Dominique Hubert
| Naissance | Port-Louis (Morbihan) |
|---|---|
| Décès | (à 90 ans) Versailles (Yvelines) |
| Origine | |
| Arme | Armée de terre |
| Grade | Général de brigade |
| Années de service | 1938 – 1974 |
| Commandement | Bataillon de marche indochinois ; 1er bataillon du 1er régiment de tirailleurs algériens ; 16e groupe de chasseurs portés |
| Conflits | Seconde Guerre mondiale, guerre d'Indochine, guerre d'Algérie |
| Distinctions | Grand officier de la Légion d'honneur et de l'ordre national du Mérite |
| Autres fonctions | Secrétaire général de la Saint-Cyrienne |
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Dominique Hubert, né le à Port-Louis (Morbihan) et mort le (à 90 ans an) à Versailles, est un général de brigade français. Officier d'infanterie, il sert pendant la Seconde Guerre mondiale, la guerre d'Indochine et la guerre d'Algérie. Il exerce ensuite des responsabilités territoriales et dans l'organisation des transports pour la défense, avant de devenir secrétaire général de la Saint-Cyrienne, association des anciens élèves de Saint-Cyr.
Biographie
Formation et Seconde Guerre mondiale
Entré en 1938 à l'École spéciale militaire de Saint-Cyr, Dominique Hubert appartient à la promotion « de la Plus Grande France » (1938-1939). La mobilisation de 1939 interrompt la formation de cette promotion, dont les élèves rejoignent leurs unités après une seule année d'école[1].
Sous-lieutenant au 32e régiment d'infanterie, il prend part à la campagne de France en 1940. Il sert également au 1er régiment de tirailleurs marocains. Devenu lieutenant, il participe à la campagne d'Italie en 1944, puis aux opérations de la fin de la guerre en Europe. Il est promu capitaine en 1945.
Guerre d'Indochine
Dominique Hubert rejoint le corps expéditionnaire français en Extrême-Orient et débarque à Saïgon le avec le bataillon de marche du 151e régiment d'infanterie. Après un passage à l'état-major des troupes françaises d'Indochine du Sud, il est affecté au Tonkin.
En 1948, il reçoit à Haïduong le commandement du bataillon de marche indochinois. Il le conserve jusqu'en 1950 : le , Marcel Bigeard, alors capitaine, prend à son tour la tête de cette unité[2].
Affectations en Allemagne et guerre d'Algérie
De retour en France en 1950, Dominique Hubert est affecté à Saint-Cyr, où il encadre un bataillon d'élèves officiers. Il rejoint en 1954 le 7e régiment de tirailleurs marocains, stationné en Allemagne, et y commande un bataillon avant de partir avec le régiment en Algérie. Son parcours le ramène en Allemagne en 1957, au 13e régiment de tirailleurs algériens puis à l'état-major de la 3e division d'infanterie.
Il retourne en Algérie en 1958 pour commander le 1er bataillon du 1er régiment de tirailleurs algériens. L'historique de cette unité situe le début de son commandement au [3]. Promu lieutenant-colonel en 1959, il sert ensuite à l'état-major du secteur de Bou Saâda. Il est élevé au grade de commandeur de la Légion d'honneur le [4].
Dernières fonctions et retraite
Promu colonel en 1963, il prend en 1964 le commandement du 16e groupe de chasseurs portés en Allemagne. Après d'autres affectations dans l'encadrement des forces terrestres, notamment auprès de la 5e brigade blindée, il occupe en 1968 des fonctions de liaison auprès du préfet maritime de Cherbourg pour le compte de la 3e région militaire.
Nommé général de brigade en 1971, il devient commandant en second de la 64e division militaire à Dijon[5]. Il exerce également des fonctions au sein de l'organisation militaire territoriale, notamment à la 8e division militaire. En 1973, il est nommé commissaire général adjoint aux transports pour la défense, organisme chargé de préparer l'emploi des moyens civils de transport en cas de mobilisation ou de crise[6].
Admis dans la deuxième section des officiers généraux en 1974, il poursuit son activité au sein du milieu saint-cyrien. Il assure pendant plusieurs années le secrétariat général de la Saint-Cyrienne, association des anciens élèves de l'École spéciale militaire de Saint-Cyr.
Famille
Dominique Hubert est issu d'une famille d'officiers. Son père, le capitaine Augustin Hubert (1882-1917), ancien élève de Saint-Cyr de la promotion « de La Tour d'Auvergne », est mort pour la France le à Vadelaincourt, près de Verdun. Officier d'infanterie détaché dans l'aviation pendant la Première Guerre mondiale, il est inhumé à la nécropole nationale de Vadelaincourt.
Son frère cadet, Augustin Hubert (1918-1944), officier de marine des commandos Kieffer, est tué le à Ouistreham, lors du débarquement de Normandie. Le commando Hubert, unité de la Marine nationale spécialisée notamment dans les opérations sous-marines, porte son nom[7].
Décorations
- Grand officier de la Légion d'honneur (décret du , publié le 4 août)[4].
- Grand officier de l'ordre national du Mérite (1974)[8].
- Croix de guerre 1939-1945.
- Croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieurs.
- Croix de la Valeur militaire.
Notes et références
- ↑ Bernard Philippe, « Une promotion s'est éteinte : “De la plus grande France” (1938-1939) », Le Casoar, no 238, juillet 2020, p. 53-54, en ligne.
- ↑ Association Les Amis du général Bigeard, « Chronologie », période 1949-1950.
- ↑ « 1er régiment de tirailleurs algériens », Les Tirailleurs, rubrique « Chefs de corps », en ligne.
- ↑ 4,0 et 4,1 « Décret du 31 juillet 2001 portant élévation », Journal officiel de la République française, 4 août 2001, en ligne.
- ↑ Armor, no 20, 1971, en ligne.
- ↑ « Décret no 65-1103 du 15 décembre 1965 relatif à l'organisation des transports pour la défense », art. 1 à 3, Légifrance.
- ↑ Didier François, « Libération des otages au Burkina Faso : les secrets du commando Hubert », Le Journal du dimanche, 12 mai 2019, en ligne.
- ↑ « Ordre du Mérite », Le Monde, 17 décembre 1974, en ligne.
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