Suicide vu par l'enfant selon la psychanalyse

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Le Suicide vu par l'enfant selon la psychanalyse se manifeste de plusieurs manières : l'exposition à un enfant ou un parent suicidaire et le deuil après suicide, étudiés notamment par Marie-Frédérique Bacqué et Cécile Paesmans.

Le suicide au risque de la psychanalyse

Jacques Lacan

Dans sa Leçon du 12 février 1958, Jacques Lacan[1],[2] développe l'idée que l'enfant non désiré par sa mère a une irrésistible pente au suicide. Selon lui, plus l'enfant cherche à sortir de cette chaîne signifiante plus il s'y inscrit. Par le suicide, il devient signe éternel à la beauté horrifique et contagieuse. Serge Lebovici signale le goût de l'enfant pour les conduites ordaliques d'essai, pas tant le résultat d'une dépression que d'un jeu avec la violence et avec la mort, de conduites suicidaires aux conduites de mutilations du corps, troubles de l'appétit, anorexie, boulimie, toxicomanie, goût dangereux pour l'utilisation des véhicules rapides[3].

Suicide et Religion

  • Suicide en Asie

Huo Datong, parle de la détresse hallucinatoire de la jeunesse chinoise dont l'idéogramme figuratif, provoque une contiguïté du symbolique et de l'imaginaire[4]. Dans la suite de la leçon V, Jacques Lacan parle de la langue japonaise et de la lettre, l'« On'yomi » et le « Kun'yomi ». « C'est la lettre et non pas le signifiant qui fait appui de signifiant » qui change le statut du sujet : le référant fondamental n'est plus seulement le signifiant[5],[6].

  • Suicide en Islam
Fethi Benslama au 21e Maghreb des Livres (Paris, 7 et 8 février 2015)

Fethi Benslama s'interroge sur le dérèglement entre le réel et les formes symboliques des extrémismes de l'Islam, comme l'affirmation coranique selon laquelle Allah n'est pas le père, où les personnages centraux sont des fils, considérés comme adultes à l'âge de quinze ans, induisant un refoulement de la mère[7] et Vamik Volkan, sur les enfants-martyrs dans le conflit israélo-palestinien, choisis éduqués, tout puissants et narcissiques dont l'identité est perturbée par la recherche d'un élément externe à internaliser, pour stabiliser leur monde interne, souvent une méthode d'enseignement qui force l'identité d'un groupe, ethnique ou religieux, dans les fissures de l'identité individuelle endommagée ou subjuguée de la personne.

  • Suicide dans la bible
Le roi Saül et le prophète Samuel.

Le péché originel explique l'angoisse du manque symbolique, pendant la castration. Eve, en devenant simple mortelle, est la mère du suicide ; Cain, Abel et Seth, les premiers enfants endeuillés par un suicide virtuel. Abel, berger nomade favori de Dieu, ne travaille pas, frappé de sidération obsessionnelle qui annonce son suicide virtuel symbolisé par la main de Cain, qui annonce Abraham et Pilate. La violence disruptive du sédentaire Cain, arrive par court circuit, due à sa patrimonialisation toute-puissante et maniaque d'être le fils de Dieu. Leur forclusion du nom-du-père entraine le surgissement du Grand Autre qui les condamne. Seth, dont le nom signifie fondation est le premier enfant endeuillé par le suicide qui va vaincre son destin. La bible parle du désir d'en finir assouvi de Judas, Samson et Saul, et refoulé d'Elie, Jonas et Jérémie, mais tous meurent sans descendance. Gérard Huber, dit que Freud, voit la circoncision comme une castration et une cause de l'antisémitisme chrétien, dont le Mont du Temple où était récité le Nom de D.ieu et le Mur des Lamentations sont le symbole.

Complexes familiaux

Jacques Lacan reprend les notions de Réel, symbolique et imaginaire pour analyser les complexes familiaux.

  • Complexe d'Œdipe
Œdipe (à droite) et le Sphinx (mythologie grecque) (au milieu) accompagnés du dieu Hermès (à gauche).

Le stade de la Castration est un manque symbolique (comprendre Dette symbolique : reconnaissance de l'héritage de nos ancêtres dont le péché originel est une tentative d'explication de l'angoisse qu'elle procure) d'objet imaginaire, dont l'agent est le père réel.

  • Complexe d'intrusion

Le stade de la Frustration est un manque imaginaire d'objet réel (sein maternel), dont l'agent est la mère symbolique[8]. L'Angoisse de morcellement entraine fétichisme et addiction, définis par la recherche du manque entrainant réification (traitement du sujet comme un objet, instrumentalisation).

Pour Jacques Lacan, le dédoublement ainsi ébauché dans le sujet, c'est l'identification au frère qui lui permet de s'achever : elle fournit l'image qui fixe l'un des pôles du masochisme primaire. Ainsi la non-violence du suicide primordial engendre la violence du meurtre imaginaire du frère[1],[9].

Pour Gérard Mevel : Le complexe d'intrusion est excessif dans la gémellité", "comme dans une fratrie suffisamment rapprochée (en règle générale de moins de 18 mois). dit René Zazzo[10]. Helmut von Bracken dit : "Il y aurait alors un "ministre des affaires extérieures" qui gere la communication" et un "ministre des affaires intérieures" qui dirige la sphère privée.

  • Complexe de sevrage
Lucien Febvre

Le stade de la Privation est un manque (comprendre Trou) réel d'objet symbolique (phallus), dont l'agent est le père imaginaire. Le signifiant, forclos, provoque perversité et psychose[11]. C'est le passage de la vie parasitaire vers l'ablactation.

Dans le tome VII de l'encyclopédie de Lucien Febvre, Lacan nous dit que la tendance à la mort est vécue par l'homme comme objet d'un appétit que lui donne le sevrage, et se révèle dans des suicides très spéciaux qui se caractérisent comme non violents, sous la forme orale du complexe : grève de la faim de l'anorexie mentale, empoisonnement lent de certaines toxicomanies par la bouche, régime de famine des névroses gastriques[12].

Pour Pascal Fugier, la séparation prématurée est facteur de mort qu'on retrouve dans les pratiques symboliques comme la sépulture et les nostalgies de l'humanité : suicides, toxicomanies et anorexies[13].

Manque d'objet virtuel

Serge Tisseron en janvier 2014.

Sylvain Missonnier et Serge Tisseron s'interrogent sur la relation d'objet virtuel, (ROV, qui ne s'oppose pas au réel mais à l'actuel), constitution du lien biopsychique qui s'établit en prénatal entre les (re)devenants parents et celui que je nomme "l'enfant du dedans" qui annonce transitionnalités et transformations[14] chez l'enfant non désiré qui a 3 fois plus de chance d'être suicidaire[15],[16]. Le suicide, est actualisation d'un manque d'objet virtuel ; et le virtuel, manque actuel d'objet symbolique, visage actuel de cette longue histoire où l'ont précédé le dessin, la peinture, la photographie, le cinéma muet puis sonore, la simulation numérique puis la réalité virtuelle.

Dans le Crépuscule des idoles, Divagations d'un inactuel, Friedrich Nietzsche voit la mort choisie librement, la mort en temps voulu, avec lucidité et d'un cœur joyeux, accomplie au milieu d'enfants et de témoins, alors qu'un adieu réel est encore possible, alors que celui qui nous quitte existe encore et qu'il est véritablement capable d'évaluer ce qu'il a voulu, ce qu'il a atteint, de récapituler sa vie.

Dans la saga Star Wars, Shmi Skywalker ne pouvant rien dire du père d'Anakin Skywalker, il témoigne d'une forme de Forclusion du nom du Père, qui l'investit comme un objet-secours-sauveur et contre laquelle il ne peut pas diriger ses ressentiments. Cette mère trop aimante ne semble pas avoir été complétée par un Père qui puisse médiatiser le rapport d'Anakin à sa mère.[17],[18],[19] La mort de Shmi, la perte de toute-puissance d'Anakin, sa tentative de cicatrisation, le risque d'effondrement psychique immobilisé par gèle par la mise en place d'un fonctionnement pervers le conduit vers une agonie primitive, une terreur agonistique, un court-circuit et un collapsus topique[20]. Selon Arthur Leroy[21], Dark Vador s'est enveloppé de sa peur initiale et, par son apparence, la fait partager aux autres. L'absence de tranmission devenue démission du personnage suicidaire questionne sa relation à sa descendance,

Le logo de Star Wars

L'enfant endeuillé par suicide (EES)

Cecile Paesmans nous dit : "Si la littérature consacrée au deuil est abondante, le deuil après suicide, en particulier chez l'enfant, est un sujet a ce jour peu abordé dans la littérature scientifique, voire même inexistant, au vu de nos recherches, dans la littérature systémique[22]. Ces endeuillés ont le plus besoin d'aide et de soutien et en général, en reçoivent le moins (…) victimes de stigmatisation sociale et sentiment de culpabilité qui entraine une culture du secret, dit Michel Hanus. Le deuil inhibé sans réaction apparente entraine, a posteriori, des troubles somatiques, dans le cas des enfants endeuillés par le suicide dit Christophe Fauré.

Serge Lebovici dit que : le sort souvent dramatique d'enfants ayant assisté à la mort violente d'un de leurs parents (…) sont terriblement touchés sur le plan de leur avenir psychiatrique. Le suicide d'un des parents est souvent considéré comme un événement honteux qu'il faut cacher. Bien entendu les enfants connaissent rapidement la cause de la mort du suicidé et s'installe ainsi un lourd secret de famille qui pèse là encore sur les conditions de vie.

Analyse epigénétique

Marie-Frédérique Baqué

Dans Suicide maternel et psychanalyse, Marie-Frédérique Bacqué[23], constate chez l'enfant endeuillé un système de pare-excitation déficient, provoquant un sentiment agressif d'abandon et un fonctionnement limite de la personnalité ne permettant pas d'atteindre la castration mais l'entrainant vers une pente suicidaire, non pas par identification mais pour rechercher la mêmeté ou l'indifférenciation, jusqu'à devenir greffon salvateur, bébé antidépresseur et parfois jusqu'à la stérilité psychogène. Pour Geneviève Delaisi de Parseval, le désir d'avoir un enfant chez les hommes, leur permet de s'assurer de leur fécondité, se démarquer de leur propre père ou médiatiser un deuil[24]. » La grossesse et l'interruption ont la même fonction symbolique : un inconcevable[25],[26] ; en somme une pure contingence.

Dans le livre, De Ferenczi à Winnicott : le « nourrisson savant » et le faux self, Charlotte de Parseval[27], fait un parallèle entre les concepts de Faux self de Winnicott, de Nourrisson savant de Ferenczi, et de Personnalité comme si d'Hélène Deutsch par crainte de l'effondrement du à un traumatisme narcissique précoce d'empiètement qu'il ne peut modifier de façon alloplastique (en modifiant son environnement). En se transformant de façon autoplastique, tendance à la désorganisation inhibée par un clivage narcissique défensif et mutilant, son hypermaturation intellectuelle peut devenir prostitution de l'intellect masquant sa déprivation et son amaturité cachée s'appuyant sur l'introjection mimétique de son parent. L'enfant thérapeute devient alors, selon Jean-Francois Rabain un Bébé météo à ne pas confondre avec le Bébé-médicament.

Résilience et Réification

Georg Lukacs

Pour Boris Cyrulnik, la Résilience permet de revenir d'un état de stress post traumatique mais décèle aussi un pente vers le suicide chez l'enfant, souvent assimilée à un accident, due à une carence plus importante en Sérotonine ou à un environnement anxiogène, qui l'interroge sur l'influence épigénétique des symptomes[28],[29]. Jean-Charles Bouchoux[30] voit dans le cinéma de la réification de Maiwenn des mécanismes d'Identification projective propre à la Perversion narcissique.

Georg Lukacs associe la réification (traitement du sujet comme un objet) au suicide comme pur acte précurseur pour devenir philosophe, Guy Debord, en transformant la Société du spectacle, pour qui La perfection du suicide réside dans son ambiguïté et Jean Baudrillard à la Société du Suicide.

Auto-réification et Auto-engendrement

Axel Honneth

Axel Honneth s'interroge sur le concept d'auto-réification[31],[32]. On pense au smartphone, au Pad Bloomberg, à la deuxième peau des mannequins-chrysalides sans désir réel, auto-érotisés et narcissiques, aux casques des Daft Punk ou de Winslow Leach dans Phantom of the Paradise rappellant le masque dans le concept de Persona chez Carl Jung, de Faux Self chez Donald Winnicott et de transhumanisme chez Ray Kurzweil.

Marion Haza voit dan le graffiti une "désaffiliation provisoire" sans rémunération et contre amende, du nom-du-père, père symbolique ou père mort, sur le mur, peau symbolique, dit Martine Lani-Bayle[33],[34]. Le champ lexical du Street art se retrouve aussi dans les réseaux sociaux, où l'on Tag des photos, sur Snapchat ou Instagram ; où l'on écrit sur le Mur de quelqu'un comme sur Myspace, Facebook ou Twitter et où l'on vandalise (troller ou toyer) une page Wikipedia. Christophe Bormans nous dit : En s'autographiant par la mise en scène d'un fantasme d'auto-engendrement, en surinvestissant sa signature, (…) son oraison funebre et son ex voto puisque comme dit Lacan, "c'est aussi bien, comme désir de mort en effet que l'homme s'affirme pour les autre que dans l'ambiguité vitale de son désir immédiat[35].

Médiatisation des EES

Personnages endeuillés par suicide

Liens externes

Voir aussi

Notes et références

  1. Revenir plus haut en : 1,0 et 1,1 Article Lacan sur Bibliotherapie
  2. Autres écrits, p. 542), Paris, PUF, 2001
  3. La mort chez l'enfant. Point de vue d'un pédopsychiatre, Serge Lebovici
  4. Huo Datong : La Chine sur le divan, Cairn
  5. Seminaire RSI de Jacques Lacan, All Provence
  6. Dictionnaire de la psychanalyse: 3e édition, d'Elisabeth Roudinesco, Michel Plon
  7. À propos du livre de Fethi Benslama, Déclaration d'insoumission à l'usage des musulmans et de ceux qui ne le sont pas, Cairn
  8. Castration, Frustration et Privation. Une lecture du séminaire IV, « La relation d'objet » Par Jean-Jacques Gorog, Edupsi
  9. L'Enigme du suicide à l'adolescence, Annie Birraux, Philippe Givre, Clinique des suicides lents et non villents. La tendance a la mort comme objet d'appetit
  10. Fratrie, gémellité, folie à deux : comment devient-on thérapeute de famille ?, Cairn
  11. Cramponnement, attachement et complexe de sevrage. Hermann et Bowlby avec Lacan. L'exemple des addictions, Cairn
  12. Circonstances et objets de l'activité psychique, AEJCPP
  13. Jacques Lacan, Les complexes familiaux dans la formation de l'individu.Essai d'analyse d'une fonction en psychologie, Revue Interrogations
  14. De l'idéal virtuel à l'autre réel, Cairn
  15. [1], Cairn
  16. Children of Suicide Victims Are Vulnerable, The New York Times
  17. Star Wars au risque de la psychanalyse, Dark Vador, adolescent mélancolique ?, Cairn
  18. Starwars : la chute du côté « obscure » de la Force, Psychologie Numérique
  19. Vador chez le psy, Sciences Humaines
  20. Star Wars, Psychologie Numérique
  21. Retour aux sources de la mythologie Star Wars, France Inter
  22. Enfants endeuillé par le suicide, Cairn
  23. Suicide Maternel et psychanalyse, Cairn
  24. La Part du père de Geneviève Delaisi de Parseval. (Points Essais, Seuil, 2004).
  25. Interruption volontaire de grossesse : la dynamique du sens de Bernadette Rondot-Mattauer. (Erès, 2003).
  26. Les enjeux inconscients de l'IVG, Psychologies
  27. De Ferenczi à Winnicott : le « nourrisson savant » et le faux self, Cairn
  28. Le suicide des enfants, «un phénomène sous-estimé», Le Parisien
  29. Premiere etude sur ls suicide des enfants, Le Figaro
  30. "Mon Roi" de Maïwenn: Comment échapper au pervers narcissique ?, The Huffington Post
  31. Le concept de réification comme absence et oubli, Implications philosophiques
  32. Honneth: La réification comme oubli de la reconnaissance, Revue Mitwelt
  33. Le psychologue à l'écoute des adolescents tagueurs, SEJED
  34. Scarifications et « représentation de peau », Cairn
  35. Psychologie de la violence, de Christophe Bormans, 2004
  36. À travers les livres, Cairn
  37. Max Linder, l'histoire tragique d'un génie comique sauvé par sa fille, Telerama
  38. JANE FONDA EXPLIQUE POURQUOI SA MÈRE S'EST SUICIDÉE, Closer
  39. THE OTHER ARBUS, Tabletmag
  40. BORIS EUSTACHE : SUIS-JE LE GARDIEN DE MON PÈRE ?, Revue Zinzolin
  41. Interview d'Emilie Deleuze – “Regarde ces ciels”, Les Inrockuptibles
  42. Sa vie à lui, enfin, Le Monde
  43. Stanislas Merhar évoque avec pudeur le suicide de son père, Pure People
  44. SURVIVRE À DES PARENTS TERRIBLES (DEUXIÈME PARTIE), Paris Match
  45. LOLA DEWAERE : "JE CONSIDÈRE LE SUICIDE DE MON PÈRE COMME UN ABANDON", Closer
  46. Dimitri Rassam, fils de Carole Bouquet : Le producteur précoce se dévoile, Purepeople
  47. LE SIXIÈME SENS, Libération
  48. Nature et éducation chez Durkheim, Cairn
  49. La petite maison dans la prairie : Melissa Gilbert révèle que son père s'est suicidé, Telestar
  50. Faut-il être fou pour écrire une série géniale?, Slate
  51. Olivier Delacroix raconte comment il a surmonté la mort de son fils et le suicide de son père, Voici
  52. 'Hold on to hope, faint though it may be': Robin Williams's daughter Zelda posts moving message year after father's suicide, Dailymail
  53. 'Why did mommy die?': The heartbreaking question asked by Anna Nicole Smith's daughter Dannielynn, Dailymail
  54. Erwin Rommel : son fils révèle les détails de sa mort, Atlantico
  55. Les enfants de Pierre Brossolette témoignent, Le Nouvel Observateur
  56. La thèse du suicide de François de Grossouvre contestée, Le Nouvel Observateur
  57. Tricky: 'I can still be really dark in my mind', The Guardian
  58. Frances Bean Cobain évoque son père Kurt et Nirvana pour la première fois, BFMTV
  59. Bertrand Cantat : Ses enfants souffrent énormément, ses beaux-parents reviennent, Purepeople
  60. Une "Étoile polaire" pour Sara Forestier et Zabou Breitman, Allociné
  61. The Wrestler - Official Trailer, Youtube
  62. Mort d'un silence, Babelio
  63. Falaises, Babelio

Article publié sur Wikimonde Plus

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