Sleepy Joe

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Sleepy Joe (Joe endormi en français) est un surnom humoristique pour le président des États-Unis Joe Biden inventé et utilisé par l'ancien président américain Donald Trump, qui est devenu un mème Internet. Il est apparu après une série de mèmes médiatiques où Biden se serait endormi lors d'une interview télévisée. Le surnom fait allusion à la possible incapacité physique et mentale de Biden à occuper le poste de président des États-Unis.

L'histoire

Le surnom est apparu au plus tôt en 2019. Le 25 avril, le président américain Donald Trump a tweeté : "Bienvenue dans la course, Sleepy Joe". Biden a répondu en qualifiant Trump de "clown"[1]. Pendant la course de 2020, y compris les débats finaux de la campagne, Trump a généralement trollé son adversaire Biden à plusieurs reprises, l'appelant "Joe endormi"[2].

En juin 2020, des rapports ont fait surface selon lesquels Trump avait récemment demandé à des conseillers s'il devait s'en tenir à son surnom actuel pour Biden, "Sleepy Joe", ou essayer de trouver un autre surnom, tel que "Swampy Joe" ou "Creepy Joe". Trump n'était pas convaincu que "Sleepy Joe" était particulièrement "dangereux", certains de ses conseillers étaient d'accord et l'ont exhorté de cesser d'utiliser le surnom. Dans un tweet, Trump a essayé une autre variante pour diaboliser Biden : "Corrupteur Joe"[3].

Analyses

Le surnom « Sleepy Joe » (« Joe l'endormi ») est un anthroponyme péjoratif et un surnom humoristique. Il est utilisé par Trump pour créer une "frontière politique d'antagonisme contre Biden"[4]. L'adjectif "endormi" montre également le même processus de modification du nom "Joe Biden" d'une manière politique plutôt que sémantique ou pragmatique. L'expression « Joe Biden endormi » n'est pas une référence au fait que Joe Biden est encore endormi à cause du manque de sommeil, mais c'est la structure de base de l'antagonisme qui crée le sens "Joe Biden n'est pas digne d'être président des États-Unis"[4][style à revoir][pas clair]. Cette forme de construction du sens politique et antagoniste est commune aux différentes structures de base des antagonismes du discours politique de Trump. Dans son discours antagoniste, Trump démontre un processus de contrôle cognitif[5].

Voir également

  • Liste des surnoms utilisés par Donald Trump

Notes et références

  1. (en) John Haltiwanger, « Joe Biden has a new nickname for Trump after the president called him 'Sleepy Joe' », The Insider,‎ (lire en ligne, consulté le )
  2. (en) Emily Manis, « Study indicates that Donald Trump's 'Sleepy Joe' nickname for Biden was only effective among Trump's supporters », PsyPost, (consulté le )
  3. (en) Ashley Parker, Robert Costa et Josh Dawsey, « Some Trump allies push for campaign shake-up to revive president’s imperiled reelection bid », The Washington Post,‎ (lire en ligne)
  4. 4,0 et 4,1 Anggraini, Sawirman, Marnita 2021, p. 67.
  5. Anggraini, Sawirman, Marnita 2021, p. 67—68.

Travaux

  • (en) Tyler Johnson, « Sleepy Joe? Recalling and Considering Donald Trump's Strategic Use of Nicknames », Journal of Political Marketing, vol. 20, nos 3-4,‎ , p. 302–316 (DOI 10.1080/15377857.2021.1939572, lire en ligne)
  • (en) Ico Maly, The Army for Trump and Trump’s war against Sleepy Joe, Tilburg University, [lire en ligne] 
  • (en) Gary D. Bond, Lassiter F. Speller, Lauren L. Cockrell et Katelynn G. Webb, « 'Sleepy Joe' and 'Donald, King of Whoppers': Reality Monitoring and Verbal Deception in the 2020 U.S. Presidential Election Debates », Psychological Reports, SAGE Publishing,‎ , p. 1–4 (DOI 10.1177/00332941221105212, lire en ligne)
  • (en) Gibreel Sadeq Alaghbary, « Looting leads to shooting: A pragma-dialectical analysis of President Trump's argumentative discourse on Floyd's death », Journal of Language and Linguistic Studies, JLLS, vol. 16, no 4,‎ (ISSN 1305-578X, DOI 10.17263/jlls.851011, lire en ligne)
  • (en) Rini Anggraini, Sawirman Sawirman et Rina Marnita, « The Structures of Trump's Political Discourse », Indonesian Journal of Language Teaching and Linguistics, vol. 6, no 1,‎ , p. 55–72 (DOI 10.30957/ijoltl.v6i1.650, lire en ligne)

Article publié sur Wikimonde Plus

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