Famille Louvart de Pontigny

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Famille Louvart de Pontigny
Image illustrative de l’article Famille Louvart de Pontigny
Armes

Blasonnement De sinople au greslier d’or enguiché du même, accompagné de trois merlettes aussi d’or
Période XVIIe siècle-XIXe siècle
Pays ou province d’origine Anjou / Bretagne
Demeures Kermartin, Kerfandol
Récompenses militaires Chevalier de l'Ordre Royal de Saint-Michel

La famille Louvart de Pontigny est une famille française éteinte originaire d'Anjou, puis établie en Bretagne. Elle s'est éteinte au début du XIXe siècle.

Filiation

  • Jean Louvart, né vers 1602, décédé en la paroisse de La Trinité d’Angers le 17 novembre 1662 et inhumé dans le chœur de l’église, commis à la réception du grenier à sel d’Ingrandes en 1647 puis receveur au grenier à sel d’Angers et receveur et directeur général des gabelles d’Anjou, marié à Marie Thireul, décédée à Ingrandes le 12 mars 1651, dont :
    • François Louvart, seigneur de Kermartin en Guidel, baptisé à Ingrandes le 4 avril 1647, fils de Monsieur Jean Louvart et d'honorable Marie Thireul, décédé à Kermartin le 5 décembre 1703 et inhumé le lendemain en l‘église de Guidel, lieutenant de vaisseau du roi, marié au château de Talhouët le 17 août 1694 avec Marie-Bonaventure Hyacinthe Le Moyne, née vers 1668, fille de Laurent Le Moyne, écuyer, seigneur de Talhouët, et de Julienne Rolland, dont :
      • François-Anne Louvart, seigneur de Pontigny, de Kermartin, de Locmalo et autres lieux, né à Guide le 6 octobre 1697 et baptisé le 13, décédé le 17 septembre 1778 et inhumé le lendemain dans le cimetière de l’église collégiale de Guémené-sur-Scorff, sénéchal et premier magistrat de la principauté de Guémené de 1725 à 1778, marié en premières noces à Guémené-sur-Scorff le 7 janvier 1726 à Thérèse Le Corre, dame du Cosquer en Lignol, baptisée à Guémené-sur-Scorff le 19 septembre 1684 et morte le 16 mars 1735, inhumée dans le cimetière de l’église collégiale de Guémené-sur-Scorff le lendemain, fille de Charles-Joseph Le Corre, sieur de Suillado en Persquen, procureur fiscal de la principauté de Guéméné et de Marguerite de La Chasse, et en secondes noces à Priziac le 13 mai 1737 à Marie-Elisabeth de Montlouis, née à Ploërdut vers 1718 et décédée vers 1795, fille de Louis de Montlouis, écuyer, seigneur de Kerfandol et de Plascaire en Priziac, et de Barbe-Thérèse Hugonnier, dont du premier lit :
        • Joseph-Aimé Louvart de Pontigny ;
        • Et du second : François-Louis Laurent Louvart de Pontigny, né le 19 août 1738 et baptisé en l’église collégiale de Notre-Dame de La Fosse de Guémené-sur-Scorff le lendemain, décédé vers 1808. Religieux sous le nom de Joseph-Marie de Guémené, capucin au couvent de Quimperlé le 22 septembre 1762, puis de Landerneau vers 1790 ;
        • Joseph-Anne Louvart de Pontigny, né et ondoyé le 5 mai 1740, baptisé à Guémené-sur-Scorff le 18 mai 1744 et décédé à Rennes sans postérité le 22 janvier 1818. Marié en la paroisse Saint-Étienne de Rennes le 8 juin 1779 à Catherine-Judith de Pellan, née à Coganne en Saint-Péran le 25 novembre 1734 et baptisée à Paimpont le 28 novembre suivant et décédée à Rennes rue Saint-Louis le 19 juin 1817, fille de René-Sébastien, comte de Pellan, écuyer, seigneur des Isles, et de Reine-Catherine de La Motte du Portal;
        • Marie-Joseph Louvart de Pontigny, née et ondoyée le 2 février 1744, baptisée en l’église collégiale de Notre-Dame de La Fosse de Guémené-sur-Scorff le 18 mai suivant, décédée en Saint-Hélier de Jersey le 24 mai 1805 et inhumée en son cimetière le lendemain, mariée en l’église collégiale de Locmalo de Guémené-sur-Scorff le 16 mai 1768 à Jérôme-Bonaventure du Fou de Kerdaniel, gouverneur de Pontivy ;
        • Marie-Angélique Louvart de Pontigny, née et ondoyée le 29 mars 1753 et baptisée en l’église collégiale de Notre-Dame de La Fosse de Guémené-sur-Scorff le 8 novembre suivant, décédée à La Tremblaye en Monteneuf le 17 décembre 1825, maríée à Guémené-sur-Scorff le 5 novembre 1770 à Pierre Noël Gabriel Le Doüarain, chevalier de Lemo en Augan, capitaine d’Infanterie ;
        • Joseph-Théodore Louvart de Pontigny, écuyer, baptisé en l’église collégiale de Notre-Dame de La Fosse de Guémené-sur-Scorff le 5 juin 1759, étudiant en théologie à Vannes, marié à Pontivy le 15 septembre 1782 à Hélène-Jeanne Tahier, fille de Claude Tahier, sieur de La Villegoublé, receveur-général des Devoirs de Pontivy, et de Hélène-Jeanne Chauvet, dame de Moalin, dont postérité.

Personnalité

  • Joseph-Anne Louvart de Pontigny (1740-1818), avocat au Parlement de Bretagne en 1766, il est un adversaire actif et zélé de la révolution, ce qui lui vaut d’être rayé de l’ordre des avocats en mars 1789. En 1790, il publie Vie privée et politique du roi Isaac Chapelier, premier du nom et chef des rois de France de la quatrième race en 1789, Louis XVI étant roi des Français et entre dans la contre-révolution sous le nom de Candide. IL est membre du Comité Central et conseiller du Roi. De 1793 à 1796, il est commissaire civil et aide-trésorier des armées catholiques et royales de Bretagne. Il rejoint Puisaye et devient son secrétaire et aide de camp. En 1795, sa tête est mise à prix pour 100,000 francs en assignats et un mandat d’arrêt est lancé contre lui. Le 19 mars 1795, il est l'un des signataires de l’armistice de Moncontour. Le 19 novembre 1795, il est élu conseiller d’arrondissement de Rennes et de Fougères. Arrêté le 23 juin 1795, il est écroué dans la prison de la Tour Le Bât. Son procès est instruit le 5 janvier 1797. Le 11 janvier 1797, il s’évade et regagne le pays de Plélan où il erre pendant 5 ans. Il est condamné à mort par contumace le 13 janvier suivant. Ses biens seront mis sous séquestre le 23 février 1799. En mars 1803, il est radié de la liste des émigrés et rentre habiter Rennes où il reste sous surveillance pendant tout le premier empire. En 1816, il publie Procès d’un Royaliste. Sous la Restauration, il est nommé le 31 décembre 1816 chevalier dans l’Ordre Royal de Saint-Michel Il publie : Les Machabées, à l’usage de l’Armée Catholique et Royale de Bretagne.

Armes

  • De sinople au greslier d’or enguiché du même, accompagné de trois merlettes aussi d’or

Références

Bibliographie

  • Comte de Bellevüe - Louvart de Pontigny, un agent administratif de la chouannerie dans l’Ille-et-Vilaine, Le Courrier de la Presse du 20 avril 1899. (en ligne Bibliothèque Numérique Bretonne et Européenne)
  • Comte de Bellevüe - Généalogie de la famille de Lambilly, Nantes, 1901. Page 33.
  • Comte de Bellevüe - Une femme avocat, épisodes de la Révolution à Lamballe et à Paris : mémoires de la comtesse de La Villirouët, née de Lambilly (1767-1813), Paris, 1902. Page 311.
  • Comte de Bellevüe - Généalogie de la famille Desgrées du Lou, Vannes, 1903. Page 56.
  • Théodore Courtaux et le Cte de Lantivy de Trédion - Histoire généalogique de la maison de Lantivy, de ses alliances et des seigneuries qu'elle a possédées, Bretagne, Maine, Anjou et Languedoc, suivie des généalogies des maisons de l'Estourbeillon (Bretagne) et de Richemont de Richard'son (Écosse et France)..., Paris, 1899. Page 130.
  • H. Beauchet-Filleau et Ch. de Chergé - Dictionnaire historique, biographique et généalogique des familles de l'ancien Poitou. Tome 2, Poitiers, 1840-1854. Pages 313 et suivante.
  • René Kerviler - Recherches et notices sur les députés de la Bretagne aux Etats-généraux et à l'Assemblée nationale constituante de 1789. Jary-Videment - 1885-1889. Pages 75 et 84.

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