Encyclopédie Wikimonde

Ali Shariati (militant politique)

Aller à : navigation, rechercher

Erreur Lua dans Module:Wikidata à la ligne 121 : attempt to index field 'wikibase' (a nil value). Ali Shariati (né en 1988) (persan : علی شریعتی) est un militant politique iranien et un prisonnier politique. Il a été arrêté dans les manifestations suite aux attaques acides sur des femmes à Ispahan[1], et a fait une grève de la faim de 61 jours exigeant une procédure judiciaire équitable[2].

Activisme

Ali Shariati est diplômé en architecture. Il est arrêté une première fois le 14 février 2011, alors que les Iraniens, qui protestaient contre les élections de 2009, exprimaient leur solidarité avec les soulèvements populaires tunisiens. Il est resté à l'isolement à Evin pendant un mois. Lors de son procès, il est condamné à deux ans d'emprisonnement et au fouet. Plus tard, sa peine a été réduite à un an, et le fouet a été abandonné. Il est libéré au bout de huit mois.

Le 13 juin 2014, Ali est de nouveau arrêté lors d'une manifestation pacifique à Téhéran pour protester contre l'assignation à résidence des dirigeants du Chemin vert de l'espoir. Il est accusé de propagande contre le régime, mais il est libéré sous caution et relâché.

Le 18 février 2015, il est arrêté à son domicile. Après deux jours de procès, il est accusé de diffamation, d'insulte au Guide suprême et d'organisation de manifestations contre les attaques à l'acide en Iran. Le 11 septembre 2015, il est condamné à 12 ans et 9 mois d'emprisonnement. Sa peine est ensuite réduite à 5 ans par la cour d'appel en juin 2016.

Ali Shariati est arrêté et conduit en prison sans aucun préavis le 10 octobre 2016[3].

Grève de la faim

À partir du 10 octobre 2016, il entame une grève de la faim contre le processus « injuste » qu'il subit et déclare qu'il ne cesserait pas la grève jusqu'à ce que sa demande de libération soit satisfaite[4]. Sa grève n'est qu'un des nombreux cas de grève de la faim de prisonniers politiques iraniens à la même période, tous ayant les mêmes demandes d'un processus judiciaire équitable. Pendant quelques jours, il a également refusé de boire, mais lorsque son état a commencé à s'aggraver, il a repris sa grève de la faim. Dans une lettre, il déclare qu'il s'est évanoui plusieurs fois pendant les jours de grève de la faim sèche et qu'il a fait une apnée une fois. Il a ensuite été transféré à la clinique de la prison où on lui a refusé un téléphone portable. Le 25 décembre 2016, il a été transféré à l'hôpital. Les médecins refusent que les autorités le ramènent en prison en raison du risque élevé.

Selon sa famille, il a jusqu'à présent perdu 20 kg et s'est effondré une fois lors d'une des visites. La mère d'Ali Shariati a déclaré dans une interview que sa grève de la faim s'est heurté à une ignorance significative de la part des autorités[5].

Références

  1. « Iran : attaques à l’acide contre des femmes « mal voilées » à Ispahan », sur Nouvelles d'Iran (consulté le 31 décembre 2016)
  2. (fa) « علی شریعتی، فعال سیاسی زندانی، اعتصاب غذای خود را تشدید کرد », صدای آمریکا,‎ (lire en ligne, consulté le 31 décembre 2016)
  3. (fa) « علی شریعتی، فعال سیاسی سبز بازداشت شد », sur .: سحام نیوز - Sahamnews :.,‎ (consulté le 31 décembre 2016)
  4. (fa) « وصیتنامه علی شریعتی در هفتمین روز اعتصاب غذای خشک از زندان : شرافتم را به قیمت کمتر از جانم نمیفروشم " سایت خبری تحلیلی کلمه », sur www.kaleme.com (consulté le 31 décembre 2016).
  5. (fa) « مادر علی شریعتی سه هفته پس از اعتصاب غذا : مسئولان زندان حتی برای پرسیدن دلیل اعتصاب هم سراغ پسرم نرفتهاند », صدای مردم,‎ (lire en ligne, consulté le 31 décembre 2016).

Article publié sur Wikimonde Plus

Erreur Lua dans Module:Suivi_des_biographies à la ligne 197 : attempt to index field 'wikibase' (a nil value).