Zaouïa de Sidi Amar Cherif

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Zaouïa de Sidi Amar Cherif

Zaouïa de Sidi Amar Cherif à Sidi Daoud en 2017 avant sa rénovation.
Identité
Devise Zaouïa Qadiriyya - Rahmaniya
Histoire et statut
Fondation 1745
Type Zaouïa Soufie Sunnite Malikite
Administration
Tutelles Ministère des Affaires religieuses et des Wakfs,
Référence religieuse algérienne,
Zaouïas en Algérie
Études
Formation Islam, Tawhid, Coran, Sunna, Hadîth, Charia.
Options Sunnisme, Acharisme, Malikisme, Soufisme Junaydi.
Langues Arabe, Tamazight.
Localisation
Pays Drapeau de l'Algérie Algérie
Site web marw.dz
Coordonnées 36° 52′ 22″ nord, 3° 49′ 14″ est
Géolocalisation sur la carte : Algérie
(Voir situation sur carte : Algérie)
Zaouïa de Sidi Amar Cherif

La zaouïa de Sidi Amar Cherif ou zaouïa de Sidi Daoud est un édifice religieux situé à Sidi Daoud dans la vallée de Dellys de la basse Kabylie en Algérie. Elle fait partie des Zaouïas en Algérie affiliées à la Confrérie Rahmaniya sous la tutelle du Ministère des Affaires religieuses et des Wakfs et de la Référence religieuse algérienne[1].

Construction

La zaouïa de Sidi Amar Cherif près de Sidi Daoud, sur le territoire de la vallée de Dellys, a été construite en 1745 par le théologien Sidi Amar Cherif, originaire du âarch des Aït Iraten, pour accomplir initialement la Salat et réciter le Coran[2].

Sidi Amar Cherif y a dispensé ses enseignements durant plusieurs années avant d'étendre son aura en érigeant d'autres structures annexes à la mosquée préliminaire[3].

Cette période de la première moitié du XVIIIe siècle a vu le retour de plusieurs Faqihs originaires de la Kabylie qui avaient été envoyés s'abreuver des sciences islamiques à la mosquée Al-Azhar et ailleurs dans le monde musulman, tel que Sidi M'hamed Bou Qobrine et Sidi Ali Boumerdassi[4].

D'autres théologiens kabyles ont emprunté le même itinéraire avant de revenir s'installer dans les villages de cette vallée de Dellys, du massif du Khechna (ar) et du Djurdjura pour dispenser les sciences et la mystique musulmanes[5].

Localisation

La zaouïa de Sidi Amar Cherif se situe au nord-ouest de la ville de Sidi Daoud non loin de l'historique oued Sebaou dans la vallée de Dellys[6].

Rose des vents Zaouïa de Sidi Boushaki, Port de Zemmouri (ar), Port de Djinet (ar), Barrage de Sidi Daoud. RN24, Forêt de Sidi Daoud. Zaouïa de Sidi Belloua, Port de Dellys (ar). Rose des vents
RN29, Zaouïa de Sidi Boumerdassi. N RN25, Oued Sebaou.
O    Zaouïa de Sidi Amar Cherif[7]    E
S
RN68,  CW 18 , Zaouïa de Sidi Abdelkader. RN12,  CW 18 , Zaouïa d'El Hamel. RN71, Zaouïa de Bounouh.

Description

La zaouïa de Sidi Amar Cherif était composée de plusieurs édifices[8]:

Histoire

L'emplacement nodal de la zaouïa de Sidi Amar Cherif entre la Mitidja et la Kabylie lui a valu d'être visitée par l'Emir Abdelkader entre 1832 et 1847 lorsqu'il régnait sur ce qui est communément appelé l'État d'Abdelkader[11],[12].

En effet, cette zaouïa est perchée non loin de l'oued Isser à l'ouest, et l'oued Sebaou à l'est[13],[14].

Le traité de la Tafna, signé le entre l'émir Abdelkader et le général Bugeaud, avait stipulé dans son Article 2 que le territoire des Aïth Aïcha bordé par Oued Keddara serait inféodé à l'État d'Abdelkader[15],[16].

Les deux établissements spirituels de la zaouïa de Sidi Brahim Boushaki et de la zaouïa de Sidi Ali Boumerdassi furent ainsi visités par le résistant Abdelkader ibn Muhieddine où il séjournait et orchestrait le défi des troupes coloniales[17],[18].

Quant à la vallée de Dellys, elle fut administrée par son acolyte Ahmed Ben Salem (ar) qui recevait l'émir dans cette zaouïa et dans cette zone résistante contre la colonisation française de l'Algérie[19].

L'administration coloniale l'a fermée en 1871 avec la révolte des Mokrani avant de permettre sa réouverture en 1923, mais sa participation active au mouvement nationaliste algérien a précipité sa refermeture après avoir reçu Messali Hadj en 1935[20].

Durant la Seconde Guerre mondiale, le site de cette zaouïa a été occupé par des bataillons militaires de tirailleurs algériens[21].

Les péripéties de la révolution algérienne ont provoqué son saccage à nouveau et sa destruction peu avant l'indépendance de l'Algérie en 1962[22].

Rénovation

La zaouïa de Sidi Amar Cherif à bénéficié en juin 2016 d'un projet de rénovation et d'extension après 22 ans de fermeture, puisque le terrorisme salafiste takfiriste avait imposé la fermeture de cette école coranique en 1994.

En effet, cette zaouïa a pâtir des affres, de la terreur sanguinaire et du sabotage signés par les hordes et sbires du GIA, puis du GSPC, qui avaient sévi dans la wilaya de Boumerdès avant d'être décimés, anéantis, terrassés et annihilés.

La mitoyenneté de cet édifice avec la forêt de Sidi Daoud a induit un difficile repeuplement par les modestes villageois non loin de l'oued Sebaou, et les travaux de réémergence de la référence religieuse algérienne dans cette vallée de la basse Kabylie ont buté sur une disette dans le financement et les matériaux de construction qui a vite entraîné l'arrêt du chantier.

Il fallait attendre le mois de juin 2017 pour reprendre la noble besogne de perpétuation de la tradition ascétique transcendante de Sidi Amar Cherif à Sidi Daoud.

Une nouvelle association cultuelle fut ainsi créée par le Cheikh Nasreddine Salem Cherif pour entériner la légalité des démarches administratives au niveau du ministère des Affaires religieuses et des Wakfs afin d'entamer les travaux de renouvellement des édifices.

Le wali de Boumerdès d'alors fut ainsi contacté pour lui signifier l'importance de ce projet, puisque la wilaya de Boumerdès a abrité cet illustre savant et prédicateur nommé Sidi Amar Cherif[23].

C'est ainsi que l'ancien wali Abderrahmane Madani Fouatih avait auparavant visité les décombres abandonnés de cette noble institution coranique en janvier 2017[24].

L'actuel wali de Boumerdès Yahia Yahyaten a visité le 26 mai 2019 le chantier de renouvellement de cette citadelle du soufisme de la tariqa Rahmaniya dans la Basse Kabylie[25].

Le chantier de construction d'une nouvelle mosquée accompagne les travaux d'érection de la nouvelle zaouïa comprenant une mosquée, une école coranique et un pavillon administratif mitoyen de la vétuste zaouïa croulante.

Une aide financière de l'état a été demandée au wali par les membres de l'association cultuelle pour compenser les faibles sommes engrangées par les quêtes et les donations diverses.

Le ministère algérien de la culture a pris, quant à lui, en charge la restauration de l'ancienne zaouïa et son classement dans la liste des sites et monuments classés de la wilaya de Boumerdès.

Personnalités

La zaouïa de Sidi Amar Cherif a formé plusieurs personnalités de la Kabylie, dont:

Notes et références

  1. https://www.google.com/maps/dir/36.8728032,3.8206677//@36.8750691,3.82865,7146m/data=!3m1!1e3
  2. https://www.djazairess.com/echorouk/83900
  3. https://www.djelfa.info/vb/archive/index.php/t-152377.html
  4. https://www.djazairess.com/elayem/48777
  5. https://www.djelfa.info/vb/showthread.php?t=152377
  6. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b72002410/f2.zoom
  7. https://arachne.uni-koeln.de/arachne/images/portfolio.php?add=4138064
  8. https://bibliotheque-numerique.inha.fr/viewer/21113/?offset=#page=36&viewer=picture&o=bookmark&n=0&q=
  9. http://www.alnssabon.com/295781-post6.html
  10. https://www.djazairess.com/fr/lnr/244086
  11. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k57899491/f22.item.r=emir+abdelkader+bugeaud+tafna+1837.zoom
  12. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k65610508/f1867.item.r=abd-el-kader+traite+tafna+%201837.zoom
  13. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6569161w/f74.item.r=emir+traite+tafna+1837.zoom
  14. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6353397k/f139.item.r=traite+tafna+kaddara+abd-el-kader+1837.zoom
  15. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k98208128/f579.item.r=abd-el-kader+tafna.zoom
  16. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5788434j/f15.item.r=traite+tafna+article+oued+kaddara+abd-el-kader.zoom
  17. https://books.google.dz/books?id=PKucvUEs964C&pg=PA198#v=onepage&q&f=false
  18. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k65154686/f12.item.r=traite+tafna+kaddara.zoom
  19. https://books.google.dz/books?hl=ar&id=YctRAQAAMAAJ&dq=Sidi-Ameur+ou+Ch%C3%A9rif
  20. https://books.google.dz/books?id=-aEFAQAAIAAJ&q=Zaouia+Sid+Amor+Cherif+Abbo
  21. https://books.google.dz/books?id=zEByAAAAMAAJ&q=Sidi+Amar+Cheriff
  22. https://books.google.dz/books?id=wTLlAAAAMAAJ&q=sidi+daoub+abbo+coranique
  23. https://www.djazairess.com/fr/lnr/286701
  24. https://www.djazairess.com/fr/lnr/261560
  25. http://www.sawtalahrar.net/index.php/component/k2/item/5952
  26. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6466914t/f14.item.r=boushaki.zoom.texteImage
  27. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k63719824/f2.image.r=boushaki
  28. https://www.djazairess.com/echorouk/58166
  29. https://www.liberte-algerie.com/actualite/guenaizia-rend-hommage-a-la-gendarmerie-52629/
  30. https://www.vitaminedz.com/%D8%A7%D9%84%D8%B9%D9%84%D8%A7%D9%85%D8%A9-%D8%A7%D9%84%D8%AC%D9%84%D9%8A%D9%84-%D8%B0%D9%8A-%D8%A7%D9%84%D9%86%D8%B3%D8%A8-%D8%A7%D9%84%D8%B4%D8%B1%D9%8A%D9%81/Articles_0_2979422_0_1.html
  31. https://www.djazairess.com/fr/lnr/287291

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

Sources

  • Rachid Bourouiba, Les Inscriptions commémoratives des mosquées d’Algérie, Alger, Office des Publications Universitaires, , 374 p. (OCLC 17604508), p. 81-86 
  • Rachid Bourouiba, L’Art religieux musulman en Algérie, Alger, S.N.E.D., , 2e éd. (1re éd. 1973), 343 p. (OCLC 432350294) 
  • Rachid Bourouiba, Apports de l’Algérie à l’architecture religieuse arabo-islamique, Alger, OPNA, , 358 p. (OCLC 21521189) 
  • Albert Devoulx, Les Édifices religieux de l'ancien Alger, Alger, Bastide, , 270 p. (OCLC 490390051) [lire en ligne] 
    Extrait de la Revue africaine.
  • Georges Marçais, L’Architecture musulmane d’occident, Tunisie, Algérie, Espagne et Sicile, Paris, Arts et Métiers Graphiques, , 1080 p. (OCLC 253985764) 

Article publié sur Wikimonde Plus

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