Réfléchir et agir

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Réfléchir et agir

Pays France
Langue Français
Périodicité Trimestrielle
Genre Presse d'opinion, extrême droite
Date de fondation Octobre 1993
Ville d’édition Toulouse
ISSN 1273-6643
Site web reflechiretagir.com

Réfléchir & agir, souvent abrégée R&A, est une revue française de politique et de culture, fondée en octobre 1993 par Éric Rossi. Issue des milieux du nationalisme révolutionnaire et de l'extrême droite radicale, elle paraît d'abord sous la forme d'un fanzine avant de devenir un magazine imprimé en 1996. Installée à Toulouse, elle défend une orientation identitaire, néopaïenne et ethnonationaliste, associée à un discours antilibéral et anticapitaliste[1],[2].

Initialement sous-titrée « Revue autonome de désintoxication idéologique », elle emploie également la formule « désintoxication culturelle ». Longtemps vendue en kiosque et en librairie, elle est diffusée uniquement par abonnement depuis le début des années 2020. Sa publication se poursuit en 2026[3],[4].

Historique

Des origines militantes au magazine imprimé

Réfléchir & agir apparaît en octobre 1993 dans la mouvance nationaliste-révolutionnaire, à l'initiative d'Éric Rossi, également connu sous le pseudonyme d'Éric Lerouge. Son fondateur est issu du milieu skinhead d'extrême droite. Le fanzine entend rapprocher les jeunes militants de cette mouvance des milieux intellectuels de la droite radicale, notamment ceux influencés par la Nouvelle Droite et le Groupement de recherche et d'études pour la civilisation européenne (GRECE)[5],[1].

La publication se veut indépendante des organisations partisanes, tout en poursuivant un objectif de formation idéologique. Elle souhaite contribuer à l'émergence d'une « élite nationaliste » capable d'encadrer les mouvements de la droite radicale. À côté des textes politiques et des présentations de penseurs nationalistes, ses premiers numéros accordent une place importante aux musiques alternatives, notamment au rock anticommuniste, ainsi qu'aux arts martiaux et aux sports de combat. Cette association de culture militante et de réflexion doctrinale vise particulièrement les jeunes sympathisants d'extrême droite[5].

L'équipe cherche également à établir des contacts avec différentes organisations nationalistes. Elle entretient des échanges avec Nouvelle Résistance, animée par Christian Bouchet, et tente de se rapprocher du Front national, notamment de son organisation de jeunesse. Ces démarches rencontrent un succès limité. Plusieurs formations de la droite radicale se méfient du fanzine, tandis que les responsables frontistes lui réservent généralement un accueil distant[5].

La rédaction prend ses distances avec une partie de la mouvance skinhead après le meurtre de Brahim Bouarram, commis le 1er mai 1995 à Paris en marge du défilé du Front national. Elle condamne le crime dans ses colonnes, une prise de position qui contribue à rompre ses liens avec certains de ses premiers lecteurs. La publication conserve néanmoins son orientation nationaliste radicale[5],[6].

En 1996, après treize numéros de la première formule, Réfléchir & agir devient un magazine imprimé. Un numéro zéro paraît au printemps, suivi d'un premier numéro régulier. La nouvelle formule, réalisée en impression offset, comporte une cinquantaine de pages et bénéficie d'un tirage initial annoncé de 1 500 exemplaires. Ce changement doit permettre d'élargir le lectorat au-delà des cercles militants les plus restreints[5],[3].

Les premières années du magazine restent marquées par des difficultés financières, des problèmes de distribution et plusieurs changements dans l'équipe. Les tentatives d'implantation au sein du Front national n'aboutissent pas à une collaboration durable. En revanche, la revue développe des relations suivies avec Terre et Peuple, l'association identitaire fondée par Pierre Vial, dont elle partage de nombreuses références intellectuelles et politiques[5],[7].

Développement et continuité éditoriale

Au fil des années, Éric Rossi laisse une place croissante à d'autres animateurs. Parmi les principaux responsables figurent Éric Fornal, qui écrit sous le pseudonyme d'Eugène Krampon, et Bertrand Le Digabel, connu sous celui de Pierre Gillieth. Tous deux participent durablement à la rédaction et à la réalisation matérielle du magazine. Georges Feltin-Tracol, également actif dans les milieux de la Nouvelle Droite et du nationalisme européen, compte parmi ses collaborateurs réguliers[1],[2].

Sous cette direction, la revue élargit progressivement ses sujets sans abandonner sa ligne politique. Elle associe des dossiers idéologiques à des articles d'histoire, de philosophie, de littérature, de cinéma et de géopolitique. Son ancrage dans les réseaux de Terre et Peuple demeure important. Elle entretient également des liens avec des personnalités et des publications d'extrême droite d'autres pays européens, notamment en Belgique[7].

À partir de 2007, Réfléchir & agir est proposée dans le réseau des kiosques et maisons de la presse, en complément de ses abonnements. Cette présence dans la distribution traditionnelle prend fin au début des années 2020. Les responsables de la publication invoquent notamment la hausse des coûts du papier et des frais postaux pour privilégier une diffusion directe auprès des abonnés[1],[8].

La revue continue de paraître dans les années 2020. En août 2026, son numéro 92, consacré au messianisme américain, comporte notamment des articles sur les relations entre religion et géopolitique, un entretien avec l'historien Jean Bastier et des contributions historiques et littéraires. La diffusion se fait alors par abonnement[4].

Ligne éditoriale et positionnement idéologique

Réfléchir & agir appartient au courant nationaliste-révolutionnaire de l'extrême droite française. Ses animateurs se revendiquent d'un nationalisme européen, du paganisme, de l'anticapitalisme et d'une forme de socialisme identitaire. Ils s'opposent au libéralisme politique et économique, à la mondialisation et à l'influence des États-Unis. L'antisionisme occupe également une place importante dans leur discours[7],[1].

Cette orientation se distingue du nationalisme conservateur ou monarchiste associé à Charles Maurras. La revue critique le christianisme, auquel elle reproche son universalisme, et privilégie les références aux cultures européennes préchrétiennes. Elle rejette également ce qu'elle considère comme le passéisme de certaines organisations nationalistes. Ses rédacteurs défendent une conception radicale de l'engagement, privilégiant le travail culturel et la formation idéologique à la seule participation aux élections[1],[5].

Son rapport à la Nouvelle Droite est fait d'emprunts et de divergences. Elle reprend l'importance accordée par le GRECE à la lutte culturelle et à la transformation des mentalités, mais défend une conception plus explicitement ethnique et biologique de l'identité. Le politologue José Pedro Zúquete souligne que ses rédacteurs critiquent notamment Alain de Benoist pour son éloignement du « réalisme biologique » et pour ses positions favorables au pluralisme culturel. Ils présentent l'identité européenne comme un héritage historique, culturel et ethnique à préserver[1].

Le « socialisme » et l'anticapitalisme revendiqués par la revue s'inscrivent ainsi dans un projet nationaliste et ethnocentré, distinct des traditions internationalistes de la gauche. Son opposition à la mondialisation s'accompagne d'un rejet du métissage et d'une défense des appartenances ethniques. Zúquete relève également que ses animateurs ont exprimé l'ambition de faire de leur publication un « Je suis partout du XXIe siècle », en référence à l'hebdomadaire d'extrême droite devenu collaborationniste sous l'Occupation[1].

Ce positionnement explique sa place particulière au sein de la presse d'extrême droite : elle revendique une radicalité idéologique tout en recherchant une présentation culturelle et intellectuelle de ses idées. Ses relations avec la mouvance identitaire ne signifient cependant pas une intégration à toutes ses organisations. La revue conserve notamment une proximité plus forte avec Terre et Peuple qu'avec le Bloc identitaire, dont les orientations stratégiques et électorales ont divergé de celles des réseaux nationalistes-révolutionnaires[7],[1].

Contenu de la revue

Dossiers politiques et culturels

Chaque numéro associe généralement un dossier thématique à des articles de réflexion, des entretiens et des chroniques culturelles. Les sujets abordés comprennent l'histoire européenne, les doctrines politiques, les relations internationales, la littérature, les arts graphiques, le cinéma et la musique. Le choix des thèmes et des références reflète la sensibilité idéologique de la rédaction.

Les dossiers politiques portent fréquemment sur le nationalisme, les identités européennes et la critique des institutions contemporaines. Le numéro 55, paru à l'hiver 2017, s'intéresse ainsi au « nationalisme blanc » et donne notamment la parole à des figures de la droite radicale américaine. Le numéro 56, publié la même année, consacre son dossier central à une remise en cause de la République française. D'autres livraisons abordent des sujets économiques ou géopolitiques, comme les BRICS, le rôle des États-Unis ou les perspectives du nationalisme européen[9],[10].

Les pages culturelles donnent une place importante aux écrivains associés à la droite radicale ou à la Révolution conservatrice, ainsi qu'aux œuvres historiques, fantastiques et populaires. La revue s'intéresse également à des auteurs sans engagement politique comparable, dont elle retient certains aspects de l'œuvre. Les chroniques de livres, de films et de disques constituent une composante régulière de la publication[7],[4].

Numéros hors-série

En 2014, Réfléchir & agir lance une collection de numéros hors-série. Le premier est consacré à des écrivains et essayistes, parmi lesquels Édouard Drumont, Robert Brasillach, Maurice Bardèche, Lucien Rebatet et Jean Mabire, mais aussi Henry de Montherlant et Henri Vincenot. La Bibliothèque nationale de France décrit cette publication complémentaire comme principalement consacrée à des écrivains opposés aux principes fondateurs de la démocratie et de la République[11].

Les hors-séries suivants élargissent leur champ à d'autres figures intellectuelles et politiques. Celui de 2016 aborde notamment Georges Sorel, Corneliu Zelea Codreanu, Emil Cioran et Arthur Schopenhauer. Un numéro publié en 2018, intitulé Les Révolutions nationales en Europe au XXe siècle, rassemble des textes sur différents régimes et mouvements nationalistes autoritaires ou fascistes, notamment ceux de Benito Mussolini, Francisco Franco, Adolf Hitler, Engelbert Dollfuss et Ioánnis Metaxás[12].

La collection se poursuit dans les années 2020. Le huitième hors-série, annoncé en 2023, porte sur la bande dessinée, envisagée à travers les références politiques et culturelles privilégiées par la rédaction. Il comprend notamment des contributions relatives à la bande dessinée d'extrême droite et à ses auteurs[13]. Selon le catalogue de la BnF, les sept premiers hors-séries ont été publiés sur support imprimé entre 2014 et 2022, avant une diffusion numérique à partir du huitième numéro[11].

Entretiens et personnalités invitées

Les entretiens constituent l'une des particularités de Réfléchir & agir. La revue donne régulièrement la parole à des essayistes, écrivains et militants appartenant aux différents courants de l'extrême droite européenne. Parmi les personnalités interviewées figurent Alain de Benoist, Guillaume Faye, Pierre Vial, Jean Mabire, Emmanuel Ratier, Gaston-Armand Amaudruz et le dessinateur Konk. Elle a également accueilli des représentants de mouvances nationalistes étrangères, notamment belges[7].

Son choix d'interlocuteurs ne se limite toutefois pas aux seuls militants nationalistes. Elle a publié des entretiens avec l'écrivain Vladimir Volkoff, le romancier et académicien Michel Mohrt, l'historien de la littérature Jean Parvulesco, le spécialiste des questions de sécurité Xavier Raufer et le dessinateur Jacques Martin, créateur de la série Alix. Ces entretiens illustrent la volonté de la rédaction d'élargir ses références culturelles et de toucher un public dépassant les cercles directement engagés dans l'extrême droite radicale[7].

La publication poursuit cette pratique dans les décennies suivantes, en invitant des écrivains, historiens, essayistes et personnalités politiques aux sensibilités diverses, sans que leur participation à un entretien implique nécessairement une adhésion à l'ensemble de sa ligne éditoriale.

Organisation et diffusion

Réfléchir & agir repose sur une structure éditoriale de dimensions modestes, fondée principalement sur le travail de militants et de collaborateurs réguliers. Selon l'enquête publiée en 2020 par René Monzat, le magazine est édité par le CREA, pour Conception et réalisation d'études et argumentaires. Une grande partie de la rédaction, de la préparation des numéros et de la maquette est assurée par les animateurs eux-mêmes, ce qui limite les coûts de fonctionnement. Les recettes reposent essentiellement sur la vente des exemplaires et les abonnements, la publicité provenant principalement de structures proches de la même mouvance politique[2].

La diffusion reste longtemps confidentielle. Dans les années 1990, le fanzine initial touche quelques centaines de lecteurs, principalement au sein des réseaux militants. La formule magazine et son intégration ultérieure au circuit des kiosques permettent d'accroître sa visibilité. Pour 2017, la revue revendique une diffusion de 7 000 exemplaires, chiffre repris par René Monzat mais qui ne correspond pas à une mesure indépendante certifiée[5],[2].

Le retour à une distribution exclusivement fondée sur l'abonnement, annoncé au début de 2023, modifie son modèle de diffusion. Les responsables expliquent ce choix par la nécessité de préserver les ressources de la revue dans un contexte de renchérissement de l'impression et de l'acheminement postal. Les abonnés bénéficient également d'un accès aux archives numériques et à certaines productions audiovisuelles associées à la publication[8].

La revue entretient des relations avec les éditions Auda Isarn, créées à Toulouse en 2002 par Bertrand Le Digabel, alias Pierre Gillieth. Cette maison publie ou réédite des ouvrages littéraires et politiques, notamment des auteurs liés à la collaboration et au national-socialisme. Une enquête de Mediacités publiée en mai 2026 examine son catalogue et les liens de son responsable avec la mouvance nationaliste radicale. Le Monde souligne à cette occasion le rôle central de Bertrand Le Digabel dans la revue Réfléchir & agir et sa proximité persistante avec Terre et Peuple[14],[15].

Controverses et prises de position

Relations avec le Front national

En novembre 2017, la publication d'un entretien avec David Rachline, alors directeur de la communication du Front national, suscite une controverse médiatique. Interrogée sur RTL le 19 novembre, Marine Le Pen affirme ne pas avoir eu connaissance de cet entretien et suppose que son collaborateur ignorait la nature de la revue. Elle précise qu'elle n'aurait pas elle-même accepté une telle interview[16].

L'affaire intervient alors que le Front national cherche à redéfinir son orientation après l'élection présidentielle de 2017. En décembre, Le Monde relève que David Rachline et Stéphane Ravier, sénateur frontiste des Bouches-du-Rhône, ont tous deux accordé des entretiens à la revue, que le quotidien qualifie d'« identitaire et antisémite », sans recevoir de sanction interne. Le journal présente cet épisode comme l'une des manifestations du rapprochement entre certains cadres frontistes et les milieux identitaires radicaux[17].

Nationalisme racial et remigration

La place donnée au nationalisme racial et aux discours hostiles à l'immigration fait régulièrement l'objet de critiques. En 2017, le numéro 55 consacre un dossier au « nationalisme blanc », comprenant notamment des entretiens avec des personnalités de la droite radicale américaine. Cette orientation s'inscrit dans la conception ethnonationaliste de l'identité défendue par la rédaction[9],[1].

En novembre 2021, les journalistes Pierre Plottu et Maxime Macé, de StreetPress, examinent un dossier de dix-huit pages de Réfléchir & agir consacré à la « nécessaire remigration ». La revue y envisage différentes modalités d'expulsion de personnes considérées comme non européennes, y compris lorsqu'elles possèdent la nationalité française. Certains scénarios évoquent l'emploi de la force pour déplacer plusieurs millions de personnes, ainsi que des restrictions de droits imposées aux personnes métisses. Les journalistes présentent ces propositions comme l'expression d'un racisme radical et qualifient la publication d'« identitaire et négationniste »[18].

Ce dossier est également mentionné en 2022 par TF1 Info dans une présentation de l'histoire et des usages politiques du concept de « remigration ». Le média souligne le caractère particulièrement coercitif des mesures envisagées par la revue, par comparaison avec d'autres discours d'extrême droite sur le même thème[19].

Notes et références

  1. ↑ 1,00 1,01 1,02 1,03 1,04 1,05 1,06 1,07 1,08 et 1,09 (en) José Pedro Zúquete, The Identitarians: The Movement against Globalism and Islam in Europe, University of Notre Dame Press, (ISBN 9780268104214) [lire en ligne], p. p. 17-19 
  2. ↑ 2,0 2,1 2,2 et 2,3 René Monzat, « Qui soutient la presse d’extrême droite ? Un voyage dans les droites radicales depuis 60 ans », sur Contretemps, (consulté le )
  3. ↑ 3,0 et 3,1 « Notice bibliographique : Réfléchir & agir », sur Catalogue général de la Bibliothèque nationale de France (consulté le )
  4. ↑ 4,0 4,1 et 4,2 « Le messianisme américain... », sur Métapo infos, (consulté le )
  5. ↑ 5,0 5,1 5,2 5,3 5,4 5,5 5,6 et 5,7 « Quand on est faf et prétentieux…, Réfléchir ou Agir il faut choisir ! », sur REFLEXes, (consulté le )
  6. ↑ Philippe Bernard et Erich Inciyan, « Un Marocain a été tué pendant la manifestation du Front national », sur Le Monde, (consulté le )
  7. ↑ 7,0 7,1 7,2 7,3 7,4 7,5 et 7,6 Alexandre Vick, « Les liens belges de « Réfléchir & Agir » », sur RésistanceS, (consulté le )
  8. ↑ 8,0 et 8,1 « Réfléchir & Agir : Faut-il encore défendre l’Occident ? », sur Jeune Nation, (consulté le )
  9. ↑ 9,0 et 9,1 « Réfléchir et Agir n° 55 – hiver 2017 », sur Jeune Nation, (consulté le )
  10. ↑ « « Il faut buter la République ». Le dernier numéro de Réfléchir et Agir est sorti », sur Breizh-Info, (consulté le )
  11. ↑ 11,0 et 11,1 « Notice bibliographique : Réfléchir & agir. Hors-série », sur Catalogue général de la Bibliothèque nationale de France (consulté le )
  12. ↑ « Les Révolutions nationales en Europe au XXe siècle », Réfléchir & agir,‎
  13. ↑ « Réfléchir & Agir : Soft Power », sur Jeune Nation, (consulté le )
  14. ↑ Emmanuel Riondé, « Auda Isarn, une discrète maison d’édition néonazie à Toulouse », sur Mediacités, (consulté le )
  15. ↑ Philippe Gagnebet, « A Toulouse, le profil de Bertrand Le Digabel, bibliothécaire mais aussi éditeur d’auteurs néonazis, oblige la municipalité à réagir », sur Le Monde, (consulté le )
  16. ↑ « Interview de Rachline à une revue identitaire : « Il ne savait pas », dit Le Pen sur RTL », sur RTL, (consulté le )
  17. ↑ Olivier Faye, « En crise, le Front national opère un repli identitaire », sur Le Monde, (consulté le )
  18. ↑ Pierre Plottu et Maxime Macé, « Dans la presse d’extrême droite on parle remigration, lobby gay et enlèvement », sur StreetPress, (consulté le )
  19. ↑ « Présidentielle 2022 : d'où vient le concept de « remigration », auquel Eric Zemmour veut consacrer un ministère ? », sur TF1 Info, (consulté le )

Liens externes

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