Bruno Garnier

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Bruno Garnier, né en 1959, est un universitaire français, professeur de sciences de l'éducation et de la formation à l'Université de Corse-Pascal-Paoli et chercheur au sein de l'UMR CNRS LISA 6240[1],[2]. Formé aux lettres classiques, aux études grecques et à la littérature comparée, il a d'abord exercé dans l'enseignement primaire puis comme inspecteur de l'Éducation nationale, avant d'entrer à l'université en 1997 comme maître de conférences de langue et littérature françaises. Il devient professeur de sciences de l'éducation en 2010[3].

Ses recherches portent principalement sur l'histoire de la démocratisation de l'enseignement et sur les usages de l'égalité, de la justice et de la diversité dans les politiques éducatives. Elles se sont progressivement étendues aux identités territoriales et linguistiques, à l'inclusion, à la citoyenneté, aux relations entre éducation formelle et non formelle, puis aux enjeux éducatifs liés à l'environnement[2]. En parallèle, il a poursuivi un travail sur la traduction et la réception d'Euripide en français, commencé avec sa thèse consacrée à Hécube.

Parcours

Après le concours de l'École normale d'instituteurs de Paris en 1981, Bruno Garnier exerce comme instituteur à Paris, puis dirige une école dans l'Aisne de 1984 à 1992. Reçu au concours d'inspecteur de l'Éducation nationale en 1992, il est affecté dans la circonscription de Péronne de 1993 à 1997[3]. Parallèlement, il poursuit des études de lettres classiques et de grec à l'université Paris-Sorbonne : après une licence et une maîtrise de lettres classiques, il obtient un diplôme d'études approfondies d'études grecques en 1987. En 1996, il soutient sous la direction de Pierre Brunel une thèse de littérature générale et comparée consacrée aux traductions et adaptations françaises de l'Hécube d'Euripide[3].

En 1997, il est recruté comme maître de conférences de langue et littérature françaises à l'IUFM de Corse, dont il devient ensuite directeur adjoint chargé notamment de la recherche. Entre 2005 et 2009, il est détaché comme chargé de recherche auprès de l'UMR Éducation & Politiques, associant l'Université Lumière-Lyon-II et l'INRP. Cette période marque son recentrage vers les sciences de l'éducation. En 2009, il soutient une habilitation à diriger des recherches consacrée à la production et à la reformulation des discours de justice et d'égalité appliqués à l'instruction publique en France entre 1750 et 1950. Il est nommé professeur des universités en sciences de l'éducation à l'Université de Corse en 2010[3].

Au sein de l'UMR LISA, il dirige d'abord un axe de recherche en 2011-2012, puis exerce comme directeur adjoint du laboratoire de 2013 à 2017, tout en étant responsable du thème « Identités, cultures : les processus de patrimonialisation »[3]. Entre 2012 et 2024, il participe à plusieurs mandats de la 70e section du Conseil national des universités, d'abord comme membre nommé puis comme membre élu ; il siège également au conseil scientifique de la Direction générale de l'enseignement scolaire en 2013-2014[3]. L'Université de Corse lui confie par ailleurs des missions relatives à la laïcité, à l'égalité entre les femmes et les hommes et à la lutte contre les discriminations, fonctions encore mentionnées par l'établissement au milieu des années 2020[2].

Travaux de recherche

Traduction et réception de la tragédie grecque

Les premiers travaux de Bruno Garnier relèvent de la littérature comparée et de l'histoire de la traduction. Issu de sa thèse, Pour une poétique de la traduction : L'Hécube d'Euripide en France, de la traduction humaniste à la tragédie classique paraît en 1999. L'ouvrage étudie les transformations d'Hécube dans la culture française à partir de la Renaissance, en accordant une place importante à la traduction de Guillaume Bochetel imprimée en 1544, première traduction française imprimée d'une tragédie d'Euripide, puis aux traductions et adaptations ultérieures. Dans son compte rendu, l'helléniste Jean Irigoin souligne l'ampleur du corpus réuni, qui comprend vingt-cinq traductions ou adaptations françaises de la pièce[4]. Le spécialiste de traductologie Kristoffel Demoen observe de son côté que le livre relève moins d'une poétique générale de la traduction que d'une histoire détaillée de la réception et des transformations d'un texte précis par ses traducteurs et adaptateurs français[5].

Garnier revient ensuite directement au texte grec comme traducteur. Il publie en 2018 une édition bilingue grec-français d'Hécube, avec traduction en vers, introduction et commentaires[6]. En 2022, Euripide, Alceste et Hécube réunit de nouvelles traductions versifiées des deux tragédies, accompagnées d'études critiques et du texte grec en regard[7].

Égalité scolaire et démocratisation de l'enseignement

Son passage à l'UMR Éducation & Politiques l'amène à faire de l'histoire de l'égalité scolaire un axe central de ses recherches. Il s'intéresse notamment aux Compagnons de l'Université nouvelle, groupe issu de la Première Guerre mondiale qui défend à partir de 1918 le projet d'« école unique ». Un dossier de la Revue française de pédagogie qu'il coordonne en 2007 replace cette revendication dans l'histoire longue des conceptions de l'école juste et des débats sur la démocratisation du secondaire[8].

En 2008, il publie à l'INRP Les combattants de l'école unique, étude historique du mouvement entre 1917 et 1933, parallèlement à une édition critique en un volume de L'Université nouvelle, établie à partir des éditions parues entre 1918 et 1924[9],[10]. Ses travaux mettent en évidence l'évolution du projet des Compagnons : d'une réforme d'abord centrée sur l'unification des cursus et la sélection des aptitudes, le mouvement se rapproche dans les années 1920 de l'éducation nouvelle et d'une conception plus large de l'égalité des chances. Le Comité d'étude et d'action pour l'école unique joue un rôle dans ce rapprochement ; en 1930, Paul Langevin préside à la fois le Groupe français d'éducation nouvelle et les Compagnons[11]. Cette lecture conduit Garnier à écarter une filiation simple et continue entre l'école unique de l'entre-deux-guerres et le collège unique institué en 1975. Les deux volumes de 2008 ont notamment fait l'objet de comptes rendus par Antoine Prost dans Histoire de l'éducation et Pierre Kahn dans la Revue française de pédagogie[12],[13].

Avec Figures de l'égalité en 2010, il élargit cette enquête à deux siècles de discours éducatifs, de 1750 à 1950. L'ouvrage analyse les sens successifs donnés à l'égalité en éducation et les tensions entre justice individuelle, formation des élites, utilité sociale et émancipation, en confrontant projets réformateurs, politiques scolaires et argumentaires hostiles à l'égalitarisme[14],[15]. Cette approche est prolongée par des recherches comparatives sur la démocratisation de l'enseignement en Europe au XXe siècle, qui portent notamment sur l'allongement de la scolarité obligatoire, la scolarisation commune, la mixité, les rapports entre enseignement public et privé et la prise en compte de la diversité socioculturelle[16]. En 2023, il codirige avec Martine Safra un nouveau volume consacré à l'histoire, à la mémoire et à la postérité des Compagnons de l'Université nouvelle, issu d'un colloque tenu en 2019 à France Éducation international[17].

Territoires, diversité et inclusion

À l'Université de Corse, Garnier articule l'étude des politiques éducatives aux questions de territoire, de langue et d'identité. Il coordonne en 2014 un dossier de Carrefours de l'éducation consacré aux rapports entre politiques d'éducation et identités territoriales, qui examine notamment les usages scolaires des identités régionales et les effets de la territorialisation de l'action éducative[18]. La même année, il dirige dans Études de linguistique appliquée un numéro sur l'insécurité linguistique d'élèves issus du Maghreb, envisagée dans différents contextes méditerranéens[19].

Ces recherches conduisent à un questionnement plus large sur l'articulation entre égalité, reconnaissance des différences et citoyenneté. Les actes La laïcité pour vivre ensemble avec nos différences, codirigés avec Théodora Balmon et Jacky Le Menn en 2017, mettent en relation laïcité et diversité culturelle à partir d'une journée d'étude organisée à l'Université de Corse[20]. En 2020, Éducation, Mondialisation et Citoyenneté, codirigé avec Régis Malet, compare les formes de construction de la citoyenneté et de gestion des identités dans plusieurs contextes nationaux[21]. La même année, Sociétés inclusives et reconnaissance des diversités, dirigé avec Jean-Louis Derouet et Régis Malet, étudie la façon dont les politiques éducatives composent avec les différences de genre, de langue, de culture, de religion, de santé ou de territoire, tout en maintenant des objectifs d'égalité et d'émancipation[22]. L'ouvrage a fait l'objet d'une note critique de Maïtena Armagnague dans la Revue française de pédagogie[23].

Éducation hors de l'école et enjeux environnementaux

À partir de la seconde moitié des années 2010, Garnier s'intéresse davantage aux relations entre la forme scolaire et les apprentissages non formels ou informels. Il coordonne en 2018 dans Carrefours de l'éducation le dossier « L'éducation informelle contre la forme scolaire ? », qui interroge les transformations de la forme scolaire sous l'effet des « éducations à », des apprentissages situés et des acteurs extérieurs à l'institution[24]. Cette réflexion se prolonge avec Espaces culturels de formation. Nouveaux rapports aux savoirs, codirigé avec Théodora Balmon en 2023, consacré aux musées, à la médiation culturelle et aux formes hybrides d'apprentissage entre espaces scolaires et non scolaires[25].

Ses recherches les plus récentes relient ces questions aux éducations environnementales et à l'écocitoyenneté. Elles portent notamment sur la façon d'articuler éducation formelle et non formelle autour de dispositifs locaux, comme les jardins partagés, et sur les effets des crises écologiques sur les finalités de l'éducation[3]. En 2025, il codirige avec Angela Barthes et Jean-Marc Lange Ruralités en anthropocène, ouvrage consacré aux dispositifs éducatifs ancrés dans les territoires ruraux, à l'« école hors les murs » et aux relations entre apprentissages, patrimoines, agricultures et enjeux environnementaux[26].

Publications (sélection)

Ouvrages et éditions de textes

  • Pour une poétique de la traduction : L'Hécube d'Euripide en France, de la traduction humaniste à la tragédie classique, Paris, L'Harmattan, 1999[4].
  • Les combattants de l'école unique : Introduction à l'édition critique de L'Université nouvelle par les Compagnons, des origines à la dispersion du groupe (1917-1933), Lyon, INRP, 2008[9].
  • Les Compagnons. L'Université nouvelle, édition critique, Lyon, INRP, 2008[10].
  • Figures de l'égalité : Deux siècles de rhétoriques politiques en éducation (1750-1950), Louvain-la-Neuve, Academia-Bruylant, coll. « Thélème », 2010[14].
  • L'égalité en éducation. Repères pour les concours et l'exercice des métiers de l'enseignement et de l'encadrement de l'éducation, Paris, Ophrys, 2012[27].
  • Hécube d'Euripide, introduction, traduction en vers français et commentaires, édition bilingue grec-français, Peter Lang, 2018[6].
  • Euripide, Alceste et Hécube. Édition bilingue, nouvelle traduction en vers français, introduction et commentaires, Peter Lang, 2022[7].
  • Le Système éducatif français. Grands enjeux et transformations, 5e édition, Paris, Dunod, 2025[28].

Directions et codirections d'ouvrages collectifs

  • Problèmes de l'école démocratique : XVIIIe-XXe siècles, Paris, CNRS Éditions, 2013[29].
  • avec André D. Robert, La pensée critique des enseignants. Éléments d'histoire et de théorisation, Mont-Saint-Aignan, Presses universitaires de Rouen et du Havre, 2015[30].
  • avec Pierre Kahn, Éduquer dans et hors de l'école. Lieux et milieux de formation, XVIIe-XXe siècles, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2016[3].
  • avec Théodora Balmon et Jacky Le Menn, La laïcité pour vivre ensemble avec nos différences, Ajaccio et Corte, Albiana-Université de Corse, 2017[20].
  • avec Régis Malet, Éducation, Mondialisation et Citoyenneté. Enjeux démocratiques et pratiques culturelles, Peter Lang, 2020[21].
  • avec Jean-Louis Derouet et Régis Malet, Sociétés inclusives et reconnaissance des diversités. Le nouveau défi des politiques d'éducation, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2020[22].
  • avec Martine Safra, Les Compagnons de l'Université nouvelle. Histoire, mémoire et postérité, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2023[17].
  • avec Théodora Balmon, Espaces culturels de formation. Nouveaux rapports aux savoirs, Londres, ISTE Éditions, 2023[25].
  • avec Angela Barthes et Jean-Marc Lange, Ruralités en anthropocène. Quels dispositifs pour quels enjeux éducatifs ?, Londres, ISTE Éditions, 2025[26].

Directions de dossiers de revues

  • « Politiques et rhétoriques de l'“École juste” avant la Cinquième République », Revue française de pédagogie, no 159, 2007[8].
  • « Politiques d'éducation et identités territoriales », Carrefours de l'éducation, no 38, 2014[18].
  • « Insécurité linguistique en éducation : approche sociologique comparée des élèves issus du Maghreb », Études de linguistique appliquée, no 175, 2014[19].
  • « Les métiers de l'enseignement au péril des incertitudes », Spirale. Revue de recherches en éducation, no 60, 2017[31].
  • « L'éducation informelle contre la forme scolaire ? », Carrefours de l'éducation, no 45, 2018[24].

Notes et références

  1. ↑ « Garnier, Bruno (1959-....) », notice d'autorité, Catalogue général de la Bibliothèque nationale de France, consulté le 19 septembre 2026.
  2. ↑ 2,0 2,1 et 2,2 « GARNIER Bruno », annuaire de l'UMR CNRS 6240 LISA, Université de Corse Pasquale Paoli, consulté le 19 septembre 2026.
  3. ↑ 3,0 3,1 3,2 3,3 3,4 3,5 3,6 et 3,7 « Bruno Garnier », curriculum scientifique et liste de publications, HAL, consulté le 19 septembre 2026.
  4. ↑ 4,0 et 4,1 Jean Irigoin, « Garnier (Bruno), Pour une poétique de la traduction. L'Hécube d'Euripide en France de la traduction humaniste à la tragédie classique », Revue des Études Grecques, vol. 113, no 1, 2000, p. 256-257.
  5. ↑ Kristoffel Demoen, compte rendu de Pour une poétique de la traduction, Target, vol. 13, no 2, 2001, p. 365-369.
  6. ↑ 6,0 et 6,1 Hécube d'Euripide, traduction en vers, Peter Lang, 2018, consulté le 19 septembre 2026.
  7. ↑ 7,0 et 7,1 Euripide, Alceste et Hécube. Édition bilingue, Peter Lang, 2022, consulté le 19 septembre 2026.
  8. ↑ 8,0 et 8,1 Bruno Garnier, « Politiques et rhétoriques de l'“École juste” avant la Cinquième République », Revue française de pédagogie, no 159, 2007, p. 5-11 ; voir aussi le sommaire du numéro, JSTOR.
  9. ↑ 9,0 et 9,1 Les combattants de l'école unique, catalogue d'ENS Éditions, 2008, consulté le 19 septembre 2026.
  10. ↑ 10,0 et 10,1 L'Université nouvelle, édition critique par Bruno Garnier, catalogue d'ENS Éditions, 2008, consulté le 19 septembre 2026.
  11. ↑ Bruno Garnier, « Université nouvelle et éducation nouvelle sur la route de l'égalité des chances (1918-1933) », Carrefours de l'éducation, no 31, 2011, p. 23-39.
  12. ↑ Antoine Prost, compte rendu de Les Combattants de l'école unique, Histoire de l'éducation, no 122, 2009.
  13. ↑ Pierre Kahn, compte rendu de L'Université nouvelle et des Combattants de l'école unique, Revue française de pédagogie, no 168, 2009.
  14. ↑ 14,0 et 14,1 Figures de l'égalité : deux siècles de rhétoriques politiques en éducation, 1750-1950, Catalogue général de la Bibliothèque nationale de France, 2010.
  15. ↑ Pierre Kahn, compte rendu de Figures de l'égalité, Histoire de l'éducation, no 133, 2012.
  16. ↑ Bruno Garnier, « Esquisse d'une histoire de la démocratisation de l'enseignement en Europe de 1918 à nos jours », Carrefours de l'éducation, no 50, 2020, p. 181-200.
  17. ↑ 17,0 et 17,1 Les Compagnons de l'Université nouvelle. Histoire, mémoire et postérité, Presses universitaires de Rennes, 2023, consulté le 19 septembre 2026.
  18. ↑ 18,0 et 18,1 « Politiques d'éducation et identités territoriales », Carrefours de l'éducation, no 38, 2014.
  19. ↑ 19,0 et 19,1 « Insécurité linguistique en éducation : approche sociologique comparée des élèves issus du Maghreb », Études de linguistique appliquée, no 175, 2014.
  20. ↑ 20,0 et 20,1 La laïcité pour vivre ensemble avec nos différences, Médiathèque culturelle de la Corse et des Corses, Université de Corse, 2017.
  21. ↑ 21,0 et 21,1 Education, Mondialisation et Citoyenneté. Enjeux démocratiques et pratiques culturelles, Peter Lang, 2020.
  22. ↑ 22,0 et 22,1 Sociétés inclusives et reconnaissance des diversités. Le nouveau défi des politiques d'éducation, Presses universitaires de Rennes, 2020.
  23. ↑ Maïtena Armagnague, compte rendu de Sociétés inclusives et reconnaissance des diversités, Revue française de pédagogie, no 214, 2022, p. 127-129.
  24. ↑ 24,0 et 24,1 « L'éducation informelle contre la forme scolaire ? », Carrefours de l'éducation, no 45, 2018.
  25. ↑ 25,0 et 25,1 Espaces culturels de formation. Nouveaux rapports aux savoirs, ISTE Éditions, 2023.
  26. ↑ 26,0 et 26,1 Ruralités en anthropocène. Quels dispositifs pour quels enjeux éducatifs ?, ISTE Éditions, 2025.
  27. ↑ L'égalité en éducation, notice bibliographique Decitre, consultée le 19 septembre 2026.
  28. ↑ Le Système éducatif français. Grands enjeux et transformations, 5e éd., Dunod, 2025.
  29. ↑ Problèmes de l'école démocratique, CNRS Éditions, 2013.
  30. ↑ La pensée critique des enseignants, Presses universitaires de Rouen et du Havre, 2015.
  31. ↑ Bruno Garnier, « Présentation », Spirale. Revue de recherches en éducation, no 60, 2017, p. 3-11.

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