Sarah Pachoud

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Sarah Pachoud
Portrait de Sarah Pachoud au Festival de Cannes en 2025.
Sarah Pachoud au Festival de Cannes 2025.
Nationalité Française
Profession Actrice
Films notables Qui brille au combat
Séries notables Le Signal – 149 kHz
Traqués

Sarah Pachoud est une actrice française. Venue du cirque et passée par la cascade avant de se consacrer au jeu[1], elle se fait particulièrement remarquer en 2025 dans Qui brille au combat, premier long métrage réalisé par Joséphine Japy, où elle incarne Bertille, une adolescente atteinte d'un handicap sévère. Présenté en séance spéciale au Festival de Cannes 2025[2], le film lui vaut, avec Angelina Woreth, le prix de la Révélation au Festival 2 Cinéma de Valenciennes[3]. Elle est ensuite choisie parmi les seize Révélations féminines de l'Académie des César pour 2026[4].

En 2026, elle tient également l'un des rôles principaux de la série fantastique Le Signal – 149 kHz, adaptée de Maxime Chattam, puis joue dans le thriller Traqués aux côtés de Benoît Magimel et Mélanie Laurent[5],[6].

Parcours

Du cirque aux premiers rôles

Sarah Pachoud commence sa pratique artistique comme circassienne, avant de travailler pour le cinéma comme doublure cascade[1],[7]. Sa fiche professionnelle mentionne ensuite une formation à l'École Jacques-Lecoq, aux Ateliers d'Amélie et dans le cadre de cours de théâtre à Paris[8]. Cette expérience corporelle reste au centre de son travail d'interprétation : elle explique notamment s'intéresser à ce que le corps peut exprimer indépendamment du texte[9].

Son agence la crédite dans la série Netflix La Révolution en 2020[8]. Au début des années 2020, elle obtient plusieurs rôles à la télévision : Angèle dans le téléfilm Boomerang de Christian François, Léa dans la sixième saison de Sam, Nina dans Marion, puis Émilie Robin dans Balthazar et Ludivine dans la deuxième saison de L'École de la vie[10]. Elle apparaît aussi dans la série Les Enfants sont rois, mise en scène par Sébastien Marnier[8].

Au cinéma, elle interprète Emily dans le film d'horreur américain La Nonne : La Malédiction de Sainte-Lucie en 2023, puis Marion dans Paternel de Ronan Tronchot[10]. Ce dernier film figure parmi les longs métrages éligibles aux César 2025 dans lesquels l'Académie recense son interprétation[11].

Qui brille au combat

En 2024, Sarah Pachoud est choisie pour incarner Bertille dans Qui brille au combat, récit largement inspiré de l'histoire familiale de Joséphine Japy et de sa sœur cadette, elle-même lourdement handicapée. La réalisatrice explique avoir d'abord envisagé de confier le rôle à une jeune femme en situation de handicap, avant d'y renoncer parce qu'elle ne pouvait s'assurer du consentement de candidates non verbales. La directrice de casting Sandie Galan Perez lui présente alors Pachoud ; sa formation circassienne et son expérience de cascadeuse, qui lui donnent une maîtrise particulière du mouvement, comptent dans ce choix[7].

Le personnage ne parle pas et communique principalement par le regard, les gestes, les sons et les mouvements. Pour préparer le rôle, Pachoud mène des recherches sur le syndrome de Phelan-McDermid, diagnostic posé dans le film, ainsi que sur d'autres troubles proches. Elle rencontre la véritable Bertille et travaille en amont avec Angelina Woreth, qui joue sa sœur Marion, afin de construire une relation passant largement par le contact physique et les gestes du quotidien[7],[9]. Elle décrit cette préparation moins comme une imitation que comme une recherche continue sur la manière dont Bertille perçoit et exprime ses émotions[7].

Présenté à Cannes en mai 2025 avant sa sortie française à la fin de l'année, le film attire notamment l'attention sur son interprétation. Télérama la qualifie d'« impressionnante »[12], tandis que Première parle d'une « révélation époustouflante »[13]. Au Festival 2 Cinéma de Valenciennes, elle reçoit avec Angelina Woreth le prix de la Révélation pour le film[3].

À l'automne 2025, le Comité Révélations de l'Académie des César la retient parmi seize actrices dont la liste est transmise aux votants pour les aider dans leur choix du César du meilleur espoir féminin[4]. Cette sélection ne constitue pas une nomination au César : la liste officielle publiée en janvier 2026 retient cinq autres comédiennes dans cette catégorie[14].

Télévision et projets récents

En janvier 2026, Sarah Pachoud interprète Camille Dormeuil dans Le Signal – 149 kHz, série en six épisodes créée par François Uzan d'après le roman de Maxime Chattam et réalisée par Karim Ouaret et Slimane-Baptiste Berhoun. Elle y joue une adolescente passionnée de sciences qui, après l'installation de sa famille sur une île bretonne fictive, enquête sur des perturbations électromagnétiques et des phénomènes inexpliqués[5],[15]. Le Parisien salue particulièrement sa prestation, estimant qu'elle « crève l'écran » dans ce rôle[16].

En mars de la même année, elle retrouve Mélanie Laurent à l'écran dans Traqués, thriller en six épisodes réalisé par Cédric Anger et Guillaume Renusson et diffusé sur Apple TV, où elle tient le rôle d'Estelle[6],[10]. La série, d'abord annoncée pour décembre 2025 puis déprogrammée, est finalement lancée le 4 mars 2026[17].

Sa fiche d'agence mentionne par ailleurs en 2026 la quatrième saison d'Amours solitaires, réalisée par Louise Condemi pour Arte, le court métrage L'Ascension de Joël Curtz et le long métrage 14 Juillet de Nicolas Boukhrief[8].

Filmographie

Cinéma

Longs métrages

  • 2023 : La Nonne : La Malédiction de Sainte-Lucie de Michael Chaves : Emily[10]
  • 2024 : Paternel de Ronan Tronchot : Marion[11]
  • 2025 : Qui brille au combat de Joséphine Japy : Bertille Roussier[11]
  • 2026 : 14 Juillet de Nicolas Boukhrief[8]

Courts métrages

  • 2025 : Vampires sous pression d'Estelle Favant : Max[1]
  • 2026 : L'Ascension de Joël Curtz[8]

Télévision

  • 2020 : La Révolution — série Netflix[8]
  • 2022 : Boomerang de Christian François : Angèle — téléfilm France 2[10]
  • 2022 : Sam, saison 6 : Léa[10]
  • 2022 : Marion, saison 1 : Nina[10]
  • 2023 : Balthazar, saison 5 : Émilie Robin[10]
  • 2023 : L'École de la vie, saison 2 : Ludivine[10]
  • 2024 : Les Enfants sont rois de Sébastien Marnier[8]
  • 2026 : Le Signal – 149 kHz de Karim Ouaret et Slimane-Baptiste Berhoun : Camille Dormeuil[15]
  • 2026 : Traqués de Cédric Anger et Guillaume Renusson : Estelle[10]
  • 2026 : Amours solitaires, saison 4, de Louise Condemi — Arte[8]

Distinctions

  • 2025 : Festival 2 Cinéma de Valenciennes — prix de la Révélation, partagé avec Angelina Woreth, pour Qui brille au combat[3].
  • 2026 : Révélations de l'Académie des César — sélection pour Qui brille au combat[4].

Notes et références

  1. ↑ 1,0 1,1 et 1,2 « Sarah Pachoud : sa biographie », sur AlloCiné (consulté le ).
  2. ↑ « Qui brille au combat : Joséphine Japy filme l'intime sans pathos », sur Festival de Cannes, (consulté le ).
  3. ↑ 3,0 3,1 et 3,2 « Palmarès fictions 2025 », sur Festival 2 Valenciennes, (consulté le ).
  4. ↑ 4,0 4,1 et 4,2 « Les Révélations 2026 », sur Académie des César (consulté le ).
  5. ↑ 5,0 et 5,1 « Le Signal – 149 kHz : une nouvelle série adaptée de Maxime Chattam », sur Gaumont, (consulté le ).
  6. ↑ 6,0 et 6,1 « Traqués », sur Apple TV Press (consulté le ).
  7. ↑ 7,0 7,1 7,2 et 7,3 « Qui brille au combat — dossier de presse » [PDF], sur Ciclic, (consulté le ).
  8. ↑ 8,0 8,1 8,2 8,3 8,4 8,5 8,6 8,7 et 8,8 « Sarah Pachoud », sur UBBA (consulté le ).
  9. ↑ 9,0 et 9,1 « « Qui brille au combat » : rencontre avec Sarah Pachoud et Angelina Woreth », sur France TV & Vous (consulté le ).
  10. ↑ 10,00 10,01 10,02 10,03 10,04 10,05 10,06 10,07 10,08 et 10,09 « Sarah Pachoud : filmographie », sur AlloCiné (consulté le ).
  11. ↑ 11,0 11,1 et 11,2 « Sarah Pachoud », sur Académie des César (consulté le ).
  12. ↑ Guillemette Odicino, « « Qui brille au combat », de Joséphine Japy : notre critique », sur Télérama, (consulté le ).
  13. ↑ Thierry Chèze, « Qui brille au combat : les beaux débuts de réalisatrice de Joséphine Japy [critique] », sur Première, (consulté le ).
  14. ↑ « Nominations César 2026 — liste officielle » [PDF], sur Académie des César, (consulté le ).
  15. ↑ 15,0 et 15,1 « Le Signal 149 kHz, saison 1 : casting », sur AlloCiné (consulté le ).
  16. ↑ Sandrine Bajos, « « Le Signal – 149 kHz » sur Novo 19 : une adaptation diabolique et captivante du best-seller de Maxime Chattam », sur Le Parisien, (consulté le ).
  17. ↑ Edouard Orozco, « Traqués est sauvée : la série avec Benoît Magimel sera bien diffusée sur Apple TV », sur Première, (consulté le ).

Liens externes

Article publié sur Wikimonde Plus

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