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Ammar Belhimer

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Ammar Belhimer né en 1950, docteur et enseignant en droit, est un journaliste algérien, fondateur de quatre journaux, éditorialiste et chroniqueur.

Biographie

Après une licence en droit public, à l'Université d'Alger en 1978, Ammar Belhimer poursuit ses études à l'Université René Descartes à Paris, où après un DEA il devient Docteur en droit du développement en décembre 1997, avec une thèse intitulée « Analyse politique et juridique des stratégies de gestion de l'endettement extérieur algérien de 1986 à nos jours »[1].

De 1975 à 1990, il est journaliste au sein du quotidien d'Etat El Moudjahid, et l'un des fondateurs et animateurs du Mouvement des Journalistes Algériens (1988-1990). En 1980, il est interdit d'activité pour 6 mois par le gouvernement algérien, pour avoir écrit un article rapportant la condamnation à une peine de prison pour corruption à l'encontre d'un capitaine de l'armée[2].

La loi Hamrouche de 1990 autorisant la création d'une presse privée, il fonde successivement plusieurs journaux :

  • l'hebdomadaire « La Semaine d'Algérie » (Avril 1991/Février 1992) ;
  • en avril 1992, il fonde le quotidien La Nation dont il est directeur et rédacteur en chef. La ligne éditoriale est de permettre une reprise du dialogue entre les principaux mouvements politiques du pays apparus lors des élections de 199, le FIS, le FFS et le FLN ; le terme de « terrorisme », appliqué habituellement à l'action du FIS, est remplacé par celui d'« action armée », traduisant une forme de dissidence par rapport à la politique gouvernementale. Lors de l'assassinat de Mohamed Boudiaf en juin de la même année, le journal titre « Une seule piste: la mafia politico-financière », gros-titre qui est repris par la presse internationale assurant la couverture de l'actualité des revues de presse algérienne. La Nation fait alors l'objet d'une interdiction « définitive » de publier, dans le cadre d'une politique de censure de la presse touchant deux autres quotidiens, Le Matin, interdit pour deux mois, et Al Djazaïr al Yawn, lui aussi interdit « définitivement ». Des journalistes indiquent que La Nation serait autorisée à reparaître, en échange d'un engagement à appuyer le gouvernement, mais en octobre, cinq des principaux rédacteurs, dont Ammar Belhinder, publient un communiqué dans un quotidien de grande diffusion, où ils indiquent leur refus de participer au journal s(ils doivent suivre de façon aveugle la ligne du gouvernement, dont les attaques anti-FIS le rende selon eux complices des terroristes et vont à l'encontre de la volonté de dialogue et de réconciliation proclamée. Ils dénoncent par ailleurs les pressions financières résultant du monopole de la répartition de la publicité par une agence d'état. Finalement, Ammar Belhimer compose quelques mois avec le pouvoir, jusqu'à son départ en août 1993[3]..

Par la suite, il est :

  • Fondateur et directeur de publication du quotidien « Demain L'Algérie » (1998-2000) ;
  • Directeur de la communication publicitaire à l'ANEP (2000-2002) ;
  • Président Directeur-Génèral de la filiale Anep-Communication et Signalétique (2002-2003)
  • ENTV, auteur d'émissions spécialisées en matière de géopolitique et d'économie (1990/1994).

Il est depuis 2003 chroniqueur au Soir d'Algérie. Il est maître de conférences à la faculté de droit d'Alger, et directeur de la Revue Algérienne des Sciences Juridiques, Economiques et Politiques'[4].

Il milite lors de conférences pour une plus grande liberté de la presse[5], et dénonce le « déficit démocratique » et la corruption, facteurs s'opposant à toute efficacité de réformes économiques de l'Algérie[6].

Publications

Ouvrages

  • « La dette extérieure de l'Algérie : une analyse critique des politiques d'emprunts et d'ajustement », Casbah Éditions, Alger 1998, 391 pages.
  • « Histoire de la pensée économique », Éditions Juris-Com, Alger 2007.
  • Précis de sociologie du droit (en arabe), éditions Juriscom, Alger 2013, 138 pages.
  • Les Printemps au désert, Editions Agence nationale d’édition et de publicité ANEP, Alger 2016, 260 pages.
  • Les Dix nouveaux Commandements de Wall Street, Alger, ANEP, 2017, 420 pages.

Articles juridiques et sur la presse

  • « L'État, la communication et le droit », in Revue Algérienne des sciences juridiques, Administratives et politiques, Volume XLI, no 02/2003, p. 31 à 71.
  • « La presse algérienne en quête de mythes », in La Pensée de Midi, Numéro printemps 2001[7].
  • « Les pays en développement et la propriété intellectuelle », in Revue Algérienne des Sciences Juridiques, économiques et politiques, volume 41, n° 02/2004
  • « Transition de l'état gestionnaire à l'état régulateur en Algérie », Institut de droit d'expression et d'inspiration française, Congrès du Caire, sous la direction du professeur Raymond Barre, Éditions Bruylant, Bruxelles 1996[8]
  • « L'Union du Maghreb Arabe », contribution au Congrès de l'institut de droit d'expression et d'inspiration française, Congrès de Rabat, sous la direction du professeur Raymond Barre, Éditions Bruylant, Bruxelles 1995[9].

Articles économiques

  • « Les marchés financiers et la mondialisation », en langue arabe, in Revue Algérienne des Sciences Juridiques, économiques et politiques, Nouvelle série, n° 03/2007
  • « Le financement compensatoire du Fonds monétaire international », Université René Descartes-Paris V.
  • « Circuits de commercialisation et politique des prix en Algérie », Université René Descartes-Paris V
  • « Perspectives de sortie de crise de l'Algérie », in les Cahiers de l'Orient, janvier1996, numéro spécial sous la direction de Ammar Belhimer.
  • « La reforme agraire en Algérie : bilan et perspectives », 1977, Éditions de l'Unité, Alger.
  • « La crise financière dans le financement du développement : le cas algérien », en langue arabe, in Revue Algérienne des Sciences Juridiques, économiques et politiques, Nouvelle série, n° 02/2007
  • Le régime de la propriété foncière en Algérie, Les Programmes du CJB, Centre Jacques, http://178.32.218.203/289-les-collections-du-cjb/306-les-programmes-du-cjb.html?limitstart=12
  • La propriété du capital en Algérie, Les Programmes du CJB, Centre Jacques Berques, http://178.32.218.203/289-les-collections-du-cjb/306-les-programmes-du-cjb.html?limitstart=9
  • « Le financement compensatoire du Fonds monétaire international », Revue algérienne des sciences juridiques, économiques et politiques, nouvelle série, n° 01/2009, pp. 55-97.
  • Les implications économiques et juridiques du remboursement anticipé de la dette extérieure de l’Algérie, Revue algérienne des sciences juridiques, économiques et politiques, nouvelle série, n° 02/2009, pp. 33-56
  • L’impératif de sécurité juridique, Revue algérienne des sciences juridiques, économiques et politiques, nouvelle série, n° 04/2013, pp. 5-22.
  • « Les pays en développement et la propriété intellectuelle », in Revue Algérienne des Sciences Juridiques, économiques et politiques, volume 41, no 02/2004
  • « Les marchés financiers et la mondialisation », en langue arabe, in Revue Algérienne des Sciences Juridiques, économiques et politiques, Nouvelle série, no 03/2007.
  • Propriété foncière et propriété du capital en Algérie », L’Année du Maghreb [Online], 13 | 2015, Online since 19 November 2015, connection on 16 June 2016. URL : http://anneemaghreb.revues.org/2524 ; DOI : 10.4000/anneemaghreb.2524.
  • La mondialisation du droit, Revue algérienne des sciences juridiques, économiques et politiques, n° 3/ 2017.
  • L’Etat, la communication et le droit : un devoir d’abstention et de protection, Revue algérienne des sciences juridiques, économiques et politiques, volume XLI, n° 02/2003, pp. 31-71.
  • « La presse algérienne en quête de mythes », in La Pensée de Midi, Numéro printemps 2001.

www.lapenseedemidi.org/ revues/revue4/articles/20_presse.pdf

Articles sur la politique algérienne

  • « Cadres techniques et cadres politiques en Algérie », Université René Descartes Paris ;
  • « Les groupes armés de l'opposition islamique », in les Cahiers de l'Orient, Paris, 1995 ;
  • "Le pluralisme politique, syndical et associatif", Fondation Friedrich Ebert, Alger[10];
  • "Les politiques de réconciliation nationale", Fondation Friedrich Ebert, Alger.

Références

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