Religion du XVIIe siècle en Europe

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Religion du XVIIe siècle en Europe
Carte de l'Europe après les Traités de Westphalie - 1648
Europe simplifiée après les Traités de Westphalie en 1648
Contexte historique
Guerre de Trente Ans, guerre civile en Angleterre Conflits religieux majeurs
XVIIe siècle Rivalité entre puritanisme et anglicanisme en Angleterre
Contexte du Puritanisme
XVIIe siècle Mouvement réformateur au sein de l'Église d'Angleterre
XVIIe siècle Opposition au pouvoir royal et à l'Église d'Angleterre
Contexte de l'Anglicanisme
XVIIe siècle Église officielle d'Angleterre depuis l'Acte de Suprématie de 1534
XVIIe siècle Valorisation de la tradition et de la continuité avec l'Église primitive
Contexte religieux du royaume de France
XVIIe siècle Catholicisme comme religion d'État
XVIe siècle Guerres de Religion précédentes
Contexte religieux pour la monarchie espagnole
XVIIe siècle Catholicisme comme pilier de l'identité espagnole
XVIIe siècle Engagement dans la Contre-Réforme
Cas de l'Empire germanique
XVIIe siècle Diversité religieuse et politique dans le Saint-Empire Romain-Germanique

La place de la religion dans la société européenne du XVIIe siècle était prépondérante, marquée par des transformations profondes qui ont façonné les mentalités, les institutions et les relations de pouvoir. Cette période, souvent désignée comme l'ère moderne, a été témoin de bouleversements politiques, sociaux et intellectuels majeurs, où la religion occupait une position centrale dans la vie quotidienne des individus et dans l'organisation même des États.

Contexte Historique

Le XVIIe siècle a été marqué par des conflits religieux majeurs[1], tels que la Guerre de Trente Ans en Europe centrale[2], qui opposait les pouvoirs catholiques et protestants[3], ainsi que la guerre civile en Angleterre entre les royalistes anglicans et les parlementaires puritains[4]. Ces conflits ont profondément influencé les politiques nationales et internationales[5], ainsi que les perceptions religieuses[6]. Au XVIIe siècle, l'Angleterre était le théâtre d'une intense rivalité entre le puritanisme et l'anglicanisme[7], deux courants religieux qui ont profondément influencé la société et la politique de l'époque[8]. En effet, la religion était au cœur de la vie européenne du XVIIe siècle, exerçant une influence incontestable sur tous les aspects de la société[9]. Cette période était marquée par une profonde diversité religieuse, avec le christianisme dominant, mais aussi la présence significative du judaïsme et de l'islam dans certaines régions[10]. Les divisions religieuses entre le catholicisme et le protestantisme étaient particulièrement prédominantes, alimentant des tensions politiques et sociales à travers le continent[11]. Les guerres de religion qui avaient déchiré l'Europe au XVIe siècle avaient laissé des cicatrices profondes, et bien que leur intensité ait diminué au XVIIe siècle, les tensions religieuses persistaient[12]. Les États européens étaient souvent caractérisés par une religion d'État officielle, et les minorités religieuses étaient souvent persécutées, ce qui contribuait à entretenir un climat de méfiance et de rivalité entre les différentes confessions[13]. Parallèlement à ces tensions, le XVIIe siècle a été le théâtre de développements importants dans la pensée religieuse, avec l'émergence de mouvements tels que le jansénisme, le puritanisme et le quietisme[14]. Ces mouvements remettaient en question les dogmes établis et cherchaient à réformer et à revitaliser la pratique religieuse, suscitant souvent l'hostilité des autorités religieuses et politiques[15]. Le catholicisme romain a également connu un renouveau au XVIIe siècle grâce à la Contre-Réforme, un mouvement visant à contrer l'expansion du protestantisme en Europe[16]. Les ordres religieux, tels que les jésuites, ont joué un rôle crucial dans cette entreprise, en promouvant une spiritualité renouvelée et en luttant contre l'hérésie[17]. La religion était également étroitement liée aux institutions politiques de l'époque, avec de nombreux monarques utilisant la religion comme un moyen de légitimer leur autorité et de renforcer leur pouvoir[18]. Les Églises, quant à elles, cherchaient à exercer une influence sur la politique et les affaires publiques, souvent au détriment de la séparation entre l'Église et l'État[19]. Dans le domaine de l'art et de la culture, la religion était une source d'inspiration majeure, avec de nombreuses œuvres d'art, de littérature et de musique ayant des thèmes religieux[20]. Les Églises étaient les principaux mécènes des arts, commandant des œuvres grandioses pour embellir leurs édifices et promouvoir leur message religieux. En somme, le XVIIe siècle européen était profondément marqué par la religion, qui imprégnait tous les aspects de la vie sociale, politique et culturelle. Son rôle était complexe et ambivalent, à la fois source d'unité et de division, de pouvoir politique et de guide moral[18]. Comprendre pleinement cette période de l'histoire européenne nécessite de reconnaître l'importance primordiale de la religion et son impact profond sur la société de l'époque[21].

La religiosité du XVIIe siècle européen ne se limitait pas aux sphères publiques et politiques, elle était également omniprésente dans la vie quotidienne des individus[21]. Les croyances religieuses dictaient les comportements sociaux, les normes morales et les rituels familiaux. La pratique religieuse était un élément essentiel de l'identité individuelle et communautaire, et la participation aux rites religieux était considérée comme une obligation sociale et spirituelle[22]. Les Églises jouaient un rôle central dans la vie des communautés locales, agissant comme des centres de culte, d'éducation et d'assistance sociale. Les prêtres et les pasteurs étaient des figures respectées et influentes, exerçant souvent une autorité morale sur leurs fidèles et jouant un rôle actif dans la résolution des conflits et des problèmes sociaux[23]. La religion imprégnait également les institutions éducatives du XVIIe siècle, avec de nombreuses écoles et universités étant affiliées à des institutions religieuses[24]. L'éducation était considérée comme un moyen de former des individus pieux et moralement responsables, et les programmes d'études incluaient souvent des cours de théologie et de philosophie religieuse[25]. La foi religieuse était également une source de réconfort et d'espoir pour de nombreuses personnes, en particulier dans les moments de crise et de difficulté. Les épidémies, les guerres et les catastrophes naturelles étaient interprétées à travers un prisme religieux, avec les croyants cherchant refuge et consolation dans leur foi[26]. Cependant, la religion pouvait aussi être utilisée comme un instrument de contrôle social et politique, avec les autorités ecclésiastiques et civiles exerçant souvent un contrôle étroit sur la vie des individus[27]. Les hérétiques et les dissidents étaient persécutés et punis, souvent de manière brutale, ce qui alimentait parfois le ressentiment et la résistance contre l'autorité religieuse et politique[28]. En conclusion, la religion était omniprésente dans l'Europe du XVIIe siècle, influençant tous les aspects de la vie sociale, politique et culturelle[29]. Sa présence était à la fois réconfortante et contraignante, unifiant les communautés tout en exacerbant les tensions et les conflits[30]. Comprendre la place de la religion dans cette période de l'histoire européenne est essentiel pour saisir les dynamiques complexes qui ont façonné la société de l'époque et qui continuent d'influencer notre compréhension du monde moderne[31].

Contexte du Puritanisme

Le puritanisme était un mouvement réformateur au sein de l'Église d'Angleterre, visant à purifier et réformer ses pratiques liturgiques et théologiques[32].Les puritains prônaient un retour à une forme de culte plus simple et austère, débarrassée des ornements et des rituels qu'ils considéraient comme superflus et contraires à l'enseignement biblique[33]. Ils mettaient également l'accent sur une piété personnelle intense et une stricte observance des commandements divins[34]. Les puritains étaient souvent en conflit avec l'Église établie et les autorités civiles[35], qu'ils accusaient de compromis avec le catholicisme romain et de pratiques religieuses corrompues[36]. Leur opposition au pouvoir royal et à l'autorité de l'Église d'Angleterre les a conduit à être persécutés et marginalisés à plusieurs reprises au cours du XVIIe siècle[37].

Contexte de l'Anglicanisme

L'anglicanisme, quant à lui, était l'Église officielle d'Angleterre, établie par l'acte de Suprématie de 1534 sous le règne d'Henri VIII. Bien que l'anglicanisme ait conservé de nombreux aspects de la liturgie et de la hiérarchie catholique romaine, il se distinguait par son rejet de l'autorité papale et par sa volonté de maintenir une certaine autonomie vis-à-vis de Rome[38]. Pendant le XVIIe siècle, l'anglicanisme était étroitement associé au pouvoir politique et royal, avec le monarque en tant que chef nominal de l'Église[39]. Les anglicans défendaient la doctrine de l'épiscopat, c'est-à-dire la gouvernance de l'Église par des évêques, et valorisaient la tradition et la continuité avec l'Église primitive[40].

Contexte religieux du royaume de France

Au XVIIe siècle, le royaume de France était profondément marqué par un contexte religieux complexe, caractérisé par des tensions, des conflits et des transformations significatives[41].

Catholicisme comme Religion d'État

Le catholicisme était la religion d'État en France, soutenu par la monarchie et l'Église catholique romaine. L'Église catholique exerçait une autorité considérable sur la vie publique et privée, contrôlant de vastes domaines de la société, de l'éducation à la moralité publique[42].

Les Guerres de Religion

Seconde version remaniée, adressée au parlement de Paris pour enregistrement (Archives nationales), J//943/2 ou AE/II/763.

Le XVIIe siècle avait été précédé par des décennies de guerres de religion entre catholiques et protestants, principalement les huguenots. Ces conflits, notamment les guerres de religion du XVIe siècle, avaient profondément marqué la société française, créant des divisions religieuses et politiques durables[43].

L'Édit de Nantes

En 1598, le roi Henri IV a promulgué l'Édit de Nantes, accordant aux protestants des droits de culte et une certaine tolérance religieuse. Cet édit a mis fin temporairement aux guerres de religion en France et a permis une période de relative stabilité religieuse[44].

La fin de la Tolérance

Au cours du XVIIe siècle, la tolérance religieuse en France a progressivement diminué, culminant avec la révocation de l'Édit de Nantes en 1685 par Louis XIV. Cette révocation a entraîné une répression sévère des protestants, marquant la fin de la période de relative tolérance religieuse en France et le début d'une politique de conversion forcée et de persécution des minorités religieuses[45]. En résumé, le XVIIe siècle en France était marqué par un contexte religieux complexe, caractérisé par des tensions entre catholiques et protestants[46], ainsi que par des efforts de réforme et de Contre-Réforme de la part de l'Église catholique[47]. Ces dynamiques ont façonné la société française de l'époque et ont eu des répercussions durables sur la politique, la culture et la religion en France[48].

La Contre-Réforme

Parallèlement, l'Église catholique en France était également engagée dans la Contre-Réforme, un mouvement de renouveau spirituel et de réaffirmation de la doctrine catholique face à la montée du protestantisme. Des ordres religieux tels que les jésuites ont joué un rôle important dans ce mouvement, en promouvant la piété et en menant des activités missionnaires pour contrer l'influence protestante[49].

Conflits et oppositions

Malgré l'Édit de Nantes, les tensions entre catholiques et protestants persistaient en France, conduisant parfois à des épisodes de violence et de persécution, notamment sous le règne de Louis XIII et de son ministre Richelieu. Les protestants étaient souvent marginalisés politiquement et socialement, bien que certains aient réussi à occuper des postes importants dans la société française[50].

Contexte religieux pour la monarchie espagnole

Portrait de Philippe III par Pedro Antonio Vidal (es).

Au XVIIe siècle, la monarchie espagnole était profondément influencée par le catholicisme, qui était non seulement la religion dominante, mais aussi un élément essentiel de l'identité nationale et du pouvoir politique[51].

Catholicisme comme pilier de l'Identité espagnole

Le catholicisme était au cœur de l'identité espagnole, avec une alliance étroite entre l'Église et l'État. L'Espagne était considérée comme la championne de la foi catholique, engagée dans une lutte constante contre les ennemis de la foi, en particulier les musulmans et les protestants[52].

L'Inquisition espagnole

L'Inquisition était une institution puissante en Espagne, chargée de traquer et de réprimer l'hérésie et le non catholicisme. Elle exerçait un contrôle strict sur la vie religieuse et intellectuelle, et était souvent utilisée comme instrument de contrôle politique et social[53].

La Contre-Réforme

L'Espagne était profondément engagée dans la Contre-Réforme, un mouvement de renouveau et de réaffirmation de la foi catholique en réponse à la Réforme protestante. Des ordres religieux tels que les Jésuites ont joué un rôle crucial dans ce mouvement, en promouvant la piété, l'éducation catholique et la lutte contre l'hérésie[54].

Relations avec le Protestantisme

L'Espagne était farouchement opposée au protestantisme et était engagée dans des conflits religieux et politiques avec les puissances protestantes, en particulier l'Angleterre et les Provinces-Unies (Pays-Bas). Ces conflits, tels que la guerre de Quatre-Vingts Ans avec les Provinces-Unies, étaient souvent motivés par des considérations religieuses autant que politiques[55].

Politique Religieuse et Pouvoir Royal

La monarchie espagnole exerçait un contrôle étroit sur l'Église et utilisait souvent la religion comme un moyen de légitimation du pouvoir royal. Les rois d'Espagne étaient considérés comme des champions de la foi catholique et étaient vus comme les protecteurs de l'Église et des intérêts catholiques dans le monde entier[56].

Le Déclin de l'Espagne

Au cours du XVIIe siècle, l'Espagne a commencé à décliner en tant que grande puissance, en partie en raison de problèmes économiques, politiques et militaires, mais aussi en raison de la rigidité de son orthodoxie religieuse[57]. La persécution des minorités religieuses et l'absence de réformes ont contribué à affaiblir le pays sur la scène internationale[58]. En résumé, le XVIIe siècle en Espagne était caractérisé par un fort engagement envers le catholicisme, avec l'Église catholique jouant un rôle central dans la vie politique, sociale et culturelle du pays. Cette alliance étroite entre l'Église et l'État a façonné le destin de l'Espagne et a eu des répercussions durables sur son histoire et son identité nationale[59].

Cas de l'Empire germanique

Gravure de Matthäus Merian figurant la défenestration de Prague, 1662.

Au XVIIe siècle, le Saint-Empire Romain-Germanique était marqué par une grande diversité religieuse et politique. Cette entité territoriale comprenait une multitude de principautés, de villes libres et de territoires ecclésiastiques, abritant une population aux croyances religieuses variées, notamment des catholiques, des protestants et des minorités religieuses[60].

Conflits Religieux

Les tensions religieuses étaient omniprésentes, avec des conflits entre les princes et les villes impériales qui soutenaient le catholicisme et ceux qui avaient adopté la Réforme protestante. Ces tensions ont été exacerbées par la guerre de Trente Ans (1618-1648), qui a dévasté une grande partie de l'Europe centrale et a été en partie motivée par des rivalités religieuses[61].

Paix de Westphalie

La guerre de Trente Ans a pris fin avec les traités de paix de Westphalie en 1648, qui ont établi des principes fondamentaux de souveraineté nationale et de liberté religieuse en Europe. Ces traités ont reconnu la coexistence de différentes confessions religieuses, consacrant ainsi la diversité religieuse au sein du Saint-Empire[62].

Diversité Religieuse

Malgré la prédominance du catholicisme, le Saint-Empire comprenait également de nombreuses régions protestantes, telles que les principautés de Saxe et de Brandebourg. Les juifs et d'autres minorités religieuses étaient également présents, bien que souvent soumis à des discriminations et à des restrictions[63].

Autorité Impériale et Religieuse

L'empereur du Saint-Empire exerçait une autorité politique et symbolique, mais son pouvoir sur les questions religieuses était limité en raison de la nature décentralisée de l'empire et de l'autonomie des princes territoriaux dans les affaires religieuses. Les décisions religieuses étaient souvent prises au niveau local, sous l'autorité des princes ou des conseils municipaux[64].

En résumé, le contexte religieux du Saint-Empire Romain-Germanique au XVIIe siècle était marqué par une diversité religieuse et des tensions entre les différentes confessions, avec des conflits religieux persistants malgré les tentatives de pacification. La coexistence de différentes croyances religieuses était une caractéristique fondamentale de la vie politique et sociale de l'empire à cette époque[65].

Influences culturelles et intellectuelles

Gérard Edelinck, Portrait de Blaise Pascal, 1696

La religion a également exercé une influence considérable sur les domaines culturels et intellectuels. Les débats théologiques et philosophiques étaient au cœur des préoccupations des penseurs de l'époque, tels que Blaise Pascal en France ou Baruch Spinoza aux Pays-Bas, qui ont remis en question les dogmes religieux traditionnels et ont contribué à façonner de nouvelles perspectives sur la spiritualité et la morale[66].

Au XVIIe siècle, les débats théologiques occupaient une place centrale dans la vie intellectuelle et religieuse en Europe, marquant une période de profonds questionnements et de remises en cause des dogmes religieux traditionnels[67].

Développement des Idées philosophiques

Ce siècle a été caractérisé par une floraison d'idées philosophiques et théologiques novatrices. Des penseurs tels que René Descartes, Blaise Pascal, et Baruch Spinoza ont remis en question les fondements de la foi chrétienne traditionnelle et ont proposé de nouvelles perspectives sur la spiritualité et la morale[68].

Conflits religieux et politiques

Les débats théologiques étaient souvent étroitement liés aux conflits religieux et politiques qui secouaient l'Europe à l'époque, tels que la guerre de Trente Ans et les querelles entre catholiques et protestants. Ces conflits ont alimenté les débats sur des questions théologiques clés, telles que la nature de la grâce divine, le libre arbitre, et l'autorité de l'Église[69].

Réforme et Contre-Réforme

La période du XVIIe siècle a également été marquée par les mouvements de Réforme et de Contre-Réforme au sein de l'Église catholique. Les débats théologiques portaient souvent sur des questions liées à la réforme de l'Église et à la défense de la doctrine catholique contre les attaques protestantes[70].

Relations entre foi et raison

Un thème majeur des débats théologiques était la relation entre la foi et la raison. Les penseurs de l'époque cherchaient à concilier les enseignements de la foi avec les découvertes de la science et de la philosophie, posant ainsi les bases de ce qui deviendrait plus tard le conflit entre la religion et la science[71].

Évolution des doctrines

Les débats théologiques du XVIIe siècle ont également contribué à l'évolution des doctrines religieuses. De nouveaux courants de pensée ont émergé, remettant en question les interprétations traditionnelles des Saintes Écritures et proposant des interprétations plus radicales de la théologie chrétienne[72].

En résumé, au XVIIe siècle, les débats théologiques occupaient une place prépondérante dans la vie intellectuelle et religieuse en Europe, marquée par des questionnements profonds, des conflits religieux et politiques, et des tentatives de concilier la foi avec les avancées de la science et de la philosophie[73].

Spinoza

Baruch Spinoza était un philosophe du XVIIe siècle connu pour sa pensée novatrice et radicale. Il a remis en question les dogmes religieux traditionnels et les conceptions anthropomorphiques de Dieu, proposant une vision panthéiste dans laquelle Dieu et la nature sont identifiés[74]. Spinoza a également développé une éthique axée sur la liberté individuelle et la rationalité, prônant une vie basée sur la connaissance et la compréhension de la nature. Ses idées ont eu une influence durable sur la philosophie occidentale moderne[75].

Blaise Pascal

Blaise Pascal était un mathématicien, physicien et philosophe français du XVIIe siècle, célèbre pour ses contributions à la science et à la philosophie. Il est également connu pour son engagement religieux profond et son œuvre théologique[76], notamment ses Pensées, dans lesquelles il explore les questions de la foi[77][source détournée], du doute et de la condition humaine[78]. Pascal a proposé une approche pragmatique de la religion, mettant l'accent sur la nécessité de parier sur l'existence de Dieu en raison des bénéfices potentiels de la croyance religieuse, même en l'absence de preuves rationnelles concluantes[79].

Institutions religieuses et pouvoir politique

Le siège de La Rochelle, d'après une gravure de Jacques Callot.

Les institutions religieuses, qu'il s'agisse de l'Église catholique, de l'Église protestante ou d'autres confessions, exerçaient une autorité considérable sur la vie publique et privée. Les alliances entre les pouvoirs politiques et religieux étaient souvent étroites, et la religion était utilisée comme un instrument de légitimation du pouvoir, tout en étant également un enjeu de conflits politiques[80].

Cas du royaume de France

Sous le règne de Louis XIII, le parti des dévots a joué un rôle significatif dans la vie politique et religieuse de la France. Les dévots étaient des membres dévots de l'Église catholique romaine, connus pour leur piété fervente et leur attachement intransigeant à la foi catholique. Ils étaient souvent en opposition avec les politiques jugées trop séculières ou accommodantes envers les protestants[81].

Influence Religieuse

Les dévots exerçaient une influence considérable sur la cour royale et la politique religieuse de la France. Ils étaient proches de la reine Anne d'Autriche, épouse de Louis XIII, et influençaient souvent ses décisions politiques et religieuses. Les dévots prônaient une stricte observance des préceptes religieux et s'opposaient à toute forme de compromis avec les protestants[82][source détournée].

Opposition aux Protestants

Les dévots étaient farouchement opposés aux protestants et soutenaient les politiques de répression et de conversion forcée. Ils considéraient les protestants comme des hérétiques et des ennemis de la foi catholique, et cherchaient à limiter leur influence politique et sociale en France[83].

Le parti des dévots était souvent en conflit avec d'autres factions politiques à la cour, en particulier avec le parti des politiques, qui prônait une approche plus pragmatique et conciliante envers les protestants. Ces conflits politiques ont parfois exacerbé les tensions religieuses en France et ont contribué à l'instabilité politique sous le règne de Louis XIII[84].

Politiques de Répression

Jean Cavalier, chef camisard, peinture de Pierre-Antoine Labouchère, 1864.

Cas du royaume de France

Règne de Louis XIII

Malgré l'influence des dévots, Louis XIII a poursuivi une politique de tolérance religieuse contre les protestants, en particulier après la réussite du siège de La Rochelle en 1628. Le cardinal de Richelieu, hostile à la menace protestante, a mené une politique visant à les affaiblir grâce à la signature de la Paix d'Alès ou le pouvoir politique et militaire des huguenots est désormais démantelé, mettant ainsi fin à leur influence politique en France. Sous le règne de Louis XIII, le parti des dévots était une force influente qui prônait une politique religieuse stricte et une opposition ferme aux protestants. Leur influence a contribué à façonner la politique religieuse et sociale de la France au XVIIe siècle, avec des répercussions durables sur la vie politique et religieuse du pays[84].

Règne de Louis XIV

Sous le règne de Louis XIV, le parti des dévots a continué d'exercer une influence importante sur la politique religieuse et sociale de la France, bien que leur pouvoir ait été quelque peu atténué par rapport au règne précédent[85].

Cas du royaume d'Espagne

Règne de Philippe III d'Espagne

Sous le règne de Philippe III d'Espagne au XVIIe siècle, la religion occupait une place centrale dans la politique et la société. Le roi considérait la défense de l'orthodoxie catholique comme essentielle à la stabilité de son royaume. Pour garantir cette orthodoxie, il a mené une politique de répression religieuse rigoureuse, caractérisée par l'Inquisition et la censure de toute forme de dissidence religieuse[86]. Les tribunaux de l'Inquisition étaient chargés de poursuivre les hérétiques et les non-conformistes, utilisant souvent des méthodes brutales pour obtenir des aveux[87]. Cette politique visait à renforcer le pouvoir royal en éliminant toute opposition potentielle et en consolidant l'autorité de la monarchie. En résumé, sous le règne de Philippe III, la religion était un pilier essentiel du pouvoir et de la stabilité politique, et sa politique de répression religieuse visait à maintenir cette orthodoxie et à renforcer le contrôle royal[88].

Règne de Philippe IV d'Espagne

Sous le règne de Philippe IV d'Espagne au XVIIe siècle, la religion jouait un rôle prépondérant dans la politique et la société. Le roi considérait la défense de l'orthodoxie catholique comme cruciale pour la stabilité de son royaume. Afin de garantir cette orthodoxie, il a mené une politique de répression religieuse rigoureuse, caractérisée par l'Inquisition et la censure de toute forme de dissidence religieuse[89]. Les tribunaux de l'Inquisition étaient chargés de poursuivre les hérétiques et les non-conformistes, utilisant souvent des méthodes brutales pour obtenir des aveux. Cette politique visait à renforcer le pouvoir royal en éliminant toute opposition potentielle et en consolidant l'autorité de la monarchie[90]. En résumé, sous le règne de Philippe IV, la religion était un pilier essentiel du pouvoir et de la stabilité politique, et sa politique de répression religieuse visait à maintenir cette orthodoxie et à renforcer le contrôle royal[91].

Règne de Charles II d'Espagne

Sous le règne de Charles II d'Espagne au XVIIe siècle, la religion occupait une place prépondérante dans la politique et la société. Cependant, le roi était gravement affaibli par une maladie débilitante, ce qui limitait sa capacité à protéger activement la religion catholique, pilier essentiel de la monarchie espagnole[92]. Son état de santé fragile rendait difficile toute implication directe dans les affaires religieuses et politiques, laissant souvent ses conseillers et membres de la noblesse prendre les décisions en son nom[93]. Cette situation de faiblesse personnelle du monarque a pu entraîner une certaine instabilité dans le domaine religieux, avec des conséquences potentiellement néfastes pour la stabilité du royaume. En résumé, sous le règne de Charles II, l'incapacité physique du roi a pu affaiblir sa capacité à protéger activement la religion catholique, laissant ainsi un vide de pouvoir qui a pu être exploité par divers acteurs politiques et religieux[94].

Tensions et conflits

Conflits religieux majeurs du XVIIe siècle :

Royaume de France - Guerre de 1620-1621 et Siège de La Rochelle : La Guerre de 1620-1621, ou Rébellions huguenotes, opposa les huguenots aux forces royales catholiques[95]. Déclenchée par des tensions religieuses et politiques[96], elle culmina avec le siège emblématique de La Rochelle (1627-1628)[97], marquant un tournant dans le conflit et affaiblissant le pouvoir protestant en France[98].

Angleterre - Guerres des Trois Royaumes (1639-1651) : Les Guerres des Trois Royaumes furent une série de conflits en Angleterre[99], Écosse et Irlande. Les guerres civiles anglaises (1642-1651) furent marquées par des affrontements entre partisans du roi Charles Ier et parlementaires[100], sur fond de divisions religieuses[101], notamment entre l'Église d'Angleterre et les dissidents puritains[102].

Saint-Empire et Espagne - Guerre de Trente Ans (1618-1648) : La Guerre de Trente Ans, dévastatrice pour l'Europe, fut motivée par des tensions politiques et religieuses[103]. Déclenchée en Bohême, elle opposa catholiques et protestants dans un conflit territorial sanglant[104], incluant le Saint-Empire et l'Espagne, et marqua un épisode majeur des affrontements religieux du XVIIe siècle[105].

Première page de l’édit de Fontainebleau, Archives nationales (Paris).

Cas des britanniques

Les tensions entre puritains et anglicans étaient exacerbées par les changements politiques et religieux de l'époque, notamment pendant la guerre civile anglaise (1642-1651) et la période de l'Interrègne (1649-1660) sous le régime du Commonwealth et du Protectorat de Cromwell[106]. Pendant cette période, les puritains ont brièvement exercé le pouvoir et ont tenté d'imposer leur vision réformée de la religion, avant d'être à leur tour confrontés à des divisions internes et à la restauration de la monarchie et de l'Église anglicane sous Charles II en 1660[107]. En résumé, le XVIIe siècle en Angleterre a été marqué par un conflit intense entre le puritanisme, mouvement réformateur radical, et l'anglicanisme, Église établie associée au pouvoir politique et royal[108]. Ces tensions religieuses ont eu des répercussions majeures sur la société, la politique et la culture de l'époque, et ont contribué à façonner le paysage religieux de l'Angleterre moderne[109].

Cas de la Monarchie française

Sous la monarchie française au XVIIe siècle, les conflits religieux ont joué un rôle significatif, avec des moments clés sous les règnes d'Henri IV, Louis XIII et Louis XIV[110].

Henri IV :

Henri IV a dû faire face aux suites des guerres de religion qui avaient ravagé la France pendant une grande partie du XVIe siècle. Pour mettre fin aux conflits entre catholiques et protestants, il a promulgué l'Édit de Nantes en 1598, accordant aux protestants des droits de culte et une certaine tolérance religieuse. Cependant, cette politique de conciliation a rencontré une forte opposition de la part des catholiques ultras, notamment ceux de la Ligue catholique. Henri IV a été assassiné en 1610 par un fanatique catholique, François Ravaillac[111].

Louis XIII:

Sous Louis XIII, les tensions entre catholiques et protestants ont persisté malgré l'Édit de Nantes. Le ministre de Louis XIII, le cardinal de Richelieu, a mené une politique de centralisation du pouvoir et de renforcement de l'autorité royale, connue sous le nom d'absolutisme[112]. Dans le cadre de cette politique, Richelieu a cherché à affaiblir le pouvoir politique des huguenots en France. En 1628, il a ordonné le siège de La Rochelle, un bastion huguenot, qui est tombé après une longue résistance. Cet événement marque le déclin de l'influence politique des protestants en France[113].

Louis XIV:

Louis XIV a poursuivi la politique absolutiste de son prédécesseur, renforçant encore le pouvoir royal et affaiblissant les institutions et les pouvoirs locaux, y compris les protestants. En 1685, il a révoqué l'Édit de Nantes par l'Édit de Fontainebleau, mettant fin à la tolérance religieuse en France[107]. Cela a déclenché une persécution généralisée des protestants, avec des milliers de conversions forcées, d'exils et de persécutions[114]. Cette révocation a marqué la fin de la période de relative tolérance religieuse en France et a conduit à une centralisation accrue du pouvoir entre les mains du roi et de l'Église catholique. En résumé, les conflits religieux sous la monarchie française au XVIIe siècle ont été marqués par des tentatives de conciliation, suivies de politiques répressives visant à affaiblir l'influence des minorités religieuses, en particulier des protestants. Ces conflits ont eu des répercussions durables sur la société française et ont contribué à renforcer le pouvoir absolu du roi et de l'Église catholique[115].

Maintien de l'Orthodoxie Religieuse

Louis XIV a hérité d'une France profondément catholique, où l'orthodoxie religieuse était fortement valorisée. Bien que le roi ait été lui-même un monarque catholique dévot, il a cherché à maintenir un équilibre entre les différentes factions religieuses de son royaume afin de garantir la stabilité politique[116].

Politique de Tolérance Limitée

Contrairement à son prédécesseur, Louis XIV a adopté une politique de tolérance religieuse limitée. Bien qu'il ait maintenu les interdictions contre les cultes protestants publics, il a généralement évité les persécutions généralisées contre les protestants et leur a accordé une certaine liberté de culte dans la sphère privée[117].

Influence sur la Cour Royale

Malgré la politique de tolérance relative de Louis XIV, le parti des dévots continuait à exercer une influence importante à la cour royale. Les dévots étaient étroitement liés à la reine Marie-Thérèse, épouse de Louis XIV, et exerçaient souvent une influence sur sa politique religieuse et sociale[118].

Promotion de la Piété et de la Morale

Sous Louis XIV, le parti des dévots a continué à promouvoir la piété et la moralité dans la société française. Ils soutenaient des initiatives visant à renforcer la pratique religieuse et à promouvoir les valeurs catholiques dans tous les aspects de la vie publique et privée[119].

Restrictions contre les dissidents

Louis XIV ayant adopté une approche beaucoup plus draconienne que ses prédécesseurs à l'égard des protestants, a également maintenu des restrictions contre les dissidents religieux et a cherché à limiter leur influence politique et sociale en France. En résumé, sous le règne de Louis XIV, le parti des dévots a continué à jouer un rôle important dans la vie politique et religieuse de la France, en promouvant la piété et l'orthodoxie religieuse tout en exerçant une influence sur la politique religieuse du roi. Bien que la politique de Louis XIV ait été moins répressive que celle de ses prédécesseurs, les dévots ont continué à défendre une vision stricte de la foi catholique et à chercher à limiter l'influence des dissidents religieux en France[120].

Cas de l'Espagne

Au XVIIe siècle, l'Espagne catholique était profondément marquée par un climat de persécutions religieuses, principalement dirigées contre les non-catholiques, en particulier les juifs et les musulmans convertis, ainsi que les protestants et les hérétiques[117].

Contexte Religieux

L'Espagne était profondément catholique et considérait la défense de la foi catholique comme une mission sacrée. Cette conviction religieuse était étroitement liée à l'identité nationale et politique de l'Espagne, et elle se manifestait à travers son engagement dans des conflits religieux en Europe et dans le monde[121].

Guerres de Religion

L'Espagne a été impliquée dans plusieurs guerres de religion au XVIIe siècle, notamment la guerre de Quatre-Vingts Ans aux Pays-Bas et la guerre de Trente Ans en Europe centrale. Ces conflits étaient motivés en partie par des considérations religieuses, avec l'Espagne soutenant activement les forces catholiques contre les protestants[122].

Rôle dans les Conflits Européens

L'Espagne a joué un rôle central dans les conflits religieux en Europe, soutenant les forces catholiques contre les protestants et défendant la suprématie du catholicisme. Cependant, malgré ses efforts, l'Espagne a connu un déclin politique et militaire au cours du XVIIe siècle, affaiblissant ainsi son influence dans les affaires religieuses européennes[123].

En résumé, la monarchie espagnole du XVIIe siècle était marquée par des tensions et des conflits religieux, avec un engagement fervent en faveur du catholicisme et une participation active aux guerres de religion en Europe. Ces conflits ont profondément influencé la politique intérieure et extérieure de l'Espagne, tout en façonnant son identité nationale et religieuse[124].

L'Inquisition Espagnole

L'Inquisition espagnole, établie en 1478, était une institution puissante chargée de traquer et de réprimer l'hérésie et le non-catholicisme. Au XVIIe siècle, elle était à son apogée de puissance, exerçant un contrôle strict sur la vie religieuse et intellectuelle de l'Espagne. Les tribunaux de l'Inquisition étaient connus pour leur brutalité et leurs méthodes d'interrogatoire coercitives, souvent accompagnées de tortures physiques et mentales[125].

Expulsion des Morisques

Au XVIIe siècle, l'Espagne catholique était marquée par des persécutions religieuses généralisées dirigées principalement contre les non-catholiques, y compris les juifs, les musulmans convertis et les protestants. L'Inquisition espagnole était à son apogée de puissance, traquant et réprimant l'hérésie avec brutalité. L'expulsion des Morisques en 1609 et la persécution des Conversos étaient des exemples de cette répression religieuse. Les minorités religieuses étaient soumises à des restrictions et à des discriminations, avec des conversions forcées, des emprisonnements et des exécutions fréquentes. La lutte contre l'hérésie était une priorité pour l'Église et l'État Espagnol, contribuant à maintenir une société profondément catholique et à renforcer l'orthodoxie religieuse[126].

Aspects des traités de paix signés à Westphalie

Le duc d'Enghien à la bataille de Rocroi.

La guerre de Trente Ans, qui a ravagé l'Europe centrale de 1618 à 1648, a profondément affecté le paysage religieux du continent[127], marquant une période de conflits violents et de bouleversements politiques, sociaux et religieux[128].

En effet, Les négociations liées à la signature des traités de Westphalie ont eu un impact significatif sur le paysage religieux de l'époque[129], reflétant les tensions entre les différentes confessions chrétiennes en Europe. Les catholiques et les protestants, encore divisés, ont été contraints de négocier séparément[130], ce qui a conduit à des pourparlers tenus dans deux villes transformées en zones neutres, à Münster et à Osnabrück[131].

Dès le début, les négociations ont été marquées par des divisions profondes, avec les Provinces-Unies et la France d'un côté, et l'Espagne et le Saint-Empire romain germanique de l'autre[132]. Les pourparlers ont également opposé l'Empire suédois au Saint-Empire[133]. La proposition de la Suède de tenir les négociations dans ces deux villes neutres a été préférée par les belligérants par rapport à celle de la France, qui suggérait Hambourg et Cologne, jugées trop éloignées[134].

Les principaux acteurs religieux ont été impliqués dans ces négociations[135]. Les puissances catholiques étaient présidées par le nonce apostolique Fabio Chigi, tandis que la France, sous l'influence du Cardinal Mazarin, a joué un rôle central. Mazarin, en tant que principal conseiller de Louis XIV, a directement participé aux négociations, cherchant à obtenir des concessions favorables pour la France et à consolider le pouvoir monarchique[136]. Sous sa direction, la France a obtenu des gains territoriaux importants, renforçant ainsi sa position en Europe et affirmant son statut de grande puissance européenne[137].

Les trois traités finalement signés ont eu des répercussions majeures sur la carte politique et religieuse de l'Europe[138]. La Suède, les Provinces-Unies et la France ont été parmi les principaux bénéficiaires, avec des modifications territoriales importantes[139].

Du point de vue religieux, les traités ont consacré une reconnaissance officielle des trois confessions principales - catholique, luthérienne et calviniste - dans le Saint-Empire. Les princes ont conservé le droit d'imposer leur religion à leurs sujets, mais les traités ont également étendu la liberté religieuse aux calvinistes, en plus des luthériens[140]. De plus, les traités ont suspendu la juridiction ecclésiastique entre États catholiques et protestants, marquant ainsi une norme de non-ingérence dans les affaires religieuses des États[141].

Ces traités ont également posé les bases d'un nouvel ordre international, caractérisé par la reconnaissance mutuelle de la souveraineté des États sur leur territoire propre, l'interdiction de l'ingérence dans les affaires internes d'un État et un équilibre des puissances pour éviter l'émergence d'une superpuissance[142]. Cette conception de la souveraineté a perduré jusqu'à la guerre froide et reste une norme juridique moderne[143].

En conclusion, les négociations et les traités de Westphalie ont profondément influencé la scène politique et religieuse européenne, marquant le début d'une ère de reconnaissance mutuelle des États et de la séparation des affaires religieuses et politiques[144].

Cas de l'Europe des État souverains

Conflits religieux

La guerre de Trente Ans a été déclenchée en grande partie par des tensions religieuses entre les catholiques et les protestants, exacerbées par des rivalités politiques et territoriales. Au cœur du conflit se trouvait la lutte pour le contrôle politique et religieux des États allemands, où catholiques et protestants coexistaient souvent de manière précaire[145].

Conflits politiques et dynastiques

Les rivalités entre les maisons royales et les princes territoriaux ont souvent été motivées par des considérations religieuses, avec des alliances changeantes entre les différents acteurs en fonction de leurs intérêts politiques et confessionnels. Les catholiques, soutenus par des puissances telles que l'Espagne et l'Autriche, affrontaient les protestants, soutenus par des pays comme la Suède et la France[146].

Impact sur les populations

La guerre de Trente Ans a entraîné des souffrances indicibles pour les populations civiles, avec des destructions massives, des famines et des épidémies dévastatrices. Les conflits religieux étaient souvent brutaux, avec des actes de violence et de persécution commis au nom de la foi[147].

Traités de paix de Westphalie

La guerre de Trente Ans a pris fin avec les traités de paix de Westphalie en 1648, qui ont établi les principes fondamentaux de la souveraineté nationale et de la liberté religieuse en Europe. Ces traités ont reconnu la coexistence de différentes confessions religieuses et ont accordé une plus grande autonomie politique aux princes territoriaux[148].

Conséquences durables

La guerre de Trente Ans a laissé un héritage durable en Europe, marqué par des divisions religieuses et politiques persistantes. Elle a également contribué à l'affirmation des États-nations et à la naissance du concept de souveraineté nationale, jetant les bases du système politique moderne en Europe[149].

En résumé, la guerre de Trente Ans a été une période de conflits religieux majeurs en Europe, marquée par des souffrances indicibles pour les populations civiles et des bouleversements politiques durables. Ses conséquences ont été profondes et ont laissé une empreinte durable sur l'histoire européenne[150].

Conséquences de la Guerre de Trente-Ans pour le royaume de France

La guerre de Trente Ans a également eu un impact significatif sur le Royaume de France, bien qu'il n'ait pas été directement impliqué dans tous les aspects du conflit[151].

Contexte Religieux

Sur le plan religieux, la France était marquée par des tensions entre catholiques et protestants depuis les guerres de religion du XVIe siècle. Bien que le pays ait été officiellement catholique, il abritait une importante population protestante, notamment dans les régions du sud[152].

Participation au Conflit

La France a été impliquée dans la guerre de Trente Ans en soutenant les protestants allemands et hollandais contre les forces catholiques dirigées par l'Espagne et l'Autriche. Cependant, la participation française était également motivée par des intérêts politiques et territoriaux, avec le désir d'affaiblir la puissance de l'Espagne et de renforcer la position de la France en Europe[153].

Conséquences Internes

La guerre de Trente Ans a eu des répercussions internes en France, alimentant les conflits religieux et politiques. Les protestants français, ou huguenots, ont été persécutés de manière sporadique tout au long du conflit, culminant avec la révocation de l'Édit de Nantes en 1685 par Louis XIV, qui a mis fin à la tolérance religieuse et a entraîné une répression généralisée des protestants[154].

Consolidation du Pouvoir Royal

La guerre de Trente Ans a également contribué à la consolidation du pouvoir royal en France, avec Louis XIV émergeant comme un monarque absolu. La monarchie française a profité de l'affaiblissement de l'Espagne et de la dislocation du Saint-Empire pour étendre son influence en Europe et renforcer son contrôle sur les territoires frontaliers[155].

Traités de Paix

La France a joué un rôle de premier plan dans les négociations de paix qui ont mis fin à la guerre de Trente Ans avec les traités de Westphalie en 1648. Ces traités ont consacré la montée en puissance de la France en Europe et ont marqué le début de son ascension en tant que grande puissance continentale[156].

En résumé, la guerre de Trente Ans a eu des répercussions profondes sur le Royaume de France, alimentant les tensions religieuses et politiques internes tout en renforçant le pouvoir royal et la position de la France en Europe[157].

Cas de la révolte des Camisards à la fin du règne de Louis XIV

La révolte des Camisards, qui a éclaté à la fin du règne de Louis XIV, est un exemple significatif de résistance religieuse et politique en France au XVIIe siècle[158].

Contexte Religieux

La révolte des Camisards trouve ses racines dans les tensions religieuses persistantes en France, notamment la répression des protestants après la révocation de l'Édit de Nantes en 1685. Les Camisards étaient des protestants vivant dans les Cévennes, une région montagneuse du sud de la France[159].

Répression Religieuse

Après la révocation de l'Édit de Nantes, les protestants français ont été soumis à une répression sévère, avec des persécutions, des emprisonnements et des exécutions. Les Camisards ont refusé de renoncer à leur foi protestante et ont résisté aux tentatives du gouvernement de les convertir de force au catholicisme[160].

Révolte Armée

Face à la persécution, les Camisards se sont soulevés en armes contre le pouvoir royal, lançant une série d'attaques contre les autorités locales et les symboles du pouvoir catholique. Ils étaient dirigés par des chefs charismatiques tels que Jean Cavalier et Roland Laporte[161].

Répression Royale

Louis XIV a envoyé des troupes pour réprimer la révolte, déclenchant une violente répression contre les Camisards. Les combats ont été féroces, avec des massacres des deux côtés et des atrocités commises des deux côtés[162].

Fin de la Révolte

La révolte des Camisards a finalement été écrasée par les forces royales en 1704. Les leaders de la révolte ont été capturés ou tués, et les survivants ont été contraints à l'exil ou à la soumission forcée[163].

Héritage

La révolte des Camisards a laissé un héritage durable en France, symbolisant la résistance des minorités religieuses face à la persécution religieuse et à l'oppression politique. Elle a également souligné les divisions religieuses persistantes en France et la brutalité du régime de Louis XIV à l'égard de ses opposants[164].

En résumé, la révolte des Camisards à la fin du règne de Louis XIV est un exemple poignant de résistance religieuse et politique en France au XVIIe siècle, marqué par des tensions religieuses, des combats violents et une répression impitoyable de la part du pouvoir royal[165].

Impact de la Place de la Religion dans la Société Européenne du XVIIe siècle

Au XVIIe siècle, la place de la religion dans la société européenne a eu des conséquences profondes et variées, façonnant les mentalités, les institutions et les relations de pouvoir à travers le continent. Voici une longue synthèse des principales conséquences de l'impact de la religion[166] :

1. Tensions et Conflits Religieux: Les différences religieuses ont souvent été sources de tensions et de conflits, aboutissant à des guerres de religion majeures telles que la guerre de Trente Ans en Europe centrale et la guerre civile en Angleterre. Ces conflits ont divisé les sociétés et ont entraîné des souffrances considérables pour les populations[167].

2. Renforcement du Pouvoir Royal : Dans de nombreux pays, la religion a été utilisée comme un instrument de légitimation du pouvoir royal, renforçant ainsi l'autorité des monarques absolus. Les alliances entre les pouvoirs politiques et religieux ont souvent favorisé la centralisation du pouvoir et la consolidation des monarchies[168].

3. Influence Culturelle et Intellectuelle : La religion a exercé une influence majeure sur les domaines culturels et intellectuels, avec des débats théologiques et philosophiques qui ont façonné les idées de l'époque. Des penseurs tels que Blaise Pascal et Baruch Spinoza ont remis en question les dogmes religieux traditionnels et ont ouvert de nouvelles perspectives sur la spiritualité et la morale[169].

4. Répression et Persécution : Les périodes de tension religieuse ont souvent été marquées par la répression et la persécution des minorités religieuses. L'Inquisition, les expulsions de groupes religieux dissidents et les restrictions religieuses ont entraîné des souffrances pour ceux qui ne suivaient pas la religion dominante[170].

5. Évolutions Sociales : Malgré les tensions religieuses, le XVIIe siècle a également été le théâtre de profonds changements sociaux, économiques et démographiques. Les mouvements de Réforme et de Contre-Réforme, ainsi que les avancées scientifiques, ont contribué à redéfinir les rapports entre la foi et la raison, et entre l'Église et la société[146].

6. Héritage Moderne: Les tensions religieuses du XVIIe siècle ont laissé un héritage durable dans la société européenne, influençant les structures politiques, sociales et religieuses jusqu'à nos jours. Les principes de tolérance religieuse et de séparation de l'Église et de l'État ont émergé de ces conflits, façonnant les sociétés modernes en Europe et au-delà[171].

En résumé, la place de la religion dans la société européenne du XVIIe siècle a été complexe et multifacette, marquée par des tensions, des conflits, mais aussi par des moments de dialogue, de tolérance et de renouveau intellectuel. Ces dynamiques ont laissé une empreinte durable sur l'histoire européenne et ont contribué à façonner les sociétés modernes et les débats contemporains sur la religion et la laïcité[172].

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Bibliographie

Ouvrages sur Louis XIV

Ouvrages sur Philippe IV d'Espagne

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