Létrange

Aller à la navigation Aller à la recherche
Létrange

La Maison Létrange est un sellier français fondé en 1838 à Paris.

Histoire

Origines

Né en 1817 à Paris, fils de facteur, Auguste Lespiaut est apprenti sellier dès l’âge de 13 ans.

En 1838, Auguste Lespiaut monte son propre atelier impasse du Doyenné, le long du Manège des Écuries du Roi, aux portes du Palais du Louvre. Il est sellier officiel et produit des selles et des harnachements pour les écuries royales. Très rapidement sa renommée s’étend auprès d’une clientèle aisée propriétaire de chevaux à laquelle il offrira une diversification dans les accessoires, de chasse, de voyage et de sport.

Armand Létrange

Armand Létrange est né le 30 novembre 1839[1].

Il entre comme artisan sellier dans l’atelier d’Auguste Lespiaut en 1852. Il épouse sa fille, Adolphine Lespiaut en 1865 et reprend l’entreprise qui devient alors « les Établissements Létrange ». Il est à l’origine d’une période de développement majeure en prenant des risques pour développer la maison comme avec la construction du siège du 57 Boulevard de la Villette à Paris.[réf. nécessaire]

Il est fait chevalier de la Légion d’Honneur en 1901[1].

Francis Létrange

Francis Létrange, fils d’Armand, reprend l’entreprise familiale en 1913. Il est mobilisé en 1914 et Armand, jeune retraité, revient aux commandes de la maison en attente du retour de son fils.

Il reçoit en 1901 les Palmes Académiques et est fait Officier de l’Instruction Académique en 1913.

Les médailles aux Expositions universelles

À Paris et à Londres, la maison obtient des médailles pour ces produits en cuir lors des expositions universelles de 1855 à 1937.

Le 57 Boulevard de la Villette

En 1889, Armand Létrange fait construire un ensemble composé d'un immeuble sur rue qui abrite la boutique au rez-de-chaussée, sa famille au premier étage et celles des employés et ouvriers sur les cinq autres étages ainsi qu’une usine de 2 000 m2 dans laquelle plus de 250 ouvriers s’attellent à la fabrication des sacs et autres accessoires en cuir qui s’exportent dans le monde entier.[réf. nécessaire]

 L’usine de Billom

En 1913 est inauguré une seconde unité de production à Billom dans le Puy-de-Dôme.[réf. nécessaire]

 L’usine de Montargis

Dans les années 1930, Francis Létrange souhaite rapprocher sa seconde usine de Paris. Il implante alors une usine moderne de 3 500 m2 à Montargis dans le Loiret. La capacité de production s’élève ainsi pour la première année d’exploitation de l’unité de Montargis en 1936 à 494 400 heures pour le personnel ouvrier.[réf. nécessaire]

L’après-guerre et la diversification

Marcel Bogrand, époux d’Henriette Létrange, reprend à son tour l’entreprise familiale en 1937.

Il meurt pendant la guerre et son épouse Henriette prend alors la direction, devant faire face à une pénurie de cuir. La société emploie alors environ 600 ouvriers répartis sur les deux sites. Pour leur assurer du travail, elle se diversifie dans la confection textile. Henriette Bogrand développe alors de nombreuses marques pour chaque nouvelle activité. Ainsi la marque Orly pour les chemises, qui seront vendues dans des grands magasins parisiens.

Yves Bogrand, le cadet des enfants d’Henriette, prend la succession dans les années 1970 et abandonne définitivement le travail du cuir en 1975[Information douteuse] pour se concentrer sur la confection de chemises haut de gamme

Au XXIe siècle

Galerie

Article connexe

Notes et références

  1. Revenir plus haut en : 1,0 et 1,1 « Recherche - Base de données Léonore », sur www.leonore.archives-nationales.culture.gouv.fr (consulté le )
  2. Exposition universelle de 1867 à Paris. Jury international, Catalogue officiel des exposants récompensés par le Jury international, Paris : Dentu, [lire en ligne (page consultée le 2017-07-04)] 
  3. Catalogue officiel : liste des récompenses / Exposition universelle internationale de 1878, à Paris ; Ministère de l'agriculture et du commerce, Impr. nationale, [lire en ligne (page consultée le 2017-07-04)], p. 242 
  4. Exposition universelle de 1889 Liste des récompenses distribuées aux exposants, Paris,  , p. 4763
  5. « CNUM - 4XAE69.4 : p.1 - im.5 », sur cnum.cnam.fr (consulté le )

Article publié sur Wikimonde Plus

  • icône décorative Portail de Paris
  • icône décorative Portail de la mode
  • icône décorative Portail équestre
  • icône décorative Portail des années 1830