Georges Savary
Georges Savary, né à Saint-Servan le 10 mai 1861, décédé le 17 février 1886 à Laval, était un agrégé d'histoire et professeur d'histoire du Lycée de Laval de 1884 à 1886.
Biographie
Il est le fils de François Edmond Savary, artiste, professeur de musique[1] et de Valentine Hiéronymus[2]. Ancien élève du lycée de Laval[3], il effectue même une vétérance de rhétorique sous la direction d'Émile Trolliet. Lauréat du Concours général, il abandonne son idée de rejoindre la marine comme son oncle, et veut rejoindre l'enseignement. Catholique, il étudie au Lycée Stanislas pour suivre le cours préparatoire pour intégrer l'école normale supérieure. Accepté en 1882 à l'école normale supérieure[4], il est reçu en 1884 à l'agrégation d'histoire[5]. Il est nommé professeur d'histoire au Lycée de Laval en 1884. Il projette alors de devenir maître de conférences à l'Université de Rennes, et prend un sujet d'histoire locale pour sa thèse de doctorat. Membre de la Commission historique et archéologique de la Mayenne depuis 1884, ses travaux historiques restent inachevés. Il est emporté en quelques jours à l'âge de 25 ans par une fièvre typhoïde
Publications
- Les Noms romains dans le pays des Cénomans, Laval : impr. de L. Moreau, 1885, In-8° , 20 p.
- Georges Savary. 10 mai 1861-17 février 1886., Biographie, signée : Auguste Salles. - Discours prononcés à ses funérailles par Émile Sinoir, Victor Delbos et l'abbé Follioley. Extraits de ses œuvres., Laval : impr. de L. Moreau, 1887, In-8° , 49 p., portrait ;
Notes et références
- ↑ Qui prétendait être de la même famille que le célèbre duc de Rovigo.
- ↑ Sœur du lieutenant de vaisseau, décédé à Hong-Kong en 1883.
- ↑ Élevé brillant, il y entre à 7 ans et fait partie des Quatre S' qui ont fait l'honneur à l'époque du Lycée de Laval : Georges Savary, Suret et les deux normaliens Auguste Salles et Emile Sinoir. in Bulletin de la Commission historique et archéologique de la Mayenne, 1905, p. 33. Il est décrit par Emile Sinoir comme un Esprit curieux et original, médiocrement soucieux des succès scolaires, il eut de bonne heure la passion de la lecture. Tant que la nécessité de se faire une position ne le pressa point, il suivit sa fantaisie, ne travaillant que les matières qui lui plaisaient, mais s'y appliquant déjà d'une ardeur incomparable.
- ↑ Annuaire de l'ENS
- ↑ André Chervel, « Les agrégés de l'enseignement secondaire. Répertoire 1809-1950 », sur Ressources numériques en histoire de l'éducation (consulté le ).
Article publié sur Wikimonde Plus
- Portail de l’éducation
- Portail de la Mayenne