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Brahim Boushaki

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Brahim Boushaki
Illustration.
L'imam mufti Brahim Boushaki (1912-1997)
Fonctions
Imam mufti de la mosquée El Feth
Prédécesseur Mohamed Saâd Chaouch
Successeur Ahmed Abzar
Imam hezzab de la Mosquée Safir (ar)
Biographie
Nom de naissance arabe : إبراهيم بوسحاقي
kabyle : ⴱⵔⴰⵀⵉⵎ ⴱoⵓⵙⵀⴰⴽⵉ
Date de naissance
Lieu de naissance Thénia
Date de décès (à 85 ans)
Lieu de décès Kouba
Nature du décès Maladie
Sépulture Cimetière de Sidi Garidi
Nationalité Algérienne
Père Ali Boushaki
Mère Lallahoum Ishak Boushaki
Fratrie Abderrahmane Boushaki, Mohamed Boushaki.
Conjoint Fatma Rahmoune
Enfants Mohamed Boushaki, Rabah Boushaki.
Famille Sidi Brahim Boushaki, Mohamed Seghir Boushaki[1], Yahia Boushaki, Ahmed Boushaki, Abdenour Boushaki (id).
Entourage Mohamed Charef (ar), Mohamed Douakh, Ahmed Bechicou, Omar Arar.
Diplômé de Zaouïa de Sidi Boushaki, Zaouïa de Sidi Boumerdassi, Zaouïa de Sidi Amar Cherif, Zaouïa de Sidi Abdelkader, Zaouïa de Sidi Mohamed.
Profession Taleb, Qari (ar), hezzab, Imam, Mufti.
Religion Islam, Sunnisme, Acharisme, Malikisme, Soufisme Junaydi.

Brahim Boushaki (arabe : إبراهيم بوسحاقي - kabyle : ⴱⵔⴰⵀⵉⵎ ⴱoⵓⵙⵀⴰⴽⵉ), est un imam et théologien né le . à Thénia (Algérie) et mort le à Kouba (Algérie).

Biographie

zaouïa de Sidi Ali Boumerdassi

Jeunesse

Brahim Boushaki est né dans le village de Thala Oufella des Aïth Aïcha, à Tizi Naïth Aïcha (Thénia), près de Boumerdès, en Algérie[2] le 12 mai 1912 dans une noble famille maraboutique kabyle[3].

Son père, Ali Boushaki, le destine à devenir Qāriʾ (en) (lecteur) du Coran selon la référence religieuse algérienne comme ses frères aînés Mohamed[4] et Abderrahmane[5]. Il entame son parcours initiatique dans sa zaouïa du village de Soumâa avant d'effectuer des études coraniques dans la zaouïa de Sidi Ali Boumerdassi dans le village d'Aït Boumerdès chez le cheikh Mahfoudh Oukil, époux de sa tante paternelle Houria Boushaki.

Il fut entre autres disciple de la zaouïa de Sidi Amar Cherif, de celle d'Abdelkader El Hammami ainsi que de Mohamed El Kacimi.

Il épouse en 1940 sa cousine Fatma Rahmoune, native elle aussi du village Thala Oufella (Soumâa), avec qui il eut deux enfants: Mohamed et Rabah[6].

Imam à la Mosquée Safir

Mosquée Safir (ar)

En 1948, Brahim Boushaki est nommé à l'âge de 36 ans comme Imam hezzab de la mosquée Safir (ar) (http://ar.wikipedia.org/wiki/%D9%85%D8%B3%D8%AC%D8%AF_%D8%B3%D9%81%D9%8A%D8%B1) à la Casbah d'Alger[7].

Il y est Qari (lecteur) du Coran selon la référence religieuse algérienne[8]. Bien que le Coran soit la matière principale enseignée par Brahim Boushaki, plusieurs sciences islamiques y sont aussi présentées[9]. Le Tafsir (exégèse) du Coran était dispensé dans le programme d'enseignement[10] ainsi que le fiqh (loi coranique) selon le madhhab malikite du Moukhtassar Khalil[11]. La langue arabe y était aussi enseignée sur la base du texte de la Alfiya Ibn Malik (ar) (http://ar.wikipedia.org/wiki/%D8%A3%D9%84%D9%81%D9%8A%D8%A9_%D8%A7%D8%A8%D9%86_%D9%85%D8%A7%D9%84%D9%83)[12].

Révolution algérienne

Le 1er novembre 1954, Brahim Boushaki, alors âgé de 42 ans rejoint les rangs du Front de libération nationale (FLN) à la Casbah d'Alger [13] ou il est un des membre actif de la propagande révolutionnaire de concert avec les imams Mohamed Salah Seddik, Mohamed Kettou (ar) (http://ar.wikipedia.org/wiki/%D9%85%D8%AD%D9%85%D8%AF_%D9%83%D8%AA%D9%88)[14] et Ahmed Chekkar[15].

Quatre imams caciques s'opposent à la mobilisation indépendantiste: Baâziz Benamar, Ahmed Hocine, Mohamed Salah Seddik et Mohamed Kettou (ar) (http://ar.wikipedia.org/wiki/%D9%85%D8%AD%D9%85%D8%AF_%D9%83%D8%AA%D9%88)[16].

Brahim Boushaki et ses compagnons, supervisés par la wilaya IV historique (dirigée par Krim Belkacem, Saïd Mohammedi et Mohand Ameziane Yazourene[17]) sont alors traqués par les contre-révolutionnaires. Ils sont arrêtés après la grève des huit jours de 1957, et sont incarcérés à la villa Sésini où ils sont soumis à la torture[18].

Ils sont ensuite emprisonnés dans la prison de Serkadji où il partage la même cellule avec Ahmed Chekkar et d'autres imams[19].

Imam de la Mosquée El Feth

Mosquée El Feth

En 1978, Brahim Boushaki est nommé à l'âge de 66 ans comme Imam mufti de la mosquée El Feth à Thénia des Aïth Aïcha suite au décès de son cousin l'Imam Mohamed Saâd Chaouch.[20] Le muezzin Omar Arar y officie l'appel à la prière. Brahim Boushaki y occupe le poste d'Imam et assure la Khutba (sermon du vendredi). Il récitait quotidiennement le Hizb Rateb avant Salat Dhohr et Salat Asr, et après Salat Maghrib, en compagnie de M'Hamed Boushaki, Rabah Boushaki, Omar Arar et Abdenour Boushaki (id) entr'autres.

Peu avant Salat Icha, il enseignait le fiqh malikite en se basant sur Al-Muwatta et Ar-Rissala Al-Fiqhiya (ar) (http://ar.wikipedia.org/wiki/%D8%A7%D9%84%D8%B1%D8%B3%D8%A7%D9%84%D8%A9_%D8%A7%D9%84%D9%81%D9%82%D9%87%D9%8A%D8%A9).

Retour à Alger

Cimetière de Sidi Garidi

A l'âge de 81 ans, Brahim Boushaki est contraint de déménager à Alger durant la décennie noire après l'assassinat le de son voisin le muezzin Omar Arar près de la mosquée El Feth[21].

Le 13 octobre 1993, Omar Arar, originaire lui aussi du village Thala Oufella (Soumâa), est abattu par des terroristes salafistes takfiristes. Son fils Abdallah qui l'accompagnait fut également gravement atteint.

Brahim Boushaki parti pour Kouba dans la wilaya d'Alger après les intimidations et menaces qu'il a reçu des hordes et sbires du GIA qui cavalaient dans le massif du Khechna (ar) (http://ar.wikipedia.org/wiki/%D8%AC%D8%A8%D8%A7%D9%84_%D8%A7%D9%84%D8%AE%D8%B4%D9%86%D8%A9) entre la Mitidja et la Basse Kabylie.

El Hadj Brahim a passé les quatre dernières années de sa vie à Kouba. Il y meurt le 23 mai 1997 à l'âge de 85 ans alors qu'il accomplissait ses ablutions. Il est enterré dans le cimetière de Sidi Garidi dans l'actuelle wilaya d'Alger.

Références

  1. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k75826757/f2.item.r=deriche+boushaki.zoom
  2. http://marw.dz/index.php/%D8%A3%D8%B9%D9%84%D8%A7%D9%85-%D8%A7%D9%84%D8%AC%D8%B2%D8%A7%D8%A6%D8%B1/1972-%D8%A7%D9%84%D9%8A%D9%88%D9%85-%D8%A7%D9%84%D8%AB%D8%A7%D9%86%D9%8A-%D9%85%D9%86-%D8%B4%D9%87%D8%B1-%D8%B1%D9%85%D8%B6%D8%A7%D9%86-1440%D9%87%D9%80-2019%D9%85.html
  3. http://www-elibda3.ahlamontada.com/t782-topic
  4. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6586446v/f1.item.r=boushaki.zoom
  5. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6475945b/f43.item.r=boushaki+souma+menerville.zoom
  6. http://menerville.free.fr/phpwebgallery/picture.php?image_id=60&cat=
  7. https://ar.unionpedia.org/i/%D9%85%D8%B3%D8%AC%D8%AF_%D8%B3%D9%81%D9%8A%D8%B1
  8. https://ar.unionpedia.org/i/%D9%8A%D8%AD%D9%8A_%D8%A8%D9%88%D8%B3%D8%AD%D8%A7%D9%82%D9%8A
  9. https://www.vitaminedz.com/Article/Articles_16840_248830_0_1.html
  10. http://shamela.ws/browse.php/book-96603/page-293
  11. https://archive.org/stream/do-dorrat-al7ijal/dorrat-al7ijal-1#page/n223/mode/2up
  12. http://shamela.ws/browse.php/book-30362/page-23623
  13. https://wikipedie.info/ar/wiki/%D8%A5%D8%A8%D8%B1%D8%A7%D9%87%D9%8A%D9%85_%D8%A8%D9%88%D8%B3%D8%AD%D8%A7%D9%82%D9%8A
  14. https://abdenour-hadji.blogspot.com/2013/09/blog-post_1.html
  15. https://ar.unionpedia.org/i/%D9%85%D8%AD%D9%85%D8%AF_%D8%B5%D8%A7%D9%84%D8%AD_%D8%A7%D9%84%D8%B5%D8%AF%D9%8A%D9%82
  16. https://www.djazairess.com/echorouk/58166
  17. https://www.djazairess.com/echorouk/58170
  18. https://www.echoroukonline.com/ara/articles/58166.html
  19. http://dev.worldpossible.org:81/wikipedia_fr_all_2015-11/A/Boushaki.html
  20. https://wikiredia.ml/wiki/%D8%A5%D8%A8%D8%B1%D8%A7%D9%87%D9%8A%D9%85_%D8%A8%D9%88%D8%B3%D8%AD%D8%A7%D9%82%D9%8A
  21. https://algeria-watch.org/?p=47486

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

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