Concert des Enfants de Bacchus

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Le Concert des Enfants de Bacchus est une société chantante qui existe à Paris en 1630.

Historique et description

Arthur Dinaux écrit[1] :

Le Concert des Enfants de Bacchus est une association de chanteurs et de buveurs qui a peut-être donné l'idée de l'institution du premier Caveau[2] :
Il existait sous Louis XIII et florissait en 1630. Il reste peu de souvenirs de cette société bachique et chantante ; cependant on connaît deux petits recueils, très-rares et très-recherchés, des élucubrations de ces joyeux buveurs; on les trouve à la suite des deux parties du volume intitulé : Le Parnasse des Muses, ou Recueil des plus belles chansons à danser, auquel est adiousté le Concert des Enfants de Bacchus, dédié à leurs rouges trognes. A Paris, Charles Hulpeau, 1630, pet. in-12, frontispice gravé.
À la fin du Parnasse des Muses on trouve le Concert des Enfants de Bacchus assemblez avec ses Bacchantes, pour raisonner, au son des pots et des verres, les plus beaux vers et chansons à sa louange, composez par les meilleurs buveurs et sacrificateurs de Bacchus. 87 pages, 2 ff. de table. — Le second tome du Concert des Enfants de Bacchus, augmenté nouvellement du premier volume, 136 pp. 1 ff. de table et 1 blanc.
La mention des Bacchantes assemblées avec les Enfants de Bacchus, pour raisonner au son des pots et des verres, etc., indique assez que l'association dont nous parlons admettait des dames dans son sein ; et, comme les convives étaient choisis parmi les meilleurs sacrificateurs de Bacchus, on doit supposer qu'à la fin de la séance, au lieu de raisonner, ainsi que le dit le titre du recueil des chansons, on déraisonnait à qui mieux mieux ; peut-être faisait-on encore pis.
Le Parnasse des Muses a été réimprimé à 106 exemplaires en 1864, à Bruxelles, chez A. Mertens et fils, in-18. Le Concert des Enfants de Bacchus occupe 99 pages ; il se compose de 57 chansons. En tête, on trouve une adresse aux Enfants :
« Compagnons, il me semble qu'après avoir donné du contentement aux dames, il est aucunement raisonnable de s'en donner à soy-mesme. Et comme nous sommes tous enfants d'un si bon père, nous serions bien dénaturés si nous ne luy faisions paroistre le ressentiment des obligations que nous luy avons.
« Nous devons, en reconnaissance de ses bienfaits, chanter publiquement ses louanges, c'est-à-dire n'entrer jamais aux lieux où l'on célèbre sa feste qu'avec un ferme propos de ne boire jamais plus de trois verres de vin sans dire quelque cantiques en son honneur. Surtout que la discorde n'entre jamais en l'esprit des frères mais bien de rire tous unanimement en paix, afin que le tout serve à la gloire du père et au contentement des enfants. »

Notes

  1. Les sociétés badines bachiques littéraires et chantantes leur histoire et leurs travaux ouvrage posthume de Arthur Dinaux revu et classé par Gustave Brunet, Paris 1867.
  2. La première société chantante du Caveau a été fondée en 1729.

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