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Pierre Bernotte

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Pierre Bernotte, né le à Lubersac (Corrèze), et mort à Limoges le , est un peintre français.

Portrait de Pierre Bernotte.

Biographie

Dès son plus jeune âge, Pierre Bernotte s'adonne au dessin et à la peinture. Il développe son propre discours pictural évoluant hors des modes. Il s'inspire des anciens philosophes.Dès son plus jeune âge, il s'adonne au dessin ainsi qu'à la peinture, rêvant de ses glorieux prédécesseurs. A 16 ans, il décide de prendre son envol mais au pays de l'art, il est facile de se brûler les ailes. La critique est acerbe et les comparaisons sont fatales. Il développe alors son propre discours pictural évoluant hors des modes. Toujours avide de nouvelles cultures, il s'inspire des anciens philosophes.

Homme engagé et inclassable, Pierre Bernotte séduit le peintre photographe Raoul Hausmann, figure de proue du Dadaïsme, réfugié à Limoges au cours de la Seconde Guerre mondiale. Ils réalisent ensemble en 1957 un court métrage L'homme qui a peur des bombes [1].

Dès 1947, il sculpte ses premières Têtes de cailloux, réalise des marionnettes. A partir de 1948 Pierre Bernotte expose, en 1949 il adhère au groupe Cohorte qui réunit de jeunes artistes venants de l'art abstrait (Pierre Giraud, Andrée Michaud, Laplagne, Desjarrige, Deglane, Papillaud). Il y rencontre en 1950 Raoul Hausmann, qui a joué un rôle essentiel dans le mouvement Dada Berlinois, ils devinrent de très bons amis. Ils illustrent ensemble un recueil de poèmes de Jean-Marie Codridex Les lys sont noirs. Il épouse Marie-Thérèse et de leur complicité naissent Véronique et Pascal.

En 1960, il expose une vingtaine de tableaux à Limoges, il étonne, il peint paysage, arbres nus, tourmentes dont les écorces éclatent. La critique apprécie mais souhaite plus de liaison avec le réel, plutôt que l'idéal ... En 1962, Pierre Bernotte participe au Grand Prix de Paris du salon d'Art Moderne, présente ses toiles à la galerie La Cordée et en 1963 à la Galerie du Pont Neuf.

En 1964, il utilise l'encre de Chine pour les visages et les corps, on devine l'expression des traits, des yeux et les mouvements. Il expérimente aussi les peintures cuites et la céramique, il prend dans les diverses écoles ce qu'il juge utile, il part d'un certain abstrait pour donner l'illusion du figuratif. Pierre Bernotte dit volontiers: La peinture d'un visage, c'est un combat entre la lumière intérieure et l'éclairage. Il entre au Club des Arts Graphiques. De 1965 à 1967, il participe aux salons de Loudéac, Pont Aven, Guingamp et Morlaix. Pierre Bernotte crée des décors et des masques pour le Théâtre de Chambre, pour des pièces de Schlumberger, Aimé Cesaire et Henri Michaux Chaînes. Il met en scène en 1968 Les particulièrement riches heures de Lubersac présentant ainsi en France le premier mystère médiéval depuis plus d'un siècle et demi.

En 1969, Paris retrouve Bernotte à la galerie Rond Point Elysées. Vint ensuite en juillet 1970, La Grande Pitié du royaume de France, pièce en six parties sur la vie de Jeanne d'Arc saluée par le journal Le Monde [2].

La période noir et blanc.

Après sa période Noir et blanc, Bernotte revient à la couleur, il broie les pigments et prépare lui-même ses supports.

Il expérimente le Raku japonais après plusieurs rencontres avec le Maître Taisen Deshimaru. Ces poteries sont émaillées et cuites à basse température puis décorées. Il n'y a pas de thèmes bien définis, ils sont la terre, l'eau, le feu, traités d'une manière très abstraite. Il peint aussi sur papier journal froissé et du contreplaqué. Il sculpte le granit limousin, façonne le calcaire charentais et l’aluminium. Certaines de ses sculptures sont reproduites en porcelaine.

Très attaché à l'Occitanie, il participe à partir de 1970 à la Mòstra del Larzac au centre occitan d'art contemporain de l'Aveyron. Il réalise en 1974 les costumes de la pièce d'Albert Camus Les Possédés puis en 1975 les masques des Mystères de Paris mis en scène par Jean-Pierre Laruy et les décors de King Richard the Second de William Shakespeare mise en scène par Hassan El Geretly [3].

En 1980, il acquiert une maison dans le quartier de la cathédrale au bord de la Vienne, un lieu célèbre de Limoges en colombages La maison des lavandières [4], il crée ses aquarelles dans la cuisine, sa pièce préférée. Il compose ses toiles dans son atelier, Pierre Bernotte travaille particulièrement vite et cette dépense d'énergie lui impose un certain isolement. Sa peinture devient plus structurée, il jette ses chevalets et ses pinceaux au feu et se sert de ses doigts, de tampons, de chiffons ou tout autre instrument lui tombant dans la main, peinture gestuelle, la couleur prend le pas sur l'expression figurative.

Sa dernière exposition, au pavillon de l'Orangerie [5] à Limoges en mars 1995, séduit les visiteurs et en surprend plus d'un qui croyait le connaître. Un moment unique où la magie de ses toiles opère en blanc sur blanc, tout en relief, un vrai régal pour l'oeil. Ami de Pierre Giraud, Antoine Blondin et Robert Doisneau, Pierre Bernotte attaché à Limoges y peint jusqu'à son dernier souffle le 13 juillet 1996.

BFM Limoges 2009.

Œuvre

Avec près de 50 expositions, Pierre Bernotte laisse une oeuvre riche de plus d’un millier de toiles [6], d’aquarelles, de dessins et de sculptures. Une rétrospective rassemblant une trentaine d'oeuvres lui est consacrée en mai 2009 dans le jardin d'hiver de la Bibliothèque Francophone Multimédia de Limoges.

Foire du Livre Brive 2014.

Bernotte a intégré en 2009 les collections des Musées Nationaux, notamment au Musée de l'Évêché à Limoges et au Musée d'art contemporain de Rochechouart [7]. Il rejoint en 2014 les artistes référencés par l'association Maecene Arts, à la demande de sa fille Véronique. Il est l'invité du musée Labenche lors de la Foire du Livre de Brive en novembre 2014 [8] [9].

Ouvrages

  • Les lys sont noirs, 1950, Pierre Bernotte, Raoul Hausmann, Jean-Marie Codridex,

Films

  • Court-métrage, 1950, "L'homme qui a peur des bombes", Pierre Bernotte et Raoul Hausmann, Musée d'art contemporain de Rochechouart.

Notes et références

Liens externes

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