Laure Gaigneron de Marolles
Laure Gaigneron de Marolles
« Le 13 septembre 1829, à neuf heures du matin, sont comparus devant nous, Monsieur Charles de Kersabiec, propriétaire, demeurant à Nantes, rue Malherbe (31 ans) et Joseph Millet, laboureur (42 ans), demeurant au Bois-Briand en cette commune. Ils ont déclaré qu’hier, à 5 heures du soir, est décédée au château du Boisbriand, demoiselle Rose-Louise Césarine Laure Gaigneron de Marolles, fille de Monsieur Joseph Nicolas Michel Gaigneron de Marolles et Dame Rose Anne Budan, propriétaire, née en 1801 à Elisabeth Town dans l'État de la Nouvelle Jersey, Amérique Septentrionale et les comparants ont signé avec nous. » [1]
Charles de Kersabiec est le propriétaire du Grand-Blottereau.
En l’An VIII (1800), le Grand-Blottereau appartient à Siochan de Kersabiec (Cincinatus).
Le Grand-Blottereau sera vendu en 1823 à Law de Lauriston.
Camille Mellinet, dans son Histoire de la Musique, à Nantes, fait, ainsi, l’éloge funèbre de la jeune harpiste : « La mort l’arrêta dans une carrière dont nul ne pouvait prévoir l’avenir : elle mourut ! Elle qui alliait la noblesse de l’âme à la noblesse de famille, la pureté d’un ange au génie de l’homme ; elle, riche de tout ce qui devrait rendre heureux dans la vie: les dons de la fortune et ceux de l’intelligence, la tendresse inquiète de la famille et la bienfaisance discrète pour le pauvre, le culte pieux et la douce tolérance qui font pardonner la croyance par l’incrédulité même... Elle mourut; elle qui avait de si beaux jours devant ses regards... Lettres, sciences, beaux-arts, elle semblait avoir tout deviné plutôt que tout appris... C’était trop pour une femme si jeune encore, et Dieu sembla l’appeler à lui comme pour donner une mission divine à cette âme supérieure qu’il trouvait trop pure pour ce monde... »[2].
L’origine de la famille Jollimon Gaigneron de Marolles est tourangelle. Elle remonte à Jean Gaigneron, sieur de la Grandière, lieutenant particulier à Loches en 1454. Donc une famille originaire du Lochois, établie à la Martinique, semble-t-il avant 1650, dans le quartier du Lamentin, dont les alliances se font aussi bien avec la noblesse qu’avec la bourgeoisie commerçante, comme il arrivait souvent aux Antilles. L'auteur de ces lignes a pu détailler une carte de la plantation du Lamentin sur les murs du vestibule d'entrée du château de Thoiré (appartenant, à l'origine, à la famille de la Londe), château mis en vente en 2013. Par ces alliances dans le milieu du négoce, cette famille tourangelle acquiert des attaches avec notre pays. Familles alliées : le chevalier de Montespin (en Martinique), les Maupertuis, de Labbadie (oncle bordelais de Laure).
Une dame de Marolles a donné une grosse somme d’argent au duc de Bouillé, gouverneur de la Martinique à l’intention des insurgés américains et pour financer une expédition pour leur venir en aide. Gilles Perrault a écrit un livre La revanche américaine sur cette époque. En remerciement, le roi Louis XVI a offert une pendule et un service de table (nappe) représentant la bataille de Fontenoy. Ce service appartenait toujours, vers 2005, à la famille Alain de Marolles. La famille avait servi Franklin et la cause de l’indépendance des États-Unis avec les Budan du Vivier, Leray de Chaumont, Gruel, Tessier, Peltier du Doyer, Monthieu, Penet, Dacosta de La Closille, Lincoln, Linsens, Julien Poydras de Lalande. Toutes ces familles se fréquentaient à Nantes et une grande solidarité les reliait. Des Marolles sont rentrés de Martinique du temps de Louis XVIII et se sont établis place du Palais Bourbon à Paris. Une sœur d’Hortense de Beauharnais a épousé un Marolles. Napoléon III est venu à Nantes à l’occasion de la communion de sa filleule. Une généalogie très détaillée se trouve à Fercé dans la propriété des Marolles (Sarthe)[3].
Les Gaigneron de Marolles auraient vendu Bois-Briant aux Olivier Mairy.
- Le XIXe siècle est marqué, à Bois-Briand, par l'arrivée de propriétaires venus des Antilles françaises et des nouveaux États-Unis d'Amérique.
- On trouve dans Les Annales du Pays nantais N°141 (ou le Bulletin de la Société archéologique) l'information selon laquelle les officiers de marine « Les Meneust des Treilles, seigneurs du bourg de Sainte-Luce, auraient vendu le Boisbriant aux négociants nantais Gaigneron de Marolles. »
Anne Rose Budan est la mère de Laure Gaigneron de Marolles Née le 26 septembre 1782 - Petit Canal, 97131, Guadeloupe, Guadeloupe, France Baptisée le 7 novembre 1784 - Petit Canal, 97131, Guadeloupe, Guadeloupe, France Mariée en 1800, Cussac, 87054, Haute-Vienne, Limousin, France,
avec
Joseph Michel Nicolas Gaigneron de Marolles né en 1773 dont les parents sont Charles Joseph GAIGNERON de MAROLLES, né le 27 janvier 1747 - Le Lamentin, 97232, Martinique, Martinique, France, décédé le 1er mars 1785 - Le Lamentin, 97232, Martinique, Martinique, France à l’âge de 38 ans Marié le 20 juillet 1772, Le Lamentin, 97232, Martinique, Martinique, France, avec Marie Louise Élisabeth des VERGERS de SANOIS, née en 1751
- La tombe de Laure Gaigneron de Marolles (cimetière de Toutes-Aides) stipule que la propriétaire de Bois-Briand, en 1829, est née en « Amérique septentrionale ».
- Nous avons la chance de détenir une abondante correspondance de cette jeune harpiste et aquarelliste.
- Elle y fait part de l'agrément de la vie à Bois-Briand "Nous y menons bonne et douce vie".
La sœur de Laure est Marie-Marguerite, Elisabeth, Amélie de Gaigneron Jollimon de Marolles Née en 1800, l'année du mariage de ses parents, décédée en 1891 à La Robertière, elle se marie, en 1843 à La Chapelle d'Aligné, dans la Sarthe, avec Adrien Richard de Beauchamp (né en 1808)- (Parents : Augustin Richard de Beauchamp , chevalier & Rosalie Denis ) dont H Gaston Richard de Beauchamp 1840- marié en 1872 avec Julie de Laage H Raoul Richard de Beauchamp 1841-1912 H Maurice Richard de Beauchamp 1843- H Georges Richard de Beauchamp 1844- F Adrienne Richard de Beauchamp 1847-1915 H Toussaint Richard de Beauchamp 1847- H Raymond Richard de Beauchamp 1849-
- La famille de Marolles (propriétaire de Bois-Briand, au début du XIXe siècle) avait servi Franklin et la cause de l’indépendance des États-Unis avec les Budan du Vivier, Leray de Chaumont, Gruel, Tessier, Peltier du Doyer, Monthieu, Penet, Dacosta de La Closille, Lincoln, Linsens, Julien Poydras de Lalande. Toutes ces familles se fréquentaient à Nantes et une grande solidarité les reliait.
NB: Poydras de Lalande, l'ancien colporteur de Rezé devenu milliardaire et sénateur de la Louisiane achète, à cette époque, le château de Gascherie (ancienne possession des Charette qui possédèrent Bois-Briand
- La famille Gaigneron de Marolles s'établit à la Martinique, semble-t-il avant 1650, dans le quartier du Lamentin. Les alliances se font aussi bien avec la noblesse qu’avec la bourgeoisie commerçante, comme il arrivait souvent aux Antilles. L'auteur de ces lignes a pu détailler une carte de la plantation du Lamentin sur les murs du vestibule d'entrée du château de Thoiré (appartenant, à l'origine, à la famille de la Londe), château mis en vente en 2013. Par ces alliances dans le milieu du négoce, cette famille tourangelle acquiert des attaches avec notre pays.
- Familles alliées : le chevalier de Montespin (en Martinique), les Maupertuis, de Labbadie (oncle bordelais de Laure Jollimon Gaigneron de Marolles).
- Une dame de Marolles a donné une grosse somme d’argent au Duc de Bouillé, gouverneur de la Martinique à l’intention des insurgés américains et pour financer une expédition pour leur venir en aide. Gilles Perrault a écrit un livre (La Revanche américaine) sur cette époque. En remerciement, le roi Louis XVI a offert une pendule et un service de table (nappe) représentant la bataille de Fontenoy. Ce service appartenait toujours, vers 2005, à la famille Alain de Marolles. Des Marolles sont rentrés de Martinique du temps de Louis XVIII et se sont établis place du Palais Bourbon à Paris. Une sœur d’Hortense de Beauharnais a épousé un Marolles. Napoléon III est venu à Nantes à l’occasion de la communion de sa filleule. Une généalogie très détaillée se trouve à Fercé dans la propriété des Marolles (Sarthe)[4].
Les deux propriétés agricoles des Gaigneron de Marolles, en Martinique, sont estimées à 421 000 francs lors de la succession Durocher [5]
- 1829 - le 13 septembre, décès de Laure Gaigneron de Marolles
Références
- ↑ Registre d’État Civil de Doulon-Nantes
- ↑ Histoire de la Musique à Nantes
- ↑ conversation avec Alain de Marolles circa 2000
- ↑ conversation avec Alain de Marolles circa 2000
- ↑ Métais-Thoreau Odile. Sainteté et gestion du patrimoine au XIXe s. À propos du testament et de l'inventaire après-décès de M. Papin-Dupont, « le saint homme de Tours ». In: Annales de Bretagne et des pays de l'Ouest. Tome 100, numéro 2, 1993. p. 203-216.
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