Étienne Renard

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Étienne Renard
Naissance
Dombasle-sur-Meurthe
Décès (à 91 ans)
Origine Drapeau de la France France
Arme Arme blindée et cavalerie
Grade Général de corps d'armée
Années de service 1955 – 1995
Commandement 2e régiment de dragons (1981-1983)
Écoles de Saint-Cyr-Coëtquidan (1989-1992)
Conflits Guerre d'Algérie
Distinctions Commandeur de la Légion d'honneur
Commandeur de l'ordre national du Mérite
Croix de la Valeur militaire avec deux citations
Officier de la Legion of Merit

Étienne Alain Renard, né le 19 février 1935 à Dombasle-sur-Meurthe et mort le 12 juin 2026[1],[2], est un général de corps d'armée français de l'arme blindée et cavalerie.

Officier pendant la guerre d'Algérie, il poursuit ensuite une carrière alternant commandements, états-majors et enseignement militaire supérieur. Il est notamment aide de camp du président Valéry Giscard d'Estaing de 1978 à 1981, chef de corps du 2e régiment de dragons de 1981 à 1983, commandant des Écoles de Saint-Cyr-Coëtquidan de 1989 à 1992, puis chef de la mission militaire française auprès du commandant suprême des forces alliées en Europe. Les rang et appellation de général de corps d'armée lui sont conférés en 1993.

Biographie

Origines et formation

Étienne Renard naît à Dombasle-sur-Meurthe, en Meurthe-et-Moselle. Son père, Georges Renard, travaille pour les établissements Solvay, dont il devient secrétaire général ; il mène parallèlement des activités patrimoniales à Nancy comme conservateur au Musée lorrain et devient membre de l'Académie de Stanislas[3].

Il prépare le concours de l'École spéciale militaire de Saint-Cyr au lycée Poincaré de Nancy, au sein de la corniche Drouot, puis au lycée Victor-Hugo de Besançon, dans la corniche Denfert-Rochereau. Admis en 1955, il appartient à la promotion « Maréchal Franchet d'Espèrey » (1955-1957)[1]. À sa sortie, il choisit l'arme blindée et cavalerie et poursuit sa formation à l'École d'application de l'arme blindée et cavalerie de Saumur.

Débuts dans l'arme blindée et cavalerie

De septembre 1958 à l'été 1961, Étienne Renard sert en Algérie au 6e régiment de chasseurs d'Afrique. Il est d'abord chef de peloton au 2e escadron, dans le Dahra, puis rejoint l'état-major du régiment dans l'Ouarsenis[4]. De retour en métropole, il est instructeur à Saumur de 1961 à 1964, auprès d'élèves officiers de réserve et d'active.

Après l'École d'état-major à Paris, il commande de 1966 à 1968 le 4e escadron du 1er régiment de dragons, à Lure. Il sert ensuite au 3e bureau de l'état-major de la 3e division blindée, à Fribourg-en-Brisgau, en Allemagne de l'Ouest. Sélectionné pour suivre le cursus du Command and General Staff College, il séjourne à Fort Leavenworth, aux États-Unis, en 1970-1971. À son retour, il rejoint l'Inspection de l'arme blindée et cavalerie, puis suit la 88e promotion de l'École supérieure de guerre et le Cours supérieur interarmées. De 1976 à 1978, il est commandant en second du 1er régiment de dragons à Lure.

Aide de camp et commandements

À l'été 1978, Étienne Renard est désigné aide de camp de Valéry Giscard d'Estaing au sein de l'état-major particulier du président de la République[5]. Il conserve cette fonction jusqu'à la fin du septennat, en 1981[2].

Il prend ensuite le commandement du 2e régiment de dragons, alors en garnison à Haguenau, de 1981 à 1983. Il devient ensuite chef d'état-major de l'Inspection de l'arme blindée et cavalerie[6]. Devenu général de brigade, il exerce des fonctions d'adjoint chargé des opérations à la 2e division blindée, à Versailles, puis auprès du 2e corps d'armée et des Forces françaises en Allemagne, à Baden-Baden.

En juin 1989, il est nommé commandant des Écoles de Saint-Cyr-Coëtquidan, fonction qu'il occupe jusqu'en 1992[7]. Général de brigade au moment de cette nomination, il est promu général de division au cours de ce commandement[8].

Mission auprès du SACEUR et fin de carrière

Par décret du 9 juin 1992, Étienne Renard est nommé, à compter du 1er août, chef de la mission militaire française auprès du commandant suprême des forces alliées en Europe (SACEUR)[8]. Il exerce cette fonction à Mons, en Belgique[2]. Les rang et appellation de général de corps d'armée lui sont conférés dans la première section du cadre des officiers généraux de l'Armée de terre à compter du 1er juin 1993[9].

Son successeur à la tête de la mission militaire française, le général de division Philippe Azéma de Castet Laboulbène, est nommé à compter du 20 février 1995[10]. La carrière active d'Étienne Renard s'achève alors, après quarante années de service.

Après sa retraite, il participe aux activités de la Fondation Valéry Giscard d'Estaing, qui recueille notamment son témoignage sur ses années passées à l'Élysée[2]. Marié à Dominique Pisier, il est père de cinq enfants, dont Martin Renard, devenu général de division[1]. Étienne Renard meurt le 12 juin 2026, à l'âge de 91 ans[1],[2].

Décorations

  • Commandeur de l'ordre national de la Légion d'honneur en 1995 ; il était officier depuis 1986[11].
  • Commandeur de l'ordre national du Mérite[2].
  • Croix de la Valeur militaire, avec deux citations[2].
  • Officier de la Legion of Merit (États-Unis)[2].

Notes et références

  1. ↑ 1,0 1,1 1,2 et 1,3 « Général de corps d’armée (c.r.) Étienne Renard », Le Figaro, Carnet du jour, 20 juin 2026.
  2. ↑ 2,0 2,1 2,2 2,3 2,4 2,5 2,6 et 2,7 Général François Mermet, « Hommage au Général de corps d’armée Etienne Renard », Fondation Valéry Giscard d’Estaing, 19 juin 2026.
  3. ↑ « Tables 1950-2000 », notice « Renard (Georges) », Académie de Stanislas, consulté le 11 septembre 2026.
  4. ↑ Association nationale des Anciens du 6e régiment de chasseurs d'Afrique, Bulletin de liaison, no 4, juin 2012, p. 5.
  5. ↑ Patrick Jarreau, « M. Giscard d'Estaing s'entoure de nouveaux collaborateurs », Le Monde, 18 juillet 1978.
  6. ↑ « Un régiment dans la tourmente. Le 2e dragons (1939-1945) », Revue historique des Armées, no 155, 1984, p. 90-103, notamment p. 90.
  7. ↑ « Nominations militaires : les généraux Béchu, Chazarain et Hérisson reçoivent leur quatrième étoile », Le Monde, 24 juin 1989.
  8. ↑ 8,0 et 8,1 Décret du 9 juin 1992 portant admission dans la 2e section, promotion et nomination dans la 1re section, affectation d'officiers généraux, Journal officiel de la République française, 11 juin 1992, art. 2.
  9. ↑ Décret du 24 mai 1993 portant notamment élévation aux rang et appellation de général de corps d'armée, Journal officiel de la République française, 26 mai 1993, art. 5.
  10. ↑ Décret du 28 novembre 1994 portant notamment affectation d'officiers généraux, Journal officiel de la République française, 1er décembre 1994, art. 4.
  11. ↑ Décret du 30 juin 1995 portant promotion dans l'ordre de la Légion d'honneur, Journal officiel de la République française, 2 juillet 1995.

Article publié sur Wikimonde Plus

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