Bernard Forrer

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Bernard Forrer

Bernard Jean-Marie Pierre Forrer, né le à Nancy et mort le à Montpellier, est un général de brigade français de l'armée de terre, issu de l'arme du train[1],[2]. Après des débuts dans les transmissions et plusieurs affectations en Tunisie et en Algérie, il occupe des fonctions de commandement et d'état-major en France et en Allemagne, notamment à la tête du 505e groupe de transport lourd puis au quartier général français de Berlin. Il termine sa carrière comme commandant du train de la 5e région militaire à Lyon et est nommé général dans la deuxième section des officiers généraux en novembre 1987[3]. À la retraite, il enseigne l'anglais et s'investit dans des associations d'anciens militaires et de mémoire dans l'Hérault[2].

Biographie

Formation et Afrique du Nord

Né à Nancy, Bernard Forrer passe son enfance et son adolescence à Ligny-en-Barrois, dans la Meuse. Il étudie à Commercy puis à Bar-le-Duc. Très intéressé par la langue anglaise, il envisage d'abord une carrière dans l'enseignement[2],[3].

Appelé sous les drapeaux en 1950, il sert au 47e bataillon de transmissions en République fédérale d'Allemagne, puis suit la formation des élèves officiers de réserve à l'école d'application des transmissions de Montargis. Devenu aspirant de réserve, il est affecté au 118e bataillon de transmissions de Nancy de 1951 à 1954. Lieutenant de réserve, il rejoint en juin 1954 la compagnie de commandement et de services du 23e régiment d'infanterie, alors engagé en Tunisie[3]. Son dossier conservé au Service historique de la Défense le répertorie à cette période comme lieutenant des transmissions[1].

Admis en 1955 à l'École spéciale militaire interarmes (ESMIA), division « corps de troupe », au sein de la promotion Maréchal Franchet d'Esperey, il passe par Strasbourg avant de rejoindre Coëtquidan. À sa sortie en 1956, il choisit l'arme du train et effectue son stage d'application à Tours[2],[3]. Il est ensuite affecté en Algérie au 584e bataillon du train, où il sert jusqu'en 1958. Nommé lieutenant à titre définitif, il rejoint le centre d'instruction du train no 159 à Carpiagne, puis suit l'École d'état-major à Paris. À l'issue de cette scolarité, en juillet 1962, il est affecté à l'état-major de la 9e division d'infanterie dans la zone Nord Algérois. Promu capitaine, il commande ensuite la compagnie de circulation routière 270 jusqu'à son retour en métropole en juin 1964[3].

Fonctions d'état-major et commandements

À son retour, Forrer commande la 11e compagnie du 51e bataillon des services à Trèves, puis sert de 1965 à 1969 à l'état-major de la 1re division blindée[2],[3]. Sa maîtrise de l'anglais, sanctionnée par un troisième degré, conduit à sa désignation en 1970 pour suivre le cursus du Defence Services Staff College à Wellington, en Inde. Il rejoint ensuite l'état-major de la 4e division à Verdun, où il est chef de cabinet du général de 1971 à 1973, puis le 88e régiment de soutien à Sissonne jusqu'en 1975. Il sert enfin à Marseille à l'état-major de la 7e région militaire, puis de la 71e division militaire territoriale, de 1975 à 1977[3].

En 1977, il prend à Vienne le commandement du 505e groupe de transport lourd. L'unité, stationnée au quartier Saint-Germain, est transformée en 505e régiment du train en juillet 1978 ; Forrer la commande jusqu'en 1979[3],[4]. Il est ensuite affecté à Berlin comme sous-chef d'état-major du détachement de quartier général de 1979 à 1981. Revenu en France avec le grade de colonel, il devient adjoint au général commandant le train du 1er corps d'armée à Metz, fonction qu'il occupe de 1981 à 1983. Il prend alors le commandement du train de la 5e région militaire à Lyon, son dernier poste avant sa nomination comme général dans la deuxième section en novembre 1987[3],[2].

Enseignement et activités associatives

Installé à Montpellier après sa carrière militaire, Bernard Forrer reprend des études universitaires et obtient une maîtrise d'anglais. Il enseigne ensuite cette langue pendant près de vingt ans dans des établissements civils et militaires, notamment à l'École militaire supérieure d'administration et de management (EMSAM)[2],[3].

Il consacre parallèlement une part importante de sa retraite au monde associatif et à la transmission de la mémoire militaire. À Lattes, il crée en 1994 l'Amicale lattoise des anciens de la Défense (ALAD), qu'il préside pendant plusieurs années. À ce titre, il devient également président du Comité d'entente des associations de combattants de l'Hérault. Il participe aux activités du Centre régional de la Résistance et de la Déportation de Castelnau-le-Lez et, au sein de l'ANOCR de l'Hérault, reçoit la délégation consacrée au « devoir de mémoire ». Il publie régulièrement dans le bulletin de l'association à partir de 2009 et poursuit cette collaboration jusqu'en 2013[2].

Décorations

  • Officier de la Légion d'honneur, promu par décret du 31 décembre 2005 ; chevalier depuis le 14 juillet 1981[5].
  • Officier de l'Ordre national du Mérite[3].
  • Officier de l'Ordre des Palmes académiques[3].
  • Médaille commémorative des opérations de sécurité et de maintien de l'ordre en Afrique du Nord[3].
  • Médaille d'or de la Jeunesse et des Sports[3].

Références

  1. ↑ 1,0 et 1,1 Service historique de la Défense, Sous-série GR 8 YE — Officiers supérieurs et subalternes : armée de Terre, Gendarmerie et services communs, 1940-1960, cote GR 8 YE 110564, répertoire en ligne (consulté le 12 septembre 2026).
  2. ↑ 2,0 2,1 2,2 2,3 2,4 2,5 2,6 et 2,7 « Bernard FORRER (6 novembre 2017) », ANOCR 34-12-48, comprenant l'éloge prononcé par Henri Talhouët le 13 novembre 2017 (consulté le 12 septembre 2026).
  3. ↑ 3,00 3,01 3,02 3,03 3,04 3,05 3,06 3,07 3,08 3,09 3,10 3,11 3,12 et 3,13 Colonel (H) Labbé et général de brigade (2S) Mallet, « Général Bernard Forrer », Almanach du Tringlot 2017-2018, Écoles militaires de Bourges, École du Train, p. 55, en ligne (consulté le 12 septembre 2026).
  4. ↑ « Quand le 505e régiment du train rendait visite à des communes de la Sévenne », Le Dauphiné libéré, 18 février 2021 (consulté le 12 septembre 2026).
  5. ↑ « Décret du 31 décembre 2005 portant promotion et nomination », Journal officiel de la République française, no 1, 1er janvier 2006, texte no 3 (consulté le 12 septembre 2026).

Article publié sur Wikimonde Plus

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