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Jean-Jacques Gallay

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Jean-Jacques Gallay, né à Scionzier le 28 avril 1934 et mort à Talant le 22 août 1969, est un ingénieur français. Professeur titulaire au Conservatoire National des Arts et Métiers, chargé à Valduc de la promotion au grade d'ingénieur de jeunes techniciens et de chercheurs nucléaire au CEA. Il est également l'inventeur d'une méthode permettant d'obtenir sous forme de lingots, certains métaux, dont l'uranium enrichi et l'auteur de brevets et de communications de valeur internationale, dont certains sont toujours utilisés actuellement dans le domaine du nucléaire.

Scolarité et jeunesse

Jean-Jacques Gallay est né le à Scionzier dans le département de la Haute-Savoie. Son père était instituteur et directeur de l'école de Scionzier. Il participa activement à la résistance durant la seconde Guerre mondiale. Sa mère était institutrice à l'école des filles de Scionzier. Il est allé à l'école primaire de Scionzier.

1946-1949 : À l'âge de 12 ans, il entre au collège de Cluses.

1949-1952 : Il poursuit sa scolarité ensuite pendant trois autres années au collège de Bonneville. C'est un élève brillant.

1953 : Il intègre l'institut polytechnique de Grenoble, Grenoble INP. Là il commence des études de sciences physiques.

1956 : à 22 ans, il obtient sa licence ès Sciences Physiques. Il est alors titulaire de certificats en mathématiques, en physique-chimie, en chimie générale, en électrochimie et en mécanique industrielle.

1957 : Il décroche son diplôme d'ingénieur.

1959 : Passionné par la recherche scientifique, il obtient trois nouveaux certificats en thermodynamique, en mécanique et en physique et électricité. Détaché par les aciéries Ugine, il peut s'adonner à la recherche sur les métaux au laboratoire Batelle Mémorial Institut de Genève. Sa grande compétence dans ce domaine lui vaut d'être chargé de cours à l'INSA (Institut national des sciences appliquées) de Lyon.

1960 : Il obtient un doctorat ès Sciences Physiques en présentant avec succès une thèse d'état devant la Faculté des Sciences de Lyon.

1960-1961 : Il commence son service militaire en Algérie puis au centre de recherche nucléaire à Saclay puis à Limeil en région parisienne[1].

Une vie professionnelle au service de la science, entre recherches et professorat

En 1962, il entre au CEA de Valduc (Commissariat à l'Energie Atomique), à 45 km au nord-ouest de Dijon. Il travaille sur un projet d'élaboration de métaux et alliages rares.

Chercheur reconnu, il poursuit sa carrière scientifique au C.E.A comme Conseiller scientifique. Il est décrit comme un « infatigable chercheur, d'une puissance de travail exceptionnelle ». Il mène également des recherches expérimentales et théoriques à Genève, au laboratoire Batelle Mémorial Institut[2].

Quelques-unes de ses recherches : Parmi les métaux et alliages sur lesquels il travaille, plusieurs sont expérimentés aux États- Unis et en U.R.S.S, notamment l'uranium enrichi, le césium, le plutonium, le titane. Il est l'inventeur d'une méthode permettant d'obtenir sous forme de lingots, certains métaux, dont l'uranium enrichi. Il est l'auteur de brevets et de communications de valeur internationale, dont certains sont toujours utilisés actuellement dans le domaine du nucléaire[2]. Il est à l'origine de la découverte des principes d'une électrode à base d'oxyde métallique capable de remplacer les électrodes à gaz.

À côté de ses recherches, Jean-Jacques Gallay transmet aussi son savoir : il met au point un cours de physique nucléaire appelé « J.J.Gallay ». Il est nommé Professeur titulaire au Conservatoire national des arts et métiers : il est chargé à Valduc de la promotion au grade d'ingénieur de jeunes techniciens et de chercheurs « nucléaires » au C.E.A. [2] Une chaire devait être créée à son intention à l'Université de Bourgogne à Dijon, pour les cours de thermochimie.

On lui détecte une leucémie, qui sera reconnue comme maladie professionnelle, ses recherches sur la radioactivité pouvant en effet en être la cause. Il meurt à l'âge de 35 ans le 22 août 1969 à Talant (Côte-d'Or). Il avait épousé Marielle Bonneville avec qui il a eu deux filles.

Pérennité

Le 9 décembre 1974, le Conseil d'Administration du Collège de Scionzier –qui venait d'ouvrir ces portes cette année-là- adopte le projet de dénomination : CES Jean-Jacques Gallay. "Puisse ce parrainage posthume montrer la voie à tous les élèves qui commencent sur les bancs du collège de Scionzier leur carrière d'adulte." Walter Amiante, parrain de Jean-Jacques Gallay [1] Une salle de travail au CEA de Valduc porte le nom « Jean-Jacques Gallay »

Sources

Notes et références

Notes

Références

  1. 1,0 et 1,1 Mairie de Scionzier
  2. 2,0, 2,1 et 2,2 CEA de Valduc

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