul de Belgique. En association avec Xavier Battet, il achète à Victor Ravet le déjà célèbre Ravet-Anceau. Le premier annuaire, de 1853, comprenait quatre cents pages. Pierre Melchior fils développe l'annuaire en quatre volumes avec cartes, couvrant le Nord et le Pas-de-Calais, soit un ensemble de quinze mille pages. C'est en 1959 que la société s'installe dans les bureaux de l'ancienne filature Dufour, rue Roger-Salengro. En 1967, les nuages commencent à assombrir l'entreprise familiale. La concurrence devient très dure avec l'apparition, entre autres, des célèbres pages jaunes de l'annuaire téléphonique, et des annuaires Havas.

La cession à l'américain Dun & Bradstreet, en partenariat avec la banque Scalbert, devient inévitable en 1973, bien que l'ancien propriétaire reste directeur. Dix ans plus tard, les volumineux tomes sont remplacés par seize annuaires plus petits. L'Américain désenchante et revend la société à Stéphane Maillard qui l'a transférée, il y a quelques années, à Villeneuve-d'Ascq.

Brasserie Spriet

Signalée en 1898 comme implantée dans l'îlot compris entre les rues Testelin, Kléber, Denis-Cordonnier et Raspail.

Brasserie Petit

Citée en 1870. Elle fusionne en 1870 avec la brasserie Desnoulez pour former la brasserie de l'Avenir dont le siège sera à Lille, rue d'Aguesseau.

Brasserie Desnoulez

Signalée en 1877, elle était située rue Faidherbe (à l'emplacement du Fronton. Elle a été remplacée par le Vin des Rochers. Elle fusionne en 1870 avec la brasserie Petit pour former la brasserie de l'Avenir.

Brasserie Derieppe

Rue Raspail. S'intégrera après 1870 dans le groupe L'Avenir dont faisaient déjà partie les brasseries Desnoulez et Petit.

Brasserie La Semeuse

En 1877, deux brasseurs sont signalés sur le territoire d'Hellemmes : Auguste Desnoulez (rue Faidherbe) et Cavrois-Vanderstraeten (rue Roger-Salengro). Cependant, il devait y en avoir d'autres, chaque bistrot, pratiquement, fabriquait sa bière artisanale. Le 9 février 1866, une demande de construction de brasserie est déposée en préfecture par Vanderstraeten. En 1888, Alexis Lefebvre reprend l'entreprise (la préfecture lui demande de justifier de son autorisation de brasser par courrier de 9 août 1891). En 1922, la brasserie Lefebvre-Couplet fusionne avec la brasserie malterie Dupont-Lefer installée à Lille (Saint-Maurice). Tout d'abord, la société prend le raison sociale de « La Gauloise », mais change rapidement (sans que la raison en soit connue du public) pour celui de « La Semeuse ». Après la Première Guerre mondiale (environ 1928), les méthodes de production changent (surtout en Alsace, en Tchécoslovaquie, etc.), La Semeuse doit passer à une production industrielle. Une nouvelle construction va englober des restes de l'ancienne ferme suivant le projet établi par le cabinet d'architecture industrielle E. Tampan de Roubaix (voir la similitude d'immeubles à usage industriel se trouvant sur Roubaix avec La Semeuse). Entre 1949 et 1952, de nouvelles constructions et transformations viennent s'ajouter, sur des plans de l'architecte Arcadet :

  • 1955 : la tour est surélevée de trois étages.
  • 1960 : construction d'un bâtiment à ossature béton avec un vaste sous-sol.
  • 1965 : construction d'un bâtiment identique à l'angle des rues Gambetta et Roger-Salengro.
  • 1971 : acquisition de l'ancien économat de la SNCF entre les rues Joseph-Bara et place Marc-Séguin, construction de deux hangars à l'angle des rues Voltaire et Ferdinand-Mathias (annexe dite « l'Union »).

En 1985, une réforme générale de l'industrie du brassage commence. Jacques François Bonduelle (qui avait été président-directeur général de Pelforth et du Pélican avant que ces marques ne soient reprises par Heineken, avait déjà racheté trois autres brasseries à Solesmes (la Solesmes SA) à Denain et à Avesnes-sur-Helpe pour former JFB Brasseries, reprend La Semeuse. En 1988, le groupe Saint-Arnould s'agrandit en reprenant La Semeuse qui se trouve dès lors condamnée. Cette rétrocession se serait faite à l'insu des Dupont (majoritaires dans la SA, mais, selon la rumeur, un autre problème se serait posé : un des coactionnaires aurait souhaité « reprendre ses billes ».

Bientôt désaffectée, une partie des locaux est démolie en partie pour laisser la place au commerce « Penny Market », alors que le rez-de-chaussée de la tour sera occupé par le commerce « Eldy ».

Le hangar (ainsi que la cour) compris entre les rues Joseph-Bara, Vanderstraeten et Ferdinand-Mathias a été repris par la société « La Trocante ». Le hangar compris entre les rues F.-Mathias, Paul-Bert, Voltaire et Salembier a été acquis par M. Debruyne, carrossier. Le potentiel restant actuellement représente 2 400 m² habitables, des garages en sous-sol et un local d'environ 800 m² en sous-sol. La reconversion de cette friche représente pour M. Vandemorteele un projet à moyenne échéance.

La fonderie Dieu

Entreprise autrefois installée impasse Flavigny. La propriété a été achetée par la ville de Lille le 27 février 1997 (Minot et Larivière à Lille) à la communauté urbaine de Lille. Celle-ci en était devenue propriétaire suite à l'achat fait le 16 mai 1995 (Deletoille à Lille) de Gaston Dieu époux de Marcelle Verdière qui, eux-mêmes, l'avaient acheté à Joseph Navet et à son épouse Monique Delcambre le 27 novembre 1959 (Condé à Ronchin).

Chimie Derives Brunel

Siège social : 6, rue Jacquard. Société anonyme qui a installé une usine de production et un magasin de stockage à Hellemmes, rue Jacquard, en 1946. Un magasin de stockage de produits finis et des bureaux sont installés rue de Madagascar à Lille, un magasin de stockage de produits finis à Templemars. La société fabrique et commercialise des produits d'entretien et de décoration pour le bois et la maison en général. Désirant quitter le site de Lille, M. Thorens, président-directeur général de la société envisageait, en 2000, de quitter le site de Lille et de le transférer à Hellemmes, en agrandissant ce dernier. Un bâtiment à usage industriel est construit en 1975 (permis de construire le 19 mars 1975). En 1999, le capital de la société est détenu par la société Doucet, de Paris, dont l'objectif est de constituer une filière dans le métier de Brunel par l'acquisition de plusieurs sociétés dans ce secteur d'activité.

Société d'étude de modèle et d'outillage (SEMO)

Rue Philippe-Lebon.

Le siège social est fixé à Lille. Cette société a deux filiales : Frapalu, département de découpe et d'emboutissage, E2I, bureau d'étude de conception CAO–CFAO. En outre, elle est associée avec le groupe Cofimeta du groupe Arbel.

Depuis 1946, la SEMO est spécialisée dans le travail à façon sur presse. En 1959, elle oriente ses fabrications vers l'étude et la réalisation d'outillages de presse. Avec l'acquisition de la première commande numérique, en 1978, la SEMO opte pour le modernisme.

La société s'est spécialisée dans la sous-traitance de haute précision pour des entreprises comme Matra, Dassault, IBM. Cependant, elle couvre d'autres secteurs d'activités comme l'étude et la conception d'outillages, la fabrication d'outils d'emboutissage, d'outils progressifs et usinage de pièces, la production de pièces sur presses et le travail de tôlerie fine, la micromécanique, l'usinage.

La pose de la première pierre pour construction de locaux sur Hellemmes a eu lieu le 5 avril 1991.

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