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René de Quatrebarbes

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René de Quatrebarbes

René de Quatrebarbes, fils aîné de Lancelot de Quatrebarbes[1] et de Françoise de Cervon, marquis[réf. nécessaire] de la Rongère, chevalier, seigneur de Beauvais[2], généalogiste français du XVIIe siècle.

Famille

Armes des Quatrebarbes : de sable à la bande d'argent accompagnée de 2 cotices de même..

Originaire de la famille Quatrebarbes, d'ancienne chevalerie angevine, originaire du Poitou, il est l'auteur de l'Histoire généalogique de la maison de Quatrebarbes.

Les titres de noblesse qu'il présenta en 1635, comme procureur de son père, à M. de Bragelonne, avaient été particulièrement remarqués et loués par le commissaire.

René de Quatrebarbes, épousa le 7 décembre 1641 Jacqueline de Preaulx, morte en couches le 3 août 1656, mourut après 1662.

René de Quatrebarbes et Jacqueline de Preaulx ont un grand nombre d'enfants :

  • Jean XII, mort au berceau en 1643.
  • Hyacinthe Ier.
  • René-César, vicomte de la Rongère, qui, dès son enfance, sert dans la marine et s'y fait remarquer. A la Bataille de la Hougue, il commande un vaisseau de l'escadre du maréchal de Tourville[3]. Il meurt, jeune encore, à Toulon, en 1704, à la veille de parvenir aux grades les plus élevés de son arme.
  • Jean-Claude, mort jeune.
  • Philippe, présenté dans l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem en 1663[4], mort, à Malte, des suites d'un combat singulier, au retour, d'une caravanes.
  • Jacques, seigneur de la Brosse, enseigne de vaisseau.
  • Hélie II, connu sous le nom d'abbé de la Rongère.
  • Gilbert, seigneur de Beauvais, présenté dans l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem en 1669[4], mort sans alliance.
  • Suzanne, morte au berceau.
  • Jacqueline, et Angélique, l'une et l'autre religieuses.

Outre ces onze enfants, mentionnés dans la Généalogie de Quatrebarbes, René en a un autre, nommé Claude de Quatrebarbes, frère puiné d'Hyacinthe de Quatrebarbes, son frère aîné.

Biographie

Il marche sur les traces de ses ancêtres. Il sert, en qualité de volontaire en 1635 dans l'armée du cardinal de Lavalette, lors du siège de Mayence, où s'étaient enfermés Bernard de Saxe-Weimar et l'armée suédoise, après la mort de Gustave II Adolphe[5].

Il était, depuis plusieurs années, revenu à la Rongère où il avait recueilli l'héritage de son père, lorsque la Fronde se déclenche en Anjou. Le duc de Rohan, qui en était gouverneur, avait pris le parti du grand Condé. René de Quatrebarbes reste attaché au roi. Son cousin Zacharie, à cette même date, suivait Henri de la Trémoïlle et les Frondeurs.

Il reprend les armes sur une lettre de petit cachet que Louis XIV lui écrivit de Saumur, le priant de s'employer avec ses amis à rétablir la tranquillité en Anjou. Il ne quitte les armes qu'après la réduction d'Angers et de toute la province. La lettre de Louis XIV est datée du 12 février 1651.

Histoire généalogique

L'histoire généalogique des Quatrebarbes et de leurs alliés est une œuvre considérable, restée manuscrite et dont on connaît plusieurs copies du XVIIIe siècle : deux au château de la Sionnière, une à Angers ; celle de la Bibliothèque nationale de France se termine à l'année 1699, annotée par D'Hozier. En se rapportant surtout aux titres analysés par l'auteur, on y peut trouver et prendre beaucoup pour l'histoire des familles du Maine. M. de Quatrebarbes était en relation avec D'Hozier, comme l'atteste une volumineuse correspondance, et avec l'abbé Le Laboureur, auquel il dédia le premier livre de sa compilation. Le second livre, qui traite des Quatrebarbes de la Rongère, débute par ces mots adressés à l'abbé Jean-Jacques de Longueil : « Je ne me défends point d'un désir commun à tous les auteurs qui, considérant leurs travaux comme un effet de leur esprit, les chérissent d'une manière qui semble l'emporter sur l'amour naturel des enfants auxquels ils ont donné le jour. » L'auteur fait hommage du troisième livre concernant 42 familles alliées aux Quatrebarbes, à Jean-Claude de Préaulx, son beau-frère. La rédaction de René de Quatrebarbes s'arrête vers l'année 1660. Mais plusieurs articles furent continués brièvement par son fils et même par d'autres mains, après la mort de celui-ci (1703).

Dans l’Histoire généalogique de la maison de Quatrebarbes, il est fait deux fois allusion à la croisade de Mayenne. Ceux qui tiennent à innocenter Jean-Baptiste de Goué, pourraient être amenés à conclure de que ce travail a été terminé pour sa partie principale vers 1666, que l'événement mayennais de 1158 était connu avant Gilles Ménage (1683). Pourtant ce raisonnement ne vaut rien. Il n'existe aucune copie de la Généalogie de Quatrebarbes antérieure au XVIIIe siècle et toutes sont continuées, ou annotées, ou interpolées jusqu'à cette époque.

Source

  • « René de Quatrebarbes », dans Dictionnaire historique, topographique et biographique de la Mayenne [détail des éditions] [lire en ligne] 
  • Catalogue des chevaliers de Malte, appelés successivement chevaliers de l'ordre militaire et hospitalier de Saint-Jean de Jérusalem, de Rhodes et de Malte, 1099-1890, Paris, Alp. Desaide,  

Notes et références

  1. Homme de grand esprit et d'un jugement admirable, il épousa en 1606 Françoise de Cervon, rétablit la fortune de sa maison et mourut le 29 janvier 1638.
  2. Situé à Changé.
  3. Pour être connu de plus loin, il avait marqué d'une croix de Malte la voile de son petit hunier. Engagé, presque seul, au milieu de la flotte anglaise, il parvient, malgré le feu terrible de l'ennemi, à sauver son vaisseau tout criblé de boulets et mérita les éloges des deux armées.
  4. 4,0 et 4,1 de La Roque, 1891, col. 197
  5. Il se fait une grande réputation de bravoure, étant toujours un des premiers à faire le coup de sabre et de pistolet. Dans une de ces rencontres, son cheval ayant été tué sous lui, il tomba au milieu de la mêlée et fut délivré par les siens au moment où il allait être fait prisonnier.

Voir aussi

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